Cycliste, l’épaisseur du trait

Vous l’avez vu le cycliste cheminant le long de la route?…Vous l’avez vu?… Non, je ne l’ai pas vu Votre Honneur!

Comment pourrait-il avoir vu cette fragile silhouette alors même qu’il twettait à sa copine?

Le scenario est connu de tous: des tonnes de conducteurs irrespectueux du code, de la prévoyance et du respect de l’autre.

Les tragédies de l’été endeuillent les familles, jour après jour, comme si cette fatalité était comprise dans le prix à payer des excès que l’on s’accorde au moins une fois dans l’année, le temps d’un grand frisson.

Ceux qui n’ont pas vu venir le coup, ce sont nos ministres empêtrés dans le paraître, ce paraître qui fera monter leur poulain dans les sondages, juste assez pour être réélu le moment venu.

Ce ministre, le premier dit-on, qui accepte d’être souple avec la loi Evin, les Alsaciens d’Alsace doivent être contents, eux qui chaque année font un grand raout à la foire au vins de Colmar sur fond de showbiz…et cette autre ministre qui propose une pochette surprise à 500 euros pour qui n’aura pas passé son permis de conduire…

Voila donc la délinquance routière repartie à la hausse à toute blinde.

Les cyclistes, ceux qui n’utilisent que l’épaisseur du trait sur le bord de nos routes n’ont plus qu’à serrer les fesses.

Histoire d’être encore plus fins.

http://velomaxou.com/

Vélomaxou

A propos de Vélomaxou

Cyclo-citoyen, cyclo-randonneur depuis 1976. Venant du cyclotourisme "la tête dans le guidon", je me dirige vers le déplacement doux de l'écocitoyen à Mulhouse, dans les Vosges, en Alsace et dans la Forêt Noire.

8 commentaires sur “Cycliste, l’épaisseur du trait

  1. Pédibuspédibus

    Confraternellement avec les cyclistes, parmi les piétons, également au sein du troupeau des êtres fragiles, dits pratiquants des modes actifs de déplacement, figures invisibles de plexiglas suivant les représentations du moment, celles de nos contemporains, qu’ils soient puissants décideurs ou simples utilisateurs de la motorisation individuelle…

    Il serait intéressant d’interroger la communauté carfriste sur les pratiques locales de la police municipale : y pratique-t-on la prune à 135€ pour le stationnement sur trottoir quand il est sanctionné, suivant la décision Cazeneuve et le décret d’application du 2 ou 3 juillet 2015? A Bordeaux fin juillet le dispositif électronique des agents n’était toujours pas paramétré, suivant leurs dires, pour envoyer la bonne couleur au service de centralisation de Rennes…

    Evidemment impossible pour votre serviteur paranoïaque de voir autre chose qu’un phénomène relevant de la contingence, du hasard, bref quelque chose  n’ayant rien à voir avec la complaisance du politique local – Alain Juppé ici – en direction de l’administré automobiliste…

  2. kw

    Pas de prune à 135€ ici non plus, un communiqué des commerçants serait paru à coup sûr dans la presse locale.

    Est-ce que la date d’effet n’est pas janvier 2016 ?

  3. Plus

    Concernant l’amende de 500€ c’est une mesure qui vise à désengorger les tribunaux qui derrière mettaient une amende d’un montant moyen inférieur et ce n’est qu’en cas de contrôle. En cas d’accident ou de conduite en état d’ivresse, … ce n’est plus valable, c’est le tribunal.

    Je suis cycliste et je suis favorable à cette réforme de Taubira.

    Je suis aussi favorable à la verbalisation des cyclistes au téléphone.

