La Vélodyssée

Un nouvel itinéraire cyclable est né, la Vélodyssée. Soit 1210 km exclusivement réservés au vélo, à 80% en site sans voiture, traversant la France de Roscoff à Hendaye et se prolongeant en Angleterre et en Espagne.

Le 30 juin 2012 sera inaugurée la Vélodyssée. Avec pour fil rouge la présence de l’océan Atlantique, la Vélodyssée renforce de façon considérable l’offre des itinéraires vélotouristiques en France et assure une nouvelle jonction entre l’Europe du Nord et l’Espagne.

Cet itinéraire cyclable longue distance fait partie intégrante de l’EuroVeloroute n°1 « Atlantic Route » reliant le Cap Nord (Norvège) à Sagres (Portugal) sur 8.200 km. La section française de 1.210 km a été dénommée « La Vélodyssée ».

C’est le plus long itinéraire véloroute de France. Placé sous le signe vivifiant de l’océan Atlantique, il traverse 4 grandes régions touristiques, la Bretagne, les Pays de la Loire, le Poitou-Charente et l’Aquitaine sur 10 départements.

Le parcours propose une exceptionnelle concentration de sites touristiques majeurs, naturels, historiques et culturels et traverse des villes remarquables comme Nantes, Rochefort, La Rochelle, Royan, Bayonne, etc…

L’itinéraire a été conçu pour toutes les pratiques: il est facile, sécurisé, balisé avec une signalisation cyclable homogénéisée.

Un label national « Accueil Vélo » a été mis en place à cette occasion pour garantir un accueil et des services adaptés aux besoins des cyclistes.

Une démarche qualité qui regroupe 4 catégories de services :
– Hébergements touristiques (transfert de bagages, abri à vélo sécurisé, kit de
réparation, horaires aménagés, restauration adaptée, etc.)
– Loueurs et réparateurs de vélos
– Offices de tourisme et syndicats d’initiatives
– Sites de visite et de loisirs (château, parc de loisir, cave, musée, etc.)

Un impératif pour tous ces professionnels: être situé à moins de 5 km de l’itinéraire et répondre à des critères d’accueil, d’équipements et de services garantissant une prestation adaptée aux touristes à vélo.

La Vélodyssée est également connectée à plusieurs itinéraires de dimensions
internationales: l’eurovéloroute 4 (itinéraire de la Manche à la Mer Noire) et à Nantes, elle rejoint l’eurovéloroute 6 (itinéraire des fleuves dont La Loire à vélo).

Réalisée dans un esprit d’ouverture, La Vélodyssée constitue aussi l’un des deux itinéraires du projet CYCLE WEST. Ce projet européen vise à réunir la Bretagne, la Normandie et trois comtés dans le sud-ouest de l’Angleterre: le Dorset, Le Devon, et le Cornwall.

Ce projet répond à une demande sociale et à de nouvelles attentes correspondant à une forme de tourisme différente, comme l’explique la convention de partenariat de la Vélodyssée:

« Le développement des infrastructures cyclables conjugué à la demande sociale portée par la recherche de bien-être, mais aussi la crise énergétique, le stress de la vie moderne, l’augmentation de certains problèmes de santé… conduisent au développement des modes de déplacement doux tels que le vélo, mais aussi le roller et la marche. […] Ignorée il y a encore quelques années, la demande pour le vélo de loisir et utilitaire émerge de façon incontestable ».

Sous l’égide de l’association des départements et régions cyclables, les collectivités compétentes ont été invitées à mettre en œuvre les actions garantissant la continuité et le balisage de cet itinéraire dont l’inauguration est prévue le 30 juin de cette année.

Un site internet dédié sera mis en place à la fin du mois de juin.

Site Internet des 62 parcours à vélo La Vélodyssée

Vélove

A propos de Vélove

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions relatives au vélo et aux aménagements cyclables.

12 commentaires sur “La Vélodyssée

  1. lagwagon

    Ah si seulement l’automobile n’avait jamais été inventée et que ce genre de route soit la norme en France (voire dans le monde)… ça laisse rêveur.

