Pays-Bas, quand le vélo devient problème…

Aux Pays-Bas, la petite reine est victime de son succès et, selon le journal Le Point, l’utopie à deux roues tourne au cauchemar.

On n’en est plus aux années 50 comme sur cette vidéo.

Après l’engouement pour le vélo des Néerlandais, le problème à présent est de gérer l’espace… Les grandes villes semblent avoir du mal à trouver la place suffisante pour faire circuler tous les cyclistes ainsi que pour garer les bicyclettes…

A lire dans le Point.fr

L’article ne dit pas si la place occupée par les automobilistes ne pourrait pas être récupérée pour les vélos…

Source: http://velomaxou.wordpress.com/

Vélomaxou

A propos de Vélomaxou

Cyclo-citoyen, cyclo-randonneur depuis 1976. Venant du cyclotourisme "la tête dans le guidon", je me dirige vers le déplacement doux de l'écocitoyen à Mulhouse, dans les Vosges, en Alsace et dans la Forêt Noire.

12 commentaires sur “Pays-Bas, quand le vélo devient problème…

  1. noxyvelo

    Remplaçons donc tous ces vélos par des voitures, assurément les problèmes seront réglés

  2. The Dude

    Quel article absurde ! Il donne le nombre de morts en vélo en omettant volontairement la proportion énorme de cyclistes aux Pays-Bas…

    Haha j’imagine le bordel en remplaçant tous les vélos par des voitures…

  3. Martoni

    Quand ils donnent le nombre de mort à vélo ils oublient toujours de donner la proportion de morts à cause des voitures (bus, camion).

  4. apanivore

    Il y a pas mal de réactions à ce troll dans les milieux cyclistes sur internet (forums, blogs…). C’est normal vu sa partialité qui vise ouvertement à décrédibiliser l’usage du vélo comme moyen de transport au quotidien, sans analyse, sans pistes alternatives.

    L’article n’est en fait le fait que d’une seule source : une dépêche AFP.
    Et les principaux journaux l’ayant repris (la dépêche, le point) se sont contentés, comme souvent hélas, par fainéantise ou par manque de moyens pour se payer de vrais journalistes, de la recopier.

    Le métier de journaliste a à mes yeux perdu beaucoup de sa valeur. à tel point d’ailleurs qu’on est obligé de rajouter un qualificatif à un journaliste qui fait son travail : « journaliste d’investigation ». On pourrait penser qu’un journaliste tout court ne fait que paraphraser les communiqués d’autres instances : l’AFP ou tout lobby suffisamment persuasif (financièrement).

    Du coup il est logique de voir des théories du complot surgir comme le fait que cet article vienne d’un lobby automobile. Et quand on voit les énormes budgets communication de la filière ça n’a rien d’étonnant.

  5. Le cycliste intraitableLe cycliste intraitable

    Trop de cyclistes sur les pistes cyclables ? Ou plutôt pas assez de place pour les vélos ?

    C’est là qu’on perçoit les limites du modèle nordique, avec des rues très larges qui permettent de mettre deux voies bagnoles et une piste cyclable de 2 m de large par sens. Quand le trafic cycliste s’accroît suffisamment pour que de telles pistes cyclables ne suffisent plus, comment on fait ?

    Je dirais : on roule sur la chaussée, avec le nombre les bagnoles devront rouler moins vite.
    Ah oui, c’est vrai, les conducteurs nordiques ont perdu l’habitude de rouler au milieu des cyclistes, et d’avoir une rue dégagée pour appuyer sur le champignon sans crainte.

    Et si la France, où le partage de la voirie est préféré, devenait la championne d’Europe du cyclisme urbain dans 15 ans, malgré son retard actuel ?

  6. Gwenael

    Je suis tout à fait d’accord avec vous, cher cycliste intraitable. Je rajouterai qu’en plus d’ouvrir un boulevard à la vitesse motorisée, l’ajout de pistes cyclables augmente le phénomène d’artificialisation des terres (actuellement au rythme d’une surface équivalent à un département tous les 7 ans)
    J’ai le cas sur ma commune où après avoir été non seulement remplacée (sic!) par une 4 voies qui lui est parallèle, l’ancienne nationale s’est vue élargie de 3 ou 4M par une piste cyclable à double sens, non prioritaire aux intersections et entravée de potelets aux ronds-points, affublée de son inévitable séparation « sécurisante » d’avec la circulation automobile.
    Autant vous dire que je ne l’emprunte jamais, préférant affronter le danger automobile pour mieux imposer aux automobilistes de ralentir quand ils me dépassent.