    Pour répondre à kw la date d’entrée en vigueur de l’amende à 135€  est le 2 juillet 2015

    Et les cyclistes doivent aussi apprendre à rouler correctement, ce n’est pas parce qu’il y a une piste cyclable qu’elle peut être emprunter dans les 2 sens. La lumière est obligatoire aussi. On ne roule pas à contre-sens partout

     

  4. Pédibuspédibus

    merci kw pour l’info ; où habites-tu?

    dommage que les copines/copains roupillent ou décrochent du web : c’est bon signe, mais leur contribution éclairerait sans doute sur l’effectivité de cette mesure, sur la mauvaise grâce édilitaire – pour ne pas dire sabotage – en direction de la prévention de la délinquance routière, celle des motorisés ayant les plus graves conséquences, en espérant que tout le monde sera d’accord sur ce dernier point…

  5. Pédibuspédibus

    http://www.interieur.gouv.fr/Infos-du-site/Nous-contacter/Ecrire-au-ministre-de-l-Interieur

    Je, soussigné citoyen Pédibus, demande communication du rapport de l’IGA sur la sécurité routière, commandé début 2014 mais resté confidentiel jusqu’à ce jour, d’après les déclarations récentes des médias, afin d’éclairer mon réseau de connaissances pour tenter collectivement de convaincre le pouvoir exécutif de prendre rapidement les mesures qui s’imposent pour protéger la population des effets de la délinquance routière croissante.

    passes à ton voisin…

     

  6. jean sivardiere

    Il n’est pas du tout évident que la proposition de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de transformer la conduite automobile sans permis ou sans assurance, délit théoriquement puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, en simple infraction sanctionnée par une amende forfaitaire de 500 euros, constitue un recul dans la lutte contre les accidents de la circulation. En effet, il était prévu que le délit subsiste en cas de récidive dans un délai de 5 ans, ou en cas de circonstance aggravante : alcoolémie supérieure au taux légal, non port de la ceinture, délit de fuite…

    Et, manifestement, les procédures actuelles n’ont pas permis de limiter le nombre de conducteurs sans permis et sans assurance. Aujourd’hui, la plupart des délits de conduite sans permis ou sans assurance sont sanctionnés par une amende (inférieure en général à 500 euros) décidée par un juge, sans comparution au tribunal. Le dispositif proposé aurait pu permettre à la sanction d’être plus dissuasive, car systématique et plus rapide, pour des infractions incontestables ne méritant pas débat et plaidoirie, et accessoirement de désengorger les tribunaux correctionnels.

  7. Laurent

    Le trait jaunit tant qu’il devient une « dead line ».

    Et toujours cette logique propre à nos bons gouvernants qui nous indiquent, à grands renforts de campagnes publicitaires, que la « conversation téléphonique tue ou blesse grièvement 10 personnes chaque jour » mais qui autorisent les kits bluetooth intégrés (casque ou auto) pour pouvoir téléphoner en conduisant. On aura noté le brio grâce auquel nos législateurs ont mis tout ça dans le même décret.

    https://www.youtube.com/watch?v=opE-rjn83-0

  8. Henry

    Pardonnez moi mais mon programme politique devrait à mon avis être étudié.

    Comme nous vivons dans un état sans justice et sans couilles, j’ai inventer la méthode.

    LA METHODE A LA MASSE

    Elle consiste à former plus de personnel médical, pour soigner les fractures des genoux faites aux récidivistes.

    Exemple :

    Dans notre système :

    Un multirécidiviste est attrapé par la police pour la vingtième fois en train de frapper une petite vieille.( j’exagère à peine ) Les flics l’attrape et ensuite un membre du tribunal lui dit  » c’est pas bien, c’est pas gentil, ça fait la vingtième fois et tu t’es toujours pas calmé, je te fais confiance et on se revoit la vingt et une ième fois.

    Dans  le système A LA MASSE :

    A la première récidive, on intercepte l’individu, on lui casse un genou avec une masse à 15 euros chez LE R.. M.. et on lui offre une béquille. Au lieu de payer des gens qui ne servent à rien, on forme des médecins et on les payes pour soigner ces gens là qui à seront certe des boulets pour la société mais qui perdront de leur pouvoir de nuisibilité ( il en va de même avec les chauffard ). Difficile de conduire avec les deux jambes pétés. Et à chaque récidive on étant le principe, on casse l’autre genoux, puis après les bras, et on offre un fauteuil roulant, plus besoin de prisons, les agresseurs deviennent eux même des victimes.

    Bien sur si l’individu se tien tranquille, il sera guérie au bout d’un an et réfléchira à deux fois avant de conduire sans permis.

    Les familles des victimes préfèreront certainement un criminel boitant qu’un fils innocent mort.

    Voilà pour le principe à étudier au cas par cas en fonction de la graviter des actes.

     

     

     

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