Comment ne pas se faire voler son vélo

En France, chaque année plus de 400.000 vélos sont volés. Ce fléau en pleine expansion depuis la crise sanitaire liée au Covid-19 est l’un des premiers freins à la pratique régulière du vélo et à l’usage du vélo comme mode de déplacement au quotidien. Selon la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), à cause du vol de vélo près de 80.000 cyclistes renoncent chaque année à faire du vélo.

Le réseau Bicycode créé par la FUB propose 4 règles d’or à respecter impérativement pour ne pas se faire voler son vélo.

1 – Achetez un bon antivol

C’est la règle d’or numéro 1, un bon antivol est le minimum requis pour éviter de se faire voler son vélo. Equipez-vous d’au moins un antivol en U. Même un mauvais U vaudra toujours mieux qu’un bon câble.

Préférez un antivol classé au minimum :
– recommandé FUB – « 2 roues » ❂❂ dans les tests d’antivols FUB
– ou « * * » dans les tests ART (Pays-Bas)
– ou « Gold » dans les tests Sold Secure (Grande-Bretagne)

Un antivol fixe (ou de cadre) en complément à un U est recommandé car très pratique pour un « arrêt minute » ou pour verrouiller la roue arrière (photo ci-dessous). Dans les cas critiques (grandes villes, la nuit, etc.) deux U sont une précaution utile.

antivol-cadre

Dimensions typiques : Anse de 10 cm de large, 25 cm de long. Vérifiez notamment l’espace entre la roue avant et le tube diagonal du cadre.

Poids : Un antivol ne peut pas être solide et léger: les antivols recommandés pèsent quasiment tous entre 1 kg et 1,5 kg. Hors randonnée sportive ou trek longue distance, vous n’êtes pas à un kilo près.

Prix : On conseille de mettre au moins 15 % du prix du vélo avec un minimum de 30 €.

Un bon antivol en U est la meilleure protection contre le vol. Il constitue un investissement rentabilisé dès la première tentative de vol!

Consulter les tests antivols FUB

2 – Cadenassez toujours votre vélo

Même pour une courte durée : Certains voleurs sont à l’affût des vélos laissés devant une boutique « juste pour 2 minutes ». Un antivol de cadre permet dans ce cas de verrouiller la roue arrière du vélo sans perdre de temps.

Même à l’intérieur : Un vol sur deux a lieu à domicile, dans la cave, le garage, la cour ou le hall d’immeuble.

On entend souvent : « Ne laissez pas votre vélo stationné dans un endroit peu fréquenté« . Mais ce critère est trop réducteur: beaucoup de vols sont commis en plein jour dans une rue passante, le voleur utilise un outil discret ou il prétend simplement qu’il a perdu la clé de l’antivol.

Tous les vélos se volent : ni l’aspect, ni l’âge du vélo ne sont un critère pour détourner les voleurs.

3 – Attachez le cadre à un point fixe

Attachez le cadre et si possible la roue avant (plus facile à voler) à un point fixe.

Accrochez votre antivol de préférence en hauteur (50 cm minimum) pour limiter les risques d’effraction. Si possible inclinez la serrure vers le bas, cela rend le crochetage moins aisé.

Faites en sorte que le cadre ne soit pas libre en rotation, par exemple en l’attachant à deux points ou en l’empêchant d’être soulevé.

Si votre U est trop petit pour attacher le cadre et la roue avant, il est souvent possible d’attacher le cadre et la roue arrière au point fixe en passant le U en travers des tubes du triangle arrière.

4 – Faites marquer votre vélo

Le dispositif BICYCODE instauré par la FUB consiste à marquer sur le cadre un numéro unique et pré-enregistré dans un fichier accessible sur www.bicycode.org, dans lequel vous pourrez renseigner vos coordonnées. Si votre vélo est volé et qu’il fait partie des 40 % de vélos volés habituellement retrouvés, il pourra ainsi vous être restitué.

Le fichier national permet à chacun de savoir, à partir du numéro marqué, si un vélo a été déclaré volé, pour lutter contre le recel, limiter les risques de revente illicite, et finalement devenir un moyen dissuasif contre le vol.

