Culture de la voiture et paysage de la soustraction

« Culture de la voiture et paysage de la soustraction » est un texte écrit au milieu des années 1990 par Philip Goff, étudiant de troisième cycle en design urbain à l’Université de l’Oregon (USA). Ce texte effrayant nous rappelle que ce qui appartenait autrefois au public s’est transformé en voies de circulation pour voitures. De concert avec l’industrie automobile, les politiciens obstinés, les urbanistes et architectes modernistes, les ingénieurs de la circulation déshumanisés et les promoteurs démagogues sont reconnus coupables de cette évolution négative. Bon nombre des problèmes les plus urgents de l’humanité peuvent être attribués à la surutilisation de l’automobile et au développement suburbain incontrôlé. Jusqu’à ce que quelque chose dans le comportement humain soit freiné, notre mode de vie décadent continuera à décimer les communautés et les villes, et à précipiter la destruction continue du monde naturel. Lire la suite…

Quand la transition écologique accélère…

Emmanuelle Wargon, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique était en déplacement dans les Hauts-de-France le jeudi 21 février 2019 lorsque son véhicule a été flashé à 150 km/h sur l’autoroute A1 et ce alors que la vitesse, en raison d’un pic de pollution, était limitée à 110 km/h, soit un dépassement de 40 km/h. Lire la suite…

Fils de pub…

Après deux ans et demi de gigantesques bâches publicitaires sur la façade de la gare Saint-Lazare à Paris, la façade est de nouveau visible et surprise, elle n’a pas changé, aucune rénovation ou réhabilitation, aucun nettoyage visible. Lire la suite…

Contre la bagnole

Suite à certains évènements contondants entre un camion et moi, et suite à un ras-le-bol ancien et croissant, j’ai décidé de militer franchement contre la bagnole et compagnie. J’ai tâté le terrain, en particulier chez les gens-qui-militent. On m’a dit que je m’attaquais à un gros morceau. D’autres, ça les fait rire. Pourtant, ça intéresse quand même certains, militants ou pas militants. J’aurais été très malheureux d’être le seul écœuré. Lire la suite…

Une espèce particulièrement précieuse pour la survie de l’humanité

Les piétons et les cyclistes sont comme les Indiens d’Amérique ou les noirs sud-africains du temps de l’apartheid. L’espèce dominante leur a piqué leurs terres, les tient pour des êtres inférieurs, des moins que rien, leur assigne des espaces trop étroits, un statut de  » non person « , ou de sous-hommes, leur vote des lois qui restreignent leurs mouvements, leur liberté. Lire la suite…

Les degrés de la mobilité

Extrait de l’ouvrage « Energie et équité », d’Ivan Illich (1973)

Le roulement à billes a été inventé il y a un siècle. Grâce à lui le coefficient de frottement est devenu mille fois plus faible. En ajustant convenablement un roulement à billes entre deux meules néolithiques, un Indien peut moudre à présent autant de grain en une journée que ses ancêtres en une semaine. Le roulement à billes a aussi rendu possible l’invention de la bicyclette, c’est-à-dire l’utilisation de la roue, — la dernière, sans doute, des grandes inventions néolithiques —, au service de la mobilité obtenue par la force musculaire humaine. Lire la suite…

Parler plutôt qu’agir: Toulouse, tellement de pistes de cyclables!

Quatrième ville de France, Toulouse a une longue histoire d’idolâtrie de la voiture (85% des trajets motorisés y font moins de 3 km!): en retard sur toutes les tendances nationales (piétonisation, zones partagées, tram), il faut se souvenir que les berges du fleuve Garonne (qui font office de plage l’été) ont failli être transformées en rocade dans les années 80! Lire la suite…