Ljubljana, la capitale sans voiture

Un reportage du journal de 13 heures de France 2 fait un détour par Ljubljana, la capitale sans voiture de la Slovénie, qui « a le même niveau sonore qu’une forêt. »

Le cœur de Paris sera-t-il bientôt sans voiture? C’est un pari qu’a déjà fait la capitale de la Slovénie. À Ljubljana, même les taxis restent en dehors du centre-ville.

C’est une capitale quasi-silencieuse. Le centre-ville de Ljubljana (Slovénie) a le même niveau sonore qu’une forêt. Plus aucune voiture n’y circule, pas même des taxis. Les habitants sont enthousiastes, et louent une ambiance paisible. En effet, en 2007, Ljubljana se lance un pari fou: se débarrasser progressivement des véhicules. Les voitures n’ont pas été interdites, mais tout a été aménagé en fonction avec un périphérique urbain. Avant d’entrer dans la ville, de grands parkings sont là pour se garer. On peut monter gratuitement dans un bus pour aller dans le centre, et peut-être se diriger vers les nombreux râteliers à vélo.

De multiples effets positifs

« Cinq ponts ont été construits pour raccourcir les temps de trajets des habitants, et les trottoirs ont été abaissés, » explique la journaliste Diane Schlienger. Des voiturettes électriques et gratuites emmènent touristes et habitants où ils veulent. La ville n’est ouverte aux véhicules qu’entre six et dix heures du matin, pour les livreurs. Chaque jour, à l’aube, c’est une course contre la montre. Les conséquences positives de la piétonnisation sont spectaculaires et la fréquentation du centre-ville n’a fait qu’augmenter.

Un reportage à voir sur le site de France Télévisions

4 commentaires sur “Ljubljana, la capitale sans voiture

  1. Alain

    Ljubljana un exemple !

    J’y suis passé en cyclotourisme en 2017 et 2019. Dès qu’on s’éloigne du centre, les vélos doivent se partager les trottoirs (pas toujours très larges) avec les piétons. Se farcir tous les bateaux permettant les accès aux voitures, avec un revêtement qui laisse à désirer. Et gare au cycliste qui s’aventure hors des trottoirs, il n’ai pas rare qu’un automobiliste lui rappelle qu’il n’est pas à sa place.

    Et dans le reste de la Solvénie, vaut mieux serré ses fesses. Un cycliste ça se dépasse à pleine vitesse et sans s’écarter …

    Pour trouver pire il faut allez au Portugal.

  2. Pédibuspedibus

    rien ne vaut les expériences de terrain et les coups d’oeil en biais, comme celui d’Alain – ou à la rigueur les escapades sur Gougoule-strite-viou, si les captures d’images existent : pas le cas chez les administrés d’Engueulez-la la Mère Quelle par exemple… – pour nous faire prendre de la distance relativement aux clichetons et à la propagande du marketing territorial…

    difficile de concevoir un territoire carefrit (!) si l’on n’agit pas à l’échelle la plus large, bien au-delà d’un timbre-poste comme Pontevedra par exemple :

    on a la patate uniquement si politiquement les ingrédients sont réunis à l’échelle d’une région, avec à la clé un solide réseau de transports publics, une limitation drastique d’offre de circulation et de stationnement dans l’espace publique pour les motorisés, une police de voirie irréprochable, une politique foncière et aménagiste (avec préemption des locaux commerciaux en mutation) couplée avec un projet urbain d’agglo des « distances courtes » :

    bref quelque chose qu’on pourrait tout de suite et pour le moment appeler utopia

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