Qu’est-ce que l’autopartage dans la sphère privée?

autopartage-sphere-privee

Le bureau d’études ADETEC vient d’achever une étude sur l’autopartage dans la sphère privée. Cette étude était cofinancée par l’ADEME et le Ministère de l’Ecologie.

L’autopartage dans la sphère privée est la mise en commun d’un ou plusieurs véhicules, utilisés par des amis, des voisins ou des proches pour des trajets différents à des moments différents. Le véhicule appartient à l’un des autopartageurs ou est la copropriété de tous. Ce type d’autopartage peut également se faire entre personnes morales (associations, entreprises…).

Il se distingue des services d’autopartage (autopartage « commercial ») et du covoiturage par les facteurs suivants :

– Service d’autopartage (autopartage « commercial ») : système de location de courte durée, géré par une entreprise ou une association et réservé aux personnes abonnées au service. Le ou les véhicules appartiennent au service et pas aux abonnés.
– Covoiturage : utilisation d’un véhicule par plusieurs personnes qui effectuent ensemble le même trajet.

Une étude sur la pratique de l’autopartage dans la sphère privée vient de s’achever. Elle s’est organisée selon le phasage suivant :

– recherche d’expériences sur tout le territoire national,
– analyse détaillée d’une sélection d’expériences,
– propositions pour développer ce type de pratique.

Les principaux résultats de l’étude

Il y a environ 35 000 à 70 000 personnes pratiquant l’autopartage dans la sphère privée.

L’autopartage dans la sphère privée se rencontre sur tous les types de territoire (urbain, rural…). Il concerne tous les types de ménages (célibataires et couples avec ou sans enfants), de toutes les classes sociales et de professions très diverses.

Suivant les cas, le véhicule partagé constitue le premier ou le deuxième véhicule du ménage.

Les principales motivations des autopartageurs sont l’optimisation de l’usage du véhicule, la convivialité, la solidarité, le partage des coûts et la protection de l’environnement.

Dans la plupart des cas, le véhicule partagé appartenait à un des membres du groupe avant l’autopartage ; il répond alors à des besoins complémentaires : un véhicule servant peu et des utilisateurs dont les besoins de déplacements ne justifient pas de garder leur véhicule ou d’en acquérir un. L’achat d’un véhicule en copropriété est minoritaire.

Tous les autopartageurs tirent un bilan très positif de l’autopartage dans la sphère privée. Ceux qui ont dû arrêter suite à un déménagement aimeraient trouver de nouveaux partenaires.

Le potentiel de l’autopartage dans la sphère privée est élevé, en raison du nombre important de véhicules roulant peu, voire très peu, et du coût élevé de la voiture. Les services d’autopartage répondent partiellement aux besoins, car ils ne touchent pas tous les territoires et qu’ils sont plus onéreux.

Les principaux outils qui permettront de développer l’autopartage dans la sphère privée sont : des contrats d’assurance adaptés, un guide pratique de l’autopartage et une communication importante pour faire connaître cette pratique.

Enfin, suite à notre étude, un club d’autopartageurs a vu le jour. Un colloque national est prévu en mai 2010, à Lille.

Pour télécharger le rapport complet de l’étude :
www.adetec-deplacements.com/rapport_autopartage_sphere_privee.pdf

Contact : Bruno CORDIER
ADETEC 113 rue Fontgiève 63000 Clermont-Ferrand
Tél. : 04 73 36 92 29 Fax : 04 73 31 08 29
E-mail : bcordier.adetec@orange.fr
Site internet : www.adetec-deplacements.com

Photos : Guillaume LEBORGNE / Ville, Rail et Transports (à gauche) et Claire-Ida MONNIER (à droite).

Bruno CORDIER

A propos de Bruno CORDIER

Directeur du bureau d'études ADETEC (transports et déplacements)

Un commentaire sur “Qu’est-ce que l’autopartage dans la sphère privée?

  1. stoppeur

    Enfin une étude « positive » dans sa démarche,et qui prouve qu’une prise de conscience -plutôt provoquée-collective peut avoir des origines fondamenta lement intègres,sincèrement désintéressées et certainement empreintes d’humanisme,de volonté de partager avec autrui au sein d’un collectif d’indi vidus mus par un « intérêt » réciproque néanmoins naturel,spontané:utiliser la voiture ponctuellement,pour des besoins précis,au coût le plus réduit po ssible,la « note » à payer étant faite au prorata de l’utilisation faite.N’est-ce pas le meilleur moyen de permettre à tout-un-chacun d’utiliser un véhicule sans avoir l’impérieuse nécessité de l’acheter.Voilà une révolution qui s’ins talle,dans notre belle France,aux libertés individuelles si énergiquement ré clamées,si affirmées;mais si mal mises en valeur…!

Les commentaires sont clos.