  7. bikeman

    Vu le nombre important de cyclistes aux Pays Bas, ils constituent une masse critique permettant de rouler sur la route au milieu des bagnolards (qui, de fait, finiront probablement part se mettre au vélo eux aussi!!)
    Encore une fois, le pb, ce n’est pas le vélo, mais la voiture qui occupe 80% de l’espace urbain… Trouver l’erreur…

  8. belette

    je cite
    « un quart de toutes les personnes décédées dans des accidents de la route sont des cyclistes, assure le Fietserbond. En 2011, plus de 200 cyclistes sont morts sur les routes,… »
    Ce qui nous fait 800 morts par an pour une population de 16,7 millions de personnes.
    Un tel taux, ramené à la population francaise, donnerait environ 3000 morts par an. Or, on en comptabilise environ 4000/an en France.
    Vu la faible part modale du vélo en France, peut on conclure que c’est la voiture qui tue le plus, Monsieur ou Madame la journaliste?

  9. Minto

    D’accord avec le Cycliste intraitable et Gwenael, mais il faut savoir qu’en France, l’usage du vélo est faible et les pistes cyclables sont (entre autres) des aménagements qui incitent les gens à utiliser le vélo.

  10. CarFree

    En fait, il s’agit au départ d’une dépêche AFP qui a été reprise ensuite dans le monde entier par différents médias sous l’angle: « regardez le vélo en hollande, c’est l’enfer sur terre! »
    Cette dépêche AFP se fonde sur des citations de l’union des cyclistes néerlandais. Sauf que ce que dit cette association, c’est que la pratique du vélo a explosé ces dernières années en Hollande et que les infrastructures (pistes, bandes, stationnement, etc.) n’ont pas suivi le rythme. En gros, la hollande est sans doute un pays qui investit le plus pour le vélo, mais ce n’est pas assez au regard de l’explosion de la pratique! En tout cas, il n’est pas vraiment question d’embouteillages de cyclistes (en tout cas au sens habituel concernant les voitures ou même de « rage cycliste » comme il peut y avoir une « rage au volant »).
    C’est tout simplement l’expression d’un cycle vertueux: le pays a fait de gros efforts pour développer la pratique vélo, qui en retour a explosé et réclame désormais encore plus d’aménagements…
    Et les choses sont en train de bouger en Hollande…
    Un article de Bicycle Dutch montre à quel point les hollandais sont en avance et donc à quel point nous sommes en retard. Extrait:

    « Pour faire face à la situation de la meilleure façon possible, il y a eu un colloque récemment à Utrecht, (27 septembre 2012) où des experts de différents domaines d’expertise (gestion des routes, l’aménagement urbain, le comportement humain, etc) ont échangé des idées. La conclusion de cette conférence »Fiets Meer, Meer Ruimte ‘(Plus de vélo, plus d’espace), c’est que le vélo est devenu si important aux Pays-Bas qu’il doit reprendre la position de la voiture comme moyen de transport dominant quand il s’agit de planification de la ville et tout ce qui s’y rapporte. Un soi-disant «saut d’échelle» est nécessaire et l’Union des Cyclistes saisit toutes les occasions de le rappeler aux municipalités néerlandaises »

    Récemment (septembre 2012), la ville d’Utrecht a réalisé son nouveau plan de transport dans lequel elle proclame le vélo « principal moyen de transport dans la ville »…

    Source: http://bicycledutch.wordpress.com/2012/11/22/trouble-in-paradise/

  11. Jean-Marc

    Le cycliste intraitable :[..] »C’est là qu’on perçoit les limites du modèle nordique, avec des rues très larges qui permettent de mettre deux voies bagnoles et une piste cyclable de 2 m de large par sens. Quand le trafic cycliste s’accroît suffisamment pour que de telles pistes cyclables ne suffisent plus, comment on fait ?

    Je dirais : on roule sur la chaussée, avec le nombre les bagnoles devront rouler moins vite.
    Ah oui, c’est vrai, les conducteurs nordiques ont perdu l’habitude de rouler au milieu des cyclistes, « 
    mais ont pris l’habitude « d’avoir une rue dégagée pour appuyer sur le champignon sans crainte.

    Et si la France, où le partage de la voirie est préféré, devenait la championne d’Europe du cyclisme urbain dans 15 ans, malgré son retard actuel ? »

    Je plussoie à 200%

    J’ai développé la même idée, en plus long, ici :
    http://carfree.fr/index.php/2012/11/26/lethique-protestante-et-lesprit-du-velo/#comment-24419

    Petit résumé, avec les valeurs qui illustrent le propos :
    paris – amsterdam – copenhague :
    part du vélo (%) : 5 – 46 – 60
    part de la voiture (%) : 11 – 24 – 18

    malgré 11 fois plus de cyclistes, amsterdam+copenhague «réussissent» à avoir 2 fois plus d automobilistes qu’à paris !

    (valeurs tirées de http://owni.fr/2011/05/17/la-data-enfourche-son-velo-sur-les-routes-de-leurope/ )

    La théorie de l emmerdement maximum augmente l efficacité de la présence de chaque cycliste…
    (http://carfree.fr/index.php/2011/05/21/theorie-de-lemmerdement-maximal/)

Les commentaires sont clos.