Le futur du vélo-cargo

Quelques informations sur le vélo-cargo, ce type de vélo qui va nous permettre d’entrer de plain-pied dans la vélogistique.

Tout d’abord, après m’être rendu compte qu’il n’existait pas de page Wikipédia pour le mot vélo-cargo, je me suis attelé à la tâche et j’ai créé la page suivante:
https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9lo_cargo

Bien sûr, il s’agit d’un premier jet et chacun est invité à améliorer le projet, c’est quand même le principe de Wikipédia! Au passage, vous verrez que je pointe vers deux autres pages existantes de Wikipédia qui mériteraient à mon sens d’être grandement améliorées: biporteur et triporteur. Avis aux amateurs!

Or, dans le cadre de la rédaction de cet article Wikipédia, je suis tombé sur un mémoire de Master d’un étudiant belge qui mérite d’être mieux connu. Voici son titre:

Christian Weirich, Cargobikes – the solution to urban congestion? Current usage, future potential and impacts of an alternative way of short distance transportation, Université d’Hasselt, (2012).

Titre que l’on pourrait traduire par: « Les vélo-cargos » – la solution à la congestion urbaine? Usage actuel, potentiel futur et impacts d’une voie alternative pour le transport de courte distance« .

A vrai dire, le mémoire étant en anglais, je ne l’ai pas lu dans le détail, mais j’ai retenu un extrait intéressant où l’auteur imagine une société future où le vélo-cargo serait généralisé dans nos villes.

Une société où le vélo-cargo prendrait une part importante dans la répartition modale du transport de marchandises et de personnes à courte et moyenne distance serait probablement très différente de la situation actuelle. Les paragraphes suivants décrivent donc une situation où le vélo-cargo, avec la marche, le vélo, les transports en commun et l’auto-partage ont complètement changé nos comportements de mobilité.

Début de l’extrait

Comme la plupart des voitures ne sont plus nécessaires, de nombreux espaces de stationnement sont libérés dans le centre-ville ainsi que dans les zones d’habitation densément peuplées. Cela permet de convertir l’espace de stationnement automobile en espace partagé, où les gens peuvent passer du temps.

Néanmoins, si une voiture est nécessaire de temps à autre, un système d’auto-partage sophistiqué reste disponible. Moins de voitures signifie également que les double-voies, dans certains cas, peuvent être converties en routes à voie unique, offrant plus d’espace pour l’augmentation du nombre de vélos ainsi que des zones piétonnes plus larges. La domination de la voiture en général est réduite, ce qui augmente le plaisir et l’intérêt de rester dehors.

Comme les vélo-cargos n’ont pas de moteur à combustion, la ville est moins bruyante. Cela devient évident quand un feu de circulation passe au vert, on entend moins les moteurs rugissants.

La communication générale entre les différents usagers de la circulation est meilleure, car la plupart sont à vélo au lieu d’être enfermés dans leur voiture. Moins d’agressivité et de malentendus mènent à un comportement plus amical dans le trafic et à l’amélioration de l’expérience du déplacement.

La grande quantité de vélo-cargos qui stationnent dans le centre-ville a conduit à la création de plusieurs zones et bâtiments réservés au parking surveillé des vélos. Des réparations et de petites interventions de maintenance peuvent être effectuées alors que le conducteur du vélo-cargo fait son shopping en ville, entraînant ainsi de nouveaux emplois. Cela permet également de ne pas avoir à craindre que son vélo-cargo soit endommagé ou volé, ce qui pousse les gens à utiliser leur vélo-cargo quand ils vont vers le centre-ville.

Le service est offert gratuitement par les autorités de la ville. Les frais de stationnement pour les voitures ont été augmentés, et des parkings à plusieurs étages ont été supprimés, ce qui réduit considérablement le fonctionnement et les coûts d’entretien. Ces coûts économisés sont réinvestis pour promouvoir l’utilisation des vélo-cargos.

En outre, les autorités municipales ont réalisé l’avantage d’une réduction du transport motorisé pour les résidents et les entreprises locales.

Comme un grand nombre de vélo-cargos utilisent l’assistance électrique, une infrastructure de recharge est installée. Le coût de la construction de l’infrastructure a été payé par les fournisseurs d’électricité. Ils font maintenant un bon profit grâce à la recharge des batteries des vélo-cargos pendant que les gens font leurs achats. Une partie du financement initial par l’autorité de la ville a toutefois été nécessaire.

