Le RER Vélo

Face à la saturation des routes, des transports en commun, le vélo est une solution. À une condition: le rendre accessible à toutes et tous en offrant aux Franciliens des aménagements cyclables de qualité et continus. Les 33 associations du Collectif Vélo Île de France appellent tous les élus de la région à construire un Réseau Express Régional Vélo sur le modèle des transports en commun, le RER V. Ses 9 lignes cyclables relieront les grands pôles de l’Île-de-France.

Le projet de RER V est né d’un double constat. Celui tout d’abord d’une demande qui explose, avec des Franciliens toujours plus nombreux à vouloir se déplacer à vélo. Selon les derniers chiffres de l’Enquête globale transport menée par Île-de-France Mobilités (IDFM) les déplacements à vélo ont augmenté de 30% entre 2010 et 2018. De même, le nombre de répondants au Baromètre des villes cyclables de la FUB a été multiplié par deux entre 2017 et 2019, avec plus de 31 000 réponses pour l’Île-de-France.

Le RER V répond aussi à un besoin. Devant des routes congestionnées, des transports en commun de plus en plus saturés et des liaisons inter-banlieues compliquées, il est urgent d’offrir aux habitants de la Région une alternative de déplacement efficace et agréable. Le vélo peut être cette solution, à une condition: le rendre accessible à
toutes et tous.

Un an de travail associatif

Le RER V est parti d’une feuille blanche. En mars 2019, une dizaine de bénévoles du Collectif Vélo Île-de-France se réunissent avec leur connaissance du terrain et leurs feutres pour tracer quelques grandes lignes sur une carte. Ce premier jet doit être complété. Le Collectif lance alors un appel à contribution au sein de son réseau de 4000 adhérents. Qui mieux en effet que les 33 associations de terrain qui composent le Collectif pour identifier les aménagements existants et ceux à construire? Les messages se multiplient, chacun y va de sa proposition.

Après plusieurs mois de travail, il faut trancher entre toutes les contributions. Ce sont finalement neuf grandes lignes qui sont retenues: cinq radiales (A, B, C, D, E), deux voies le long de la Seine et de la Marne (S et M) et deux circulaires (PC et GC).

Elles sont à la fois ambitieuses et réalistes. Le Collectif a en effet veillé à ce qu’elles recoupent autant que possible les aménagements cyclables existants ou projetés par les collectivités. Le RER V comprend ainsi déjà 45% d’aménagements cyclables sécurisés (pistes ou voies vertes), dont une partie peut d’ores et déjà être intégrée à un réseau sécurisé, confortable et efficace. Le 7 décembre 2019, les 33 associations du Collectif Vélo Île-de-France votent à l’unanimité les tracés définitifs du RER V.


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Le RER V en chiffres

650 km: La longueur du RER V, dont 200 km de voies d’eau.

45 %: La part d’aménagements existants, en piste séparée ou voies vertes.

9 LIGNES: Le nombre de grandes voies cyclables, pour relier les pôles de notre région.

500 M€: Le coût du RER V, soit moins de 2 % du futur métro du Grand Paris Express.

A quoi ressemble le RER V?

– La continuité
Le RER V ne s’interrompt pas à chaque pont ou à chaque intersection. Le cycliste bénéficie en permanence d’une infrastructure cyclable de qualité.

– La haute capacité
Les lignes du RER V doivent être dimensionnées pour accueillir un grand nombre de cyclistes. Elles doivent permettre de rouler à deux de front, et de doubler en toute sécurité.

– L’efficacité
Le RER V emprunte l’itinéraire le plus direct et le plus évident entre deux points. Il garantit également au cycliste un déplacement à vitesse constante en limitant le relief et en favorisant la priorité aux intersections. La qualité du revêtement a aussi un impact sur l’efficacité: le vélo roule plus confortablement sur un enrobé lisse que sur un sable stabilisé qui se dégrade avec la pluie et le froid.

