Pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation du prix du gazole

La grogne monte en France contre l’augmentation du prix du carburant. Respire, association nationale pour l’amélioration de la qualité de l’air, affirme haut et fort qu’elle soutient l’augmentation du prix du gazole et son rattrapage par rapport au prix de l’essence : une mesure qu’elle demande même depuis des années. En effet, en matière de pollution de l’air, et donc de santé publique, gazole et essence ne sont en rien comparables.

Dans ce débat, la voix des automobilistes, très organisée, forte de réseaux étendus et d’amitiés puissantes, se fait entendre largement.

Respire, qui lutte contre la pollution de l’air, porte une autre voix, celle des victimes de la pollution. Les parents qui passent leurs nuits à l’hôpital au chevet de leur enfant malade n’ont ni le temps ni les moyens de manifester leur colère ou leur douleur. Les victimes n’aspirent souvent qu’à sortir de leur condition. Souvent, elles n’accusent personne. Et pas même la pollution de l’air.

Pourtant, la pollution de l’air tue en France 48 000 personnes par an. Et ceux qu’elle ne tue pas, elle les blesse. La France compte 4 millions d’asthmatiques et 2 millions de BPCO (insuffisance respiratoire chronique). Leur état de santé est aggravé par la pollution de l’air. Qui écoute leur souffrance ? Qui tient compte de leurs difficultés ?

Les automobilistes contestent une hausse du prix des carburants. L’augmentation de la TICPE sur le gazole est de 6 centimes. Combien vaut une vie ? Combien valent 48000 vies arrêtées en plein vol chaque année. Combien valent les millions de vies gâchées des malades ?

L’augmentation du prix du gazole (nous ne parlerons que de cela) est présentée comme un abus. Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un impôt en plus, mais d’une niche fiscale en moins. Depuis des années, le gazole bénéficie en effet d’un avantage fiscal sur l’essence. Or cet avantage est scandaleux. Il a été mis en place à une époque où on croyait que le diesel émettait moins de gaz à effet de serre (environ 15% de moins) et qu’il fallait donc l’encourager pour lutter contre le réchauffement climatique. On sait aujourd’hui que ces chiffres sont faux. On sait aussi que les moteurs diesel peuvent émettre 4000 % de plus d’oxydes d’azote que les moteurs essence, et que ces oxydes sont toxiques. [1]

Respire, comme de nombreuses autres associations, demande depuis longtemps la fin de cet avantage fiscal. Le gouvernement a mis en place un rattrapage progressif : une augmentation d’environ 6 centimes par an. Tandis que le prix du gazole est passé d’environ 1 euro en 2016 à près de 1,6 euro aujourd’hui, seuls 15% environ sont liés à ce rattrapage fiscal. Le reste est dû à l’augmentation des cours du pétrole. Mais les automobilistes préfèrent critiquer le gouvernement français plutôt que l’Arabie saoudite et les exportateurs pétroliers. Quelle est la logique ?

Dans le débat, les automobilistes ou leurs représentants auto-proclamés invoquent un enjeu de pouvoir d’achat pour les citoyens les plus modestes.

Ceux qui sont sincères devraient réfléchir à 2 séries de chiffres importants. Les premiers portent sur le coût global moyen d’une voiture en France : environ 6000 euros par an. Quelle que soit l’évolution du prix du carburant, le budget voiture est considérable pour les familles les plus modestes. Une vraie alternative est de ne pas acheter de voiture. C’est plus facile à faire en zone urbaine qu’en zone rurale, plus facile pour les célibataires que pour les familles nombreuses… Quoi qu’il en soit, encourager les alternatives comme la location, l’auto-partage, les transports en commun et les mobilités douces et peu onéreuses, c’est aussi une façon de lutter contre la pauvreté.

Ensuite, pour celles et ceux qui continuent à utiliser un véhicule, la véritable solution face à la montée des prix du pétrole, consiste à diminuer leur consommation de carburant. Or, sur ce point, la situation est très insatisfaisante. Entre 1990 et 2017, en presque 30 ans donc, la consommation n’a diminué que de 15 % environ. Pourtant les motorisations se sont améliorées. Mais les voitures sont de plus en plus lourdes. Cette année un tiers des véhicules vendus étaient des SUV, plus lourds et plus consommateurs. Les constructeurs automobiles ont leur part de responsabilité : ils dépensent chaque année près de 600 millions d’euros en publicité pour inciter les consommateurs à les suivre dans une course inutile à la taille; ils favorisent ainsi une évolution qui va à l’encontre des intérêts des citoyens les plus modestes. [2]

Sans même parler des véhicules électriques, encourager les petites cylindrées essence serait un premier pas. Car la meilleure manière de payer moins, c’est bien sûr de consommer moins de carburant ![3]

Il y a un véritable problème de pouvoir d’achat et de justice sociale en France. Malheureusement, la plupart des gens qui utilisent cet argument le font à contre-emploi. Car finalement, lutter contre la pollution de l’air, c’est non seulement protéger la santé de tous les automobilistes et de leur famille. C’est aussi défendre leur niveau de vie.