La production de l’électricité est encore largement débattue. Beaucoup de gens affirment que les vélo-cargos et vélos électriques ne sont pas si respectueux de l’environnement, car l’énergie électrique est toujours produite par la combustion de ressources fossiles. Certains pensent que la production d’électricité est même pire que l’utilisation du pétrole directement dans un moteur à combustion.

A l’opposé, certains affirment que la quantité d’énergie nécessaire pour déplacer un vélo-cargo est beaucoup plus faible que pour une voiture, le vélo-cargo même électrique est donc encore plus écologique. Par ailleurs, l’électricité peut être produite durablement, ouvrant la voie aux énergies renouvelables.

Avec la réduction de l’utilisation des voitures, les émissions locales de polluants sont très faibles, en particulier les micro-particules diesel cancérigènes. La qualité de l’air en ville est désormais bonne, bien en-dessous des valeurs limites.

La réduction des émissions de polluants, mais surtout l’augmentation du niveau d’activité physique ont conduit à améliorer la santé des habitants de la ville. Le coût des soins de santé peut être réduit, l’obésité et le surpoids reculent.

Avec la diminution des voitures sur ​​les routes, les niveaux de congestion ont considérablement diminué. Les entreprises qui ont besoin d’utiliser une voiture pour faire leurs affaires peuvent maintenant utiliser les rues sans craindre de perdre un temps important dans les bouchons. Cela ne conduit pas seulement à des temps de trajet plus courts, mais aussi à un niveau accru de
service. De plus en plus d’entreprises apprécient les avantages de la circulation fluide pour leurs affaires et déménagent leurs bureaux et leurs locaux dans le centre-ville.

Les entreprises bénéficient également de la meilleure santé générale de la population, avec moins d’arrêts de travail ou de congés pour maladie.

L’utilisation d’un vélo pour se rendre au travail est également encouragée pour améliorer la santé des employés.

L’utilisation accrue des vélo-cargos et des vélos en lien avec l’autopartage ponctuel a conduit à une diminution du nombre de voitures appartenant à des personnes privées. Beaucoup de garages traditionnels sont maintenant trop grands ou totalement superflus. Le travail est en cours pour aménager ces garages pour qu’ils puissent accueillir et réparer les vélo-cargos, et faire de la place pour de nouveaux locaux ou des espaces ouverts.

Tout l’espace gagné sur le système automobile a permis de créer de nouvelles habitations, ce qui permet d’augmenter la densité de la ville, favorisant ainsi davantage l’utilisation du vélo et des vélo-cargos tandis que les espaces ouverts augmentent la valeur d’agrément de la ville.

Au début du boom des vélo-cargos, de nombreuses personnes craignaient que beaucoup d’emplois seraient détruits dans l’industrie automobile. Cette crainte s’avérait seulement partiellement vraie.

Tout d’abord, encore beaucoup de voitures sont produites et exportées vers des pays étrangers. Deuxièmement, la bicyclette et le vélo-cargo constituent également une industrie qui emploie un grand nombre de personnes. Le développement du vélo-cargo se poursuit à un rythme élevé, des ingénieurs hautement qualifiés sont nécessaires. Troisièmement, l’industrie automobile s’adapte à l’autopartage en produisant des voitures particulières spécifiques et peut gagner beaucoup d’argent avec les contrats de maintenance pour ces voitures. Quatrièmement, la maturité de la technologie d’assistance électrique pour les vélos, en particulier les batteries, a aidé les constructeurs automobiles afin d’améliorer les voitures électriques.

Christian Weirich, Cargobikes – the solution to urban congestion? Current usage, future potential and impacts of an alternative way of short distance transportation, Université d’Hasselt, (2012).

Marcel Robert

A propos de Marcel Robert

Fondateur du site Carfree France et auteur des livres "Vélogistique", "Pour en finir avec la société de l’automobile" et "Îles sans voitures".

20 commentaires sur “Le futur du vélo-cargo

  1. Pédibuspédibus

    Si les étudiants en gestion des mobilités prennent la vélogistique comme objet de leur recherche on dépasse alors le stade des signaux faibles pour ce qui concerne les indices de changements sociétaux. Il reste à espérer que le gap culturel se comble vite entre l’Europe du nord et la France.

