Laissons les énergies fossiles dans le sol: Stop aux crimes climatiques!

Laisserons-nous les entreprises pétrolières et gazières qui produisent des énergies fossiles, les multinationales de l’agrobusiness et les institutions financières détruire notre planète en polluant allègrement l’atmosphère ? Un appel de la société civile propose d’opposer à ces puissants lobbies une mobilisation citoyenne massive, multiple, et planétaire. Et de contraindre gouvernements et entreprises à renoncer à l’exploitation de 80% de toutes les réserves de carburant fossile. « Stop aux crimes climatiques ! », clame l’appel lancé par cent personnalités internationales, comme d’autres ont dit stop à l’esclavage ou à l’apartheid.

Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne voulons pas nous retrouver contraint.e.s à survivre dans un monde devenu à peine vivable. Des îles du Pacifique Sud à la Louisiane, des Maldives au Sahel, du Groenland aux Alpes, la vie quotidienne de millions d’entre nous est déjà perturbée par les conséquences du changement climatique. Par l’acidification des océans, par la submersion des îles du Pacifique Sud, par le déracinement de réfugiés climatiques en Afrique et dans le sous-continent indien, par la recrudescence des tempêtes et ouragans, l’écocide en cours violente l’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes et des sociétés, menaçant les droits des générations futures. Ces violences climatiques nous frappent inégalement : les communautés paysannes et indigènes, les pauvres du Sud comme du Nord sont les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.

Nous ne nous faisons pas d’illusions. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements négocient mais les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas baissé et le climat poursuit sa dérive. Alors que les constats de la communauté scientifique se font plus alarmants, les forces de blocage et de paralysie l’emportent.

90 entreprises = 2/3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Ce n’est pas une surprise. Des décennies de libéralisation commerciale et financière ont affaibli la capacité des États à faire face à la crise climatique. Partout, des forces puissantes — entreprises du secteur fossile, multinationales de l’agrobusiness, institutions financières, économistes dogmatiques, climatosceptiques et climato-négationnistes, décideurs politiques prisonniers de ces lobbies — font barrage et promeuvent de fausses solutions. 90 entreprises sont à l’origine des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De véritables réponses au changement climatique nuiraient à leurs intérêts et à leur pouvoir, remettraient en cause l’idéologie du libre-échange, et menaceraient les structures et les subventions qui les soutiennent.

Nous savons que les multinationales et les gouvernements n’abandonneront pas aisément les profits qu’ils tirent de l’extraction des réserves de charbon, de gaz et de pétrole ou de l’agriculture industrielle globalisée gourmande en énergie fossile. Pour continuer à agir, penser, aimer, prendre soin, créer, produire, contempler, lutter, nous devons donc les y contraindre. Pour nous épanouir en tant que sociétés, individus et citoyen.ne.s nous devons tout.e.s agir pour tout changer. Notre humanité commune et la Terre le demandent.
Travailler pour tout changer

Nous gardons confiance en notre capacité à stopper les crimes climatiques. Par le passé, des femmes et des hommes déterminé.e.s ont mis fin aux crimes de l’esclavage, du totalitarisme, du colonialisme ou de l’apartheid. Elles et ils ont fait le choix de combattre pour la justice et l’égalité et savaient que personne ne se battrait à leur place. Le changement climatique est un enjeu comparable et nous préparons une insurrection similaire.

Nous travaillons à tout changer. Nous pouvons ouvrir les chemins vers un futur vivable. Notre pouvoir d’agir est souvent plus important que nous ne l’imaginons.. A travers le monde, nous luttons contre les véritables moteurs de la crise climatique, défendons les territoires, réduisons les émissions, organisons la résilience, développons l’autonomie alimentaire par l’agro-écologie paysanne, etc.

A l’approche de la conférence de l’ONU sur le climat à Paris-Le Bourget, nous affirmons notre détermination à laisser les énergies fossiles dans le sol. C’est la seule issue.
Tourner la page des fossiles

Concrètement, les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile, et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80% de toutes les réserves de carburant fossile.