Olivier Blond
Président de l’association Respire

Notes

[1] chiffres ADEME pour un véhicule Euro5 – https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/avis-ademe_emissions_transport_routier_2018-05.pdf
[2] https://www.caradisiac.com/les-constructeurs-depensent-toujours-plus-en-publicite-168529.htm
[3] https://www.la-croix.com/Economie/France/En-30-ans-consommation-moyenne-voitures-peu-baisse-2018-09-19-1200969972

Respire

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Association Nationale pour la Prévention et l'Amélioration de la Qualité de l'Air

38 commentaires sur “Pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation du prix du gazole

  1. Jeanne à vélo

    Et pire (si l’on peut dire), le gazole est 12% plus énergétique que l’essence. Qu’il ait été vendu moins cher que l’essence pendant des décennies relève de la gabegie.

  2. Psychelau

    Votre article fait chaud au cœur.
    Signé : un papa qui a passe des nuits a l’ hôpital pour l’asthme de son bébé.

  3. peter

    Pour moins utiliser sa voiture et pouvoir se déplacer quand même ( travail, courses, ecoles, activités culturelles et sportives…) il faut aussi avoir des alternatives…..

    avoir des transports en commun efficace ( pas 1 bus par jour) ou des pistes cyclables ( pays bas).

    Sinon les bonnes intentions resteront vaines

  4. JMB

    @peter : bah, faut aussi arrêter de partir dans le péri-urbain (la véritable campagne en France n’existe plus trop) parce que la ville est trop polluée, qu’un petit jardin c’est sympa l’été et que la montagne est mieux parce qu’on est au frais aux périodes de canicule et qu’on peut profiter de la piscine et ensuite venir pleurer parce que tout le lotissement prend sa bagnole au même moment pour retourner en ville pour bosser et que ca fait des bouchons, parce que tout le monde veut bien covoiturer mais avec sa tuture pas celle du voisin, parce que tout le monde veut bien des transports en commun mais surtout que ce soit les autres qui les prennent, parce que tout le monde veut bien faire du vélo surtout les autres parce qu’eux ont une armoire normande à transporter tous les jours avec la mémé handicapé à l’intérieur.

    Et ensuite, ça met un gilet jaune en bas du pare-brise de son SUV BMX X5…

    Pathétique…

    En attendant, j’ai deux gosses qui se trimballent tous les jours, pollution ou pas, avec un inhalateur à Ventoline. Alors les c.ns qui cherchent des excuses à leur choix de vie, je les emm… profondément.

  5. Emmanuel

    Toutafé d’accord avec Peter, c’est bien gentil de dire qu’il faut arrêter de circuler en véhicule motorisé, mais il faut peut être avoir d’autres solution que celle de ne plus sortir de chez soi … Il y a encore eu un accident à coté de chez moi, sans gravité, mais mon voisin de 82 ans c’est retrouvé dans le fossé après avoir été frôlé par un camion alors qu’il était à pieds le long de la route sans bas coté … Le camion c’est déporté pour  laisser passer le véhicule d’un artisan, et le voisin n’a du son salut qu’à une chute dans le fossé !

    et OK pour taxer les énergies fossiles !

    Mais il faudrait peut être que les taxes soient utilisées pour permettre de se débarrasser des énergies fossiles, et créer les moyens de remplacer les véhicules thermiques plutôt que d’être versées au pot commun !!! J’ai trouvé le chiffre de 30 Milliards (hors TVA) de taxes annuelles sur le carburant !

    attention il est vrai qu’un moteur diesel libère plus d’énergie qu’un moteur essence avec 1 L de carburant, il y a donc moins de co2 émis par les diesel, mais il y a d’autres « saloperies » issues de la carburation qui sont nettement moins sympa pour les bronches des humains.

  6. Alain

    Réduire la part de la voiture individuelle dans les transports est indispensable. Réduire la politique à un ajustement de taxe est absurde, voir contre productif, mais parfaitement cohérent avec la politique libérale de ce gouvernement.

    Il aurait été judicieux de prévoir des dispositifs particuliers pour les zones rurales (les vraies, pas le péri-urbain), de mettre en place un plan de développement des transport en commun, d’encourager le vélo …

    Et puis il faut arrêter d’envoyer des signaux contradictoire en gelant tous les projets d’infrastructure routière (exemple de Toulouse qui d’un côté met en place la vignette crit’air, et de l’autre augmente les capacités du périph).

  7. Vincent

    Olivier Blond > encourager les petites cylindrées essence serait un premier pas

    Malheureusement, ça ne va pas chercher bien loin : même en faisant attention, une Citroën C1 essence consomme quand même ~ 5-6 litres/100 en conditions réelles. Même une petite voiture sans permis consomme plus de 3 litres/100.

    Pour descendre à 1 litre/100, il faudrait radicalement revoir la conception… mais ça ne se fera pas sans volonté forte du pouvoir politique, par la limitation sévère du poids des véhicules autorisés.

    > Mais les automobilistes préfèrent critiquer le gouvernement français plutôt que l’Arabie saoudite et les exportateurs pétroliers

    Il est intéressant de noter que, malgré trois chocs pétroliers, la grande majorité de la population continue à s’imaginer que la contrainte pétrolière est loin devant nous, qu’ils auront donc accès pour encore longtemps à une voiture et ont donc organisé toute leur vie (logement, emploi, etc.) en fonction de ça. La désillusion n’en est que plus amère…

    https://energieetenvironnement.com/2018/03/01/le-pic-petrolier-a-20-ans/

  8. vince

    Il faut justement contraindre Etat et collectivités à les mettre en place.

