Jour de fête (Jacques Tati, cinéaste vélorutionnaire, partie 1)

Toute son oeuvre, Jacques Tati l’a consacrée au rire. Mais ses films Jour de fête, Les vacances de monsieur Hulot, Mon oncle, Playtime, Trafic critiquent aussi la modernité. Contre le culte de la croissance économique, le système technicien, la « performance », la vitesse, le prétendu « progrès », il oppose la résistance conviviale. Voici une série d’articles sur les longs métrages d’un cinéaste à contre-courant de l’optimisme béat des Trente Glorieuses. Lire la suite…

Écraseurs! Les méfaits de l’automobile

Où l’on (re-)découvre que la critique de l’automobile n’est pas apparue au tournant des années 1970 à la suite du mouvement écologiste. En fait, dès son apparition l’automobile cristallise les critiques, à vrai dire de la plupart des gens. Cette anthologie regroupe des articles de presse, des extraits d’ouvrages et des caricatures publiés entre la fin des années 1860 et le début des années 1900. Lire la suite…

Bangladesh Rickshaw

« Ils sont rickshaw-wallahs. Ils font l’un des métiers les plus pénibles au monde. A ma façon, je veux leur rendre hommage. Je veux parcourir les routes du Bangladesh et de l’Inde avec ce rickshaw, et aller à leur rencontre. Je veux rendre témoignage des conditions de vie de ces hommes. » Lire la suite…

Notre-Dame-des-Landes: C’est quoi c’tarmac?

A l’occasion d’un Grenelle de l’environnement tonitruant, Jean-Louis Borloo annonçait que la construction d’aéroports et d’autoroutes supplémentaires serait abandonnée. Mensonge: l’État s’entête dans sa politique du tout béton, malgré l’endettement massif, l’urgence climatique et la pénurie énergétique en cours. La génération au pouvoir, baignée dans les Trente glorieuses, déroule tête baissée et œillères sur les côtés les grandes infrastructures de transports. Lire la suite…

Agrocarburants : impacts au Sud ?

« Qui aurait imaginé que le flower power deviendrait une entreprise d’avenir ? » Avec cette publicité enjouée où apparaissent deux hippies souriantes dans un champ de colza, Sofiprotéol, firme productrice de biodiesel, veut faire passer la production d’agrocarburants pour vertueuse. Ne culpabilisez pas en faisant le plein, le pouvoir des fleurs résoudra la pénurie énergétique et le dérèglement climatique.  Lire la suite…

Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

A nous la catastrophe !

La pénurie d’énergie ne fait que commencer. Ses conséquences sont souvent présentées de manière catastrophiste (Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Richard Heinberg, Pétrole, la fête est finie, Jean-Marc Jancovici, Le plein s’il vous plaît, etc.). C’est-à-dire réaliste. Dario Fo, prix Nobel de littérature 1997, est assez documenté sur le sujet pour ne pas déborder d’optimisme. Mais dans son ouvrage L’Apocalypse différée, l’auteur italien imagine une prise de conscience soudaine et salvatrice. Lire la suite…

Automobile, les cartes du désamour

Tiré d’un colloque, ce livre propose d’étudier les « généalogies de l’anti-automobilisme ». Il a reçu le soutien du comité des constructeurs français de l’automobile, de la fédération des industries des équipements pour véhicules, de l’union routière de France, de l’association mondiale de la route et de l’automobile club de France. Si encore l’industrie de la bagnole cherchait à mieux connaître l’opposition croissante dont elle fait l’objet pour se remettre en question… Mais non. « Automobile, les cartes du désamour » est un agglomérat de textes hétéroclites, à prétention scientifique, pitoyablement orientés dans la défense du lobby automobile. Lire la suite…

L’autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

L'autorefoulement et ses limites, ou la dénégation sans limite

Les éditions Descartes & Cie ne s’honorent pas en publiant L’autorefoulement et ses limites. Ce texte, aussi abject que court, ne laisse aucune place à l’esprit rationnel, rigoureux qui caractérisait René Descartes. Ici, Mathieu Flonneau se livre à une psychologisation de prisunic pour tenter de discréditer toute critique de l’automobile. Raté. En foulant au pied la droiture cartésienne, c’est lui-même que l’auteur discrédite. Lire la suite…

Debout les bouses !

La modernité a accouché de bouses. Des larves, mollusques, embryons d’humains incapables de se mouvoir par eux-mêmes. Des infirmes qui ne peuvent se passer de poussettes motorisées pour se déplacer. Pour aller chercher le pain à 500 mètres de chez soi, il faut une tonne cinq de métal, des guerres du pétrole, des esclaves, des Etats techniciens et leurs rouleaux compresseurs qui déroulent des tapis d’asphalte devant le capot… Pitoyables nourrissons. Lire la suite…

Désobéir par le rire

rire

Le mouvement vélorutionnaire en connaît un rayon sur la subversion drolatique. Sa créativité débordante s’exprime dans des masses critiques colorées, déguisées, rythmées, des scènes théâtrales dans les rues, sur des parkings, des réappropriations de l’espace public, des détournements de pubs, des parodies contre les industriels, les autorités, les fanatiques de la bagnole… Le livre Désobéir par le rire montre la puissance de cet art de militer. Lire la suite…