Le vélo en libre-service bénéfique pour la santé et l’environnement

C’était selon moi évident, mais une étude le confirme maintenant : les systèmes de vélo en libre-service permettent à leurs utilisateurs de rester en meilleure santé et diminuent la quantité de pollution envoyée dans l’air puisqu’une partie des utilisateurs des vélos utiliseraient une automobile pour leurs déplacements.

L’étude, publiée dans le British Medical Journal, mentionne le Bicing de Barcelone grâce auquel 9 000 tonnes de pollution de dioxyde de carbone et 12 vies sont sauvées annuellement.

De plus, ces systèmes de location de vélos font la promotion de saines habitudes de vie et permettent des économies au niveau des coûts du système de santé.

J’aimerais ajouter l’apport de tous les cyclistes qui utilisent leur propre vélo. Il est peut-être moins facile de quantifier les bienfaits d’utiliser son propre vélo quand les statistiques ne sont pas automatiquement comptabilisées par des systèmes électroniques, mais tous les cyclistes améliorent leurs chances d’être en meilleure santé et polluent moins. Ça vaut une petite mention quand même!

Plus de détails dans The Gazette.

Source: http://rouleravelo.wordpress.com/ Via @fcomeau sur Twitter.

Dominic le cycliste

A propos de Dominic le cycliste

Auteur du blogue Rouler à vélo depuis 2008. Écrit sur le vélo urbain à Montréal et sur les relations piétons-cyclistes-automobilistes.

9 commentaires sur “Le vélo en libre-service bénéfique pour la santé et l’environnement

  1. Nico

    Attention aux calculs de gains de CO2 de ce genre de ce système. Il ne faut pas oublier qu’ils sont souvent dispensés par des sociétés privés qui échangent ce service contre une armada de panneaux publicitaires, incitant les gens à consommer. Tant mieux si ça peut permettre aux gens de se mettre au vélo, mais l’idéal serait quand même une ville conçue pour les modes doux au détriment des modes polluants, et l’incitation de gens à se déplacer avec leur propre vélo (l’achat du vélo peut être subventionné).

  2. Vincent

    C’est un autre avantage du vélo en libre service : il est quantifiable.
    À Montréal, Bixi peut rapporter les chiffres presque en direct sans coûts de recherche exorbitants. Ça permet aux cyclistes de meiux revendiquer leur part de l’espace publique et des budgets d’entretien.

  3. Gillesgilles

    Un des gros avantages du vélo en libre service pour les cyclistes urbains c’est de ne pas avoir le problème du parking,ni celui du vol.
    Ce n’est en fait pas le prix d’achat d’un vélo perso qui pose problème c’est surtout de ne pas avoir a monter les cabas des courses et le vélo surtout si on habite au 4eme et qu’en plus que le salon est trop petit pour accueillir une bécane .Les nouveaux programmes de création de logements dans les hyper centre devraient intégrer d’office des garages sécurisés.Ce thème des parkings fut le sujet d’une réunion avec des élus à Toulon, ils ont bien écouté mais de garages et de solutions concrètes toujours pas, même pas l’ombre d’un projet………une ouverture peut-être pour justifier les 52 caméras de vidéos surveillance de la ville …a suivre.

    A pour être complet toujours pas de vélib ou velov à Toulon et surtout pas encore de traversée cyclable .

    Voici un extrait du compte rendu que nous avions fait sur notre site :
    http://lamassecritique.free.fr/wp/?p=1432

    ….En prenant un peu de hauteur le collectif dégage trois types de besoins en parking sécurisés en ville et évoque les solutions correspondantes:

    -Celui des habitants du centre ancien qui ne peuvent encombrer leur appartement avec un vélo.

    -Celui des arrêts de moyenne durée pour les sorties en soirée, ciné restaurants ou autres.

    -l’arrêt minute pour une petite course , le pain , le journal..

    Les solutions pourraient être respectivement :

    -la création de boxes collectifs fermés sous surveillance vidéo dans le parking Mayol dont la ville à récupéré la gestion.

