Un vélo équipé pour diagnostiquer les itinéraires cyclables

Du 17 au 19 novembre, une équipe du Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) sera au salon La Fabrique de l’Innovation publique, à Paris, afin de montrer au public une invention propre: le Vél’audit, qui permet de réaliser des diagnostics précis des itinéraires cyclables.

Alors que les déplacements à vélo sont en plein développement, avec une forte marge de progression, l’état des pistes cyclables est un réel enjeu de sécurité pour les cyclistes.

Il est donc impératif pour les acteurs publics de pouvoir diagnostiquer de manière précise l’état des itinéraires cyclables.

Un système innovant développé par le Cerema

Le Vél’audit, développé par le Centre d’Etudes et de Conception des Prototypes (CECP) d’Angers qui travaillait déjà sur les équipements de diagnostic des routes, répond à ce besoin. Il s’agit d’un vélo électrique équipé d’outils qui permettent de relever de nombreux paramètres:

– Les largeurs,
– La qualité visuelle de la chaussée : le type de revêtement, la présence de nids de poule de gravillons, d’eau stagnante, des anomalies d’entretien, …), le relevé des dispositifs d’assainissement (regards de visite, avaloirs…), la visibilité du marquage,
– L’environnement,
– Le niveau de confort (obstacles ponctuels, pentes, …), les obstacles rencontrés (stationnements, marches, poubelles, …)
– La signalisation verticale

velaudit

Après acquisition in situ, les données sont analysées à l’aide d’un logiciel dédié. Ce système a déjà été utilisé notamment pour évaluer plus de 1.400 km de piste cyclable du chemin EuroVélo 6, reliant l’Atlantique à la Mer Noire, ou encore pour établir le diagnostic de l’ensemble des Voies vertes de la Saône-et-Loire.

Le Cerema possède des Vél’audit qui peuvent être mis à disposition des gestionnaires, ou bien une équipe peut se charger d’effectuer les relevés et le diagnostic de l’itinéraire cyclable.

Communiquer à destination du grand public

La présence du Cerema à cet événement, organisé par le Secrétariat général de la Modernisation de l’Action Publique, a pour but de communiquer vers le grand public et de mettre en avant l’innovation, sous un angle à la fois ludique et pédagogique.

Le vendredi et le samedi, un espace de démonstration est en effet ouvert à tous, et 13 innovations publiques ont été sélectionnées pour y être exposées, dont le Vél’audit du Cerema.

La Fabrique de l’Innovation Publique se tiendra à la Gaieté Lyrique, rue Papin à Paris, du 17 au 19 novembre.

Source: Cerema.fr

Vélove

A propos de Vélove

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions relatives au vélo et aux aménagements cyclables.

10 commentaires sur “Un vélo équipé pour diagnostiquer les itinéraires cyclables

  1. alfred

    Comme il n’y a pas beaucoup  de pistes cyclables, ça va être vite fait.

    Si le diagnostic porte sur les « meilleures pistes  » (eurobidule53), il va pas être trop mauvais.

     

    ON VEUT DES PISTES GOUDRONNEES D’UN METRE DE LARGE ET PARTOUT. Ca sera déjà un bon objectif.

    Pour le reste, par exemple la qualité de l’enrobage ou la largeur des marquages au sol, laissons cela aux Hollandais. Nous, on n’en est pas encore là.

  2. fabien

    Absolument pas d’accord Alfred.

    Faire ce genre de demande, c’est s’exposer à obtenir au final des pistes non entretenue en faible quantité sur les zones les plus dangereuse et rien autour à cause du budget des communes. Vu comme cela les entrés et fin de piste ne sont pas aménagés car prévu dans la prochaine tranche de travaux et les vieilles piste pas refaites/entretenu car pas le budget.

    C’est aussi habituer les autres usagers à l’idée que le cycliste n’a pas sa place sur la (sa ?) route, cela va encore augmenter les discontinuités de parcours.
    De fait, ce genre de vélo peut nous permettre d’obtenir des mesures correspondant à nos ressentis cyclistes et faciliter le lobbying auprès des maires à moindre frais. Suivant la situation, un simple entretien d’une bande cyclable large est préférable.

  3. Françoise

    J’ai eu l’occasion de me déplacer récemment au Cap Ferret sur une portion de piste cyclable de plusieurs kilomètres dans un état déplorable et donc très dangereuse pour les cyclistes. Cette particularité n’étant signalée nulle part, et d’ailleurs laissant tout le monde indifférent dans la région, je vois à cette occasion l’utilité d’un tel dispositif pour attirer éventuellement l’attention des autorités concernées.

  4. alfred

    Oui mais pour l’instant il y a peu de pistes ou bandes. Elles se construisent en discontinu, donc ne servent pas à grand chose pour les cyclistes. Ca fait bien dans les gazettes pour le maire qui ne fait jamais de vélo, coûtent horriblement chers ( enrobage alpha33 de HQ, peinture xT7 et j’en passe…).

    Le prix élevé bien indiqué dans la gazette a en plus un avantage pour le citoyen car il se dit que c’est normal qu’on peut pas en faire plus vu que ça coûte cher… Donc personne n’enfourche son vélo, et les bagnoles continuent de rouler…toujours aussi vite.

    Et on se retrouve au milieu de nulle part avec un bout de piste cyclable parfaite selon les normes parfaites qui ne conduit nulle part ( la piste ou bande cyclable française a la particularité de S’ARRETER) utilisées par personne ! Quel gâchis n’est-ce pas ?

    Faux , elle me sert, dit le maire, à prouver que je fais de grands efforts écolo/financiers mais comme personne ne les utilise, à quoi bon ? On perd même des places de parkings…

  5. Pédibuspedibus

    ah!… comme quoi le désir fait comprendre de travers…

    en lisant à toute allure le titre je pensais à un nouveau bidule, à installer sur mon guidon, pour me faufiler de façon optimale dans le tracé en pointillé du « réseau » cyclable urbain, qu’un zordinateu-teur viendrait rapetasser pour éviter… qui les grands axes bagnolisés à toute berzingue, qui les bouts de pistes et de bandes dédiées au biclou, traditionnellement converties en parking… pour aller de mon domicile à la destination de mon choix..  avec une mise à jour très actualisée, grâce à plein de contrôles/sanctions de vitesse et de stationnement illicite sur trottoir et bande cyclable…

    las… s’agissait simplement, comme à la SNCF, d’une espèce de voiture contrôle – voiture Mauzin ?… – qui vérifie l’état des voies…

    pas boaaa…

  6. abil59

    tout un tintouin pour des gens qui montent deux fois par an sur un vélo. Il faudra avoir une réflexion globale sur la mobilité (de la sortie de chez soi au stationnement) et sur l’espace (rural, urbain, banlieue…) et arrêter de prendre mode par mode comme si tout était indépendant.

    Exemple: une piste cyclable à beau être aux normes si la circulation automobile fait que c’est hyper dangereux, personne ira dessus. Ou bien en centre urbain c’est plutôt normal qu’il n’y ait pas de pistes, la circulation devrait être prioritaire aux piétons et vélos.

     

  7. R. TiaR. Tia

    Il faut espérer que les données engrangées par ce système soient disponibles à tous via Openstreet Map ou Google Earth. A noter que les cyclistes peuvent aussi être producteurs de données et de photos sur OSM.

  8. Axelos

    @ Alfred

    Non, la métropole ou je vis à largement développé les aménagements cyclables. Cette dernière se vante même d’avoir plusieurs centaines de km cyclables …

    Mais si ce vélo y passe, connaissant les recommandations certu/cerema, 99% de ces aménagements vont présenter des anomalies !

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