Nous savons que cela implique un changement historique majeur. Nous n’attendrons pas que les États agissent. L’esclavage et l’apartheid n’ont pas disparu parce que des États ont décidé de les abolir, mais par des mobilisations massives qui ne leur ont pas laissé le choix.

L’issue est incertaine. Nous avons toutefois une occasion unique de renouveler la démocratie, de démanteler le pouvoir hégémonique des multinationales et de transformer radicalement nos modes de production et de consommation. Tourner la page des fossiles est une étape décisive vers la société juste et soutenable dont nous avons besoin.

Nous ne gâcherons pas cette chance, à Paris comme ailleurs, aujourd’hui comme demain.

Signez l’appel et retrouvez la liste des cent premièr.e.s signataires en cliquant ici.

Source: http://www.bastamag.net/

index-9b675Cet appel de la société civile est paru dans l’ouvrage Crime climatique Stop !, coordonné par Attac France et 350.org, publié aux éditions du Seuil. Possibilités de le commander en ligne. Une soirée de lancement du livre est prévue le 3 septembre (plus d’informations ici ; pour s’inscrire, c’est par ici).

Retrouvez l’appel en français et en anglais.

Photo de Une : Morabetmo. Conséquence dramatique de la sécheresse en Inde : cet enfant traverse à pied le lac du Madhya Pradesh, qui normalement approvisionne 40% de la population environnante en eau.

Basta!

A propos de Basta!

Agence d'information sur les mouvements sociaux, l'écologie, les enjeux environnementaux.

10 commentaires sur “Laissons les énergies fossiles dans le sol: Stop aux crimes climatiques!

  1. Vincent

    Article totalement hypocrite : il a été rédigé sur un ordinateur et est diffusé par des réseaux informatiques.

    Ni l’un ni l’autre ne poussent sur les arbres.

    Se priver des énergies fossiles, c’est vivre comme on le fait encore aujourd’hui dans un petit village africain : pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de chauffage (en Europe, c’est pas un détail), pas d’infrastructures, pas d’hôpîtaux et de médicaments, etc. Tout notre mode de vie moderne est le résultat de la Révolution industrielle il y a deux siècles, qui marque justement le passage des énergies de très faible intensité (musculaire, hydrique, éolienne) à des énergies de beaucoup plus forte intensité (fossiles, nucléaire). Dit autrement : se priver des énergies fossiles, c’est revenir deux siècles en arrière.

    Les gens de Basta feraient bien de s’éduquer en lisant notamment les livres de Philippe Bihouix ou Dennis Meadows.

  2. PMeBC

    La question n’est pas de se priver des ressources qui existent, ce qu’il faut c’est utiliser de manière responsable ce que la nature a mis à notre disposition. Actuellement une partie de l’humanité dilapide sans modération ce qui apartient à tous.

  3. Pédibuspedibus

    Fais gaffe Vincent! J’entends en coulisse le tonnerre des jambes aux gros mollets cyclistes de Jean-Marc…

    qui rapplique dare-dare pour te propulser deux siècles en avant, au moins…

     

     

    boaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

     

    Sinon, pour exprimer mon opinion sur l’article du site Basta :

    oui, sortons du paléolithique industriel, opérons la transition de l’activité minière dans tous les sens du terme.

  4. alain

    Vincent a sans doute oublié que Mozart, Monteverdi, Boticelli n’étaient pas africains. Que quelques siècles plus tôt, des manuels de médecine à base de plantes existaient et qu’ils sont tombés dans l’oubli pour être retrouvés quelques siècles plus tard.

    Vincent se rappelle t-il que le Portugal et L’Espagne exploitait l’Amérique du Sud sans pétrole? que des navires franchissaient des milliers de kms pour ramener soie, or, plantes, méthodes?

    Vincent croit que peut-être que la fondation des USA est né sur le continent africain?