    Si les pouvoirs publics se disent personne ne fait du vélo je ne vais pas construire des pistes cyclables et si les usagers disent il n’y a pas de pistes cyclables donc je ne fait pas de vélo, il n’y en aura jamais.

    Or il est plus facile de mettre en place des alternatives à la voiture et de construire des infrastructures cyclables dans un monde où les citoyens sont demandeurs que dans un monde où ils manifestent pour avoir du gasoil.

     

     

  9. AAlain

    > Toutafé d’accord avec Peter, c’est bien gentil de dire qu’il faut arrêter de circuler en véhicule motorisé, mais il faut peut être avoir d’autres solution que celle de ne plus sortir de chez soi …

     

    Il faut aussi se poser la question de savoir pourquoi vous devez prendre systématiquement votre voiture pour sortir de chez vous.

    Vous avez sans doute fait le choix de vous installer dans un coin éloigné des commerces, des écoles et de votre travail, vous rendant ainsi dépendant de votre voiture, en dépit du bon sens.

    Maintenant, à vous d’assumer.

  10. jol25

    C’est pas le tout, mais avec le gilet jaune pour marquer son désaccord avec l’augmentation, pour ne pas être assimilé, je n’ose plus mettre le mien en vélo… De nuit c’est dangereux!! Vivement que ça soit fini 🙂

  11. Olivier

    Pour rebondir sur la remarque de Peter:

    Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi autant de mobilisation contre une hausse du prix du carburant (inévitable, avec ou sans taxe) ne pourrait pas être rediriger vers une mobilisation pour une augmentation des alternatives à la voiture en zone périurbaine et rurale (transport en commun, piste cyclable)?

    C’est tout autant entre les mains du gouvernement, et ça diminuera le nombre de personnes aujourd’hui prisonnières d’une situation de dépendance à la voiture (que ce soit leur choix ou non).

     

     

  12. Olivier

    A Peter et Emmanuel :

    Mais du coup, pourquoi se mobiliser contre une hausse du prix du carburant plutôt que pour plus d’alternatives à la voiture en zone périurbaine et rurale ?

    La finalité est différente : avec ou sans taxe, la hausse du prix de l’essence se reproduira à l’avenir, d’ici là, il faut plutôt souhaiter que les gens qui sont aujourd’hui prisonnier d’une situation de dépendance à la voiture puissent compter sur des alternatives.

    ça peut même se passer un 17 novembre et consister à garer sa voiture en plein milieu des routes s’il faut se faire entendre du gouvernement (même si je préfèrerai que les 40 millions d’automobilistes fassent un blocage de Paris en vélo).

     

  13. alain

    -Je suis un petit automobiliste
    – Tu ne sais pas faire du vélo?
    – J’ai besoin de ma voiture. C’est comme çà en France. Y’a pas d’alternatives.
    – Ah bon, y’a pas de trains, et pas de marchands de vélos? Les conseils généraux ne mettent pas en place des bus?
    – Si. Mais çà me va pas.
    – C’est  vrai, on est en France. On préfère prendre sa bagnole. Et puis merde, on s’en achète si on vuet, c’est la liberté, des SUV qui servent à rien et des Pick-up qui servent pas plus.
    – Oui, mais c’est bien quand on veut transporter les packs d’eau et une machine à laver.
    – Ah oui, c’est vrai, en France, on a des familles de 15 enfants comme au temps de mozart, ca fait plein de pack d’eau et puis les machines à laver tombent en panne tous les 15 jours et personne n’en livre.

     

    Allez, les petits automobilistes qui viennent écrire vos imbécilités ici et qui ne font que soutenir un monde qui s’effondrera de toute façon, coninuez de nous faire rire tout en continuant à bien nous polluer avec vos déplacements qui sont dans la majorité des cas bien futiles…

  14. Raph

    Pour info, l’avantage fiscal sur le diesel n’a rien à voir avec les émissions de CO2 puisqu’il date de plusieurs dizaines d’années. Mon oncle qui a eu un diesel au début des années 90 payait le litre à peu près 3 francs à l’époque, mais l’achat du véhicule représentait un énorme surcoût que seul un VRP pouvait amortir.

    Ce qui a contribué à l’explosion du parc diesel particulier est, d’une part, le résultat du « Grenelle de l’environnement » qui pénalisait fortement l’achat de véhicules essence (conséquence, me semble-t-il, du pacte écologique de M. Hulot) et, d’autre part, les progrès des moteurs diesel en termes de performances (toutes relatives, la performance du diesel est censée se situer dans l’endurance plus que dans la vitesse). En effet, avec n’importe quelle voiture d’entrée de gamme, le turbo diesel fait croire aux Prost du dimanche qu’ils sont au volant d’une « sportive ». Occultant les effets désastreux sur l’environnement (NOx) ou sur la santé (la nocivité des particules fines est connue depuis au moins 1990, mon oncle n’était pas qu’un gros naïf), le gouvernement a mis le paquet sur le mazout au détriment de notre économie car nous nous sommes paradoxalement retrouvé à exporter nos excédents de SP95 aux US pendant que nous rachetions leurs mazout dont ils ne savaient que faire.

