Des navetteurs plus heureux et moins adipeux…

Deux études scientifiques anglaises récentes montrent de façon claire que les navetteurs à pied, à vélo et en transports en commun sont à la fois plus heureux et… moins corpulents que leurs homologues motorisés ! Des nouvelles réjouissantes pour les cyclistes, même si ces derniers connaissent les bienfaits du vélo depuis longtemps.

Tout d’abord, question gravité, c’est en lisant le British Médical Journal que l’on découvre que les non motorisés affichent, en moyenne, une unité de moins à leur compteur d’indice de masse corporelle (IMC) que les motorisés. Ce qui correspond à trois kilos de moins sur la balance… !

Cette recherche de la “London School of Hygiene & Tropical Médecine” a porté sur un échantillon de 7.500 navetteurs, dont on a croisé le mode de transport avec l’IMC. Résultat étonnant : ce sont les usagers des transports en commun qui sont les plus sveltes. Mais l’étude ne dit pas pourquoi… Est-ce parce que ce sont majoritairement des gens qui vont aussi à vélo ou à pied (au galop parfois) à la gare ?

Ensuite, question santé mentale, c’est l’Université d’East Anglia qui apporte sa contribution à la mobilité alternative.

Environ 18.000 navetteurs britanniques ont été interrogés sur leur sommeil, leur capacité à surmonter leurs problèmes, leur bonheur subjectif. Tout en neutralisant d’autres facteurs comme le revenu, la composition familiale, etc. Le tout en se focalisant sur des personnes qui ont changé de mode de transport (une hypothèse différente d’autres études, où l’on étudie des personnes à mobilité constante).

Résultat des courses : plus on passe de temps dans sa voiture pour aller travailler, moins on est heureux. Plus on marche ou fait du vélo pour se rendre au boulot, plus la félicité augmente.

Dans leurs conclusions les deux études britanniques poussent, logiquement, les pouvoirs publics dans la même direction : investir dans les transports en commun, la marche à pied et le vélo est un meilleur choix pour la santé physique et mentale de la population que la voiture.

Luc Goffinet

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Groupe de Recherche et d’Action des Cyclistes Quotidiens (Gracq) en Wallonie et Bruxelles

4 commentaires sur “Des navetteurs plus heureux et moins adipeux…

  1. alfred

    Il faut quand même se méfier des corrélations. Plus personne ne s’embête – depuis internet – à les démontrer.
    On n’est pas trop surpris de la corrélation positive entre fessier musclé et piéton roulant ou pas….
    Mais pourquoi les plus maigres prennent ensemble comme un fait exprès les transports en commun ? A moins qu’ils se soient groupés pour pouvoir les remplir au maximum dans un but écologique…

    Je propose de démontrer la première corrélation par l’absurde : l’équipe de carfree abandonne leur vélo à des propriétaires de 4/4 et inversement. Si au bout d’un an les musculatures changent alors ce sera démontré.

  2. LomoberetLomoberet

    Oui, c’est certain, j’ai cru reconnaitre mes jolies fesses à droite, mais les ampoules aux pieds, on ne les vois pas.

  3. Pédibuspedibus

    c’est pas « yamamotokadératé »…

    c’est « yapafoto »!

    sauf à être foku…

    boaaaa

    Quant à la sveltesse des usagers des TC ça doit sûrement être l’effet tape-cul des bus sur leur parcours orniéré et scandé par le stop and go hors site propre : bonjour le supplice…

  4. Jean-Marc

    Certaines données connues, que cet article confirme

    mais en lisant l article ici, du Gracq,
    j y relève des doutes, et un gros biais :

    « on a croisé le mode de transport avec l’IMC. Résultat étonnant : ce sont les usagers des transports en commun qui sont les plus sveltes. Mais l’étude ne dit pas pourquoi… Est-ce parce que ce sont majoritairement des gens qui vont aussi à vélo ou à pied (au galop parfois) à la gare ? »

    IMC ne dépend que du poids et de la taille :

    prenons 2 personnes de 80kg et 1.75m,
    l’une ne fait jamais de sport,
    l autre est un marathonien

    l un a plus de graisse que l autre, et un aspect adipeux (avec bouée kronenbourg, poignées d amour, voire double menton)
    l autre est sec, avec des muscles visibles

    lequel allez-vous considéré comme svelte ?
    n’y a-t-il pas une légère différence, malgré des IMC identiques?

    il « suffit » de faire une étude sérieuse,
    par ex, en mesurant la VO2max, la capacité pulmonaire à l effort, et en faisant différentes mesures du rythme cardiaque (au repos, après X minutes d effort réduit, après Y d effort intense, puis après Z minutes de récupération)

    mai, surtout, en prenant non pas l IMC, mais l épaisseur du tissu graisseux à différents endroits du corps.

