Réflexions d’un bobo à vélo

Périodiquement, le sujet de la ville sans voiture fait les gros titres de la presse. Il s’agit d’une sorte de marronnier journalistique destiné à la fois à prendre acte du recul progressif historique de l’automobile dans certaines villes et à faire peur au lecteur-automobiliste sous l’angle « regardez, les bobos-écolos sont en train de vous interdire de voiturer ». Lire la suite…

Le changement

« Le changement, c’est maintenant » : de tels slogans ne cessent de se répéter, d’élections politiques en campagnes publicitaires. Partout, candidats et marchandises se font porte-drapeaux d’un Progrès divinisé. Le changement est devenu « la loi pratique et morale d’une histoire qui n’est plus que torrent déchaîné ». Lire la suite…

Quel avenir pour la place de l’automobile en ville du côté des jeunes urbanistes et architectes ? Constat mitigé…

J’ai découvert par hasard en début d’année un site consacré à l’architecture, à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire – PSS-archi – qui s’affiche comme une « plate-forme d’échange collaborative non professionnelle et indépendante ». Une foultitude de renseignements techniques et d’informations sur les projets touchant la ville, en particulier la voirie et les réseaux de transports urbains m’est devenue accessible. Puis j’ai sauté le pas début décembre en m’inscrivant comme membre participant. Lire la suite…

La publicité, premier frein à un monde sans voitures

Je ne pense pas me tromper en publiant sur carfree cet article qui relaie un appel à cotisation de l’association « Résistance à l’Agression Publicitaire ». Cette association combat l’hydre publicitaire depuis 1992. Elle ne combat pas la société du tout-voiture, et pourtant en tant que militant anti-publicitaire et anti-voiture je suis intimement persuadé que les deux sont liés – et plus exactement que le second a besoin du premier. Lire la suite…

Nazisme, communisme et automobilisme

Pourquoi les hommes mettent-ils en place des systèmes qui les détruisent? A l’origine de l’apparition de l’automobile, il y a une utopie et un idéal d’indépendance et de liberté… Alors comment ce rêve a-t-il pu engendrer l’un des pires systèmes industriels? Comment cette idéologie a-t-elle pu inspirer une machine à tuer, à blesser, à polluer, à détruire, et entraîner au bout du compte un génocide de masse? Lire la suite…

Le spectacle du cyclo-voyageur

Celui qui a pour habitude d’effectuer ses déplacements quotidiens à bicyclette ne sera pas étranger à cet étonnement que le cycliste suscite presque spontanément chez ceux qui usent de la voiture – ou moins souvent du transport en commun – comme moyen principal de déplacement: « ah, tu as du courage », « bravo, moi, je ne pourrais pas », « félicitations »… outre que leurs congratulations ont souvent comme le goût de la chose qu’on adore pour les autres mais surtout pas pour soi, elles naissent d’un étonnement qui révèle lorsqu’on s’y arrête un instant la structure idéologique emmuraillée dans laquelle se trouve celui qui s’étonne, et donc qu’il est plus sain pour nous de s’étonner de leur étonnement que de nous sentir « étrangers », anormaux face à leur norme:  l’usager « est incapable d’imaginer les avantages apportés par l’abandon de l’automobile et le recours à la force musculaire de chacun. L’usager ne voit pas l’absurdité d’une mobilité fondée sur le transport. Sa perception traditionnelle de l’espace, du temps et du rythme propre a été déformée par l’industrie. Il a perdu la liberté de s’imaginer dans un autre rôle que celui d’usager du transport(1) ». Lire la suite…