    Il a oublié que nos villes ont une architecture qui date d’avant le pétrole et que pierre de tailles, corniches, entourage de fenêtre en pierre sont bien plus résistantes qu’un vulgaire parpaing du siècle du pétrole. Qu’on faisait des enduit avec de l’eau, du sable et de la chaux et que çà a tenu des siècles? Alors que nos vulgaires enduits au ciment ne dure pas 30 ans.

    Vincent ne sait sans doute pas que pour ce qui est de chauffer, on y arrivait sans pétrole. Chaque région avait son affaire…

    Vincent a t-il oublié qu’on a fondé des empires sans pétrole? L’empire romain? le rayonnement français au temps louis le 14ième? Que déjà au temps de Louis le 11ième, on développait des industries lourdes et que les échanges commerciaux entre région et états existaient et étaient utilisés à grande ampleur?

    Vincent parle mais il ferait mieux de lire des livres d’histoire. Il saurait sans doute que le ciment romain était très technique et que certains murs de plus de 15 mètres de haut sont encore debouts. Il saurait que déjà aux temps des empereux romains, on faisait des dévaluations de monnaies. Enfin, bref… je ne le retarde pas, il a temps de choses à lire pour comprendre…

  5. romain74

    Bonjour Vincent. Apparemment se priver des énergies fossiles c’est revenir 200 ans en arrière, se priver de chauffage, ne plus se déplacer, ne plus se soigner ? Blablabla.

    Aujourd’hui on sait construire et on construit des maisons passives, c’est à dire à peine 1,3 stères de bois ou 170 litres de fioul par an pour chauffer 100m2. Et même en rénovation on fait des merveilles. Pour le transport quand on voit que le taux moyen d’occupation des voitures est de 1,2, on comprend très vite que l’on peut diviser par 3 le nombres de voitures sur les routes. Et dans la plupart des villes le vélo, la marche à pied et les transports en communs sont largement suffisants. De même notre consommation de viande (dans les pays occidentaux) est bien trop importante, quand on sait tous les besoins d’énergie et de ressources que nécessite cette production. Voilà déjà trois exemples importants. Une fois que tu as réduit au maximum tes besoins, sans revenir deux siècles en arrière, il ne te reste plus beaucoup à fournir en énergie, la multitude d’énergies « non intensives » comme tu le dis et décentralisées suffisent largement.

    Je te trouve de très mauvaise fois, en vérité ce n’est pas qu’il est impossible de sortir des énergies fossiles, c’est plutôt que beaucoup de gens comme toi ne le veulent pas, et sont très contents de leur niveau de vie et gaspillage, mais ne voudraient surtout pas que la totalité des habitants sur terre vivent de la même façon car ce serait invivable. J’appelle ça de l’égoïsme.

  6. Jean-Marc

    Malgré l’interpellation de Pédibus, faut-il que je réponde à Vincent ?

    Vous êtes deja plusieurs à l avoir fait, en abordant un large éventail de problématiques (urbanisme, déplacements urbains, déplacements trans-continentaux, alimentation).

     

    Pour résumer et généraliser :

    la seule chose qui compte, c est les ordres de grandeur.

    c.f. manicore.com (combien de CO2 dans son assiette, que peut-on faire à titre individuel/collectif ? frugalité)

    – Si on veut émettre 0CO2 de plus, dans son cycle de vie, alors il faut se suicider… (le CO2 émis par la décomposition de son corps aura, de toute façon, lieu pour tous)

    – Si on veut consommer 0 énergie fossile (gaz, fioul/pétrole, charbon, lignine, uranium), alors il faut se balader à poil, manger des racines et dormir dehors.

    Mais il y a un juste milieu…

    En 1950, en france, on n était pas à la préhistoire (c.f. Sacha Guitry avant la guerre), et l’indien moyen actuel, ou le chinois CSP+ de 2001 non plus (celui qui utilisait un vélo, consommait peu de viande et pas de produits laitiers : celui qui était moins obése, hypertendu, diabètique avec des problèmes intestinaux, que l’actuel).

