Le vélib est-il vraiment à nous ??

Madame, Monsieur, Je vois depuis quelques temps votre nouvelle campagne d’affichage en ville, sur le thème : « Vélib’ est à vous, protégez-le » , et je souhaiterais faire quelques remarques sur le sujet.

Je pense que cette publicité est mensongère : les Vélib’ ne sont pas à nous, ils appartiennent à l’entreprise JC Decaux qui nous permet de les louer. Les associations cyclistes avaient proposé lors de la phase d’étude des solutions indépendantes, gratuites ou non. Celle de JC Decaux est l’une de celles qui permettaient le moins à l’utilisateur de se sentir responsable du vélo qu’il loue. J’insiste sur le fait que le client loue un vélo sous contrat, et non pas qu’il l’emprunte.

Je pense que votre campagne de sensibilisation est fausse, car le concept même de Vélib interdit que chacun s’en sente propriétaire et cherche à le protéger comme s’il s’agissait de son propre vélo. Car Vélib’ n’est pas à nous, il est à JC Decaux qui a obtenu des avantages et qui l’exploite afin de gagner de l’argent. Habituellement, on entend le classique « il n’est pas à moi, je m’en fous ». Mais avec le Vélib’ on entend aussi « il est à JC Decaux, une boîte que se fait du fric ». Je n’approuve en rien cette façon de se « révolter » contre JC Decaux (la mienne est d’ignorer leurs Vélib’) mais cela montre que c’est justement parce que les vélos ne sont pas à nous qu’ils sont si facilement vandalisés.

Alors que si on transformait les emplacement Vélib’ en parkings pour garer nos vélos, qui nous appartiennent, la mairie n’aurait plus ce problème ! Or l’offre de parking vélo n’a toujours pas augmenté devant mon travail, dans la cour de mon immeuble (où le syndic interdit de poser des vélos), devant le Louvre, devant la mairie du 9e, devant la mairie du 17e, devant le musée des Arts et Métiers, devant tous ces lieux publics. Dans ces conditions, il était facile pour le Vélib’ d’obtenir un « plébiscite » avec 94% de satisfaction ; chez les seuls utilisateurs de Vélib’ toutefois.

Aujourd’hui, en tant que citoyen et en tant que contribuable, je suis encore plus frustré de voir que l’argent de la ville est dépensé pour protéger les vélos de JC Decaux. Et que des choses qui après l’installation du Vélib’ paraissent si simples (comme créer des parking à vélos et faire en sorte que les pistes cyclables soient larges et droites) avancent si laborieusement.

Références : http://www.velib.centraldoc.com/_pu…
http://www.velib.centraldoc.com/new…

Source: www.velorution.org

Vélorution

A propos de Vélorution

La Vélorution (mot-valise mêlant vélo et révolution) est un mouvement dont l'un des buts est de promouvoir l'utilisation des moyens de transports personnels non polluants (bicyclette, patin à roulettes, planche à roulettes).

Un commentaire sur “Le vélib est-il vraiment à nous ??

  1. Gari

    Je ne peux qu’abonder dans le sens de cet article.
    Les velib ne sont pas à nous, c’est certain ! Si JC Decaux les mets à disposition (sous contrat, donc) pour « pas trop cher », c’est parce que la mairie de Paris le paie cher.
    Comment la mairie paie-t-elle ? En autorisant JC Decaux à installer de nombreux publicités dans la ville gratuitement (alors que, normalement, cela devrait rapporter à la ville).

    Bref : la mairie de Paris (donc, les parisiens) paie pour avoir Velib et c’est JC Decaux qui engrange les bénéfices.

    C’est clair que j’aurais personnellement préféré que le système Velib soit publique.

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