Nous mangeons du pétrole

C’est probablement l’article le plus important que j’ai écris à ce jour. C’est certainement le plus effrayant, et la conclusion est la plus triste que j’ai jamais écrite. Cette article va probablement déranger le lecteur ; il m’a sans aucun doute perturbé. Pourtant, il est important pour notre futur que cet article soit lu, compris et discuté. Lire la suite…

L’impossible voiture propre

L’automobile en France, c’est comme la croissance : tout est bon pour éviter de la remettre en cause. Comme la croissance, industriels et médias dominants à leur service s’évertuent à la maquiller en « verte », « propre » ou « durable » pour mieux nous faire oublier une cruelle réalité : épiphénomène spatial et temporel, la civilisation de l’automobile est insoutenable. Nicholas Georgescu-Roegen affirmait : « Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies à venir ». Néanmoins, si la voiture propre n’existe pas, la voiture « moins sale » si. Elle est extrêmement simple à mettre à place tout de suite et à grande échelle. Il suffit de limiter la cylindrée des automobiles. Une mesure politique évidente que se refuse à mettre en place actuellement notre société. A la place, les journalistes des médias dominants s’émerveillent devant des 4×4 et des voitures de sport équipées de moteurs hybrides et donc renommées « voitures propres » [sic]. Néanmoins, limiter la cylindré des automobiles ne doit pas avoir pour effet pervers de rendre plus pérenne la civilisation de l’automobile. L’objectif doit bien être de s’affranchir de cet objet et du modèle de civilisation qui lui est lié. Jean-Marc Jancovici affirme avec raison face à la question « Qu’est-ce qu’une voiture propre ? » « C’est pas plus de 50 millions d’unités sur la planète ». Autant dire pour nous les ambulances et les camions de pompiers. Lire la suite…

Comment en finir avec la civilisation de l’automobile?

Notre société affecte plus de 80% de l’espace public à la circulation automobile et au stationnement des voitures, c’est-à-dire à un mode de déplacement individuel dont le taux d’occupation moyen ne dépasse pas 1,2 personne par automobile en agglomération. Les piétons et les vélos se sentent comme des intrus sur un espace public dédié à la vitesse automobile, où les infractions sont la règle en toute impunité. Il faut arrêter d’aménager la chaussée en fonction de l’heure de pointe, ce qui se traduit par des voies de circulation automobile démesurées, congestionnées une heure ou deux par jour, et qui se transforment en véritables catalyseurs à vitesse le reste du temps. Or, il est désormais admis que toute augmentation de l’offre d’espace automobile se traduit pas une augmentation de la circulation automobile qui génère rapidement des congestions et nécessite donc de nouvelles voies de circulation pour les voitures. Lire la suite…

Le fléau des banlieues américaines

RIVERSIDE, Californie. – L’endroit est connu comme « l’empire intérieur »: une grande étendue de terre coincée dans la haute vallée du désert à l’est de Los Angeles. Avant, il y avait des arbres fruitiers et des indiens, maintenant ce n’est qu’un étalage d’autoroutes encombrées, de faubourgs interminables et de centres commerciaux.

Mais voilà qu’ici, au paradis des 4 voies, une révolution est en cours. Ce qui avant était impensable est en train de se réaliser brutalement : la fin de l’envahissante histoire d’amour des américains et de l’automobile. Lire la suite…

Au bout du pétrole

Tout ce que vous devez savoir sur la crise énergétique

«Il était une fois, il n’y a pas si longtemps, une société tout entière construite sur un liquide visqueux, puant et toxique. Un jour, ce liquide précieux vint à manquer et la société, prise au dépourvu, s’écroula sur elle-même.» Lire la suite…

Pétrole : la fin d’un monde

Avec un baril de pétrole dont le prix a quintuplé en 5 ans et qui se rapproche inexorablement du seuil symbolique des un dollar le litre (159 dollars le baril), nous entrons bien plus rapidement que prévu dans une nouvelle ère économique dont le grand défi est devenu la substitution de l’énergie par l’information à tous les niveaux de production et d’organisation de nos sociétés. Lire la suite…

Reconstruire la ville en marchant

Les Américains sont capables de tout, du pire comme du meilleur. En matière d’urbanisme et de mobilité, les USA sont le symbole de la ville-automobile, de l’étalement urbain (suburbs) et des autoroutes tentaculaires de plus en plus nombreuses… qui finissent toujours congestionnées. Depuis quelques années, et face à l’échec patent du système automobile américain, plusieurs courants de pensée tentent de mettre en avant un nouvel urbanisme, fondé sur l’échelle du mode de déplacement le plus vieux du monde, la marche à pied. Lire la suite…

La ville insoutenable

Les trois sources du mythe de la ville-campagne

La relation millénaire entre ville et campagne, qui associait deux termes nettement distincts par leur forme autant que par leur fonction, a tendu à se défaire au XXe siècle, dans les pays riches, pour laisser place à un mixte de ces deux termes : la « ville-campagne ». Cet habitat d’un genre nouveau pose de nombreux problèmes, tant au plan social qu’à celui des paysages et de l’environnement. Ceux-ci culminent aujourd’hui en un paradoxe insoutenable : la quête de « nature » (dans les représentations) entraîne la destruction de la nature (en termes de biosphère). Lire la suite…

Les lotissements périurbains seront les bidonvilles du futur

Avec la fin du pétrole et l’augmentation continue du coût de l’énergie, le mode de vie périurbain avec ses lotissements, ses autoroutes et ses hypermarchés sera bientôt à l’agonie. Comme le mode de vie périurbain est l’apanage des classes moyennes, qui sont les classes sociales qui votent massivement, une crise politique majeure est à prévoir quand tous les lotissements pavillonnaires n’auront plus d’autre avenir que de devenir les bidonvilles du futur.  Lire la suite…

Le déclin de l’automobile a-t-il commencé?

Notre société de surconsommation comptait jusqu’à présent peu d’individus prêts à ne serait-ce que limiter l’utilisation de leur véhicule automobile. Celui-ci demeure en effet largement symbole de liberté individuelle. Et pour cause, notre autonomie passe par la possibilité de nous rendre où notre envie nous porte, quelle que soit la distance et quels que soient les horaires des transports en commun, par trop populaires. Peu importe les embouteillages sur l’autoroute des vacances ou sur le périphérique, nous nous contentions habituellement de pester et jurer une fois bloqués dedans. Lire la suite…

A 100 dollars le baril, on change de civilisation

A ce prix, le pétrole brut n’est pas cher, de même que le litre de super à 1,50 euro. Le cours du baril sur le marché new-yorkais retrouve aujourd’hui la cote qu’il avait atteinte en 1980, tandis que l’achat d’un litre d’essence nécessite deux fois moins d’heures de smic qu’il y a vingt-sept ans. Lire la suite…