L’heure de pointe du matin à Strasbourg…

Voici une vidéo présentant l’heure de pointe sur le carrefour strasbourgeois le plus fréquenté par les cyclistes. Il se situe au croisement de la route de Vienne, du quai Koenig, de la rue de la Brigade Alsace Lorraine et du quai Fustel de Coulanges sur deux des principaux itinéraires cyclables de l’agglomération.

Cette vidéo d’un peu plus de 3 minutes présente différentes séquences filmées une même matinée entre 8h et 9h du matin. Vous y trouverez un échantillon représentatif des quelques 10 000 cyclistes qui passent quotidiennement par ce carrefour.

Le pic de l’heure de pointe se situe entre 8h30 et 8h45. A ce moment, 30 à 40 cyclistes traversent à chaque feu vert cette chaussée qui sépare le centre ville du quartier du Neudorf.

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19 commentaires sur “L’heure de pointe du matin à Strasbourg…

  1. alfred

    Quelle cohue ! Je dois me rendre à Strasbourg prochainement. Je prendrai donc ma voiture !

  2. houlouk

    @ Alfred

    Si tout le monde réagit comme vous, on peut dire que c’est foutu pour développer le vélo en ville …

  3. le CRADE

    Pour une heure de pointe, je vois surtout une route large et dégagée.
    A Strasbourg, les voitures ont gagné, les vélos sont entassées avec les piétons sur les trottoirs (invention automobile).

  4. Margueritte

    Vivement qu’à Rennes nous ayons la même affluence. Quel plaisir de voir les totomobilistes relégués au second plan.

    Bravo Strasbourg !!

  5. AlexGrigs

    On me répond souvent quand je dis à mes collègues qu’on devrait renoncer à la voiture: « on n’a pas le choix ».

    Je voudrais rappeler que partout au monde il y a des gens qui n’ont pas le choix que de:
    – mutiler les organes de leur enfants juste après la naissance pour des raisons culturelles,
    – se couvrir si on est fille/femme chaque partie de la peau et accepter le statut d’infériorité par rapport à l’homme,
    – empoisonner avec sa voiture les enfants de la ville où on habite et travaille.

    Et puis il y a les quelques exceptions en avant-garde par rapport à leur époque qui refusent de vivre dans la bêtise de leur société. Chaque cycliste en ville est un héro dans notre quotidien car il risque sa vie parmi les voitures pour que ses semblables respirent un air plus propre.

  6. houlouk

    Ils avaient fait un comptage à Rennes sur le pont de nantes et avaient trouvé

    6300 vélos par jour.

     

    @ Le CRADE :

    En 2013, la rue de la brigade d’alsace lorraine était à 2 voies avec du stationnement des 2 côtés. Elle a été passée à 1 voie sans stationnement, on ne peut pas dire que rien n’a été fait pour réduire la place de la voiture.

    On peut peut être regretter que rien n’ait été fait sur la route de vienne.

    Par exemple, il aurait été possible de supprimer la voie pour tourner à droite et élargir le trottoir ou bien la transformer en voie pour les cyclistes qui veulent tourner à gauche.

    D’après une étude, Amsterdam est la ville la plus agréable en voiture et l’une des villes les plus fluides au niveau de la circulation routière.

    Mais on ne va pas supprimer des voies pour autos juste pour le plaisir, il faut les rendre aux piétons et aux cyclistes.

     

  7. Anne-Lise

    Je dois dire que j’ai été bien déçue par la soi-disant « cyclabilité » de cette ville, bien en dessous de ce que j’imaginais, il faut dire que j’arrivais (en vélo) de Bâle, où j’ai vu au moins 3 fois plus de vélos en circulation, et du stationnement pour les vélos en veux-tu, en voilà, et des aménagements de rue bien pensés, et des très rares automobilistes d’une placidité tout à fait inespérée vis à vis de la foule de cyclistes et de piétons, pas un coup de klaxon, pas un coup d’accélérateur rageur, rien.