    En tout cas bien des avantages militent pour s’emparer de la solution, le moindre d’entre eux n’étant pas cette capacité à rester de plain-pied, foi de pedibus, avec son prochain dans l’espace public de la cité, non dissimulé par le rempart factice de la carrosserie…

  2. picard

    « Tout l’espace gagné sur le système automobile a permis de créer de nouvelles habitations, ce qui permet d’augmenter la densité de la ville, favorisant ainsi davantage l’utilisation du vélo et des vélo-cargos tandis que les espaces ouverts augmentent la valeur d’agrément de la ville. »

    J’ai des exemple personnel par rapport à la reconversion (réussies) de garages de maisons individuels en chambre. Cela a permis d’augmenter la densité de population. J’ai compté une augmentation du nombre de chambre (pour mes 3 exemples) de 100%; 50% et 30%. Ce qui fait pas mal de lieux de vie gagné!! Une transition vers un monde sans auto permet de densifier et donc d’avoir moins de kilomètres à parcourir!

  3. Struddelstruddel

    Ce qui fait peur dans le vélo-cargo, encore plus que dans le vélo classique, c’est la difficulté à déplacer un tel engin.

    Le mien n’est pas électrifié et lorsque les gens me voient avec, j’ai pratiquement tout le temps droit à un « oula, bon courage … » qui veut dire « il faut avoir une sacrée motivation pour pousser un tel engin » et l’idée de l’utiliser eux-mêmes ne leur effleure même pas l’esprit, c’est réservé aux gens qui ont des défis à se lancer ou que ça amuse (« après tout, si ça l’amuse de se trimbaler son machin »).

    En revanche, je pense que l’électrification doit rester un choix possible, c’est bien de jouer l’écologie à fond en ne dépensant aucune énergie autre qu’humaine, mais au bout d’un moment, sans la traction animale, il est simplement impossible de déplacer certaines choses : déplacer un réfrigérateur si on a quelque côtes à grimper devient très compliqué.

    Il convient surtout de la réduire à sa plus simple utilité : on ne l’utilise que lorsqu’elle est nécessaire (aucun intérêt à utiliser de l’électricité pour déplacer une simple personne en pleine forme par exemple) et uniquement ce dont a besoin (quel est l’intérêt de déplacer 1 tonne de métal en plus du poids du réfrigérateur lorsqu’on le trimbale en voiture par exemple, énergie complètement gâchée)

    En tout cas, merci pour la page wikipédia qui manquait effectivement.

  4. Guillaume

    « Avec la diminution des voitures sur ​​les routes, les niveaux de congestion ont considérablement diminué. Les entreprises qui ont besoin d’utiliser une voiture pour faire leurs affaires peuvent maintenant utiliser les rues sans craindre de perdre un temps important dans les bouchons. Cela ne conduit pas seulement à des temps de trajet plus courts, mais aussi à un niveau accru de
    service. De plus en plus d’entreprises apprécient les avantages de la circulation fluide pour leurs affaires et déménagent leurs bureaux et leurs locaux dans le centre-ville  »

    … menant à l’augmentation du trafic automobile et à la congestion des routes. La boucle est bouclée. Et surtout, ne freinons pas les Affaires !

    « Au début du boom des vélo-cargos, de nombreuses personnes craignaient que beaucoup d’emplois seraient détruits dans l’industrie automobile. Cette crainte s’avérait seulement partiellement vraie. Tout d’abord, encore beaucoup de voitures sont produites et exportées vers des pays étrangers. […] »

    Ah, pour eux les vélos-cargos ça ne marche pas ? Et à nouveau : ne freinons pas la Productivité !

    Sans ça pas besoin d’aller chercher un futur hypothétique : allez faire un tour à Copenhague pour voir des centaines de vélos-cargos utilisés au quotidien, partout dans les rues. Et oui, ça me fait baver d’envie et j’aimerais faire arriver ça chez nous. J’ai fait ma part : je me déplace en biporteur !

  5. Laurent

    @ Picard : un garage intégré à la maison peut se transformer en un petit studio dont le loyer n’est pas imposable (parce que faisant partie de la résidence principale). (ce loyer représente un coût d’opportunité à ajouter au coût d’une voiture.)
    De plus les portes de garage sont un boulevard à calories et les remplacer par un mur isolé fait baisser la conso du logement surtout dans cette configuration .

  6. Pédibuspédibus

    De Struddel : « Ce qui fait peur dans le vélo-cargo, encore plus que dans le vélo classique, c’est la difficulté à déplacer un tel engin. »

    Simple hypothèse, une population peu sûre de ses capacités d’équilibre ne verrait-elle pas là une opportunité pour se lancer dans la mobilité non motorisée, avec le vélo cargo du fait de sa nature tricycle?