  15. Pédibuspedibus

    putain s’ils foutent la bousine au milieu de la chaussée samedi dans huit jours, à quarante millions faudra bien attendre le premier mai 2019 pour que ça débloque complètement…

    en tout cas c’est sûr que le dimanche 18 z’y seront encore, et que le lundi 19 y aura zénormément de retard à l’embauche, des cernes, des poches sous les zieux et tutti quanti…

    s’agirait pas de se faire mettre à pied quand même…

    quelle drôle d’occupâââââtion quand même la dévotion à Ste-Gnognole et les processions qui vont avec…

     

    boaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

  16. Jol25

    Interpellation de Macron par une dame mécontente du prix du carburant :  » vous donnez 20€ par mois pour ceux qui font 30km pour aller travailler. Mais ceux qui font 5km? » Et bien, ma bonne dame, 5km, pas besoin de voiture… Mais ça, bizarre, Macron ne l’a pas dit…

  17. Prolo

    @Jol25 :

    Macron n’a rien à dire, il prend la bagnole pour faire 500 mètres si ça le chante, parce qu’il est exactement aussi riche à la fin du mois que s’il avait marché à pieds. Les 30 km il peut se les faire en avion, et c’est toi, moi et la dame mécontente qui rincent. Tu me diras, lui aussi il va au travail : il a du collabo à réhabiliter, c’est pas un métier évident.

    @Emmanuel : « Mais il faudrait peut être que les taxes soient utilisées pour permettre de se débarrasser des énergies fossiles, et créer les moyens de remplacer les véhicules thermiques plutôt que d’être versées au pot commun !!! J’ai trouvé le chiffre de 30 Milliards (hors TVA) de taxes annuelles sur le carburant ! »

    Justement, le Canard Enchaîné de cette semaine en parle. Les « taxes vertes » ne servent pas à développer d’autres moyens de transport, mais à regonfler le budget de l’état pour compenser les cadeaux faits aux riches.

    C’est pourtant une manne de fric qui effectivement permettrait d’aménager le territoire et d’améliorer les solutions autres que la voiture.

    Dernièrement, j’ai fait en train deux trajets que je n’aurais pas pu faire en vélo (trop loin).

    Premier trajet : j’achète mon billet, la machine à composter ne marche pas. Le quai est éloigné des autres (ligne K à Lyon Perrache), donc l’aller/retour à la machine fonctionnelle la plus proche me ferait rater mon train. J’en parle à un employé de la SNCF en uniforme équipé de matériel professionnel (un talkie walkie et un boitier électronique dont j’ignore l’usage). Il me répond qu’il ne « peut pas » composter mon billet. On parle de faire un trou avec une perforatrice, hein. Je monte dans le train, je le parcours à la recherche d’un contrôleur : personne. Des contrôleurs montent quelques gares plus loin et commencent à contrôler tout le monde. J’explique mon cas, on me répond que « pour cette fois ça va mais normalement c’est une amende ».

    Deuxième trajet : j’achète mon billet, je le composte, et j’attends le train. Il est affiché pour dans 10 minutes. Plus que 5 minutes. 1 minute. Il a du retard. Il a 5 minutes de retard. Et là, l’affichage se met à indiquer le train suivant, 1/2H après. Petite gare donc pas de haut-parleur, et pas d’information sur l’affichage. Entre temps un train arrive, mais c’en est un qui ne fait que passer : des gens s’approchent du quai (croyaient à l’arrivée tardive du premier train), et doivent s’éloigner en précipitation pour ne pas bousculés par le déplacement d’air. L’affichage n’a rien dit. Notre train arrive enfin.

    Le train donne maintenant l’impression franche d’être une bille dans une machine à laver, contrainte à l’impuissance, obligée de suivre les aléas d’un système bureaucratique idiot en roue libre. T’es filmé, tu croises des militaires et des flics partout, et c’est le seul truc qui fonctionne bien. La fonctionnalité de base (se déplacer) n’est absolument pas fiable. Et ça renforce l’impression que le vélo est un candidat bien plus réaliste au remplacement de la voiture. Du moins pour les gens (comme moi) qui préfèrent arriver en retard par leur faute. Si j’ai oublié de prendre une chambre à air ou une roue de secours, si je n’ai plus de force ou de carburant, si je suis parti un peu trop tard, c’est de ma faute. Je peux faire mieux la prochaine fois. C’est bien plus supportable que d’être promené de retard en amende sans comprendre ce qui se passe, sans pouvoir déduire les règles de fonctionnement du système par une observation de ses propriétés mécaniques.

    Et je ne pense pas être le seul à être attaché à cette forme d’autonomie. J’ai un collègue de travail très très « bagnole » (il a fait de la compétition automobile à assez haut niveau). Et les fois où il ne prend pas sa voiture, c’est parce qu’il est venu à vélo. Idem pour ceux qui habitent pas très loin et viennent parfois à pieds. Le jour où un de mes collègues quarantenaire a du prendre un bus, il a fallu que je lui explique pour le ticket, où on l’achète et comment ça marche.

