Pour une réappropriation de l’espace public

Une place de stationnement constitue-t-elle un espace public ? C’est en tout cas un espace qui peut être loué, durant quelques heures et moyennant quelques pièces dans un horodateur, pour y placer ce qui est vu comme une extension de l’espace privé : une automobile. Mais pour qui n’a pas de voiture, comment se réapproprier cet espace ? Le 10 juin dernier la CREP de Strasbourg (Collectif de Réappropriation de l’Espace Public) était au parking Saint-Thomas pour tenter l’expérience.

Pour des raisons écologiques, il est préférable de bâtir des cités denses où les transports en commun prédominent plutôt que des mégapoles étendues où les déplacements en voiture sont la règle. Les parkings en plein air gâchent une place précieuse dans nos villes où la chaussée occupe un cinquième de l’espace. Implantés comme une verrue disgracieuse au cœur d’un quartier, ils sont l’ennemi de la vie urbaine conviviale.

Et si on remplaçait ces places de parking ? Par des boulodromes et des scènes en plein air, par des jardins à cultiver ensemble, des guinguettes, des transats, par des stands de réparation de vélos, des minimarchés à la place des parkings de supermarchés, par des forêts d’arbres tendues de hamacs, des places sympathiques ? Par du sable… pour transformer ces places en plage ?

Alors le temps d’une journée, payons le parcmètre et installons-nous sur notre place ! Que peu à peu le parking se transforme, avec autant de propositions d’aménagement de cet espace public que de places occupées par des citoyens non motorisés.

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Source: http://crep.strasbourg.free.fr/

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Collectif de Réappropriation de l’Espace Public (CREP) de Strasbourg