La Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIème siècle!

Une étude publiée par le très sérieux magazine « Nature » prédit la fin de notre planète avant l’an 2100.

Cette fatalité serait due à l’emballement des changements radicaux des écosystèmes et du climat de la Terre. Les chercheurs canadiens qui ont réalisé cette étude parlent d’un processus irréversible.

L’équipe de 18 scientifiques soulève plusieurs points de rupture:  la dégradation générale de la nature, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes et le changement radical du bilan énergétique global. Ces modifications pourraient atteindre un point de non-retour et devenir irréversibles.

Pour les scientifiques, le dernier  basculement dans l’histoire de la Terre est apparu il y a 12.000 ans; c’est le passage de la phase glaciaire à la phase actuelle. Durant cette période, les changements sont apparus en 1000 ans.

Ceux en cours actuellement s’opèreraient beaucoup trop rapidement pour que la planète puisse s’y adapter. D’après l’étude, ce serait comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année. Le prochain basculement, imminent selon l’étude, pourrait dès lors s’avérer extrêmement destructeur pour la planète.

Le seuil critique au-delà duquel il deviendrait impossible d’interférer sur le processus serait l’utilisation de 50% des ressources terrestres. Aujourd’hui, nous en sommes à 43%.

Source: Nature Via IEW

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18 commentaires sur “La Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIème siècle!

  1. psychelau

    grosse erreur de ces scientifiques!
    Ce n’est pas la planète qui disparaitra, ce sont les conditionsde vie pour l’homme.
    La planète elle survivra, même à 1000 fukushima, elle va pas disparaitre comme ça, exploser ou s’évaporer, ou que sais-je.
    En revanche c’est bien l’homme (et les autres espèces vivantes) qui est menacé.

  2. Igor Popov

    Oui tres bonne remarque, la terre et d’une maniere plus globale l’univers, s en remettront. Mais l’humain est il au fond destine a s autodetruire??

  3. Cantor

    Ça fais peut un peu sensationnalisme de bas étage…

    La terre a déjà connue de nombreuses crises dont certaines extrêmement grave (par exemple la crise Permien-Trias). Cependant, je ne m’inquiète ni pour la planète (qui en a rien à foutre de nous, c’est juste un gros caillou) ni pour la vie.

    Je vous rassure, ni les fourmis, ni les cafards, ni les rats ou les méduses ne sont menacés !

    Par contre effectivement, plusieurs gros animaux risquent de disparaître : les grands mammifères par exemple et peut-être même l’homme. Ce serait extrêmement triste, certes mais on va pas détruire la terre.

    Si on veut que le message soit compris, il fait arrêter de tomber dans la sensationnalisme et dire réellement ce que l’on risque. Et non pas des imbécillités du genre « l’homme va réduire la planète en poussière ».

  4. Jean-Marc

    Voyons ce que Hubert Reeves y répond :
    http://www.forum-events.com/invite/synthese-hubert-reeves-23-8.html

    Question :
    Il est possible d’exterminer l’homme, tout en maintenant la vie.

    Hubert REEVES :
    Tout à fait. La vie microbienne et la vie des insectes ne sont pas mises en danger par la pollution. Au contraire, les grandes villes très polluées sont des lieux où les insectes sont très heureux.
    Supposons que les êtres humains disparaissent et que les insectes survivent, ces derniers évolueront. Ils pourraient développer une autre forme d’intelligence. Dans un milliard d’années, ils pourraient se retrouver dans la même situation que nous. Ils auront maîtrisé la technologie et ils seront menacés par leur propre puissance. Ce serait tout de même dommage de laisser notre place aux insectes !
    [..]
    Notre intelligence peut détruire la nature ou la sauver. La science n’a pas de valeur morale. Nous pouvons l’utiliser pour le meilleur ou pour le pire.

    [..]
    Question :La fuite en avant pourrait-elle être une solution pour l’humanité ?
    D’ici cent ou deux cents ans, pourrons-nous nous échapper pour aller vivre sur une autre planète ?

    Hubert REEVES :
    Je crois que nous transporterions nos problèmes avec nous.
    Il faut absolument les résoudre dès maintenant.