    Et je ne serais pas étonné que cet attachement à la « conduite » (qu’il s’agisse d’une voiture, d’un vélo ou de ses propres pieds) soit lié au fait de travailler de ses mains. Dans un monde de bureaucratie et de règles absurdes édictées par des gens cachées derrière de la hiérarchie et des institutions, où plus personne n’est responsable quand quelque chose ne marche pas, mais où les choses marchent de moins en moins bien, c’est plutôt rassurant de se limiter aux difficultés qu’on peut comprendre et qu’on sait résoudre.

  18. CarfreeCarfree

    C’est marrant les « témoignages », chacun a le sien et ils ne sont pas forcément comparables. Perso je prends le train tous les jours pour le travail (avec un vélo pliant), cela fonctionne plutôt bien, très peu de retard très peu de problèmes à part quelques grèves, mais liées justement à la politique de Macron…. Les gens que je connais qui prennent la même ligne me disent tous la même chose: cela coûte très peu cher (grâce au remboursement de 50% par l’employeur) et c’est beaucoup moins fatiguant et stressant que la voiture. En plus avec les bouchons aux heures de pointe, c’est plus rapide que la voiture, car on arrive en plein centre de la ville et on peut finir le trajet à velo. Enfin, le train permet de lire son livre tranquille chaque matin et chaque soir.

  19. Prolo

    Oui, c’est vrai que se faire trimbaler (en bus, train..) permet de faire autre chose, comme se reposer, rêvasser, lire, travailler, manger (proprement !), communiquer (discrètement !!).

    Mais pour moi le train n’est juste pas applicable au trajet maison <-> boulot : la gare la plus proche est à côté du boulot 😀

    Il reste le vélo, et ce ne sont pas les 13 km qui m’ennuient : ce sont les 500m de dénivelé, dans le mauvais sens (il faut faire la montée après une journée de boulot potentiellement physique).

    Le vélo pliable serait une solution puisqu’il existe des minibus compatibles avec mon horaire du soir, qui font la montée (il reste quelques km de plat de l’arrêt de bus à la maison. Le plat c’est bien.).

    J’ai bien un vélo, mais il n’est pas pliable. Et si on mettait des porte-vélo sur le toit des minibus ? Ça demanderait des sous… ça tombe bien : des sous publics à investir y’en a, puisque le carburant est de plus en plus cher 😉

  20. Letard

    Bonjour à tous,

    Je ne suis pas favorable à l’augmentation des taxes sur le diesel, mais bien à un péage urbain très cher dans toutes les agglomérations du pays de France ou de Belgique ou d’Europe et d’ailleurs.

    Pourquoi très cher?

    Parce qu’il doit être rentable et doit faire vraiment prendre conscience que l’automobiliste, en agglomération, s’empoisonne à son volant, surtout dans les embouteillages, mais aussi qu’il empoisonne ses éventuels passagers, ses proches et des habitants des agglomérations.

    Et,  pour moi, comme l’automobiliste n’a pas les pieds sur terre assis à son volant, cela doit passer par le portefeuille.

    Les gens habitant les agglomérations n’ont pas à payer pour des automobilistes de passage ou des navetteurs qui viennent les empoisonner, c’est pourtant ce qui se passe scandaleusement aujourd’hui.

    La plupart des navetteurs automobilistes et automobilistes de passage ne paient rien ou presque pour se donner le droit d’empoisonner des habitants d’agglomérations.

    Seul les automobilistes circulant en agglomération avec un ou des véhicule(s) non polluant réellement (tel des vélos, …) ou équipé(s) d’un OBU (on board unit) ou d’un dispositif équivalent pour la taxation au kilomètre ne paieraient pas en plus le péage urbain pour circuler en agglomérations.

    Que ce soit à essence ou au diesel, tout moteur thermique d’une automobile empoisonne des habitants des agglomérations quand cette automobile circule ou essaie de circuler en agglomération quand elle est coincée dans un bouchon.

    Qu’en pensez-vous, s’il vous plaît? Merci.

  21. jol25

    De mon point de vue, la voiture doit être bannie des (grandes ou pas ?) villes. C’est inutile et nuisible. Londres, qui pratique le péage urbain depuis 15 ans, n’a pas un résultat positif. De plus un péage, surtout extrêmement cher, rétablirait le statut de la voiture en tant que luxe. On a vu ce à quoi on a abouti…

  22. Letard

    Bonjour,

    Celui qui dit ou prétend vouloir bannir la voiture en ville relève de l’hypocrisie.

    Chaque année la région bruxelloise dit qu’elle fait un dimanche sans voiture, alors, qu’avec les dérogations qu’elle donnent cela devient plutôt une journée « zone 30 », car, ce jour-là, il y a quand même beaucoup de voitures, d’automobiles qui circulent, mais à moins de 30 km/h. Même des véhicules d’urgence peuvent y circuler à plus de 30 km/h en cas d’urgence, l’exception qui confirme la règle.

    Pour moi, le péage urbain doit aussi être accompagné d’une limitation de vitesse à moins de 30 km/h dans l’intégralité de toute l’agglomération en permanence.

