« L’urbanisme, c’est mon affaire ! »

Initiée par l’APUMP (Association des Professionnels de l’Urbanisme de Midi-Pyrénées), la campagne « L’urbanisme, c’est mon affaire ! » s’adresse aux citoyens et a pour ambition d’être un levier intéressant pour favoriser le débat public au-delà du périmètre toulousain et d’un public averti.

L’urbanisme impacte la vie de chacun.

Il devrait donc être un des enjeux des prochaines élections, mais les débats sont rarement à la hauteur et les citoyens ont du mal à y trouver leur place.

Avec la campagne « L’urbanisme, c’est mon affaire ! », il ne s’agit pas d’apporter des réponses à des situations locales mais de problématiser et d’ouvrir des perspectives sous la forme d’affiches au format « A4″ facilement accessibles et diffusables.

Libre à chacun de s’en servir pour enrichir ses réflexions, diffuser des idées et bien sûr interpeller les candidat(e)s.

Plus d’infos sur le site dédié: http://urbanismecmonaffaire.fr

Steve

A propos de Steve

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste du pic pétrolier et des questions d'étalement urbain et de consommation d'espace.

3 commentaires sur “« L’urbanisme, c’est mon affaire ! »

  1. Pédibuspédibus

    On serait tenté dans un premier mouvement de donner quitus aux urbanistes du Midi, pour régler ses comptes avec la propension des élus à boucler leurs projets urbanistiques à la va-vite démocratiquement, voire à maquiller une absence de volonté politique dès qu’il s’agit par exemple d’aller dans la direction du respect des exigences du développement soutenable.

    Mais être urbaniste c’est comme les autres métiers, y a les carottes et le gaz à payer comme disait le docteur Destouches! Les employeurs restent les collectivités territoriales et quelle liberté de penser, de faire et de dire reste-t-il dans ces conditions?

    Je tâche de revenir vers vous plus tard, avec deux exemples qui me turlupinent, où les agences d’urbanisme locales sont chevilles ouvrières:

    – l’initiative bordelaise (1) avec son fameux « Grenelle des transports » de 2012

    – l’initiative actuelle de Montpellier (2) avec une prospective à long terme, 2040…

    En attendant je vous laisse apprécier ce qui peut relever du vrai débat public, entendu à l’aune de la convention d’Aarhus (3), et ce qui peut rester du domaine du rhéteur « moderne », « numérique », avec les manipulations vieilles comme le monde…

    (1)http://www.aurba.org/L-a-urba/a-ctualites/Un-Grenelle-des-mobilites-pour-l-agglomeration-bordelaise
    (2)http://montpellier2040.fr/
    (3) pour une première approche : http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_d'Aarhus

  2. Pédibuspédibus

    Pour aller plus avant dans la complexité de la question de l’indépendance des professionnels de l’urbanisme voici le lien allant sur ce que la presse quotidienne locale appelle « l’urbanisme à contre-courant » de la profession, avec une petite agence d’urbanisme : http://agence.deuxdegres.net/projects/lagence/

    Et l’article du quotidien Sud Ouest, où il est question de préconiser un urbanisme destructeur…:
    http://www.sudouest.fr/2014/01/06/ils-demontent-la-ville-1420522-2780.php

    L’article n’est pas visible en totalité; il y est question de « religion autour des déplacements doux », et nos professionnels trentenaires sont présentés comme en rupture de ban après avoir constaté qu’ils ne partageaient pas les décisions des cabinets d’études et des mairies où ils ont travaillé, préférant désormais « voler de leurs propres ailes »…

    Dernier indice pour connaître leur idéologie en matière d’urbanisme voir les « références », les projets auxquels ils ont participé, en particulier celui de la requalification de l’espace public à Périgueux, où il est de notoriété publique que les élus sont assez « minimalistes »: http://agence.deuxdegres.net/projects/les-references/

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