L’homme qui aimait les vélos : Les mémoires d’un autophobe

Voici un ouvrage de 1973 écrit par Daniel Behrman qui n’a pas laissé beaucoup de traces, mais dont le titre est plus qu’intriguant: « The man who loved bicycles: The memoirs of an autophobe » (L’homme qui aimait les vélos: Les mémoires d’un autophobe). Il n’a pas été semble-t-il traduit en français, mais voici malgré tout quelques mots à son sujet.

Quand on lit « L’homme qui aimait les vélos » de Daniel Behrman, on s’attend à trouver un plaidoyer contre l’automobile et ses nombreux effets négatifs. Le premier chapitre est, pour l’essentiel, exactement cela.

Bien que l’auteur soit américain, il écrit surtout sur Paris et la France. Il semble s’y être installé dans les années 1950 et, vingt ans plus tard (plus ou moins), il parle de la ville et de la façon dont un cycliste vit la ville différemment d’un automobiliste.

En faisant part de son expérience de cycliste à Paris au début des années 1970, autant dire que Daniel Behrman est un précurseur! Rappelons que les années 1970 sont les années de la bagnole, la période pompidolienne où il fallait « adapter la ville à l’automobile. » 1973 est même l’année en France qui a connu le plus de morts sur la route, plus de 16.000 en une seule année!

Dans son livre, Daniel Behrman réussit un équilibre subtil entre des commentaires pointus sur les dangers de la culture automobile et les joies de la bicyclette.

Cette joie ne réside pas tant dans l’acte physique d’actionner un moyen de transport à deux roues que dans le plaisir éprouvé en l’actionnant. Le cycliste est beaucoup plus engagé dans l’environnement, plus à même de voir, de sentir, de goûter le monde qu’il traverse. Behrman fait un travail remarquable pour décrire ces expériences.

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Si vous aimez la bicyclette, la sensibilisation à l’environnement ou les ouvrages de voyage et de description, je vous recommande vivement ce livre.

Pour finir, voici un extrait tiré de la conclusion du livre:

La bicyclette est un véhicule révolutionnaire. Elle peut détruire la tyrannie de l’automobile aussi efficacement que l’imprimerie a renversé les despotes de chair et de sang. La révolution sera spontanée, la somme totale de révoltes individuelles comme la mienne. Cela a peut-être déjà commencé.« 

On peut retrouver le livre en anglais ici:
https://notanothercyclingforum.net/bikereader/contributors/behrman/behrman.html

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