    En clair, et sans prendre de gants :

    si nous sommes incapables de vivre sur terre, sans nous auto-détruire (par notre pollution, par notre mode de vie);
    alors, nous pourrions bien avoir la techno pour aller au fin fond de l’univers… nous transporterions notre problème d’auto-destruction de notre mode de vie avec nous, et donc, à terme, nous disparaîtrons de la même façon.

    conclusion : c est ici et maintenant qu’il faut agir,
    et non pas attendre une hypothétique solution venant de l envois de… 7 milliards d’humains dans des vaisseaux spatiaux, pour coloniser des lieux où aucun humain ne peut vivre.

    Il est bien plus facile de préserver un lieu où notre vie est actuellement possible,
    que de rendre viable un lieu qui lui est très très largement plus inhospitalier [souvent pas d oxygène, pas d’eau, pas de plantes, pas de protection contre les UV (couche d’ozone) et les vents solaires (champs magnétique)]

    Outre qu’envoyer du monde sur une autre planète ne servirait donc strictement à rien, pour notre survie,
    on n en est en plus bien incapable :
    envoyer 7 milliards de personnes, alors qu’actuellement, pour un saut de puce (station ISS), le maximum de personnes transportées dans un vol est très inférieur à 20 (11?)… et pour un saut plus grand (la lune) on n est même pas à 10…

    Mais bon, qu’importe si ce n est pas faisable, vu que c est inutile…

  5. Jean-Marc

    Oups, j’aurais dû commencer les citations plus haut :
    même lien :

    Question L’homme peut cependant être amené à s’auto-détruire et à détruire la planète. Est-ce que ce comportement ne traduit pas un instinct de mort ?
    Hubert REEVES :
    La science et la technologie menacent incontestablement l’avenir de la planète*. Les exemples sont très nombreux. Si nous continuons au même rythme que celui qui a marqué le dernier siècle, je ne suis pas certain que la planète sera encore habitable pour les êtres humains en 2100. Nous n’y trouverons que des insectes et des bactéries.

    Mais nous avons vu naître des forces de résistance écologique, qui prennent de l’ampleur. De grandes conférences internationales ont été organisées sur le thème de l’environnement, comme à Rio ou à Kyoto. L’alarme est tirée à l’échelle de l’humanité. Celle-ci doit malgré tout traverser la plus grande crise qu’elle n’ait jamais connue.
    [..]
    Q : Pensez-vous qu’il soit possible de mettre en pratique le concept de développement durable et de croissance zéro ?

    Hubert REEVES :
    La mise en œuvre du développement durable est certainement difficile. Mais pour sauver la planète, nous sommes obligés d’accepter une croissance économique nulle. Je sais qu’il est difficile d’expliquer ça aux hommes politiques !

    * ailleurs, plus haut, il dit que la science n est ni bonne ni mauvaise en soi

    [« La connaissance scientifique progresse de plus en plus vite, mais elle n’a pas de connotation de valeur. « [..]
    Q : Pourquoi la connaissance ne suffit-elle pas pour engendrer la sagesse ?
    Hubert REEVES
    Il s’agit de deux domaines très différents. La connaissance scientifique est complètement distincte du sens moral. Il n’y a pas de rapport entre le comportement d’une personne et son niveau de connaissance.]

    Ainsi, ce n est pas « la science » en tant que telle, qui menace directement la planète;
    mais l’utilisation qui en est actuellement majoritairement fait.

    Par exemple, le docteur en agronomie japonais (Takao-Furuno) qui a re-mis au point le riz des canards -une culture biologique à très haut rendement de production- est un authentique scientifique, (c.f. http://terresacree.org/canard.htm ou http://www.lejapon.org/forum/content/848-Takao-Furuno-Pionnier-japonais-du-riz-biologique )

    de même pour claude et lydia Bourguignon, spécialiste des sols cultivés, et des rendements induits sur le long terme (c.f. http://www.youtube.com/watch?v=dbnGozAISHE )

    ou encore Philippe Desbrosse (ferme expérimentale de formation à l’agriculture bio, intelligenceverte.org),
    voire encore Jean-Marie Pelt ou Jean-Marc Jancovici (manicore.com; même si certains n apprécient pas certains de ses avis… en particulier sur le nucléaire)

    Sans oublier les 2 grands anciens,
    René Dumont, et le regretté Teddy Goldsmith (https://fr.wikipedia.org/wiki/Teddy_Goldsmith), créateur des excellentes revues « the ecologist » et « l’écologiste« , et co-auteur (entre autre) du livre « 5000 jours pour sauver la planète »