– Le jalonnement
Comme un automobiliste ou un usager des transports en commun, le cycliste qui roule sur le RER V doit savoir où il se trouve et vers où il se dirige. Cela implique de mettre en place des panneaux avec des indications de lieu et de temps ainsi qu’une signalisation au sol qui rend le RER V identifiable par tous.

C’est maintenant aux collectivités de se saisir du RER V!

Le Collectif Vélo Île-de-France a dessiné le RER V, c’est maintenant aux collectivités de s’en saisir et de le réaliser. Pour qu’un tel projet voie le jour, l’engagement politique et financier de tous est nécessaire: Région, Île-de-France Mobilités, la Métropole du Grand Paris, les départements, les établissements publics territoriaux, les intercommunalités et les communes. Il est temps de dépasser le mille-feuille administratif francilien comme cela a été fait pour les grandes infrastructures routières et de transports en commun. Le Collectif est prêt à accompagner toutes les collectivités volontaires pour la réalisation du RER V.

Faire le choix du RER V, c’est offrir une nouvelle solution de mobilité aux Franciliens. C’est dire aux automobilistes qu’abandonner leur voiture pour un mode de déplacement plus efficace et moins polluant est possible. C’est désengorger progressivement les transports en commun en transformant des passagers en cyclistes.

C’est enfin faire de l’Île-de-France la grande métropole cyclable qu’elle mérite d’être, et que les habitants appellent de leurs vœux.

Source: https://rerv.fr

10 commentaires sur “Le RER Vélo

  1. Pédibuspedibus

    après bientôt deux mois à faire de la mobilité active – à pied… ! – entre le frigo et la télé, et vice versa… – va falloir dard-dard…

    heu dare-dare voulais-je dire…

    il va falloir donc urgemment lutter contre embonpoint, surpoids et autre obésité…

    outre les parties du cul fines va falloir tenir compte d’un gros souci en termes de santé publique et d’esthétique plagiste :

    la réponse du RERV est donc la bonne, et à impérativement mettre en branle, en scrutant les manoeuvres jaculatoires habituelles des zélus peu zélés dans le domaine de la concrétisation…

     

     

    BOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

  2. zaph

    initiative très pertinente. espérons qu’elle sera mise en œuvre rapidement.

    Le moment est venu d’avoir l’exigence d’aménagements cyclables de qualité et vraiment conçus pour les cyclistes et non pour montrer un linéaire sur une plaquettes municipale.

    L’automobile n’a pas de pertinence en ville, ôtons lui la suprématie de l’espace public et rendons la ville à ses habitants.

  3. Pédibuspedibus

    moaaaa qui pensais qu’elle n’en avait plus la FUB montre les dents… :

     

     
    La FUB saisit le Conseil d’Etat pour faire reconnaître le vélo comme moyen de transport légitime !
    Face à des verbalisations abusives et à des fermetures incompréhensibles d’aménagements cyclables, la FUB dépose une requête en référé-liberté au Conseil d’Etat. En temps de crise, les pouvoirs publics doivent réaffirmer la place du vélo dans le dispositif de résilience.
    Au moment où la France réfléchit au déconfinement, en matière de transport, la solution vélo semble pertinente à plus d’un titre : distanciation sociale de fait, remise en forme sur le plan physique, coût financier faible, sobriété carbone et sobriété spatiale, cocktail gagnant face aux nombreux enjeux auxquels les françaises et les français vont être confrontés pendant de longs mois.
    Mais ce qui paraît comme une évidence se heurte à deux types principaux d’obstacles sur le terrain.