    Les segments de public concernés pourraient correspondre aux seniors, dont il faut rappeler la tendance fâcheuse, non démentie à ce jour me semble-t-il, à lâcher le volant de plus en plus tard, mais surtout à connaître à classe d’âge donnée une diminution de la part non automobiliste…
    Enfin les autres segments auxquels penser: les juniors audacieux sur le plan du conformisme, les économiquement modestes, les écolos convaincus, les esthètes divers… jusqu’à tout simplement les plus sages…

  7. Vincent

    Marcel Robert > La production de l’électricité est encore largement débattue. Beaucoup de gens affirment que les vélo-cargos et vélos électriques ne sont pas si respectueux de l’environnement, car l’énergie électrique est toujours produite par la combustion de ressources fossiles.

    Ça dépend des pays:
    – Suède : 40% nucléaire, 60% hydro
    – France : 80% nucléaire, 15% hydro
    – Allemagne : 57% charbon/gaz, 23% éolien/solaire, 15% nucléaire.

    Dans les pays où l’on n’utilise pas/très peu de centrales électriques à flamme, les vélos à assistance électrique sont une très bonne solution.

  8. Struddelstruddel

    Pour répondre à Pédibus, je pense que le problème vient plus de la masse à transporter.

    Pour ceux qui ont des problèmes d’équilibre avec un vélo classique, je ne leur conseille pas le triporteur qui a un pilotage très particulier au niveau de l’équilibre justement :(impossible de rouler en danseuse sans déséquilibrer l’engin, rééquilibrage de la position obligatoire sur les routes à forte déclivité vers le caniveau pour éviter de faire basculer l’engin, virages à négocier en poussant vers l’extérieur et en dirigeant de la main intérieure, etc.

    Une fois ces habitudes prises, on n’y pense même plus, mais au tout début, j’ai cru à plusieurs reprises que j’allais basculer (alors que je sais faire du vélo depuis mes 5 ans).

  9. Jean-Marc

    « La production de l’électricité est encore largement débattue. Beaucoup de gens affirment que les vélo-cargos et vélos électriques ne sont pas si respectueux de l’environnement, car l’énergie électrique est toujours produite par la combustion de ressources fossiles. »

    faux problème…

    outre qu’il existe des vélo sans assistance auxquels on peut mettre une belle remorque sur pas mal de trajets, ainsi que des biporteurs et autres vélo-cargo sans assistance, même ceux à assistance -en cas de forte montée, grosse charge ou pédaleur avec déficience physique- ne posent pas de pb :

    Car tout est une question d ordre de grandeur, hors un VAE avec saccoches (pour de la petite messageries), pour un même trajet en urbain, consomme minimum 50 fois moins d énergie fossile pour se déplacer qu’une voiture de 1.5t transportant les mêmes colis.

    Entre un triporteur à A.E. et une camionnette, le rapport doit être encore plus grand… comme le TAE consomme +/- comme un VAE (à moins d avoir un cyclo-triporteur), et que la camionnette pollue et consomme plus qu’une voiture.

    Alors, même s’il faut 2, 3, 4 ou 5 vélo-cargo pour remplacer une camionnette sur une tournée urbaine, ils consommeront malgré tout bcp bcp moins d’énergie fossile, eux tous réunit, qu’une seule camionnette de livraison.

    (et en créant plus d emplois locaux non-délocalisables : 3 vélo-chauffeurs au lieu d’un seul camionnette-chauffeur ^^)

  10. Jean-Marc

    Arf, j aurai dû lire l atrticle en entier, avant de poster…

    « A l’opposé, certains affirment que la quantité d’énergie nécessaire pour déplacer un vélo-cargo est beaucoup plus faible que pour une voiture, le vélo-cargo même électrique est donc encore plus écologique. »

    car tu avais dis +/- ce que je viens de dire…

    Quoique…
    « certains affirment »

    c est pas « certains« …
    c est la physique, c est toutes les personnes qui s intéressent aux données réelles, et ne parlent pas dans le vide, sans savoir faire la différence d ordre de grandeurs entre -par exemple- la production de CO² d’un cycliste qui pédale, et le CO² d’un 40t (conduit par une personne qui ne respire pas, c est bien connu)

    On trouve assez souvent de tels trolleurs, mélangeant tout…
    si bien que, pour eux, tout serait pareil, ce qui justifierait de ne surtout rien faire :
    un cycliste a une activité physique plus grande, donc produit plus de CO², de même qu’un conducteur de 40t ou d avion… si bien que, selon eux, ils serait inutile, voire néfaste, de faire un trajet en vélo plutôt qu’en voiture ou avion.

