Grand Prix d’Ixelles Francorchamps – une course automobile permanente au cœur de la région de Bruxelles!

A l’occasion de la Semaine de la Mobilité, s’est tenu ce vendredi 19 septembre le premier Grand Prix d’Ixelles – Francorchamps, en présence de voitures de course, pilotes et mécaniciens de Formule 1. La voie fut ainsi rendue libre à tous les usagers motorisés, entravant en revanche celle des piétons et cyclistes osant s’aventurer sur Ixelles.

Par cette action ironique, le GRACQ d’Ixelles (une des 19 communes de Bruxelles-Capitale) entendait dénoncer la vision passéiste de mobilité du ‘tout à la voiture’ entretenue par la commune d’Ixelles.

La surprise fut grande sur la chaussée de Waterloo ce vendredi après-midi lorsqu’une banderole annonça le « Grand Prix Ixelles-Francorchamps », en présence de voitures de course, d’une équipe de mécaniciens de Formule 1 et des gardiens bloquant l’accès des piétons et cyclistes à l’entrée d’Ixelles et au son de « Highway to Hell » d’AC/DC.

« Cette action avait pour but », rappelle Pauline de Wouters, responsable de la locale du GRACQ à Ixelles de « présenter au grand public la ‘vraie’ vision du collège communal de la commune d’Ixelles en matière de mobilité, à savoir encourager les modes de déplacement automobiles au détriment des modes alternatifs ».

Alors que de plus en plus de villes et communes en Europe, voire même en Région bruxelloise, lancent de véritables plans de mobilité durables, la commune d’Ixelles semble s’être enlisée dans les années 50-60 où la priorité absolue était l’essor de la mobilité automobile.

En effet, celle-ci néglige les outils mis à disposition par les autorités régionales bruxelloises pour impulser le développement d’un espace public de qualité et des modes actifs. Pis encore, elle s’évertue à rejeter tout projet de mobilité durable porté par la Région bruxelloise sur son territoire, à l’instar des projets d’aménagement du boulevard Général Jacques et de la rue du Page. Pourtant, ceux-ci amélioraient considérablement la qualité de vie des riverains et les conditions de circulation des modes de déplacement alternatifs.

Ixelles ne fait pas mieux en termes de zones 30, affichant le plus faible taux de toutes les communes bruxelloises alors que le Plan de mobilité bruxellois IRIS 2 prévoit la généralisation des zones 30 sur les voiries locales afin de les rendre plus sûres et plus conviviales pour tous les usagers.

Cette politique de mobilité du passé n’est toutefois pas sans conséquence pour le développement des alternatives à la voiture individuelle. En effet, cyclistes, piétons et usagers des transports publics sont malmenés à Ixelles, ce qui n’encourage probablement pas le développement d’une autre mobilité.

Or, la commune d’Ixelles a tout intérêt à prendre exemple sur ses cousines européennes en déployant une politique de transport conforme aux préceptes de la qualité de vie en ville afin de rendre la ville à tous ses habitants. En effet, une politique privilégiant en premier chef les déplacements automobiles est source de pollution de l’air, de bruit, d’insécurité… des facteurs ayant un impact important sur la santé humaine.

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Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (Gracq) en Wallonie et Bruxelles

11 commentaires sur “Grand Prix d’Ixelles Francorchamps – une course automobile permanente au cœur de la région de Bruxelles!

  1. Pédibuspedibus

    Même merde, version vieilles bousines, vieux tacots, à Angoulême fin septembre : « circuit des remparts », qui désorganise la circulation des bus urbains, vélos et piétons, en plein centre ville, et ce depuis des dizaines d’années, et ô paradoxe, à quelques jours de la semaine européenne de la mobilité « durable » ou de la journée sans bagnole…

  2. Vincent

    > lancent de véritables plans de mobilité durables

    Je pense qu’il faudrait éviter de toute mélanger : l’objectif premier, ici, c’est de réduire la place de la bagnole et promouvoir les modes de déplacements moins agressifs (marche, vélo, transprots en commun)… tout simplement parce que ça fait des villes moins dangereuses, moins polluées, moins bruyantes et plus agréables.

    La « mobilité durable », c’est d’ailleurs étonnant comme expression, puisque même un vélo nécessite du pétrole pour sa fabrication (extraire du fer ou de l’aluminium sans pétrole, euh…)

  3. LomoberetLomoberet

    Et les piétons, ils usent les semelles de leurs chaussures !
    Avec quoi c’est fait les semelles de godasses ?
    Bon, certes, ceux qui marchent pieds nus n’usent pas de semelles, mais l’élastique de leur slip en coton, il est fait comment ?
    L’élastane des élastiques est fait à base de pétrole !
    MORALITÉ : Tous ceux qui se déplacent autrement qu’à pied avec le slip entre les chevilles sont de vilains pollueurs !

  4. Struddelstruddel

    Comme d’habitude hein, le but n’est pas de chercher celui qui pollue ou pas, à moins de vivre dans la forêt, il est compliqué de n’entreprendre aucune activité polluante, même sans se déplacer.

    Il s’agit de savoir si on peut être dans une pollution raisonnable, absorbable par la planète et dans les limites raisonnables de ce qu’elle peut fournir.

    Il s’agit également de se tourner au maximum vers les énergies qui ne demandent pas de piller dans des ressources épuisables, même si la mise en place de celles-ci demandera d’y puiser dans un premier temps.

    Pour ça, une solution : utiliser l’énergie de façon raisonnable et raisonnée, afin de n’utiliser que celle qui est réellement utile : ceci permet de préserver les ressources, de limiter la quantité de polluants à absorber et de rendre suffisant la production d’énergie renouvelable (insuffisante avec notre utilisation démesurée actuelle car n’a absolument pas besoin de rester démesurée).

    En ce sens, la production de chaussures pollue certainement, mais si elle sert un déplacement utile, elle est bien plus adaptée qu’une bagnole et sa consommation pour le même court trajet.

    Donc utiliser sa bagnole pour faire 2 km en expliquant que de toute façon la production de chaussures pollue, c’est de la mauvaise foi ou de l’incompréhension.

  5. gab83

    Lomoberet:Tous ceux qui se déplacent autrement qu’à pied avec le slip entre les chevilles sont de vilains pollueurs !
    ah bon? et comment il faisaient les gens avant le pétrole? je te signale que nous sommes pas la première civilisation évoluée depuis le début de l’humanité. et il y a pas si longtemps que ça ,,avec quoi tu crois qu’ils tenaient leur culottes? des ceintures de cuir ou cordes de jutes! pareil pour les semelles! lobotomisé du pétrole va!

  6. LomoberetLomoberet

    «  » » gab83 «  » »
    J’avais oublié de préciser : <>
    J’espère que tu avais corrigé de toi-même

  7. LomoberetLomoberet

    ## gab83 ##
    J’avais oublié de préciser : pieds nus
    J’espère que tu avais corrigé de toi-même
    Bizzare autant qu’étrange, les caractères spéciaux ne passent pas

  8. Pédibuspédibus

    kéxékça?
    j’en n’ai pas assez sous le béret pour comprendre koixeçoi moaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Les commentaires sont clos.