Comment en finir avec la civilisation de l’automobile?

Notre société affecte plus de 80% de l’espace public à la circulation automobile et au stationnement des voitures, c’est-à-dire à un mode de déplacement individuel dont le taux d’occupation moyen ne dépasse pas 1,2 personne par automobile en agglomération. Les piétons et les vélos se sentent comme des intrus sur un espace public dédié à la vitesse automobile, où les infractions sont la règle en toute impunité. Il faut arrêter d’aménager la chaussée en fonction de l’heure de pointe, ce qui se traduit par des voies de circulation automobile démesurées, congestionnées une heure ou deux par jour, et qui se transforment en véritables catalyseurs à vitesse le reste du temps. Or, il est désormais admis que toute augmentation de l’offre d’espace automobile se traduit pas une augmentation de la circulation automobile qui génère rapidement des congestions et nécessite donc de nouvelles voies de circulation pour les voitures. Lire la suite…

Contre le projet autoroutier Barcelone-Foix-Amsterdam

ABERRANT et RETROGRADE

Le nouveau projet autoroutier Barcelone Foix Amsterdam qui prétend passer dans la vallée de la Haute Ariège n’est pas un projet d’utilité publique.

Ce projet va détruire les meilleures terres arables de l’Ariège et les paysages Pyrénéens. Il va augmenter les nuisances et les pollutions liées aux transports et aux déplacements routiers. Il va dégrader la qualité de la vie en Ariège tout en aggravant les problèmes de circulation et de dérèglement climatique. Lire la suite…

La fin arrive

Notre mode de vie actuel s’est dessiné il y a maintenant 50 ans: le supermarché, la voiture au toit ouvrant, le pavillon, les autoroutes, les zones résidentielles … bref tout ce qui constitue nos imaginaires urbains et de consommation, et que continue à nous vanter quotidiennement la publicité. Lire la suite…

Connaissez-vous les routes gérées par le privé?

On connaissait les routes publiques (nationales, départementales, communales), et les autoroutes à péages (construites et entretenues par des sociétés, globalement publiques, grâce aux recettes des péages). On commençait à connaître également les péages urbains (comme à Londres: taxe payée par les automobilistes pour financer les transports publics). Pour l’instant, c’est illégal en France, mais on sait que tout le monde y pense. Mais, même en France, on connaissait l’utilisation des recettes des péages autoroutiers pour financer les grandes infrastructures, en particulier ferroviaires: le principe avait été établi en 2003. Lire la suite…

Les autoroutes seront les pistes cyclables du futur

Si l’on observe l’évolution des réseaux de transport en Europe entre 1970 et 2000, on constate le développement phénoménal du tout-routier depuis maintenant une bonne trentaine d’années. Les réseaux de transports routiers se sont en effet fortement développés depuis 1970. Bien que les autoroutes ne représentent qu’une petite partie du réseau routier européen, le réseau autoroutier a plus que triplé. De son côté, le réseau routier hors autoroutes a augmenté de 22%. Et dans le même temps, le réseau ferré s’est réduit de 12%. Tous les pays d’Europe ont enregistré une réduction de leur réseau ferré à l’exception du Danemark, pays dans lequel les kilomètres se sont accrus de 18%. Lire la suite…

Pour en finir avec les autoroutes urbaines

Les autoroutes urbaines, c’est beaucoup de bruit et de pollution. C’est une hantise pour les riverains (sans parler des autres, une autoroute ça pollue à 1,5 kms à la ronde selon une étude anglaise…), mais c’est aussi une gêne pour les vélos et les piétons qui doivent faire des détours importants afin de ne pas ralentir la circulation du dieu-bagnole. C’est enfin une hérésie en terme d’urbanisme, le degré zéro de l’urbanité, pas de petits commerces à visiter ou de squares où se poser. Le paysage urbain devient purement fonctionnel et nie ce qui constitue le fondement même de la ville (un regroupement d’habitants qui ont des choses à faire ensemble). Lire la suite…

Privatisation des profits et collectivisation des pertes

SNCF, sociétés d’autoroutes et ultra-libéralisme

L’été est traditionnellement propice aux petites et grandes manœuvres gouvernementales qui visent à privatiser toujours plus des pans entiers du service public. Avec la torpeur estivale, certaines décisions ont plus de chance de passer, surtout dans un contexte délicat d’après-référendum où les Français se sont massivement exprimés contre la politique de libéralisation de l’économie prônée par Bruxelles et mise en place avec zèle par les différents gouvernements ultra-libéraux que la France a connus ces dernières années. Lire la suite…