  2. velobistrotdodo

    Il y a un an, j’ai pu emprunter la Vélodyssée de Irun (Espagne) à Nantes.
    Jusqu’à Bayonne, pas vraiment de pistes cyclables, mais ensuite quasiment tout le temps une, voire plusieurs pistes.
    A l’époque, pas de marquage spécifique « Vélodyssée », sauf en Loire Atlantique.

    Peu de cyclo-campeurs rencontrés en juin 2011, sûrement parce que cette cyclo-route est pour le moment assez peu connue.

    De Lyon, il est possible de faire voyager le vélo par le train de nuit Genève – Irun (supplément de 10€ avec obligation de prendre l’option couchettes) et pour le retour certains trains Nantes – Lyon acceptent les vélos (gratuitement).

  3. Sam

    Je confirme qu’en Vendée sur la portion Jard-sur-mer/Talmont/Les Sables pas de marquage vélodyssée mais des poteaux du conseil général (s’agit-il du même tracé que celui du CG?).
    Le parcours n’est en revanche pas du tout sécurisé, notamment à l’entrée de Talmont sud où les cyclistes doivent s’insérer sur la départementale alors qu’ils sont cachés par l’angle d’une maison!

  4. FRANCE

    Je profite de l’occasion pour mentionner que, malheureusement, il n’existe, dans les gares SNCF qui jalonnent ce trajet aucun plan incliné ni ascenseurs pour les cyclistes, qui doivent donc rejoindre leur quai de départ, (ou la sortie s’ils arrivent) par les escaliers avec leur vélo sur le dos ! Car : interdiction de traverser les voies. Est-ce que c’est normal ?Seule exception à ma connaissance : la gare de Nantes. Alors, comment fait-on pour rejoindre la « Vélodyssée » quand on n’habite pas à proximité, qu’on n’a pas de voiture, et pas forcément envie de se casser le dos en portant son vélo dans les escaliers de la gare ?

  5. velobistrotdodo

    @FRANCE

    Oui effectivement la SNCF n’est pas notre amie dans la plupart des cas !

    Les gares non munies d’ascenseurs font perdre presque une demi heure: décharger le vélo de ses bagages, descendre les bagages, puis le vélo dans les escaliers, et ensuite les remonter, pour enfin charger le vélo.
    Il faut donc bien arriver à l’avance pour ne pas louper son train, et prier qu’au dernier moment il ne changer pas de quais.

    Possesseur d’un vélo couché, il n’est pas évident du tout de le faire rentrer dans les rames de types corail afin d’accéder au compartiment vélo.

    Enfin dans les TER (comme le Nantes-Lyon), c’est au bon vouloir du contrôleur d’accepter ou non le vélo couché. C’est en tout cas ce que m’avait dit une contrôleuse à Nantes qui se réservait le droit de me faire descendre du train à tout moment en cas d’afflux de voyageurs.

  6. Sam

    Désolé, on dérive mais je suis moi aussi un heureux possesseur d’un vélo « spécial » (un triporteur). J’ai écrit à la SNCF pour savoir si je pouvais emprunter le TER Nantes-Les Sables avec et la réponse a été « non », même en période de faible affluence. J’ai aussi contacté le conseil régional pour connaître leur avis.

  7. FRANCE

    Alors, il va falloir employer les grands moyens et écrire à la SNCF et aux élus locaux. Ca ne peut pas durer !

  8. honhon

    honte à la sncf…..qu’elle aille prendre des leçons chez nos voisins allemands et autrichiens….pour être rentrés de Budapest en train après l’eurovélo 6 …..on peut en parler!…..vraiment en France des employés incompétents et de plus qui ne se prennent pas pour de la merde….nul de chez nul !!

  9. Vidal nathalie

    Bonjour,

    Cet été nous avons pédale d Hendaye a Nantes et notre gros souci fut de trouver une place
    dans les campings ! Des belges ont du dormir sur un parking avec leurs 3 enfants !
    La velodyssee a été élue velo route 2013 par les hollandais. Mais malheureusement les campings ne suivent pas. Serait il possible d informer les campings du littoral, les offices de tourisme que la velodyssee passe le long de l océan serait il possible pour eux de garder un espace pour les marcheurs ou les vélos comme la Loire a velo, le canal du midi, le canal du nivernais…

    D avance merci.

    Famille Vidal

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