    Il existe des solutions, et, l avantage, c est qu’elles sont très bien connues et faciles à utiliser (je connais pleins de gens qui les utilisent, et en sont très contents… et pleins de gens qui ne les utilisent pas, dont bcp sont des insatisfaits permanents) :

    – plutôt consommer local et de saison (paniers des AMAP) que des plats préparés industriels

    – plutôt auto-produire (jardins-partagés jardins ouvriers jardinières poulailler de ville – couture – travaux divers – auto-construction) qu’acheter

    – plutôt un potager, des arbres fruitiers (des fleurs, une prairie fleurie, une haie miélifère) qu’un gazon, surtout si tondu souvent, ou -pire que tout- avec de l anti-mousse => si pas le temps pour cultiver et planter un arbre, plutôt laisser en jachère, avec les plantes apportées par le vent qui poussent toutes seules, sans entretien (les hérissons, insectes, oiseaux, et surtout abeilles apprécieront bcp votre NON-geste, votre absence d’actes destructeurs) que de mettre du gazon

    – plutôt réparer-réutiliser-donner qu’acheter neuf (couture, cordonnier, emmaüs, friperies, brocante… linux (emmabuntu ou autre) sur (vieux) ordis, les ateliers vélos de L’HeureuxCyclage),

    – plutôt le partage de la connaissance que l enfermement dans de la consommation en aveugle (linux, les logiciels libres, L’HeureuxCyclage, la 2CV-la4L, la culture populaire,… plutôt que les « boites noires » avec pastilles de garantie qu’il est interdit d’oter (auto « modernes » nécessitant une valisette pour changer les bougies..)

    – préférer l’usage durable au jetable et l usage raisonnable aux excès (un ordi prévu pour 7 ans ou des lames de rasoir (en laissant sa peau reposer entre les rasages), plutôt qu’une tablette jetable/un tel jetable ou des lames jetables et un rasage à raz (bi-)quotidien)

    – plutôt bio qu’industriel au pétrole-pesticides-herbicides (la chute du nombre de colonies d abeilles continue… on risque de se retrouver plus vite à la préhistoire que prévu, SI on ne change pas, pour adopter les solutions pérennes, les solutions d’avenir)

    – plutôt le vélo (et autres modes actifs) et les TEC que la voiture et l avion

    conséquence : plutôt de nouvelles ruelles-rues rendues piétonnes, que de nouvelles rocades autoroutières ou nouvelles voies, et de nouveaux aéroports.

    – plutôt le parc municipal et ses jeux-parcours de santé, que le center parc à perpette

    – plutôt la piscine municipale (surveillée), que la piscine individuelle [prévue pour noyer ses enfants et ceux des voisins, tout en asséchant son terrain et en le rendant stérile (par le chlore et autres produits anti-mousse)]

    – plutôt le woofing, la cyclo-randonnée, ou le repos local/les activités locales, que le tourisme industriel lointain [avion-hotel artificiellement coupé du monde (club med..)-avion]

    – Plutôt des fruits (pommes/poires/abricots/figues/..) locaux, bio et de saison, que des jus; plutôt des jus locaux bio avec pulpe (pomme/poire/abricot/..) que des jus exotiques (oranges) poussant sous irrigation dans des zones arides (oranges..) filtrés-clarifiés-pasteurisés (ou le pire : « préparation aux fruits » : gazéifiés et dilués à l eau sucrée au sucre blanc rafiné…)

    – plutôt des produits peu ou pas rafinés (farine-pâtes semi-complètes/complètes, sucre complet, gomasio-algomasio-spiruline plutôt que sel/sucre blanc/farines blanches T45)

    – plutôt des pdt ou autres légumes, que des pâtes-riz (surtout si blancs)

    – plutôt moins de viande et de poisson,

    en particulier, plutôt du poulet-lapin-autres volailles ou -MIEUX- des animaux à sang froid, donc consommant moins par protéine produite (escargots-grenouilles-insectes), plutôt que du porc-mouton-bœuf, ou -pire que tout- du veau

    plutôt des protéines végétales que des protéines animales (pois chiche, haricots, farine de chataigne,..)