Conseils pratiques

Si vous stationnez souvent en ville et utilisez rarement votre vélo pour de longues distances ou du tout-terrain, remplacez les attaches rapides par des écrous, notamment pour la selle, souvent volée.

Evitez de laisser des accessoires « clipsables » très facilement amovibles, en particulier d’éclairage, sur votre vélo en stationnement.

Vous pouvez aussi choisir de vous munir d’un antivol U muni d’un câble en complément. Cela permettra de sécuriser des accessoires (selle par exemple) ou encore de l’enrouler autour d’un point fixe en cas d’impossibilité de la faire avec votre U.

Certains modèles d’antivols fixes, destinés aux arrêts de courte durée, proposent aussi un complément sous forme de chaîne à « plugger ».

Avis de la commission antivols sur les antivols U avec alarme : outre le surcoût important et le problème des piles à changer, il faut savoir que l’insertion du dispositif électronique dans le boîtier de serrure fragilise grandement l’antivol et le rend donc beaucoup plus vulnérable. Le déclenchement de l’alarme n’est pas déterminant du point de vue de la dissuasion car de toute façon l’ouverture d’un U ne peut pas se faire de façon discrète.

Côté serrures

Vérifiez à l’achat qu’il ne manque pas une clé dans l’emballage.
Méfiez-vous des alliages légers, dont le « zamac » reconnaissable à son aspect gris mat.

Si vous voulez être très exigeants : certains antivols pouvant se refermer sans actionner la clé sont plus vulnérables aux manipulations visant à l’ouvrir sans la clé.

Vidéo – Bien attacher son vélo

Visionnez la vidéo de la C.A.Tour(s)plus et du Collectif Cycliste 37 sur les bons conseils pour sécuriser votre vélo !

Source: www.bicycode.org

Vous n’êtes pas convaincus par ces propositions ? Vous estimez qu’aucun moyen n’est infaillible ? Conrad, une entreprise allemande a trouvé la solution ultime. La voilà:

Le modèle a été uniquement développé pour cette publicité et n’a pas été homologué. Il n’est donc pas commercialisé. Conrad a toutefois mis en ligne un mode d’emploi (rapide et dans la langue de Goethe) de cette invention. Libre à vous de la reproduire. Chiche ?

3 commentaires sur “Comment ne pas se faire voler son vélo

  1. Pédibuspedibus

    malin comme un singe celui qui oserait piquer le biclou juché en haut du mât de cocagne…

    sinon, autre astuce pour réfréner les ardeurs des voleurs :

    opter pour le VTP dernier cri :

    Vélo Tout Pourri, avec selle immonde déglinguée et son revêtement cracra déchiré, pédales fraîchement enduites à la crotte de chien – pas moyen d’y échapper de toute façon, y en a partout sur les crottoirs de la ville… – , poignées de guidon douteuses hérissées de crottes de nez cristallisées…  et tout à l’avenant…

     

    boaaaaaa

  2. marmotte27

    Vérifiez que votre point fixe est vraiment un point fixe. Le mieux c’est les arceaux « U retourné »*. Vérifiez qu’il soit bien ancré au sol, et qu’il n’ait pas été trafiqué, des voleurs ont tronçonné des arceaux, puis rattaché avec du ruban adhésif.

    Méfiez vous de poteaux de signalisation, ils peuvent être amovibles au sol, et les panneaux se dévissent, à proscrire donc pour une attache longue durée.

    * De grâce, les municipalités, n’installez pas autre chose, et installez les correctement, bétonnés au sol. Toute autre forme d’arceau est susceptible d’empêcher une attache sûre, au plus tard quand le vélo est chargé avec des sacoches. Installez les à la bonne distance de tout mur, bord de trottoir etc., qu’on puisse attacher cadre et roue avant ensemble correctement. Le mieux c’est que deux vélos puissent y être attachés tête bêche.

  3. Alexandre Oberlin

    La « solution ultime » peut-être pour le cycliste exclusivement urbain et à condition que les flics municipaux soient de bonne humeur, mais je n’ai pas l’impression que ce dispositif soit très utile ailleurs, où on trouvera au mieux des arbres ou un vieux poteau en bois.

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