    Quand on cherche une solution, on en trouve (vélo, vélo-cargo,..)
    Quand on cherche une excuse (si possible bidon…), une raison de ne pas agir, on en trouve, aussi…

    (c est les même qui nous expliquent, dès qu’on parle de bio, que le bio vient parfois d italie, ou espagne, ou du pérou, si bien que -selon eux- les km fait contre-ballanceraient le bénéfice du bio : ils ont déjà regardé d’où viennent les produits non bio qu’ils achètent ??? afrique du sud, argentine, pérou… en moyenne, ils proviennent de bien plus loin que les bio vendus en épiceries bio*… et ceci, c est sans parler des AMAP, qui ont une production forcément locale…)

    * pour le bio vendu en supermarché, il vient sans doute de plus loin… comme le but des supermarchés, pour TOUS leurs achats, est d acheter le moins cher, qu’importe la distance… mais, bon, ceux qui n’achètent que du bio ne vont pas en supermarchés… où on ne trouve quasi rien, et des produits souvent inintéressant (plus facile d’y trouver un yaourt au fruit au bifidus actif, donc cher, qu’un yaourt nature tout bête, voire un pôt de fromage blanc)

  11. Thibault

    Bonjour !
    Voici ma modeste contribution à ces commentaires.
    Tout d’abord, je confirme que le vélo-cargo, c’est génial ! J’en utilise quasi-quotidiennement dans le cadre de mon activité professionnelle (je suis coursier à vélo).
    Pour avoir roulé des tri- et bi-porteurs, je confirme également que le biporteur est plus facile à rouler que le triporteur, car les sensations de conduite sont plus proches d’un vélo classique. Cela nécessite un léger temps d’adaptation pour que notre sens de l’équilibre s’habitue au fait que la roue avant soit déportée loin devant, mais ce temps est assez court. Ensuite, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les vélos-cargo ne sont pas si lourds : entre 26 et 28 kilos pour les modèles que nous utilisons, soit environ le double d’un vélo conventionnel. De plus, le poids n’est pas si dérangeant ; on le ressent au démarrage, l’inertie est grande, il faut se mettre debout et pousser fort si l’on veut prendre de la vitesse rapidement. Mais une fois lancé, cela ne demande pas plus d’énergie de maintenir la vitesse d’un vélo-cargo que pour un vélo classique. Vous suerez également plus en montée (et d’autant plus si vous transportez un chargement).
    Il n’empêche que pour un cycliste averti, le moteur sur un vélo cargo est superflu: il rajoute un poids conséquent et n’apporte du confort qu’en montée. En revanche si monsieur-et-madame-tout-le-monde remplacent leur Smart ou leur Twingo utilisée à 99% pour des déplacement de moins de 10km par un vélo-cargo électrique, ce sera un joli pas en avant 🙂
    Sportives salutations 🙂

  12. Yoann

    Bonjour !

    Pour l’histoire du frigo à transporter ou même de la machine à laver :
    Il me semble que l’on croit avoir besoin d’une voiture car l’on a pas le vélo adapté à disposition;

    * Qu’est ce qui nous empêche d’imaginer un vélo cargo tandem ou à plus de pédaleur pour multiplier la puissance disponible ?

    * On manque souvent de tout petit rapport pour monter à l’aise, c’est possible.

    * Une fois l’économie relocalisée, aura t’on vraiment besoin d’un gros frigo géant ?
    J’ai déménager mon frigo (hauteur plan de travail) sur une remorque derrière un tandem couché (seul, mais à deux pour la machine à laver) et c’est plutôt bien passé !

    Je pense qu’il y a quelque chose à creuser coté VA air comprimé pour ce passer de ces merdes de batterie (point de vu production et recyclage).