     

  23. jol25

    C’est sympa de se faire traiter d’hypocrite… Un hypocrite ne croit pas lui-même à ce qu’il dit. Je crois que bannir la voiture en ville fait sens, c’est l’endroit le plus à même de commencer, sinon où ? Je ne suis pas hypocrite parce que les autres le sont : la toute-puissance de la voiture fait justement que rien n’est respecté (limite à 30 ou à 20km/h, interdictions de stationner ou même de s’arrêter, priorité piétons ou cycles… la liste est longue) La police elle-même l’avoue : dans les zones 30, 50 est toléré. Je ne parle pas du reste, impuni également, que chacun peut constater tous les jours. Voici l’hypocrisie, que vosu relevez également.

    Raison de plus de bannir réellement la voiture de la ville; ce n’est pas hypocrite : c’est du bon sens (leitmotiv de carfree d’ailleurs… )

  24. brubu le hérisson

    Il était temps d’augmenter les taxes sur les carburants après des années de cadeaux fiscaux aux pollueurs :

    « prime à la casse »

    « prime zécolo »

    « prime ouature électrique »  (celles de la pollution délocalisée )

    « prime pour les panneaux solaires » la majorité des bénéficiaires ont des toits de maison et des ouatures

    « prime pour isoler la bicoque »  encore une fois ce sont les mêmes bénéficiaires qui ont une maison mal isolée et des ouatures pour se déplacer

    « crédit d’impôt »   pour changer le chauffage de la maison encore les mêmes bénéficiaires (j’ai vérifié avec un appart bien isolé  et une petite surface à chauffer , aucune prime pour changer la chaudière)

    « déduction d’impôt avec les frais kilométriques »  toujours les mêmes profiteurs

    ….

    Sur 20 ans on arrive entre  5000 € et  50000 € de cadeaux fiscaux  à ces personnes qui avaient un pistolet sur la tempe   pour s’installer dans une maison mal isolée , éloignée de le lieu de travail (zone d’emploi probable) En total contradiction avec l’intérêt général  et la protection de l’environnement.

     

    Gilet jaune =  fraudeur légal

     

     

     

  25. AAlain

    De toute façon, la cause de la voiture est perdue puisque l’on sait très bien que son utilisation déclinera à plus ou moins long terme.

    C’est le sens de l’histoire.

    Messieurs les gilets jaune, ce que vous faites ne sert à rien. Vous vous battez contre des moulins à vent.

     

    La société avance, mais sans vous.

  26. Letard

    Bonjour,

     

    Bannir la voiture de la ville est un propos hypocrite, le propos est hypocrite pas la personne, car cela ne pourra pas se faire avant longtemps et, comme expliqué par la « journée sans voiture en région bruxelloise », certains trouverons des dérogations pour y échapper et empoisonner les habitants des villes, des rues, des agglomérations et même eux même ou leurs proches.

    Les amendes invitent l’automobiliste à réduire sa vitesse et à mieux respecter les limitations de vitesse et cela semble assez efficace si l’automobiliste ne pense pas pouvoir y échapper.

     

    Le péage urbain très cher, c’est pour avertir que l’automobiliste s’empoisonne à son volant, qu’il peut aussi empoisonner ses proches et des habitants des agglomérations et personne ne pourra y échapper même les véhicules d’urgences devront s’adapter, car aucun habitant, surtout en rue, en agglomération, n’échappe à son empoisonnement par le mauvais usage de l’automobile.

    Tu paierais un péage urbain ou une taxation au kilomètre si tu circule en agglomération en empoisonnant des habitants.

    Cet argent pourrait être réinvesti pour améliorer la mobilité douce des piétons, des cyclistes et des transports en commun qui n’ont pas de pots d’échappements.

    A votre service.

  27. Ludovic Brenta

    Je pense que le péage urbain, même très cher, est hypocrite. Il revient à créer un « droit payant de polluer » que les drogués de la bagnole les plus dépendants n’hésitent pas à payer. Les plus privilégiés s’en font même un plaisir car le péage élimine leurs pires ennemis: les automobilistes « pauvres ». Le résultat est que Michael O’Leary, patron de Ryanair, s’est même carrément acheté un taxi londonien et la license qui va avec pour éviter de payer le péage.

    Seule une interdiction pure et simple, effective et sans aucune dérogation, évite l’hypocrisie. Cependant une telle interdiction ne peut pas être immédiate, elle doit être mise en place progressivement. À Bruxelles justement on a d’abord interdit les voitures Euro 1 ou pire, chaque année on interdit les voitures des normes suivantes (https://www.lez.brussels/). Personnellement je trouve cela encore trop timide et même hypocrite puisque les automobilistes peuvent simplement changer de voiture et continuer à polluer et encombrer.

    La bonne solution à mon avis est de (1) rendre le stationnement prohibitivement cher en ville, (2) éliminer physiquement les places de stationnement et (3) interdire les voitures particulières, le tout progressivement et dans cet ordre.

    J’ajoute que, hypocritement(?) je suis prêt à accepter que des voitures partagées continuent à circuler et stationner en ville; il paraît que chacune remplace 13 voitures individuelles. De même que les véhicules de livraison (pendant les heures de livraison), les taxis et les utilitaires des artisans (répondant aux normes anti-pollution lesplus sévères). Cela me semble acceptable.

