Télé, bagnole et autres prothèses du sujet moderne

Deux grandes machineries modernes suppléent aujourd’hui notre pouvoir être défaillant : les télévisions (la télé, l’internet, le téléphone et la myriade de technopodes récents) et la « bagnole ». Ces deux technologies et les pratiques qui les accompagnent ont modifié l’existence contemporaine à une profondeur difficile à estimer : elles font l’objet d’un discours tour à tour dépréciatif, laudatif, manichéen ou dépourvu de charpente analytique. Lire la suite…

Ne soyons pas des écologistes benêts

Dans les années 60 et 70, les précurseurs de l’écologie étaient dénigrés, tournés en ridicule par les firmes et autorités politiques. Il ne fallait surtout pas les prendre au sérieux, ces lanceurs d’alerte trop subversifs (1). Mais progressivement, devant des périls environnementaux de plus en plus prégnants, les dirigeants ont arrêté de se voiler la face. Alors les pollueurs ont massivement investi dans l’écoblanchiment, les médias ont évoqué les menaces, et les gouvernements ont pris en main la question. L’écologie banalisée a été vidée de toute critique trop radicale. « Il ne s’agit plus de se désintéresser du discours écologiste, mais de l’intégrer, de le digérer, pour continuer à faire le même business, la bonne conscience en plus. » (2)  Lire la suite…

Dire « merci » quand on ne peut plus rien dire d’autre

Publicité automobile: l'ours polaire qui dit merci à l'automobiliste !
Publicité automobile: l’ours polaire qui dit merci à l’automobiliste !

Les signes de la délégation du pouvoir d’organiser la cité aux forces économiques, qui elles-mêmes ne jurent que par la sacro-sainte liberté du consommateur, se laissent à voir dans les remerciements, spatialement distribués, pour l’un ou l’autre comportement considéré comme « bon ». L’automobiliste qui respecte le seuil de vitesse autorisé, se verra signaler la qualité de sa démarche par un message automatique le remerciant de rouler à la vitesse permise ; durant les nombreux pics de pollution, les sociétés de transport remercieront les usagers d’avoir opté pour leur service ; lors de leur achat, les individus-consommateurs seront gratifiés pour avoir choisi les produits du « commerce équitable »… Lire la suite…

Paris, l’Arabie Saoudite et le frère de Patrick Balkany

Faut suivre, parce que ça va très vite. Le Bassin Parisien, c’est l’Arabie Saoudite. Sérieux. Citons pour une fois Le Figaro (le 17/12/10) : « 60 à 100 milliards de barils de pétrole dorment sous le Bassin parisien. Soit l’équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït ! Cette estimation réalisée par l’Institut français des pétroles (IFP) suscite la convoitise ». Un homme admirable est déjà sur le coup, auquel Charlie veut rendre hommage avant tout le monde. Dans la famille Balkany, pour une fois, on ne demandera pas le maire de Levallois, Patrick, le héros moral que Sarkozy entraîne dans ses déplacements africains. Mais le frère, le jeune demi-frère de 30 ans à peine, Julien. Ce champion des fonds spéculatifs est installé aux Etats-Unis, où il fait des merveilles. Où il dit qu’il fait des merveilles. Lire la suite…

Le peak travel

On a appris récemment que le pic de pétrole a été atteint en 2006. Une étude révèle qu’un autre pic a été atteint dans le monde industrialisé, le nombre de kilomètres parcourus par habitant, après avoir grimpé en flèche au 20ème siècle, stagne dans la première décennie du 21ème. Lire la suite…

L’industrie automobile nous vendra bientôt des camions

Vendre toujours plus de voitures ne suffit pas à l’industrie automobile. Pour augmenter chiffre d’affaires et bénéfices, pourquoi ne pas vendre des voitures toujours plus lourdes, des modèles « suréquipés » avec toujours plus d’options, des 4×4 toujours plus gros, des picks-up ou autres camionnettes, etc. C’est ce que fait l’industrie automobile depuis maintenant plusieurs années. Lire la suite…

Un tramway nommé plaisir

Dans le n° « spécial énergie » de la revue QUE CHOISIR de 1978, publié sous la direction de Michel BOSQUET alias André Gorz, celui-ci rappelait que « les transports collectifs urbains consomment trois fois moins d’énergie que les transports individuels par voiture. Les transports de marchandises sur longue distance consomment trois fois moins d’énergie par rail que par la route. L’un des meilleurs moyens d’économiser les carburants est donc de substituer des transports par rail aux transports par route et des transports collectifs aux transports individuels par voiture. » Lire la suite…

L’aménagement du territoire : un levier incontournable pour sauver le climat

Les 8 et 9 novembre, la CPDT (Conférence permanente de développement territorial) a tenu à Liège (Belgique) son colloque annuel. Présidence belge de l’Union Européenne oblige, ce colloque avait une portée particulière et un thème très européen : les politiques énergétiques et la réduction des gaz à effet de serre (GES). Toute l’originalité de la rencontre reposait sur l’angle d’attaque de ce thème : la dimension territoriale de la consommation énergétique et des émissions de GES. Lire la suite…

Indicateurs environnementaux

Depuis la conférence de Rio de 1992, le Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies s’est engagé fermement dans le développement environnemental. Le “développement” est la propagation progressive, ultime et universelle de la culture technique de la modernité dans tous les recoins du globe et dans toutes les aspects de la vie moderne. Lire la suite…

Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Portraits de la société de consommation automobile (Chris Jordan)

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis. Lire la suite…