    MeilleurMondialistes salutation 😉

  13. Jean-Marc

    Les systèmes à pompe existent (ou ont existé… je ne sais as si un fabricant en commercialise encore…),

    pb : la charge embarquée est moindre qu’une batterie (avantages ; plus simple, plus robuste, bcp moins coûteux, pas de matériaux rares)

    et effectivement, si, en cas de necessité, tu peux pédaler, sur béquille, pour compresser, alors qu’importe si l autonomie est plus faible :

    tu peux faire autant de km que tu veux : une fois le reservoir vide,
    en bas de chaque côte trop importante (en gardant cependant la longue piste d élan), un pédalage à l arrêt permet de remplir le réservoir d air, puis, une fois celà fait, pédalage + aide de la pompe pour enchainer qq cotes.

    (avec, eventuellement, un systeme de freinage par compression de l air, dans les descentes)

  14. Struddelstruddel

    De YOANN « * Une fois l’économie relocalisée, aura t’on vraiment besoin d’un gros frigo géant ? »

    Je ne suis pas persuadé que le rapport entre les courses lointaines et les courses de proximité soit forcément lié à la taille du réfrigérateur :

    On n’achète quasiment que dans un rayon de 10 km autour de chez nous, et on a un réfrigérateur assez grand : cela nous permet de stocker tout ce que nous récupérons en produit que nos connaissances nous ramènent.

    Mes beaux-parents ont un surplus de légumes (qu’ils cultivent eux-mêmes) et nous rapporte régulièrement de quoi remplir le congélateur : cela évite de se déplacer pour des courses et nous permet de manger des produits cultivés « quasi-localement » (le déplacement chez eux – chez nous n’étant pas lié au ravitaillement mais à leur visite, mais on est très loin des produits industriels importés).

    Un congélateur, ça ne sert pas qu’à stocker des produits industriels surgelés !

  15. Jean-Marc

    Le frigo, c est pour les produits frais :

    si tu transformes tes fruits en compote ou confiture, dans des bocaux stérilisés,
    et si tu transformes tes légumes en bocaux de légumes ou soupes pré-prêtes,
    tu as juste des étagères de bocaux fait maison, à ouvrir quand tu en as besoin :
    tu as transformé tes produits frais, nécessitant un cellier, une cave ou un frigo (selon les produits), en des aliments de longue conservation, stockables n importe où.

    Ainsi, si tu as un très gros arrivage,
    tu peux en consommer certains frais, dans les jours qui viennent (stockés à temp. ambiante), certains dans les semaines (stockés dans la cave), d autres des les mois (stockés au frigo), puis les autres, préparés pour la longue conservation au moment de leur réception (stocké à la cave en attendant), n’importe quand.

    Exemple typique de l usage changé par le produit… pour un moins bon résultat :

    Avant, « les gens » utilisaient un beurrier :
    un récipient, où on mettait le beurre, plongé dans de l huile (l huile étant 0.2 à 0.5 cm plus haut que le beurre)
    => on avait constamment un beurre mou, tartinable, car à température ambiante, et qui ne rancissait JAMAIS

    en effet : le ranciment vient du contact des matières grasses avec l oxygène de l air :
    la couche d’huile élimine l oxygène.

    le frigo s’est généralisé
    => on a mis le beurre dans le frigo,
    endroit où le rancissement est juste ralentis, pas stoppé :
    le froid ralenti la réaction, mais ne l élimine pas

    pb : le beurre, froid, est devenu dur
    -> on a « inventé » les beurres tartinables à 4°C, plus chers.

    Alors qu’un simple beurrier, et un peu d huile de colza (ou autre huile alimentaire) est bien mieux que d avoir son beurre au frigo… et évite d ouvrir plusieurs fois par jours le frigo.

    De même, on peut souvent choisir des produits longue conservation (gâteaux, 4 quarts), ou fait maison (gâteaux, tarte), plutôt que des produits frais (yaourt et autres laitages frais).

    p.s. désolé pour le H.S.

  16. Struddelstruddel

    Reste à avoir envie de manger des bouillies toute l’année (on a pas des arrivés tous les mois …), c’est un choix assumé que de vouloir manger les produits entier (disons que le goût est malgré tout transformé et que manger des aliments pour se nourrir quand le goût ou la texture sont dérangeants est difficilement tenable sur le long terme, certains le font et bravo, j’assume parfaitement le fait que ce soit au dessus de mes forces)

  17. Struddelstruddel

    Néanmoins, c’est ce que fait en partie ma belle famille avec leur production : une partie en bocaux (que je leur laisse volontiers, yeurk), mais ils disposent de plusieurs congélateurs malgré tout, car le travail pour tout mettre en bocal est considérable.

Les commentaires sont clos.