Vision biaisée

De temps en temps, on voit dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale) un article expliquant qu’un cycliste a été arrêté sur une autoroute. Information anecdotique qui fait l’objet d’un article en bonne et due forme. Imaginez seulement si la presse publiait un article à chaque fois qu’un automobiliste roule ou stationne sur une piste cyclable ?

Un article récent du Parisien nous apprend ainsi que les gendarmes ont intercepté un cycliste qui roulait sur l’autoroute A89 entre Saint-Astier et Périgueux. On se demande quel est l’intérêt réel d’un tel article si ce n’est traiter d’une non-actualité sous l’angle « regardez comme les cyclistes font n’importe quoi ».

Pourquoi cette même Presse régionale ne fait-elle pas un article dès qu’une voiture roule ou stationne sur une bande cyclable ou une piste cyclable? Là aussi, il y a comportement inadapté, infraction au code de la route et mise en danger.

Si le fait qu’un cycliste roule sur une autoroute puisse paraître incongru à la presse régionale, justifiant en cela un article, pourquoi le fait qu’un automobiliste roule sur une piste cyclable paraît tout à fait normal ou du moins, ne nécessite pas d’article dans la presse régionale?

Peut-être parce qu’un cycliste qui roule sur une autoroute, cela arrive une fois ou deux par an, alors qu’un automobiliste qui roule ou qui stationne sur un aménagement cyclable, cela arrive tous les jours…

Source: Le Parisien

Vélove

A propos de Vélove

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions relatives au vélo et aux aménagements cyclables.

9 commentaires sur “Vision biaisée

  1. brubru

    Rien ne permet d’affirmer que la presse révèle tous les cas de cyclistes sur les autoroutes,  il est fort possible que cette pratique soit plus rependue que vous  l’insinuez sans aucune preuvre.

     

    A contrario, comme la presse ne parle jamais de cas de conducteurs automobiles sur des pistes cyclables il est probable  que cela n’existe pas dans la réalité, mais uniquement dans votre esprit tourmenté d’écolo-bobo-gauchiste.

  2. vince

    Je croyais qu’ils en parlaient pour le féliciter : enfin un qui ne pollue pas.

  3. Prolo

    D’après l’article, c’est surtout la signalisation qui fait n’importe quoi :

     » le touriste espagnol en vacances remontait du Lot-et-Garonne. Il a expliqué vouloir rejoindre Périgueux, mais le seul panneau qu’il dit avoir aperçu est celui indiquant cet axe routier. »

    Ce n’est pas un cas isolé de signalisation qui se contente d’indiquer une route réservée aux automobiles (autoroute, ou autre) pour rejoindre la ville la plus proche. Parfois, en « pré-signalisant » bien avant, comme s’il n’y avait que des automobilistes qui lisent les panneaux. Donc en fourvoyant les cyclistes qui auraient du se détourner de cette piste mensongère.

    Et le caractère restreint d’une telle route n’est mentionnée nulle part avant de se trouver nez à nez avec la voie d’accès et le panneau indiquant le type de voie. Il n’y a d’ailleurs qu’un seul panneau qui prévient, et il n’est pas très effrayant/explicatif (une voiture sur un fond carré bleu) pour des usagers (cyclistes, cavaliers.. piétons ?) qui n’ont pas forcément le permis (donc l’apprentissage du code de la route).

    On pourrait imaginer (exiger ?) une pré-signalisation qui mentionne le fait que tel itinéraire est réservé à une catégorie de véhicules, en proposant un « itinéraire bis » pour les véhicules exclus.

    Après tout, on déploie bien de tels efforts pour prévenir du fait que la prochaine section d’autoroute est payante, en indiquant bien la dernière sortie avant péage ; ou pour dérouter les poids-lourds en leur indiquant un itinéraire différent.

  4. Pédibuspedibus

    pécul- air :

    ou la meilleure façon de torcher le plus insignifiant…

     

     

    BOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

  5. AxelosAxelos

    Bonjour,

     » le touriste espagnol en vacances remontait du Lot-et-Garonne. Il a expliqué vouloir rejoindre Périgueux, mais le seul panneau qu’il dit avoir aperçu est celui indiquant cet axe routier. »

    Ce n’est pas un cas isolé de signalisation qui se contente d’indiquer une route réservée aux automobiles (autoroute, ou autre) pour rejoindre la ville la plus proche. Parfois, en « pré-signalisant » bien avant, comme s’il n’y avait que des automobilistes qui lisent les panneaux. Donc en fourvoyant les cyclistes qui auraient du se détourner de cette piste mensongère.

    Je confirme que la signalisation routière française n’est pas du tout adapté aux vélos, pour entre autre ce type de situation. Lorsque je pars en voyage, je fais fi de ce qui est affiché et préfère me repérer sur ma carte.

    Petite anecdote, à proximité d’Auxerre en juillet, nous étions quatre voyageurs à vélos s’arrêtant à un carrefour, la trace GPX que je m’étais créé en amont m’indiquait qu’il fallait tourner à droite, le panneau de direction pour itinéraire cycliste, lui indique tout droit. Décision collective, nous avons suivi le panneau … erreur nous avons appris à nos dépens qu’il n’indiquait pas la bonne direction !

  6. Serious DD

    Les Bandes d’Arrêt d’Urgence sont les plus confortables bandes cyclables du réseau routier français. Larges et sans voitures stationnées dessus.

  7. Jean-Marc

    « Les Bandes d’Arrêt d’Urgence sont les plus confortables bandes cyclables du réseau routier français. Larges et sans voitures stationnées dessus. »

     

    l’espérance de vie d’un piéton sur une BAU est de 20 minutes :

    En effet, le passage à moins 1m de lui, d’un 38 tonnes roulant à plus de 85km/h, l aspire sous les roues du-dit 38tonnes, ou sous les roues du véhicule qui le suit.

    Et un cycliste est encore plus sensible aux vents latéraux qu’un piéton, donc à l aspiration d’un camion.

    Donc il aura une espérance de vie inférieure (ou égale) à 20 minutes => mauvaise idée

  8. Anne-Lise

    Assez d’accord avec Serious DD, les bandes d’arrêt d’urgence des autoroutes, où l’espérance de vie d’un automobiliste qui quitte sa caisse est de quelques minutes, pourraient faire de merveilleuses pistes cyclables, à condition de distribuer des bouchons d’oreilles et des masques anti fumées aux péages ;-).

    Les signalisations sont pointées du doigt, et j’en ai fait il y a peu l’amère expérience, pédalant insoucieusement de Royan (Charente Maritime) à Saujon (Charente-Maritime aussi) sur la route de Saintes, celle-ci s’est traitreusement transformée en deux fois deux voies interdites aux vélos avant un pont sur la Seudre. Abondamment conspuée de coups de klaxon affolés d’automobilistes charentais lancés à plus de 100 kms/h, j’ai du sauter avec mon vélo par dessus une rambarde à droite pour m’en sortir en dévalant un talus herbeux fort pentu et rejoindre des chemins moins mortifères.

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