Pollution de l’air: nouvelles connaissances sur les particules de l’air ambiant et l’impact du trafic routier

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié le 16 juillet 2019 les résultats de son expertise relative aux particules de l’air ambiant. A partir d’une revue méthodique de la littérature scientifique, l’Anses confirme avec des niveaux de preuve forts, les effets sur la santé (atteintes respiratoires et cardiovasculaires et décès anticipés) liés à certaines composantes des particules de l’air ambiant dont les particules ultrafines, le carbone suie et le carbone organique. Aussi, l’Agence recommande de prendre en compte en priorité ces trois indicateurs particulaires dans les politiques publiques relatives à l’air.

L’Anses confirme également avec des niveaux de preuve forts, les effets sur la santé de l’exposition à différentes sources d’émission en particulier le trafic routier, la combustion de charbon, de produits pétroliers et de biomasse et insiste donc sur la nécessité d’agir sur ces sources d’émission. Par ailleurs, au vu de la rareté des données, l’Anses recommande de poursuivre les efforts de recherche sur les effets sur la santé associés à d’autres sources de particules telles que l’agriculture, le transport maritime, l’activité aéroportuaire. Concernant les émissions de polluants issues du trafic routier, l’Agence conclut que les évolutions de technologies du parc de véhicules permettront une diminution plus ou moins marquée de la pollution de l’air ambiant selon les scénarios, mais qu’elles seront insuffisantes pour améliorer, à elles seules, la qualité de l’air ambiant dans les agglomérations. L’Anses recommande ainsi d’encourager la promotion des technologies alternatives et surtout la réduction du trafic, à travers notamment le renforcement des autres modes de mobilité, dans le cadre des politiques d’amélioration de la qualité de l’air.

Dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique, l’expertise de l’Anses évalue les effets sur la santé des particules selon leurs composés, leurs sources et leur taille. De plus, considérant que le trafic routier est une source importante de particules en zone urbaine, l’Agence a étudié l’impact du trafic routier sur la pollution de l’air, selon différents scénarios d’évolutions technologiques des véhicules circulant en France (motorisation, systèmes de dépollution).

Lire la suite: https://www.anses.fr/fr/content/pollution-de-l’air-nouvelles-connaissances-sur-les-particules-de-l’air-ambiant-et-l’impact

Nuit Grave

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Rédacteur du site Carfree France, spécialisé dans les questions relatives à la destruction de la santé et de l'environnement

3 commentaires sur “Pollution de l’air: nouvelles connaissances sur les particules de l’air ambiant et l’impact du trafic routier

  1. Pédibuspedibus

    Une association scientifique et technique française s’est spécialisée sur les questions de la pollution de l’air : l’APPA, Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique , créée en 1958.

    Une revue trimestrielle de bon niveau et de nombreuses études techniques sont à mettre à son actif. Sur son site il est rappelé que la seule pollution atmosphérique en France est responsable de 48 000 décès annuels, mais est également la cause d’un écrêtage de l’espérance de vie:

    de 9 à 15 mois en moins suivant la zone de vie, moindre en zone rurale et maximal dans les agglos de plus de 100 000 habitants…

    Source : https://www.appa.asso.fr/pourquoi-agir/

     

    Une autre instance intéressante avec le CITEPA, Centre Interprofessionnel Technique d’Etudes de la Pollution Atmosphérique, où les pollueurs sont partie prenante, mais avec également les organismes en charge du mesurage de la qualité de l’air, avec les associations connue comme Airparif par exemple.

    Il édite une feuille de chou mensuelle – « C’est dans l’air » – avec les anciens numéros accessibles :

    https://www.citepa.org/fr/le-citepa/publications/c-est-dans-l-air

    Une veille réglementaire et un état de la gouvernance mondiale de la qualité de l’air – ou de son impuissance… – y figurent.

     

    En filigrane dans tout ça, évidemment, la motorisation individuelle comme source importante de la PA, souvent principale, particulièrement en milieu urbain, où la loi 1976 sur les ICPE a relégué la pollution industrielle loin derrière avec le temps.

    Encore un prétexte pour moi pour rappeler que les instances sanitaires et la société en général feraient bien de sortir de l’angle mort la question des autres nuisances de l’automobile en ville.