    En particulier, plutôt des poissons de début de chaine alimentaire (maquereau, sardine, hareng, anchois), plutôt que des animaux de fin de chaine alimentaire, cumulant les PCB, les métaux lourds, et d autres problèmes de santé [thon, saumons (saumon d’élevage de norvège…), truites, et -pire que tout- la « truie saumonnée » (sic)].

    – plutôt des fruits de mer locaux péchés à pieds que des poissons péchés industriellement à l autre bout du monde

    – plutôt une habitation de plusieurs étages (1 à 3 étages sur le RdC suffisent, c.f. les médinas, encore plus basses, et plus denses que du Haussmanien ou des tours) AVEC DES murs mitoyens,

    qu’une maison de plein pied aux 4 vents

    – plutôt une forme offrant peu de contacts extérieurs, qu’une forme étirée (rue de 10 habitations de 8x12m (ou mieux : 7×14) au sol chacune (de 3-4 étages sans ascenseur), collées par les 12m (14m), avec pièces perpendiculaires à la rue; plutôt que 10 habitations de 8x12m au sol, collés par les 8m, avec pièces parallèles à la rue).

    – plutôt de l isolation et du confort thermique que du chauffage continue de hangar ouvert.

    – baisser les températures, en particulier le soir (meilleur sommeil..)

    – plutôt acheter chez des petits producteurs ou distributeurs indépendants, que chez des grands groupes (Celio-Cora-Leroy Merlin-Fnac), ou -pire que tout- sur un site internet n ayant qu’un entrepôt avec +/- 0 employés.

    – plutôt des contacts directs et locaux (prendre l avion pour aller voir X à Marseille, puis le train pour voir Y à Lille n en fait pas partie : dans une ville de 10 000 personnes, il existe plus de gens intéressants que tu ne pourras jamais en connaitre dans une vie… => participer à certaines assos centrées sur tes pôles d’intérêt te permet de les rencontrer, et de faire avancer tes pôles d’intérêt…), qu’à distance (discussions, fêtes, rencontres informelles; plutôt que mail, forums et téléphone portable).

    – plutôt les spectacles vivants, les contacts humains (théatre, festivals locaux, les discussions, les fêtes être amis) que les spectacles en boite de conserve (films, TV, jeux vidéos).

    (pas sûr que ce dernier point soit plus efficace : entre des bières et des gâteaux apéritifs (en allant/revenant du point de RDV à vélo), ou X heures de connexion sur sa box-TV ou box-ordi, je ne suis pas sûr du bilan, mais cela participe de la philosophie : du local et du concret plutôt que de la consommation de masse en relation avec une boite noire électronique, même si (jeux online-mail-skipe-..) cela peut permettre un contact à distance avec d autres personnes)

    En fait, c est les excès qui posent pbs, à la fois à notre corps, à notre santé, et, par effet cumulatif, à la société et même niveau pollutions et consommation d’eau, de terre et d’énergie.

    N’oublions pas une chose essentielle : nous sommes en SUR-production :

    – Plus de 20% des aliments produits ne sont pas consommés, et 70% de l agriculture mondiale sert uniquement aux animaux (+2% aux agro-carburants, où elle ne sert à rien, sauf à accaparer des terres et polluer la terre et les eaux) :

    on consomme trop de viande d’élevages industriels au soja+maïs OGM venant par cargos entiers du mexique-argentine-USA, il y a trop d élevages industriels (porc-boeuf, mais aussi saumon-truite-crevette) parce que c est POSSIBLE : car on a les ressources (de quoi nourrir plus de 20 millions d’habitants, si on consommait moins de viande, et plus de protéines végétales en occident, et ceci, sans devenir végétariens).