  28. vince

    Ils inventèrent la manifestation en voiture, mais voulant faire la révolution ils durent renoncer : pas assez de places de parking à la Bastille.

     

     » – C’est une révolte ?

    – Non Sire, c’est des bouchons. »

  29. Letard

    Bonjour,

    Cet article semble ne pas faire croire que des automobilistes s’empoisonnent à leur volant réellement et qu’ils empoisonnent aussi des personnes qui doivent payer des frais très cher pour se soigner ou même des enfants de ces personnes suite à la respiration obligatoire de cet air vicié.

    Bannir la voiture ne sert à rien, pour moi, parce que ce ne sera jamais réellement possible ou dans un avenir tellement lointain qu’il sera trop tard.

    Faire payer très cher pour rembourser des soins de santé de gens empoisonnés par l’air vicié et cela, à l’aide d’un péage urbain qui pourrait être vérifié même à distance me semble plus efficace.

    Ce péage urbain serait un forfait très cher pour avoir le droit de circuler en agglomération, car le chemin en agglomération ne serait pas connu. Ce serait une vignette qui pourrait être même « connectée » et il pourrait être remplacé, comme je l’ai déjà signalé auparavant, par un OBU (on board unit) ou un système équivalent pour la taxation au kilomètre mais dont il serait possible d’identifier le déplacement en cas de litige judiciaire suite à un accident ou à un excès de vitesse.

    Cette taxation au kilomètre devrait généralement coûter moins cher que le péage urbain.

    En Belgique, tous les camions sont pourvu d’un OBU ou d’un système équivalent que le conducteur du camion doit faire fonctionner quand il circule n’importe où sur des voies publiques belges. Il y en aurait déjà plus de 800 000 équipés.

    Et, bien sûr, cela serait assorti d’une limitation de vitesse à moins de 30 km/h à l’intégralité des agglomérations avec l’obligation de laisser au moins 30 mètres entre les automobiles qui circulent et l’autorisation aux cyclistes de circuler entre ces automobiles et, aussi, une généralisation de la priorité des piétons aux passages pour piétons ainsi qu’à une phase de rouge total pour les automobilistes aux carrefours, rond-point, places, passages pour piétons munis de feux de circulations.

    Qu’en pensez-vous, s’il vous plaît? Merci.

    A votre service.

  30. jo25

    Bonjour,

    De mon point de vue, le péage urbain ou taxe carbone définissent des « droits à polluer ». De plus, les revenus générés ne sont que rarement affectés au but visé (ou pas en totalité), ou bénéficient à terme à de grosses entreprises pour subventionner de fausses solutions (qui sans cela ne seraient pas intéressantes). Comme déjà indiqué, la situation de Londres, pilote sur le sujet, n’est pas satisfaisante. Certaines villes ont aussi de la vidéo verbalisation automatique pour les véhicules interdits (non résidents) dans les extrême-centres (par ex. Milan en Italie). C’est déjà une sorte de péage urbain 🙂

    Un résident en ville n’a pas réellement besoin de voiture : la circulation en moyens « doux » est encouragée car les usagers sont à l’abri (des voitures!), l’utilisation de TC est encouragée car forcément mieux organisés (utilisation augmentée en l’absence de voiture=plus utilisateurs qui réclament un bon niveau de service)

    Chez moi une rue habituellement très circulante est fermée à la circulation pour travaux : figurez vous que je n’y ai jamais vu autant de vie subitement. Les enfants jouent sur la chaussée, les gens se promène en groupe, et les vélos circulent quand même tranquillement…

  31. Pédibuspedibus

    oui Jo, aucune autre expérience n’est plus pédagogique que ces rues condamnées aux bagnoles pour cause de travaux, occasion illustrative de la belle expression « garé des voitures »… !

    on passe alors du « conduit technique » à la rue vivante…

  32. Letard

    Bonjour à tous,

    Je suis pour le péage urbain en agglomération, mais je ne suis pas opposé qu’il y ait, en plus, un bannissement ou une suppression des automobiles des agglomérations, des rues, en commençant par celles qui empoisonnent le plus ou dites qui empoisonnent le plus.

    Comme, comme cela est déjà le cas pour la région bruxelloise, pour les véhicules diesels de plus de 20 ans.

    Mais je signale bien que cela doit se faire en plus du péage urbain. Les véhicules qui émettent le plus d’oxydes d’azotes et de particules ultra-fines seraient les plus récents  (EURO 4, EURO 5 et même EURO 6).

