Parisdam

Il y avait Amsterdam et Rotterdam, il y a désormais Parisdam! La capitale française en plein déconfinement prend des airs de ville hollandaise. On a rarement vu, pour ne pas dire jamais, autant de vélos dans les rues de Paris. De mémoire de cycliste parisien, il se passe quelque chose… 

Il y a déjà la sortie du confinement et sans doute une furieuse envie de pédaler les cheveux au vent… Il y a aussi sans doute pour beaucoup l’appréhension des transports en commun, en particulier du métro. Mais il y a aussi le beau temps, l’arrivée de l’été. On pourrait aussi citer les aménagements cyclables provisoires liés à la crise sanitaire ou l’aide financière de 50 euros pour faire réparer son vélo.

Bref, il y a comme une conjonction de planètes favorable à l’explosion du vélo. En ce moment, on trouve de nombreuses photos et surtout vidéos sur les réseaux sociaux de cette frénésie cyclable qui semble s’emparer de Paris. Voici quelques exemples tirés du compte Twitter de EmmanuelSPV. Et il y en a d’autres sur son compte ainsi que des statistiques de fréquentation des pistes cyclables qui explosent…

A vrai dire, cela nous donnerait presque envie de chialer, de bonheur bien sûr.

Et la meilleure pour la fin, avec un SUV complètement perdu au milieu des vélos…

12 commentaires sur “Parisdam

  1. Pédibuspedibus

    allez… encore un p’tit effort :

    Agnès Buzyn les mains dans le cambouis, comme sous-cheffe d’atelier dans le local principal de réparation de vélos du seizième arrondissement… !

    et viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite:

    double casquette, comme chargée de com pour la reconversion des SUVards…

     

    boaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

     

    à bordo-bordel sont verts de trouille les SUVards…

    boaaaa

  2. zit

    C’est vrai que ça grimpe, nous arrivons bientôt à la masse critique : écraser 10 vélos d’un coup, ça fait vraiment désordre, impossible de dire « je l’avais pas vu »…

  3. vince

    C’est une très bonne chose et même ici dans une ville moyenne de région le phénomène est visible même si bien moins spectaculaire.

    Le bagnolard pavillonnaire va commencer à sentir le vent tourner, il pourra de moins en moins aller en ville et va commencer à comprendre que grâce à sa grosse voiture, il pourra aller de chez lui à chez lui.

     

  4. jol25

    Sympa! Ca fait plaisir à voir. Et ça a l’air de bien se passer. Notons le scoot qui fait le forcing et le SUV qui fait petit cul…

    Pas trop noté d’exceptionnel par chez moi, mais en général les cyclistes explosent toujours un peu aux beaux jours.

    Pas de haineux frustré pour commenter « et les casques ? »

  5. Lydie

    Reste à consolider cette belle perspective des déplacements actifs  au profit du bien-être pour tous et qualité de vie. Ce mouvement de masse doit s’accentuer pour s’inscrire dans la durée. Les aménagements devront suivre en redonnant de l’espace traité en qualité pour les piétons, les vélos et pour tout mode de déplacement doux. L’espace voiture doit être relégué au strict minimum en inversant le fameux 70/30% des surfaces de voiries/parkings. A chacun de mettre la pression sur les élus et les techniciens qui ne sont pas toujours au fait des besoins spécifiques pour les déplacements doux. La culture du tout voiture est passé par là et c’est difficile de se désintoxiquer pour certains. Le dialogue doit amener à plus de compréhension entre tous.

  6. Bibinato

    A présent que les pistes cyclables parisiennes sont bien encombrées, on voit bien tous les méfaits de l’assistance électrique, surtout. Beaucoup de cyclistes et de trottinettards boostés par ces moteurs veulent toujours être les premiers, n’acceptent pas de se mettre en ligne aux carrefours pour laisser passer les cyclistes arrivant en face, opèrent des dépassements risqués, houspillent les personnes qui ne vont pas assez vite à leur gré… Bref, ils ont à peu près le même comportement que tous les conducteurs de véhicules à moteur. Ils peuvent bien se faire passer pour des « vrais » cyclistes, (parce que si, si, il faut donner quelques coups de pédales pour que le moteur se mette en route)* l’assistanat motorisé change le comportement et pousse à une recherche de vitesse et de performance très nuisible pour toutes celles et ceux qui se déplacent avec leurs propres forces musculaires uniquement.