    De nombreuses verbalisations abusives, ainsi que des intimidations
    Pendant la phase actuelle de confinement, le vélo n’est pas reconnu comme étant un moyen de transport légitime. La preuve, la FUB a reçu plus de 800 témoignages de cyclistes ayant utilisé leurs vélos pour un motif légitime, notamment pour aller travailler ou faire leurs courses, mais ayant rencontré des incidents. Dans le meilleur des cas, il s’agissait d’insinuations déplacées de la part de représentants de forces de l’ordre, prétendant que le vélo ne serait pas un moyen de transport autorisé en période de confinement. Pour des dizaines d’entre eux, cela allait encore plus loin, avec une amende de 135 euros.

    Des fermetures incompréhensibles d’itinéraires cyclables sécurisés
    Ce n’est pas tout. Alors même que des villes comme Berlin, Bogota ou New York répondent à la crise en multipliant les aménagements cyclables, certains territoires français… ferment les leurs ! Tout cela illustre le retard de la France sur la perception du vélo comme étant un mode de transport résilient en temps de crise.
    C’est dans ce contexte que la FUB se voit obligée de déposer ce jour un référé liberté.
    La communication des différents ministères étant floue, malgré une mise au point sous forme de message vidéo de Madame Elisabeth Borne, certains représentants des forces de l’ordre exercent leur pouvoir de manière abusive ajoutant de leur propre chef des restrictions par rapport aux textes et décrets en vigueur.
    Le référé-liberté déposé le 20 avril 2020 par la FUB a pour but de protéger les cyclistes dans leurs droits les plus essentiels : liberté de déplacement dans le respect strict des règles imposées par la crise sanitaire liée au Covid19, par le moyen de transport qui est le leur, et dans des bonnes conditions de sécurité, ce qui nécessite le maintien des infrastructures qui leur sont dédiées.
    Force est de constater malheureusement qu’il faut aujourd’hui saisir la justice dans cette période si compliquée pour elle pour faire reconnaître aux yeux de tous le vélo comme moyen de transport !
    Alors même que l’usage du vélo a fortement progressé durant les grèves de cet hiver, que la question vélo s’est imposée dans le débat des municipales et que le vélo apparaît aujourd’hui comme un moyen de transport important du déconfinement, la FUB refuse de voir des usagers verbalisés sur le simple fait qu’ils circulent en vélo !
    Vous trouverez le texte du référé liberté déposé au conseil d’Etat sur le site de la FUB : https://www.fub.fr/fub/actualites/fub-obligee-saisir-conseil-etat-faire-reconnaitre-velo-moyen-transport-legitime
    Communiqué de presse de la FUB – 20 avril 2020

  4. Lydie

    Enfin La FUB se remue qui est davantage dans l’allégeance auprès des élus au lieu d’être très incisif vis à vis de l’état , des collectivités. Les cyclistes souffrent de l’incurie de nos dirigeant à traiter intelligemment la mobilité comme plein d’autre sujet d’ailleurs.

    La solution pour faire émerger rapidement ne serait-il pas de tous se mobiliser à la sortie du confinement pour aller faire des marquages au sol et assaillir les élus de tout bord pour obtenir des engagements,  des délais précis. Les aménagements nécessitent globalement peu de moyen pour une réalisation et mise en service immédiate. Grenoble montre l’exemple en prenant pleinement conscience du risque de report de mobilité sur d’autre moyen que les transports en commun, et donc créé des itinéraires cyclables réversibles en test opérationnel à la sortie du déconfinement. Espérons que cette proposition trouvera un échos car le verbe ne suffira pas à faire bouger la léthargie des élus. Ce qui se passe à Paris se retrouve dans toute la France métropolitaine qui est aussi frileuse et sans le sens du bien commun.