    Entre un rugbyman ,un nageur et une asperge sans muscle, même s’ils sont massifs, le rugbyman ou le nageur sont plus svelte…


    cependant, une donnée de base :
    la voiture est souvent chez soi, voire sur le parking de l entreprise = moins de 50m à parcourir dans les 2 cas

    alors que les arrêts de TEC sont plus distant + qu’on est, parfois debout, dans les TEC = on fait plus travailler ses muscles et son équilibre que dans un siège auto.

    donc, il est normal, qu’en moyenne, à âge équivalent (une donnée à vérifier, sur l étude), les TECistes soient mieux que les automobilistes.

    Par contre, il va falloir lire l étude, pour savoir pourquoi les marcheurs et les cyclistes ne sont pas cités.

    action faite :

    le titre met les cyclistes, piétons et TECistes au même niveau = au-dessus des auto-immobilisés

    « Significant health benefits linked to walking, cycling and taking public transport to work »

    ce que confirme le texte :

    « the benefits were similar for both active (walking and cycling) and public transport, which may have important implications for transport and health policy. »

    bon, sinon, ils ont évité l erreur de l IMC (ce qui est bien),
    ce qui n apparait pas dans l article du Gracq (ce qui est moins bien) :

    So the team of researchers set out to investigate the relationship between active commuting and two known markers for obesity – body mass index (BMI) and percentage body fat.
    […]
    Results for percentage body fat were similar in size and significance.

    et ils ont évité les autres biais :

    « And the associations remained after adjusting for several potentially confounding factors, such as age, presence of a limiting illness or disability, monthly income, social class, level of physical activity in the workplace and diet. »

    Ainsi, l’étude anglaise est juste, et bien faite,
    mais l article du Gracq ne le montre pas, et donne des infos tronquées ou fausses :

    il ne parle que de l’IMC, et dit « Résultat étonnant : ce sont les usagers des transports en commun qui sont les plus sveltes » alors que l article anglais ne dit pas cela :

    Men who commuted via public or active modes had BMI scores around 1 point lower than those who used private transport, equating to a difference in weight of 3kg (almost half a stone) for the average man.

    Soit : « les hommes TECistes et MODES ACTIFS ont une IMC 1 point sous les automobilistes et 2RMIstes »
    (0.7 point pour les femmes)


    sur la 2eme partie de l article du Gracq,

    les habitués de carfree n’ont pas été surpris,

    c.f. cet article, parlant d’une étude arrivant à la même
    http://thefuturebuzz.com/2013/09/24/your-commute-is-likely-a-cause-of-unhappiness/

    ainsi, s’installer en péri-urbain, relié que par sa voiture, en croyant s acheter un petit coin de paradis, on s endette et on s offre une vie désenchantée… un lent poison…

    (sans parler du vrai poison pour sa santé, du temps passé dans sa voiture lors des trajets, source de nombreuses maladies chroniques = on se rends malade et moins heureux, pour plus de frais/d endettement… mais, le rêve de devenir proprio, fait que la péri-urbanisation des jeunes couples* continue, en france)


    * tiens… mylife.fr :
    j ai croisé un couple qui a rompu, « grâce » à l’achat en péri-urbanisation :

    vu le coût d’une maison/leur moyen, ils ont acheté une ruine, à perpette, avec pleins de travaux à faire

    => après 3 mois de travaux intenses, de trajet les soirs et WE de leur appart de centre-ville à la maisonnette sam’suffit, avec un travail pour les 2 + un enfant en bas âge => ils étaient de plus en plus sur les nerfs, s engueulaient de plus en plus.. . et cela les a conduit à la rupture = ils n ont jamais eu l occasion de s’installer définitivement dans leur nouvelle maison, qu’ils l ont déjà mise en vente, suite à leur séparation…

    Depuis, cela va faire un an qu’ils cherchent à la vendre, en vain…

    (elle reste +/- une ruine inhabitable, malgré leurs travaux… c est même pire que lors de leur achat :leurs travaux ont débuté seulement = surtout de la démolition => ils ont donc décidé de poursuivre les travaux, d avoir de nombreux frais supplémentaires, afin de réussir à s en séparer…)

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