    Je n’ai pas du tout envie qu’ils continuent à être qualifiés de « modes de déplacement doux », ou « actifs », pourtant, c’est bien la tendance qui s’impose, aiguillonnée par les appétits commerciaux, étant donné le prix des engins motorisés, on peut comprendre, mais de la part de certaines associations pro-vélo complètement béates devant le V.A.E, ça fait de la peine.

    * Sur les Vespa Ciao et les Solex, c’était pareil, et on n’hésitait pas à les appeler des vélomoteurs.

  7. Pédibuspedibus

    ça mon vieux Bibi ça mérite un p’tit br’haine-se-tord-ming (pas le supplice chinois, hein… !), pour trouver un nom à ces putains de tire-feignasses qui polluent nos espaces de mobilité active, à protéger ensuite à l’INPI…

    bon y a déjà tire-feignasses, mais après… ? sans invoquer les lapins crétins et autres bestioles le Marcélou n’a pas envie de nous faire un p’tit article, pour stimuler la communauté là-dessus… ?

    c’est vrai quoi,  les tire-feignasses ça ne renvoie pas trop aux préconisations sanitaires pour corriger la pandémie mondiale d’obésité et de sur-poids, et pire encore ça peut sérieusement dissuader la pratique des mobilités actives chez les frais reconvertis de Ste-Gnognole…

  8. Mat B

    Pour faire suite à ce dilemme des VAE, je suis parti quelque jours à Lacanau faire profiter des pistes cyclables en famille. J’étais coté Lac mais bon avec la sieste de la petite imposée le midi, on n’a profité qu’à moitié mais le constat sur les pistes, c’est que ça rend on (je fais attention à Laetitia Avia). Pas un seul qui dit bonjour en balade, c’est désolant mais ça me rappelle Higelin.

    https://www.youtube.com/watch?v=UAi7-CyTFDg

    Ah crotte un mec qui chante des histoires d’avions

  9. Vince

    Verre à moitié plein verre à moitié vide :

    Je conçois que le vélo électrique soit considéré comme une calamité néanmoins si l’on prend ça comme une voiture, c’est quand même une petite voiture.

    Le type est à visage découvert.  Combien de petits vieux allaient acheter leur baguette en solex autrefois. C’était quand même mieux qu’en suv.

  10. Olivier

    D’accord avec Vince, pour l’instant l’important c’est qu’il y ait plus de vélos, peu importe qu’ils soient à assistance électrique ou non. Et il faut bien admettre que pour certains trajets (dénivelés) et personnes (âgées), c’est une aide bienvenue.

    En revanche, pour un amoureux de l’effort, c’est triste de voir que même des gens en bonne santé ne conçoivent pas de se passer de l’aide d’un moteur pour des trajets « raisonnables ». J’y vois une conséquence d’une trop grande habitude des déplacements en voiture, qui fausse l’idée de l’effort.

    Après, fatalement, avec le report modal de la voiture vers le vélo, y aura aussi un report des mauvaises habitudes… Je dis souvent que les cyclistes qui ne respectent pas le code de la route, sont ceux qui sont encore un peu trop automobilistes dans leur tête. 😉

     

  11. jol25

    100% d’accord avec le commentaire d’Olivier à propos du dilemme VAE/pas VAE…

    Ensuite, le respect des autres et le civisme ne s’acquièrent pas en s’asseyant sur une selle, fut-elle juchée sur une monture nucléaire… Mais c’est sûr que la pratique y contribue, et la communication est plus facile qu’avec l’automodébile et son klaxon (en cas de danger uniquement, hein, pas pour exprimer sa frustration haineuse!)

    Néanmoins, comme vu sur un autre article, mieux vaut un con en vélo qu’en voiture : il est moins dangereux ! Avec un peu de chance, il peut même le rester moins longtemps.

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