    Principalement les encombrements qu’elle génère à l’occasion du stationnement – légal et illégal-, le bruit, la vitesse limite jamais respectée, concourant à rendre l’espace de la ville hostile à la pratique des modes actifs de déplacement. On se trouve alors dans une situation caractérisée de mise en danger de beaucoup de segments d’âge de nos sociétés urbaines, avec une aggravation dans le temps de l’inactivité physique.

    Et la France est hélas championne pour certains d’entre-eux, les jeunes en particulier, et plus précisément les filles. Autre segment très impacté : les seniors, particulièrement ceux qui n’ont jamais été motorisés et ceux qui avec l’âge ont lâché le volant. Ceux-là renoncent facilement à sortir de chez eux et perdent beaucoup des liens sociaux que pouvait leur offrir l’espace public, jusqu’à la simple urbanité. Il serait intéressant que les ARS ou leur ministère de tutelle se démènent un peu plus pour déjà évaluer la perte d’espérance de vie qu’occasionne l’usage de la bagnole en ville, suivant un mécanisme connu depuis longtemps en gériatrie.

    Il s’agit essentiellement de la perte d’autonomie des seniors enclenchée par une diminution d’activité physique – la marche – et un repli sur soi ou une dépendance d’un cercle très restreint, avec l’arrêt des sorties du domicile et de la fréquentation de l’espace public :

    la rue, le square quand il existe à proximité, la supérette ou le supermarché accessibles…

  2. Letard

    Bonjour à tous,
    L’ANSES démontre bien le danger des particules de moins de 100 nanomètres de diamètre émises par des pots d’échappement d’automobiles dont le moteur fonctionne.
    Elles seraient plus dangereuses à respirer que les particules de plus de 2,5 micromètre de diamètre, elles sont généralement composées de carbone. Ce sont des particules que j’appellerai du nom général de « nanossuies »
    Elles pourraient être créées par des filtres à particules utilisés pour réduire les particules de plus de 2,5 micromètres de diamètre afin de contourner ou modifier les mesures de la qualité de l’air.
    Il est nécessaire de pouvoir les mesurer, surtout dans l’habitacle de voiture et dans l’espace public. Comme le signale l’ANSES, elles pourraient être responsables de crises cardiaques mortelles
    Comme le confirme l’ANSES, il n’y a pas, pour l’instant de mesures qui seraient faites à l’échelle nationale pour cela.
    Ces nanossuies pourraient être mesurée grâce à des filtres électrostatiques installés dans l’habitacle de ces mesures. Mais tout le monde semble avoir peur du résultat de ces mesures, surtout dans les embouteillages, même l’ANSES. C’est peut-être pour cela que ces mesures n’auraient pas encore été faites.
    Des mesures indirectes dans des habitacles ont été menées, à l’aide de Greenpeace, pour la quantité d’oxyde d’azote dans le véhicule. Elles en signalent la présence en quantité élevée et donc, pour moi, indirectement, la présence aussi des nanossuies dans l’habitacle d’automobiles
    Ces nanossuies qui peuvent être toxiques voire mortelles quand elles sont respirées.
    Pour moi, il est urgent de déterminer au plus vite le danger et la quantité de nanossuies inhalées par des automobilistes, surtout dans des embouteillages.
    Il est intéressant que, d’après ces résultats de mesures de l’ANSES, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) me semble en faire en faire une priorité nationale, contrairement à la Belgique.
    Comme cela me semble inscrit dans la constitution française, contrairement à la belge, tout français ou française doit avoir la possibilité de respirer de l’air pur en France. Pour moi, cela devrait être partout en France et surtout chez soi.
    Des filtres électrostatiques pourraient les y aider.
    Pour moi, c’est un des meilleurs moyens de collecter assez de nanossuies pour pouvoir estimer la quantité de nanossuies dans l’habitacle d’un véhicule. Ces filtres électrostatiques pourraient capter toutes les nanossuies ou le plus possible, dans un certain rayon.
    Qu’en pensez-vous, s’il vous plaît ? Merci
    A votre service.
    Danny.

  3. Letard

    Bonjour à tous et toutes,
    Ces mesures des nanossuies collectées par des filtres électrostatiques à l’intérieur d’automobiles permettraient de démontrer l’intérêt et la pertinence de laisser au moins 30 mètres entres des voitures en fonctionnement, éventuellement occupé par des cyclistes, aussi pour éviter des embouteillages.
    Qu’en pensez-vous, s’il vous plaît ? Merci.
    A votre service.
    Danny

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