    A votre service pour mieux respirer aussi

  33. Emmanuel

    Bonjour

    Je suis totalement d’accord avec la volonté de supprimer les carburants fossiles, et, en particulier le gazole qui n’a rien à faire en ville, surtout avec ses dernières déclinaisons « propres » qui en réalité rejette un tas de particules extèmement fines et très nocives. C’est la méthode qui me gêne : pendant des années on a mis en avant le gazoil (TVA récupérable pour les entreprises, tipp inférieure, taxe Co2 …) et, d’un coup, augmentation forte des taxes sur le carburant, et taxes utilisées dans le budget général de l’Etat … N’aurait il pas été plus simple de prévoir une transition en commençant par interdire la vente des véhicules diesel, hormis là ou c’est nécessaire (engins TP, utilisation stationnaire, transport longues distances …), tout en préparant une transition : biogaz, ethanol 2è et 3è génération, hydrogène pour les moteurs thermiques et électricité pour les derniers kilomètres en zones urbaines …  amélioration des TC et des possibilités de circuler en véhicules légers non thermiques : vélos, trottinettes, tricycles  … piétons …

    Actuellement c’est : « le pétrole c’est caca, il faut arrêter de l’utiliser alors son prix augmente  »  et ça fait des sous pour couvrir les cadeaux fiscaux aux copains …Par contre le pétrole utilisé par les avions et les bateaux ne doit pas être le même puisqu’il n’est pas taxé !

    Juste pour finir avec ma petite vie : oui j’habite en péri urbain, mais à moins d’un kilomètre du centre d’un petit village avec une boulangerie, un bar et maintenant une jeune coiffeuse 🙂 et surtout à quelques kilomètres d’une ville de 15 000 habitants (je vois cette ville de chez moi), et de son centre ville,il y a environ une heure de marche. Mais marche sur la route, il n’y a pas d’accotements, et comme il y a une voie rapide (N176), tous les anciens chemins de traverse ont été supprimés. Idem pour le vélo : aucune solution de piste cyclable simple, juste des chemins touristiques et pas forcément adaptés aux déplacements en vélo. J’ai un contact pour du travail, à environ 20/25 km, pour arriver à l’heure (7h30) en TC je dois partir la veille … alors ? refuser le travail et vivre sans revenu ou utiliser une voiture ? Pour l’instant ce n’est pas encore fait, mais le problème va se poser.

    Cdlt

     

  34. Ludovic Brenta

    Pas besoin d’un péage urbain. Une taxe très élevée sur les carburants revient à la même chose qu’un péage kilométrique et, en agglomération, une taxe très élevée sur le stationnement revient à la même chose qu’un péage urbain, tout en étant facile à mettre en oeuvre.
    Mais aucun péage ne peut faire baisser la pression automobile ou la pollution. D’une part, les drogués ne regardent jamais à la dépense, c’est bien connu (s’ils regardaient ils n’achèteraient pas de bagnole). D’autre part, ceux qui paient finissent toujours par prendre le pouvoir. Les villes qui imposent ce genre de taxe deviennent dépendantes financièrement des automobilistes et se soumettent donc à eux.
    Si une commune perçoit l’argent des taxes sur le stationnement, c’est la sécurité sociale qui paie pour les cancers, les AVC et les crises d’asthme provoqués par les automobilistes.
    Pour que justice soit enfin faite, il conviendrait d’augmenter massivement les taxes sur les carburants et d’affecter à la sécurité sociale et aux services de désincarcération le revenu de ces taxes; augmenter massivement les taxes municipales sur le stationnement et affecter aux transports en commun et aux aménagements anti-voitures le revenu de ces taxes. Taxer massivement les batteries et affecter le revenu de ces taxes aux programmes d’aide aux pays producteurs des métaux rares nécessaires à leur fabrication. Alors seulement on aura non seulement appliqué le principe du pollueur-payeur mais aussi celui de la victime indemnisée.
    Ah et obliger les constructeurs à rediriger les pots d’échappement vers l’intérieur de l’habitacle. Ils ne devraient y voir aucun inconvénient puisque Jacques Calvet, PDG de Peugeot, affirmait il y a déjà plusieurs années que l’air sortant de ses moteurs Diesel était plus propre que celui qui y entrait!

  35. Letard

    Bonjour,

    La région bruxelloise qui interdit désormais l’accès à la région bruxelloise aux véhicules diesel de plus de 20 ans sans péage urbain.

    De mon point de vue, voici pourquoi cela me semble hypocrite de bannir la voiture progressivement en ville sans qu’il y ait un péage urbain comme le fait actuellement la région bruxelloise qui interdit l’accès de la région bruxelloise aux véhicules diesels de plus de 20 ans. sans péage urbain pour circuler en région bruxelloise pour les autres engins motorisés.

    Comme cela le semble le faire penser, ces zones de basses émissions auraient pour but premier de diminuer la pollution urbaine.

    Mais, pour moi, le but premier serait plutôt le respect des limitations de vitesse.

    Désormais, pour moi, celui ou celle qui est pris en excès de vitesse en région bruxelloise en auto, c’est de sa faute. Il n’avait qu’à utiliser son limiteur de vitesse pour l’éviter.

    Les automobiles de moins de 20 ans peuvent être facilement équipés d’un limiteur de vitesse, s’il n’en sont pas déjà équipés, les véhicules plus ancien, c’est plus difficile et même, parfois, impossible.

    Les automobiles de moins de 20 ans sont à gestion centralisée (équipé d’un ordinateur de bord et de commandes électroniques, généralement et les autres pas.

    Cette raison me semble plus rentable pour des responsables de la région bruxelloise que la diminution des émissions nocives des automobiles.

    Qu’en pensez-vous, s’il vous plaît? Merci.

    A votre service

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