Un nouveau Label Post-Pétrole

Vous l’avez peut-être déjà remarqué en bas de la colonne latérale de ce blog… le label post-pétrole est destiné à référencer les sites faisant la promotion des modes de déplacements alternatifs à l’automobile. Aujourd’hui, nous avons plein de nouveaux logos pour vous et vous pouvez vous aussi inclure le Label Post-Pétrole dans vos pages si vous le souhaitez.

Le label post-pétrole, c’est une initiative de Carfree France de 2008 sur une idée de Gilles Chomel. Sur la page suivante, vous trouverez l’ancien logo. Aujourd’hui, le site VilleVivante.fr a eu la bonne idée de mettre au point de nouveaux logos pour vous. Ils sont disponibles en bas de cette page.

Votre site web répond-il aux critères Post-Pétrole?

Si votre site web prône la décroissance ou cherche à promouvoir des modes de déplacement alternatifs à l’automobile et aux modes motorisés consommateurs d’énergie fossile, il répond alors aux critères Post-Pétrole.

A l’heure où les réserves mondiales de pétrole s’épuisent, où le cours du pétrole n’arrête plus de monter et dépasse désormais les 100 dollars le baril, où le réchauffement climatique lié à la combustion des énergies fossiles est désormais prouvé, où la pollution à l’ozone liée en grande partie à l’automobile se développe dans nos agglomérations durant les périodes estivales, le label post-pétrole permet d’identifier votre site web comme un site responsable face aux enjeux environnementaux de notre planète.

La décroissance et le rejet de l’automobilisme ne représentent pas un refus de la science et du progrès, mais un refus du pillage de notre planète et d’un mode de vie non durable basé sur la destruction de l’environnement.

Si vous voulez être labellisé post-pétrole, la seule chose à faire consiste à insérer le logo sur votre site web. Vous trouverez ci-dessous différentes tailles de logo disponibles.

Vous disposez d’un choix de couleurs pour assortir le label Post Pétrole à votre site. Vous avez également la possibilité de choisir entre un logo fixe ou animé (plus rigolo et explicite mais un peu plus lourd). Enfin, les fonds sont en général transparents pour une meilleure insertion dans votre thème et davantage de souplesse.

Si vous décidez d’inclure le label dans une de vos pages, n’hésitez pas à laisser un commentaire en dessous de cet article. De cette manière, un annuaire des sites labellisés pourra être ouvert dans le corps de cet article dès que le nombre de retours sera suffisant. Des liens en dur pointeront vers la page de votre site portant le label, ce qui est toujours bon à prendre.

Bon courage pour vos blogs si vous en avez et merci pour votre soutien. Voici la liste des différents logos que vous pouvez décider d’apposer sur votre site:

# Animé 80×15 pixels

Label post pétrole animé officiel 80x15px 13,7 ko

# Logo fixe 88×51 pixels

Label post pétrole fixe officiel 88x31px blog-post-petrole-88x31-bleu blog-post-petrole-88x31-vert 1,5 ko

# Logo 80×11 pixels

Label Post Pétrole avec icone voiture orange Label Post Pétrole avec icone voiture bleue Label Post Pétrole avec icone voiture verte 1,2 ko

# Texte simple 80×11 pixels

Label Post Petrol petit gris Label Post Petrol petit bleu foncé Label Post Petrol petit bleu Label Post Petrol petit turquoise Label Post Petrol petit vert Label Post Petrol petit beige Label Post Petrol petit jaune Label Post Petrol petit orange Label Post Petrol petit rouge Label Post Petrol petit marron Label Post Petrol petit grenat

NOTES
[1] Pour utiliser une image: clic droit sur l’image > « Enregistrer sous » > choisir le répertoire d’enregistrement.
[2] Ces images sont entièrement libres de droits. Vous pouvez en faire ce que vous voulez quel qu’en soit l’usage.
[3] L’idée du label Post Pétrole a été initiée sur cette page:  http://carfree.fr/index.php/2008/03/11/ancien-label-post-petrole/

[4] Les nouveaux logos ont été créés par http://www.vvivante.fr/613-apposez-label-post-petrol-site-blog#logo-post-petrole

Carfree

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Administrateur du site Carfree France

6 commentaires sur “Un nouveau Label Post-Pétrole

  1. Struddelstruddel

    Merci pour le logo, je viens de l’intégrer.

    En revanche il est lié à l’URL de son hébergement et non enregistré sur le blog, est-ce problématique ?

  2. CarfreeCarfree Auteur

    A mon avis, ce n’est pas problématique, mais il vaut mieux l’enregistrer sur ton blog, c’est ce que j’ai fait pour Carfree.

