Pollution de l’air: 67.000 morts par an

Pendant longtemps, les chercheurs et les pouvoirs publics français parlaient d’environ 48.000 morts par an liés à la pollution de l’air en France. Selon une étude allemande inédite, les particules fines seraient en fait à l’origine de 67.000 morts par an en France, soit environ 40% de plus que ce que l’on pensait auparavant.

Selon un article du journal Le Monde du 12 mars 2019 relatant une étude publiée dans l’European Heart Journal, « le nombre des victimes a jusqu’ici été très largement sous-estimé. »

La revue médicale de la Société européenne de cardiologie conclut en effet que la pollution de l’air serait à l’origine d’environ 800 000 morts prématurées en Europe chaque année, dont 67.000 morts par an en France. Un bilan sinistre, qui atteint près de 9 millions à l’échelle de la planète. Des chiffres deux fois supérieurs aux dernières estimations officielles.

« Pour mettre ces résultats en perspective, cela signifie que la pollution de l’air fait plus de morts chaque année que le tabac, responsable de 7,2 millions de décès selon l’OMS », commente l’un des auteurs, Thomas Münzel, de l’université de Mayence (Allemagne), qui fait remarquer qu’« on peut éviter de fumer, pas de respirer un air pollué. »

Pour parvenir à ces résultats fortement révisés à la hausse, les chercheurs ont construit un nouvel outil statistique. Appelé « Global Exposure Mortality Model » (GEMM), il permet une analyse plus poussée que le « Global Burden of Disease » (« fardeau mondial de morbidité ») utilisé par l’OMS. Le GEMM s’appuie sur pas moins de 41 études de cohortes menées dans seize pays et combine trois séries de données : niveaux d’exposition à la pollution, densité et âge des populations, effets sanitaires.

Autre conclusion forte de l’étude : contrairement à ce que l’on pourrait penser, les principales causes de décès liées à l’exposition à un air toxique ne sont pas à chercher du côté des maladies du système respiratoire, comme le cancer du poumon, mais des pathologies cardiovasculaires.

Les scientifiques estiment ainsi qu’entre 40 % et 80 % de ces décès sont dus à des infarctus et à des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Les particules fines ne s’arrêtent pas aux voies respiratoires mais pénètrent profondément dans l’organisme par le système sanguin jusqu’au cœur et au cerveau. Les auteurs rappellent que l’exposition à long terme aux PM2,5 augmente de 13 % les risques de développer des pathologies coronariennes par palier de 5 microgramme (µg)/m3.

En milieu urbain, les particules fines sont principalement liées aux émissions des voitures et à la combustion des chaudières au fioul.

Nuit Grave

A propos de Nuit Grave

Rédacteur du site Carfree France, spécialisé dans les questions relatives à la destruction de la santé et de l'environnement

Un commentaire sur “Pollution de l’air: 67.000 morts par an

  1. Pédibuspedibus

    et que je vous rajoute, à la sauvette, deux ou trois fois soixante-sept mille, pour toute la morbidité en lien avec l’obésité qu’engendre les modes inactifs à la gloire de Ste-Gnognole… !

     

    et qu’on enchaîne avec moaaaaaaaaaaaa  les paroles du beau chant liturgique mortifère… :

     

    – maladies cardio-vasculaires

    – diabète

    – cancer

    – psychopathologies engendrées par l’isolement…

     

    pas boaaa du trou…

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