    -La mise en place de mobiliers pour les vélos sous surveillance directe des gardiens ou par vidéo dans les parking sous-terrain de la ville.

    -La mise en place d’anneaux à l’ancienne comme pour les chevaux devant les commerces de proximité et utilisation d’un antivol à câble (la sécurité ici est apportée par la proximité du commerce et donc courte durée du stationnement).Un contact avec les instances de la mairie en lien avec les commerçants devrait se faire.

  4. Le cycliste intraitable

    Ce genre de propos sur la pollution au dioxyde de carbone est agaçant tant il est déconnecté de la réalité matérielle. Ce gaz, aux doses auxquelles il est émis dans les villes les plus polluées, est parfaitement inoffensif pour la santé humaine, car il est chimiquement très stable et que le risque d’asphyxie n’est envisageable qu’en milieu très clos. C’est cette même stabilité qui fait que son accumulation dans l’atmosphère accroît l’effet de serre provoqué par cette dernière, et modifie le climat à long terme.

    Bien plus grave est la pollution aux particules ainsi qu’à d’autres gaz produits par la combustion des moteurs et des chaudières. L’incitation à la motorisation diesel en Europe est une véritable aberration tant ces moteurs, en dépit de leurs pots catalytiques, rejettent des polluants qui rendent l’air malsain. Aucune voiture urbaine ne devrait d’ailleurs être vendue avec une motorisation diesel, tant cette motorisation est adaptée aux longs trajets roulants.

    Sur l’économie des 9000 tonnes de CO2, j’irais plus loin que Nico. Non seulement la mise en place de ces VLS se fait en échange de plus d’espaces publicitaires, donc plus de consommation, mais qu’en plus les soi-disant 9000 tonnes d’économie sont calculées en considérant que tous les utilisateurs de VLS auraient pris leur voiture pour faire les mêmes trajets, ce qui est absolument faux !
    Le report de la bagnole au VLS ne concerne qu’une minorité d’utilisateurs du VLS. Les autres utilisaient leurs pattes, les transports en commun ou quelquefois même un vélo personnel, avec tous les problèmes de garage que ça pose en centre-ville.

  5. JiBOM

    Soit dit en passant, il est aberrant de voir que la question du parking en centre-ville puisse être aussi problématique – voire plus – pour un vélo que pour une voiture !

  6. Pim

    Assez d’accord avec le cycliste intraitable. Cette étude sent le markettigneu à plein nez. Ceci dit, le vélo libre service apporte un service différent du vélo et est assez complémentaire. Je suppose que si j’étais un pur bagnolard, je n’utiliserai ni ce service, ni mon vélo perso, sauf pour la balade du dimanche.

    sinon, une petite note BD pour égayer ce triste article : http://www.lucilegomez.fr/note-67

  7. apanivore

    Un peu exaspérant cette manie de considérer que pollution=CO2 dans les médias.
    Pourtant l’étude a porté d’abord sur l’exposition aux microparticules quand il a été question de pollution de l’air.

    @Cycliste intraitable : Je ne sais pas si l’incitation aux motorisations diesel se trouve vraiment ailleurs qu’en France à une telle échelle.
    Des polonais m’ont dit que chez eux il n’y a quasiment pas de diesel parce que justement tout le monde sait que c’est très polluant. Par contre il y a énormément de GPL, carburant qui n’a jamais décollé en France.

  8. psychelau

    le grand avantage du systeme velo libre service, par exemple velib a paris, c est d avoir montre que faire du velo dans paris c etait possible.
    maintenant, rien ne vaut son propre velo, ne serait ce que pour dire merde a decaux!

  9. Legeographe

    Sur Saint-Étienne Métropole (375.000 habitants), le VLS est sans contrepartie publicitaire, la communauté d’agglo en a décidé autrement. Et le VLS stéphanois (Vélivert) est bien meilleur que le VLS parisien (Vélib).

    Bon, il est plus récent aussi, ça peut expliquer une amélioration dans les systèmes de VLS.

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