  3. Ville vivante

    Super, merci pour l’article! Oui, le mieux est bien sûr d’enregistrer le logo sur votre propre hébergeur, c’est toujours plus propre sur le long terme.

  4. Gilles Chomellecolomobile

    Merci Carfree de rappeler ma très modeste initiative de l’époque. Pas le temps maintenant d’approfondir ton article: je le lirai à l’occasion avec attention.

  5. Jean-Marc

    Pourtant, pour la démocratie, il serait bien d avoir une vi(ll)e sans voiture…

    Un sujet (cloturé) sur carfree l évoque déja, l’historien Timothy Mitchell de Columbia le dit aussi :

    http://www.liberation.fr/terre/2013/11/11/petrole-contre-democratie-venez-debattre_946177?xtor=rss-450

    L’énergie influence les systèmes politiques. Le charbon a favorisé les acquis sociaux, l’or noir, moins.

    J’ai voulu essayer de comprendre les relations entre pétrole et démocratie. Cette énergie a toujours été considérée comme un problème dès lors qu’un pays devenait trop dépendant à son égard, mais il y a d’autres éléments moins évidents que j’ai voulu mettre à jour. Pour cela, il suffit de se plonger dans l’histoire de l’énergie.
    Il y a environ un siècle, le charbon a été capital dans l’émergence de revendications sociales ouvrières qui ont plus ou moins ouvert la porte à nos démocraties telles que nous les connaissons. Les ouvriers qui travaillaient dans les mines, mais aussi ceux qui géraient les ports d’embarquement, les voies ferrées qui transportaient le charbon, ont pu exercer leur contrôle de toute la chaîne de gestion et d’acheminement pour obtenir de meilleures conditions de travail, le droit de vote, la journée de huit heures, un système d’assurance santé, l’éducation… Tout cela, ils l’ont finalement obtenu grâce à la dépendance de leurs pays respectifs vis-à-vis du charbon.

    Mais avec le pétrole, les choses changent, les ouvriers perdent leur pouvoir de négociation. Pourquoi ?

    La plupart des industries ont démarré avec le développement des transports, donc avec le charbon, puis le pétrole. Cependant, la vulnérabilité avec le pétrole n’est pas la même qu’avec le charbon. C’est d’abord dû aux propriétés physiques de l’or noir : c’est une énergie liquide que l’on transporte par pipeline ou tanker sur tous les océans du monde. Contrairement au charbon, le pétrole est souvent produit loin du lieu de consommation, il est donc plus délicat de monter des alliances politiques et d’exercer une quelconque pression en prenant en otage les outils de production. Il faut moins de main-d’œuvre pour l’acheminer, il est donc plus difficile d’interrompre son flot ou de faire entendre des revendications sociales. De mon point de vue, les dirigeants européens qui mettaient en œuvre le plan Marshall dans les années 40 le savaient parfaitement. Pour affaiblir les revendications de la gauche prolétarienne de l’époque, il suffisait de passer du charbon au pétrole. Comme il devenait absolument nécessaire aux industries et aux foyers, c’était d’autant plus facile… Voilà aussi pourquoi, depuis 1948, alors qu’il produisait 60% du pétrole qu’il consommait, le géant américain est devenu un importateur net de pétrole.
    Le pétrole a donc permis l’émergence d’une «oil-igarchie».

    Si on pense à l’histoire susmentionnée, je suis enclin à penser que la tendance naturelle du pétrole est antidémocratique. Il y a deux siècles, le monde utilisait peu d’énergie fossile, mais la puissance des rivières, des arbres ou du vent. Or, depuis l’arrivée du charbon ou du pétrole, la consommation d’énergie a grimpé en flèche. Sur les deux trillions de barils consommés en cent cinquante ans, le premier trillion a été brûlé en l’espace de cent vingt ans, le second en l’espace de trente ans. Une accélération étourdissante : de l’énergie accumulée durant des millions d’années a été consumée dans un temps géologique extrêmement court. Nous ne savons pas quand il n’y en aura plus, cela pourrait durer encore un siècle ou deux, mais nous savons, en revanche, que nous avons atteint un plateau de production, en 2005, et que c’en est fini du pétrole conventionnel facile à extraire. Autre conséquence immédiate, c’est qu’en brûlant tout ce pétrole, on a déséquilibré le système climatique global.

    Dernier ouvrage paru :Carbon Democracy. Le pouvoir politique à l’ère du pétrole(éditions La Découverte, 2013), traduit par Christophe Jacquet.

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