    De même, « on » utilise une voiture de 1.5t remplie de 1.1 personne pour faire 5 à 8km sur une route bitumée, dans un urbanisme ultra-étalé quasi sans murs mitoyens et sans maisons à faible contacts extérieurs, parce que c est POSSIBLE (mais pas durable pour un rond…)

    Précision :

    J’ai été un automobiliste qui achetait dans des supermarchés dans les zones moches, et qui achetait sur des plateformes internet.

    Je ne le suis plus… et cela a changé ma vie… et même ma santé (activité physique par le vélo, alimentation plus saine).

    J’étais dans une impasse qui posait constament problème, qui me rendait aigri, insatisfait, et sans aucune perspective de m’en sortir un jour. Et puis… adopter les solutions pour l’avenir, pour les autres… a -en fait- était une solution pour MOI.

    En fait, le plus gros bénéfice -non attendu- que j en ai tiré est ultra-égoïste => soyez égoïstes, pensez à vous, à votre corps, à vos relations directes/contacts directs.

  7. Eric

    La question de l’autonomie, et donc celle de l’interdépendance, pose celle du lien de confiance, et également du sens et de la connaissance. C’est un fait qu’il y a toujours eu un faible et un fort, un « dominant » et un « dominé », c’est comme ça, mais cela n’autorise ni justifie le fait que ni le supérieur ni l’inférieur ne profitent de leur situation, l’un en imposant sa loi, l’autre en se laissant aller dans une sorte de facilité. Ce serait mauvais pour les deux.

    Pour illustrer mon propos : le forgeron qui façonne les métaux sait que nous en avons besoin, nous dépendons de son savoir-faire, tandis que forgeron ne semble pas dépendre du poète, ou du baladin, ni de celui qui ne « fait » rien.

    Les industriels savent très bien rendre les gens dépendants de leurs productions, à la fois les consommateurs et les travailleurs. Il y a une chaine de servitude, savamment orchestrée entre la finance qui mise sur le pétrole et sur les énergies, mais qui ne le font qu’en fonction de retombées financières, et leur assurent une rente, obligeant le monde à marcher dans un sens. On voit bien par exemple que tous les investissements, les infrastructures ne sont que pour les bâtiments et travaux publics, les industries lourdes, le génie mécanique, et les métallurgies, etc. Pour tout un ensemble de gens et une hiérarchie issus des grandes écoles, qui dominent par conséquent le monde. Rien de nouveau. Sauf que ce système arrive sans doute à son terme, par épuisement des ressources, et qu’il ne donne plus d’intérêts réels mais fictifs, il coûte plus qu’il ne rapporte, l’investissement en argent = travail = énergie , ne « rend » plus. Sauf aux malins qui arrivent à faire encore casquer les petits épargnants, qui voient leurs économies fondre, dans des crises successives. Toutes ces choses débouchent de façon inexorable sur des situations conflictuelles, effectivement anticipées par les groupes de pensée, les puissants, qui ont mis sur le marché des armes forgées par leur soin. Afin que les révoltes des faibles ne se tournent pas contre eux. ( faibles comme le sont ceux de l’histoire, les peuples ayant consacré leur existence à d’autres problèmes, d’autre combats que de vouloir imposer leur domination sur le monde )

    En résumé, c’est cette relation qui en fin de compte se trouve au centre du nœud inextricable et nous pousse en avant. Sinistre si elle est hostile ou mensongère, et positive si nous renouons les dialogues, et plus évidemment. Là, la dépendance, qui est obligée, n’est plus esclavage. On peut rêver d’un monde meilleur pour tout le monde, hein 🙂

  8. jack

    Comme le montre Jean Marc le défi n’est pas du tout technique. Il est techniquement facile et confortable de revenir a la consommation d’énergie par habitant d’il y a quelques décennies.

    Le vrai défi est politique. Comment se débarrasser de ces entreprises monstrueuses au dessus des lois? De leur politiciens incapables enfermes dans un imaginaire ou la croissance est infinie? De la puissance de frappe de la publicité et de ses médias?

Les commentaires sont clos.