Re-cycler les villes

Re-cycler les villes

« Re-cycler les villes » (Re-cycling Cities) est le thème choisi pour la conférence Velo-City de cette année qui aura lieu à Bruxelles, du 12 au 15 mai 2009. L’objet de cette conférence est de faire reconnaître le rôle clef que le vélo doit avoir dans le développement urbain et les impacts positifs du vélo sur la santé et l’environnement. Cet événement intéressera sûrement toutes les personnes impliquées dans la promotion du vélo, le développement d’infrastructures et de politiques cyclables, ainsi que toutes et tous les passionnés de vélo.

Velo-City a vu le jour en 1980 à Brême. Depuis, Velo-City est devenu l’un des principaux colloques internationaux sur le cyclisme, avec près de 1.000 participants en 2007 à Munich. En organisant la quinzième édition à Bruxelles, on offre à cette ville une reconnaissance de tous les efforts déployés pour promouvoir le vélo ces dernières années. Tenir une conférence au cœur de la vie politique européenne est aussi l’occasion rêvée de mettre le vélo à l’ordre du jour des débats de l’Union européenne. La politique européenne en matière de cyclisme occupera d’ailleurs une place centrale dans le cadre de ce colloque.

Les événements Velo-city n’attirent pas qu’un seul type de profession, mais rassemblent au contraire toutes les parties impliquées dans la promotion du vélo ainsi que dans la politique et les infrastructures destinées aux cyclistes.

Velo-city 2009 – du 12 au 15 mai 2009

www.velo-city2009.com

Vélove

A propos de Vélove

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions relatives au vélo et aux aménagements cyclables.

Un commentaire sur “Re-cycler les villes

  1. GrassHoper

    En que cycliste bruxellois, je souhaite quand même tempérer l’optimisme de cet article. Je ne peux que marquer mon désaccord avec la phrase « on offre à cette ville une reconnaissance de tous les efforts déployés pour promouvoir le vélo ces dernières années ».

    Une véritable promotion du vélo par la création de pistes cyclables séparées du trafic, non. Jamais. Et je roule quasi tous les jours en vélo à Bruxelles. Le commentaire que j’entends le plus souvent par rapport aux déplacements à vélo à Bruxelles : trop dangereux !!

    Loin des communiqués victorieux, la réalité, c’est qu’on ne touche quasi jamais à la place accordée à la voiture, ou alors a dose homéopathique. Autre preuve, on enterre les transports en commun plutôt que de créer des sites propres en surface. Quand il y a conflit entre cette saloperie de voiture et d’autres modes de déplacement, c’est souvent la voiture qui prime.

    Pour ce qui relève de la promotion du cyclisme, on se contente de peindre des vélos entre les rails du tram, facile et pas cher. Et effectivement, il est plus sécurités de rouler au milieu de la chaussée que sur le côté. Pour deux raisons : le côté droit de la route est souvent celui qui est le plus endommagé et on est très proche des portières qui s’ouvrent inopinément.

    Mais ça transforme aussi le cycliste en « trafico-régulateur » à l’insu de son plein gré. Et il y a toujours des abrutis pour klaxonner bien fort parce qu’on ne roule pas assez vite.

    Pourtant, il existe des boulevards à trois voies dans les deux sens (soit six bandes de circulation) où il n’y a rien de fait pour les cycliste.

    Autre exemple : les pistes cyclables sont souvent peintes sur la chaussée et non séparée de celle-ci. Ce qui représente un espace idéal pour tous les inciviques qui souhaitent se garer en double file et multiplie donc autant les risques d’accide

    Alors oui, la peinture, c’est visible. Mais s’il y a effectivement augmentation du nombre de cyclistes à Bruxelles, c’est beaucoup plus dû à d’autres facteurs que les très timides et limitées interventions des autorités. La voiture devient très chère, se déplacer avec un auto relève plus de la débilité que de la mobilité, les transports en communs sont une calamité à causes des modifications de lignes à répétition. Donc, il ne reste que le vélo pour avoir :
    la facilité, la mobilité, la liberté à un prix modique.

    En tant que participant occasionnel aux masses critiques bruxelloises, je peux vous dire que la réalité ne correspond pas à ses messages politiques d’auto-congratulation.

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