Comment inciter les citoyens à se passer de leur voiture en ville

Propositions pour inciter les citoyens à se passer de leur voiture en ville

par Alexandre Trajan

L’écrasante suprématie de l’automobile

Les villes n’ont jamais été aussi belles qu’aujourd’hui. Strasbourg en particulier reste une perle des villes européennes. Son patrimoine est énorme et offert dans un écrin, ses offres culturelles riches et variées, ses commerces florissants tout comme son économie. Pourtant, en vivant la ville au quotidien, un sentiment d’oppression tend à gâcher ce tableau. Partout gisent et circulent des automobiles, et ce d’une façon très éloignée des plaquettes de présentations de projets urbains qui laissent espérer une cohabitation harmonieuse entre chacun et où l’automobile est étrangement absente (voir photo précédente). L’automobile est partout. 80% de l’espace public lui est consacré(2). 80% de notre espace dédié à la circulation et au stationnement de sphères privées bruyantes, polluantes et parfois meurtrières que sont les automobiles. Et cela ne suffit pas. Les 20% restants, que se partagent tant bien que mal piétons et cyclistes sont très régulièrement, pour ne pas dire constamment envahis eux aussi par les automobiles (3). Une grande majorité des citoyens s’offusquent de cette situation : « ce n’est pas normal, ‘ils’ pourraient laisser leur voiture chez eux, ‘les gens’ sont incroyablement feignants et égoïstes ! ». Lire la suite…

Bilan d’un mandat de politique des transports à Lyon

Avec les élections municipales, jetons un œil sur les politiques « d’alternative à la voiture » menées à Lyon par l’équipe de Gérard Collomb durant ces sept années de mandat électoral. Constatons que ce fut le mandat du renoncement à la reprise de l’espace réservé à la voiture individuelle. D’ailleurs les propositions des autres candidats de grands partis n’apportent rien de plus dans ce domaine. Lire la suite…

La ville sans voitures

On connaissait les quartiers sans voitures, dont certaines expériences réussies à l’étranger montrent que la ville sans voitures est possible et souhaitable. Citons principalement le quartier Vauban à Fribourg (Allemagne) et le quartier GWL Terrein à Amsterdam (Hollande). Lire la suite…

La ville idéale des enfants est pauvre en voitures

Par Caroline Julien

Peu de voitures circulent dans la ville des enfants. Les jeunes ont décidé d’accorder la priorité aux transports en commun: autobus volant, train amphibie, bateau, avion, vaisseau spatial, mais aussi… cabines téléportatives.

Si l’on demandait à des enfants de bâtir une ville idéale, à quoi ressemblerait cette ville? D’après une maquette réalisée par les jeunes visiteurs du Centre canadien d’architecture de Montréal (CCA), la cité idéale des enfants serait hautement écologique. Lire la suite…

Illichville la ville sans voitures

Illichville ou l’utopie urbaine anti-voitures

Au cours de l’histoire de l’urbanisme, les utopies urbaines ou villes idéales ont été nombreuses, depuis les projets des socialistes français dits « utopiques » au 19ème siècle (Saint-Simon, Cabet, Fourrier, Considérant) jusqu’aux théoriciens anglo-saxons (Owen, Henry George, Ruskin, Morris, etc.). Lire la suite…

Pour la déréglementation des taxis

On peut être anti-voitures sans pour autant être anti-taxis. Le taxi représente en effet une solution de mobilité intéressante en complément des transports publics, du vélo et de la marche. Dans certains cas, lorsqu’on est très chargé par exemple (courses, bagages, etc.) ou lorsqu’on se déplace à trois ou à quatre, et en fonction du parcours donné (parfois mal desservi par les transports publics), il peut être avantageux d’utiliser le taxi. Lire la suite…

The Elephant in the Bedroom

Pourquoi est-ce que le transport collectif doit toujours être subventionné? La réponse est simple: parce que la construction et l’entretien des routes sont subventionnés, et parce que le stationnement gratuit est subventionné par les entreprises qui l’offrent. C’est du moins ce qu’affirment Stanley Hart et Alvin Spivak dans Automobile Dependence & Denial – The Elephant in the Bedroom – Impacts on the Economy and Environment, publié en Californie en 1993. Lire la suite…

Privatisation des profits et collectivisation des pertes

SNCF, sociétés d’autoroutes et ultra-libéralisme

L’été est traditionnellement propice aux petites et grandes manœuvres gouvernementales qui visent à privatiser toujours plus des pans entiers du service public. Avec la torpeur estivale, certaines décisions ont plus de chance de passer, surtout dans un contexte délicat d’après-référendum où les Français se sont massivement exprimés contre la politique de libéralisation de l’économie prônée par Bruxelles et mise en place avec zèle par les différents gouvernements ultra-libéraux que la France a connus ces dernières années. Lire la suite…

Altermobilisme

ALTERMOBILISME : Mouvement socio-environnemental composé d’acteurs très divers qui proposent pour l’essentiel de mettre en avant et promouvoir l’ensemble des modes de déplacement alternatifs à l’automobile et aux deux-roues motorisés. Le mouvement se rassemble autour du slogan « Une autre mobilité est possible », mais oscille entre un réformisme (par exemple à travers la participation à la journée sans voiture) et un « imaginaire de la rupture ». Le terme « altermobilité » vient de l’association de alter (autre) et mobilité. Exemple: Le mouvement altermobiliste promeut l’altermobilité comme seule alternative crébible à l’échec du système automobilistique. Lire la suite…

Comment éliminer une file de voitures de 1 kilomètre de long

Comment éliminer une file de voitures de 1 kilomètre de long

Voici une publicité intéressante de la société organisatrice des transports publics d’Oslo en Norvège (Oslo Public Transport). Elle montre comment un bus seul permet de supprimer une file de voitures de 1 kilomètre de long. En effet, un simple calcul montre qu’avec une longueur moyenne de l’automobile d’environ 5 mètres, et en comptant environ 1 mètre entre chaque voiture, il est possible de caser environ 143 voitures dans une file ininterrompue de voitures d’un kilomètre de long correspondant à une situation classique de congestion en milieu urbain. Or, 143 correspond à peu de chose près au nombre de passagers pouvant être transportés dans un bus urbain. Pour info, un autobus articulé peut admettre jusqu’à 160 passagers (Source Wikipedia). Lire la suite…