    Et en plus, là-bas, ils osent traverser leur ville en flottant ! ils sautent dans le Rhin avec leurs effets bien abrités dans une sorte de sac-bouée et en ressortent, transportés par le courant, un peu plus loin, ou même beaucoup plus loin, parfois. Dommage qu’ils n’aient pas encore inventé le flotteur pour vélo, mais ça viendra…

    A Strasbourg, dès qu’on est sorti du centre-ville, j’ai trouvé que les Ouatures, les Gros Cubes et les Poids-Lourds étaient omniprésents et roulaient bien trop vite, comme partout en France, et je n’ai vu personne mettre ne serait-ce qu’un orteil dans l’Ill ou le Rhin.

     

     

     

     

  8. houlouk

    Je n’ai jamais dit le contraire mais Alfred semble dire qu’il ne prendra pas son vélo car il y en a trop sur la piste.

  9. Pédibuspedibus

    La vidéo fait sentir une part modale vélo à deux chiffres pour le clou ; mais il est possible qu’il reste encore à faire pour une comparaison honorable avec certaines villes suisses ou d’Europe du nord ; quant aux autres villes françaises la béance est bien peu encourageante…

    Le nirvana serait la proportion affichée et peut être réalisée à Fribourg des trois tiers : un tiers modes actifs – un  tiers transports publics – le reste pour la bagnole résiduelle…

  10. houlouk

    Ça progresse aussi dans certaines autres villes françaises.

    A Rennes par exemple, on a fait +25% en 1 an.

    Mais on part d’assez bas donc à voir si ça se confirme.

  11. houlouk

    Après je pense qu’il faut raisonner en terme d’aire urbaine aussi parce que si on se contente juste de déplacer le trafic en périphérie ça ne sert pas à grand chose.

  12. Jean-Marc

    « si on se contente juste de déplacer le trafic en périphérie ça ne sert pas à grand chose. »

     

    – si on crée une rocade ou de nouvelles voies périphériques ou de nouvelles pénétrantes, et qu’on crée des pistes cyclables en parallèle,

    effectivement, le bilan sera peu positif (il pourrait même être négatif, si les nouvelles voies auto sont plus utilisées que ne sont délaissées par l auto les voies devenues plus vie-compatibles, plus cité-compatibles).

     

    Ce qu’il faut, c est rendre certaines voies plus vie-compatible, plus apaisées, plus adaptées aux piétons (centre) au cycliste (abords) ou aux 2, et ne pas en rendre certaines autres plus adaptées à la voiture (hors, c est ce que font bcp de municipalités, lorsqu’elles avancent un (petit) projet piéton/cyclable.. )

    Cela s observe dès qu’il y a des travaux, dès qu’une rue auto est bloquées à 100% des autos : 25% du traffic auto des rues adjacentes s’évapore :

    pour 1/4 des EX-trajets auto de cette rue, au lieu de prendre sa voiture pour aller de A à B en voiture,

    – on va à B’ en voiture, plus proche/plus direct (l’épicier du coin, par ex, au lieu du centre commercial), ou

    – on va à B (ou ailleurs), mais sans voiture, ou

    – on ne va finalement pas à B ni à un équivalent (avait-on vraiment besoin d aller changer de canapé de suite? ou d acheter 10 litres d huile, car le 11eme est à 5%?)

    Car on ne sait pas si un aménagement piéton ou cyclo-accueillant (sur le papier… combien de pistes/bandes cyclables mal conçues…) va marcher, mais un aménagement fait pour les autos, et gratuit, en ville, on sait qu’il marchera, et induira de nouveaux usages de la voiture…

  13. Sam

    Wouah…

    Quand à Toulon on verra autant de femmes et d’enfants à vélo ce sera un grand tour de pédale pour l’Homme, la ville, la qualité de l’air, etc…

    Je pense que le nombre de femmes et d’enfants à vélo est un indice fiable qui montre que les aménagements sont sécurisés, peut-être pas forcément bien conçus, mais au moins sécurisés/sécurisants.

    Après pour avoir bossé comme jardinier à Bâle, c’est sûr qu’il faut plus qu’un tour de pédale pour mettre Toulon à la hauteur (et à vélo!).

    Rien que le nombre d’entreprises de coursiers à vélo à Bâle, et à Strasbourg d’ailleurs, est supérieur au nombre de coursiers à vélo à Toulon.