  5. Pédibuspedibus

    oui Lydie, il faut espérer que les associations pas trop dépendantes des zélu(e)s pour les subventions – qui servent essentiellement à payer leurs salariés – se bougent le culte militant le mois prochain pour de l’urbanisme tactique et du do it yourself pour leur mettre le nez dans le concret, particulièrement les trop nombreuses deux fois deux ou trois voies en centre-ville et péricentre…

    il ne devrait pas y avoir trop de problèmes pour les grosses agglos de province… heu de région je voulais dire, elles sont toujours à l’affût de ce qui se passe dans la capitale pour la singer : on ne s’en plaindra pas…

    toujours dans le même chapitre « faites-le par vous-mêmes », il serait diablement intéressant de faire ou faire faire des aménagements relativement fastoches à réaliser pour casser la vitesse des bagnolards, scootards et autres motorisés :

    il s’agit tout simplement d’implanter un panneau STOP à chacune des intersections d’un axe où l’on observe des allures de circuit de F1, accompagné du marquage au sol d’un passage piéton :

    meilleur moyen de casser la vitesse, tant pis pour la conso de gazoline accrue du fait du stop and go…

    et pis faut remonter le moral à du-con-d’Amérique, avec ces cours du brut qui plongent dans le négatif, capables de traverser le globe ils sont foutus d’embraser le noyau de la planète, ce que pourraient croire ces abrutis là-bas… :

    https://www.20minutes.fr/economie/2764671-20200421-coronavirus-baisse-extraordinaire-ca-veut-dire-quoi-petrole-americain-cours-nul-negatif

    pas glop du tout pour les conducteurs de pickups trumpiens qui, pire qu’en 1929, vont se trouver à ne plus pouvoir s’en payer un, rien que pour gazer les rares cyclistes téméraires rencontrés sur leur route :

    https://www.lefigaro.fr/international/2014/07/19/01003-20140719ARTFIG00041-aux-etats-unis-des-automobilistes-polluent-volontairement-contre-une-loi-d-obama.php

     

    pas boaaa du trou…

  6. Hamilton Freitas Vicentini

    L’idee est ridicule ! Les voitures doivent s’arreter !!!!! Pas de voiture !!! Les rues pour tous que ne polue pas !!! La fin de motor a combustible !!!
    Nous avons deja un peripherique ! Pour quoi faire un autre ! C’est tres con !
    Vraiment con!
    ça c’est vraiment laisser l’oportunites que les industries de voitures continuent a construires tous ces nouveau modeles de machines a poluition!!!
    Et nous dans un periphirique velo ferme pour respirer tout ça !!
    STOP voitures !!!!!!!!!!!!!!!!!STOP c’est tout !
    Arreter d’inventer !!! C’est ridicule !!!
    C’est vraiment les donnes de le space pour continuer !! A fond !!!
    Les rues sont a nous! Les cycliste et pietons !!!
    RER Velo … vraiment une blague … lamentable…

  7. Pédibuspedibus

    bah… c’est con finement, v’là tout…

    et pis faut pas envoyer les vieux zélus à l’hostau bondé, avec des propositions trop vélorutionnaires, de quoaaaaaaaaaaaa faire un avécé…

    bien qu’après ils pourraient avoir un p’tit vélo…

    c’est à voir…

     

     

    boaaaa

  8. Raph

    Je rejoins un peu Hamilton.
    en regardant cette carte, tout y est : Periph, A86, A6, A1, A4, etc. Il manque juste la A104 !

    Ça fait 40 ans qu’on essaye en vain de décentraliser la France, mais ce projet en dit long sur l’échec ! Le projet de « Grand Paris » est censé désenclaver les banlieues dont les habitants sont parfois contraints de passer par Paris pour se rendre dans une commune voisine.
    la voirie est là il faut juste rééquilibrer les rapports de force.

  9. Bernard

    Ce n’est pas le périph’, mais les boulevards des Maréchaux. Pas l’A86 mais les voies qui ont repris l’ex N186,  et les rives de la Seine.

    On est dans un monde com’ : Si on veut faire passer des idées, on est malheureusement obligé d’agir comme des « communiquants » et présenter un produit « configuré par le marketing ». Mais n’allez pas imaginer que la FUB et les associations adhérentes ne veulent pas et ne promeuvent pas des aménagements permettant la pratique du vélo partout.

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