La fumée des autos tue aussi

Maintenant, on en est certain: la pollution par les gaz d’échappement automobile est un danger mortel (photo AFP)

La fumée des autos tue aussi

La pollution atmosphérique urbaine a tué entre 6.000 et 10.000 personnes en 2002. Les particules fines émises notamment par les voitures en porteraient la responsabilité…

On savait déjà que dans les villes ça ne sentait pas bon et qu’en cas de pic de pollution, il fallait rentrer d’urgence les personnes fragiles. On mesure aujourd’hui à quel point la pollution atmosphérique urbaine est assassine. En 2002, selon un rapport publié par l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse) de 6,453 à 9,513 personnes âgées de plus de 30 ans en sont mortes. L’exposition chronique aux particules fines présentes dans l’air est ainsi responsable de 3 à 5% des décès chez les adultes.

En rejetant dans l’atmosphère des particules en suspension, le trafic automobile, le chauffage et certaines activités industrielles provoquent des maladies cardio-pulmonaires et des cancers du poumon. Mais, les seuls rejets polluants des voitures, seraient responsables chaque année de la mort de près de 5,000 personnes en France.

Lutter contre les émissions de polluants

Des chiffres qui font frémir le lobby automobile puisque, la moitié des particules ultrafines « qui viennent se loger dans nos bronches sont recrachées par les voitures et les poids lourds ».

L’évaluation de l’Afsse, qui a pris huit mois d’observations de 76 agglomérations urbaines françaises, s’inscrit dans la préparation du Plan national santé environnement annoncé en 2003 par Jacques Chirac. Elle est accompagnée d’un second document qui propose des mesures pour réduire les émissions de polluants et les expositions de la population en milieu urbain.

Ainsi, les experts de l’Afsse prônent notamment une taxe sur tous les véhicules en fonction de leur consommation énergétique et de leur taux d’émission de polluants. Ils préconisent aussi l’obligation pour les poids lourds diesel de s’équiper de filtres à particules, le développement des transports en commun et du ferroutage, ou encore la limitation des voitures dans le centre-ville…

Florence PENSONNI. 7 mai 2004
Source : www.lepetitjournal.com

Voir aussi
Le rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale

Professeur Pignon

A propos de Professeur Pignon

Docteur en cyclopédie, spécialiste des maladies automobiles