Le discours empathique

L’empathie est une notion désignant la compréhension des sentiments et des émotions d’un autre individu, voire, dans un sens plus général, de ses états non-émotionnels, comme ses croyances. Dans ce dernier cas il est alors plus spécifiquement question d’empathie cognitive. En langage courant, ce phénomène est souvent rendu par l’expression « se mettre à la place de l’autre. » Lire la suite…

12 000 vélos en gare d’Utrecht

La gare d’Utrecht (311.000 habitants) est un nœud de correspondance important aux Pays-Bas. On y vient déjà beaucoup à vélo et les 12.000 places actuelles ne suffisent plus. Objectif: 33.000 places en 2020, pour que la majorité des voyageurs puisse arriver à la gare à vélo, dans le meilleur parking qui soit. Lire la suite…

La droite, la gauche et la route (3/3)

Troisième partie – La politique nationale

Le Grenelle de l’environnement, lancé par Nicolas Sarkozy fin 2007, a suscité beaucoup d’espoirs et a débouché sur des décisions importantes concernant l’investissement dans le domaine des transports: deux appels à projets de transports collectifs urbains en site propre (TCSP), le lancement de 3 lignes à grande vitesse et un effort de régénération du réseau ferré classique, l’adoption de l’écotaxe poids lourds destinée à financer les infrastructures de transport. Mais la taxe carbone a été abandonnée, abandon vite suivi d’un revirement très net en mars 2010: »l’environnement, ça commence à bien faire« . Exemple typique: l’autorisation de circulation des camions de 44 tonnes, un avantage décisif (+ 10 % de productivité) donné à la route face au rail et à la voie d’eau. Lire la suite…

L’immatriculation : un privilège, plus un droit

Pour la deuxième année consécutive, le parc automobile de Bruxelles a augmenté. Il est passé de 630.648 véhicules en 2014 à 635.031 en 2015 et à 638.880 en 2016. En Belgique, en 2015, il y a 7.175.062 véhicules immatriculés. Ce nombre est en augmentation constante depuis 1977 où il était de 3.315.071 (1). Malgré les multiples mesures pour décourager l’usage de la voiture, et encourager les transports en commun ou le vélo, le citoyen belge comme d’autres citoyens européens reste très attaché à sa voiture individuelle. Les grandes villes comme Bruxelles sont envahies de voitures tant des citadins que des navetteurs. En 2015 Bruxelles était la 9e capitale la plus engorgée d’Europe selon le magazine économique Challenges (2). Il ne faut pas de grandes statistiques pour se rendre compte que dans les embouteillages, l’automobiliste est seul dans sa voiture. Lire la suite…

Journée sans voiture 2016

Une journée sans voiture vise à expérimenter dans le monde ce que peut être la vie sans voiture. Cette journée est pour les piétons, les cyclistes et les transports en commun l’occasion de s’approprier l’espace urbain. Lire la suite…

Carbone noir : le cycliste pas le plus exposé

Depuis 2014, l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP), basé à Liège, mène un projet pour objectiver l’exposition des différents usagers de la route à la pollution. Baptisé « Exposition, Trafic et Carbone noir » (ExTraCar) ce projet a mesuré les particules ultrafines de carbone ingérées lors des déplacements en milieu urbain. Lire la suite…

La pollution de l’air près des routes

Sur la route, dans sa voiture, on respire vraiment très mal. Les automobilistes sont les plus exposés à la pollution de l’air. Mais au bord de la route, que se passe-t-il ? Et bien les habitants des axes routiers sont exposés à des risques bien plus importants que les habitants éloignés du trafic automobile et des sites industriels. Asthme, maladie cardio-vasculaire, autisme, voilà quelques problèmes de santé graves qui peuvent survenir. Comme vous êtes des lecteurs attentifs aux arguments, voilà quelques études et renvois bibliographiques pour vous en convaincre. Lire la suite…

L’Atome tricolore terrorise l’Europe

Il n’y a plus de capitaine pour piloter le bateau France à la dérive. Et, mauvaise surprise, ceux que l’on regardait encore comme de risibles potiches politiques subalternes sont devenus les garde-chiourmes de la galère. Au poste de contrôle du navire ils s’activent comme des forcenés. Tel est, en image maritime, le tableau possible pour décrire le deux poids deux mesures de la nouvelle politique gouvernementale: état d’urgence férocement répressif contre les activistes écologistes d’un côté, atermoiement permanent dans l’indécision face à la Bérézina nucléaire française de l’autre. « Société nucléaire, société policière » disait un vieux mot d’ordre scandé dans les manifestations en Alsace contre Fessenheim… Nous y sommes… Et chaque jour se confirme partout en France, la pertinence politique de cette sombre association des origines. Lire la suite…