    Mais on y arrive, peu à peu…

  14. PiM

    J’emprunte tous les jours ce passage et je vous propose pour la prochaine fois d’installer votre camera au niveau du pont de la rue de vienne afin de voir l’incivilité des cyclistes à ce croisement :

    – passage sur le passage piéton et sur le trottoir

    – doubler les cyclistes déjà présents pour se mettre en 1ere ligne (et ne pas savoir démarrer correctement, c’est à dire sans faire des zig-zag …)

    – ne pas laisser le passage piéton et la piste cyclable libre pour les personnes arrivant depuis le quai fustel de coulange pour aller au quai des alpes ou arrivant du quai des alpes et se dirigeant au neudorf…

     

    J’en profite également pour indiquer que les jours raccourcissent, aussi nous devons allumer nos feux car en hiver ou de nuit : maximum 5% des usagers circulent avec les feux allumés (merci au velhop qui ont des feux automatiques et permettent d’augmenter de façon significative ce pourcentage)

  15. Pat

    La dernière fois que je suis monté, j’ai vu plus de voitures que de vélo ou alors je me suis trompé de ville

  16. bidule

    Je vois beaucoup de vélos sur trottoir et hélas qui passent très très près des piétons. Tant que les vélos ne respecteront pas les piétons, nous ne pourrons former un bloc face aux motorisés. Pour ma part j’étais un cycliste exemplaire. Jamais de circulation sur trottoir ou alors je descendais de mon vélo, pas de feux rouge grillé etc .

    J’ai dû stopper mon vélo taff car sur Paris, les voies cyclables sont réservées aux scooters et moto. Après 6 ans de déplacements en vélo et 3 accidents dont le dernier assez important (fracture ouvertes du coude) je stop mes déplacements vélo.

    Redevenu piéton je peux vous dire que voir surgir un vélo qui vous passe à 30 cm c’est très agaçant. Bien souvent même les vélos oblige à raser le mûr pour passer. Les scooters et motos sont le véritable problème de nos villes, ils commettent toutes les infractions (stationnement trottoir, pistes vélo, circulation trottoir etc etc). La véritable action des cycliste et piétons réunis, est la  seule qui aurait suffisamment de portée pour obliger les pouvoirs publics à réagir contre les vrais délinquants de la route que sont ces scooters et motards.

  17. Sylvain

    @Anne-Lise : pour rouler régulièrement à Strasbourg et à Bâle, je me demande où êtes-vous aller dans ces deux villes! Le nombre de cycliste y est largement comparable et la cyclabilité équivalente. Par contre chaque ville a ses défauts :

    – des bandes et pistes mal faites des deux côtés : le problème dangereux des pistes partagées avec le tram à Bâle (ma compagne s’y est cassé un poignet), des bandes cyclables étroites sur certains axes à Strasbourg

    – sur le nombre d’aménagement c’est à peu près similaire : nombreux mais des manques à certaines endroits (Nord-Est de Bâle, quartier du Neudorf à Strasbourg par exemple). Mais où cela n’est pas gênant à Bâle, devient dangereux à Strasbourg à cause du comportement j’en foutiste des automobilistes (valable aussi pour les piétons qui marchent sur les pistes cyclables pourtant balisées et séparées (et vous engueulent!) et des cyclistes qui ne respectent pas les voies de circulation ou roulent sans lumière). En un peu plus d’un an, il y a quand même eu trois décès de cyclistes qui roulaient sur leur bande cyclable. A Bâle les automobilistes sont très calmes. Cela change de Strasbourg ou Zurich.

    – il y a des aménagements pour aller loin dans les agglomérations dans les deux villes. Par contre ils souvent cachés, dans des rues parallèles. Je peux ainsi faire 15 km d’un bout à l’autre de la ville sans quitter les pistes/bandes cyclables.
    – quand aux aménagements pour garer son vélo, je ne sais pas où vous avez vu que Bâle est mieux. Dans la plupart des cas (hors gare) le parking vélo se résume à de la peinture sur le sol avec inscrit le mot vélo (fahrrad n’est pas utilisé en Suisse allemand). Il n’y aucun point fixe pour accrocher son vélo. Tout le contraire de Strasbourg.

    N’hésitez à faire signe, si vous passez dans l’une de ces deux villes. De nombreux cyclistes pourront vous faire découvrir, les astuces de cyclablités.

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