    (ou, bien sûr, l’autre grand ancien, Hubert Reeves ^^)

  6. DEMEZ Robin

    Perso, je pense bien aussi que c’est l’espèce humaine qui est vachement en danger et pas la planète. Il nous reste à construire une économie bouddhiste raisonnée d’ici 2050 et la commencer au plus tôt. La maîtrise démographique et du développement économique qui sont les conséquences directes de notre héritage culturel( La bible, Genèse, « croissez et multipliez-vous »…). Tout cela exigera de quitter la méfiance des sbires que furent Adam Smith et autre Malthus, du plaisir devant nous. Y-arriverons-nous? Bouddha, Epicure(écoles de philosophie) et les dieux vont devoir peut-être réapparaître. Vive l’avenir, mais faisons attention.

  7. Nico

    @Psychelo,
    dans l’article orginal en anglais, le terme est « Earth’s biosphere », ensuite le journaliste écolo a traduit abusivement par « planète »

  8. Pim

    merci nico pour tes précisions. Ca évitera tout un tas de commentaires inutiles que je m’embete à lire depuis 30min! J’aurais du commencer par le tien!

  9. bikeman

    Tant que les notions de productivité, de compétitivité, de croissance et de bénéfices seront les priorités des gouvernements, il restera difficile d’introduire les considérations écologiques qui pourtant sont indispensables aujourd’hui pour voir perdurer l’espèce humaine…

  10. Raghnarok

    @Bikeman: Si seulement c’était limité aux gouvernements… Toute personne (ou presque toutes) qui créé une entreprise aura pour but de gagner plus à la fin du mois, on veut toujours plus, c’est pas uniquement le gouvernement qu’il faut changer, il faut changer les gens, il faut interdire la publicité, il faut faire payer les riches, peut-être faut-il un salaire identique pour tous…?
    La société dans laquelle on vit aujourd’hui permet à tout le monde de vivre très bien, pourquoi ne pas simplement vivre très bien et arrêter de dépenser plus qu’il n’en faut? Simplement car les gens sont éduqués par la pub et toutes ces saloperies, c’est là qu’il faut travailler, il faut réveiller les gens, les gouvernements changeront par eux mêmes par la suite.

  11. bikeman

    Raghnarok, oui tu as raison, les gouvernements et les gens doivent agir, bien sûr, cela va de soit, mais si tu attends que la population change de comportement pour la planète, malheureusement tu vas pouvoir attendre très longtemps…
    Il te suffit de lire les commentaires de certains suite à cet article pour comprendre :
    http://carfree.fr/index.php/2012/07/07/faut-il-reellement-sauver-psa/

    La seule solution pour y arriver, c’est d’imposer des règles, ou de mettre en place des process ou encore prendre des décisions qui forceront les individus à modifier leur comportement.

    Un exemple tout simple, si le gouvernement décide de taxer davantage le prix des carburants, avec au final un prix au litre de 3 euros, et bien il y aurait bcp moins de personnes qui utiliseraient leur véhicule inutilement.
    Pour rappel : 50 % des trajets effectués en voiture le sont pour effectuer un trajet inférieur à 3 km…
    Le vélo, dans ce cas, est un moyen de transport bien + approprié et respectueux de l’environnement.

    Et des exemples comme ça , il en existe des milliers, le pb, c’est que le gvt n’a pas les couilles ncr pour faire bouger les choses et subi les pressions de tous les lobbies avec qui il est de mèche de toute façon…

    Bref, ce n’est pas gagné…

  12. Raghnarok

    3€ ce n’est, malheureusement, pas suffisant… C’est exactement comme les cloppes, regarde la montée des prix, au final les gens payent.
    Il faudrait du 10€ le litre, minimum, pour que les gens commencent à réfléchir sérieusement.

  13. CarFree

    Dans l’article on parle de « notre planète », en l’occurrence c’est le « notre » qui est important, à savoir la Terre telle que nous la connaissons.

  14. Raghnarok

    Ce qui est intéressant c’est la manière dont on s’approprie la planète… Qui sommes nous pour nous approprier une planète, qui l’a produite? Je veux bien qu’on s’approprie le fruit de notre travail, mais le reste…
    (En pleine lecture de « Qu’est-ce que la propriété », de Proudhon)

  15. FRANCE

    Merci pour tous ces commentaires, tous plus intéressants et instructifs les uns que les autres. Un débat passionnant !

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