Ce que le langage nous dévoile sur notre époque


L’air est devenu une matière première. La forêt est devenue un réservoir. Dans la mer, il y a des « stocks » de thons. À l’A.N.P.E. – devenue le « Pôle Emploi » (plus de deux millions d’euros pour changer le logo) – les « conseillers » « gèrent » aussi des « stocks » ainsi que des « lots » de « D.E. ». Chacun a un « portefeuille de D.E. » (prononcez dé-euh, qui signifie « demandeur » d’emploi). Les futurs professeurs qui passent le C.A.P.E.S. découvrent, dans le programme de pédagogie, que les élèves sont en fait des « apprenants ». Et le meilleur pour la fin, les gentils agriculteurs soucieux de leur gentil petit troupeau de moutons mignons font des « prélèvements » de loups. Donc les loups ne meurent ni ne sont tués. Ils sont prélevés. Prélevés sur un fonds disponible. C’est-à-dire, selon le Petit Robert de l’édition 1970 : « pris, ôtés, extraits, retenus, retranchés », mais pour être mis ailleurs. Où donc ? Dans le joli paradis des loups, dans lequel chacun aurait soixante-dix jolies moutonnes vierges et tendres ? Prélever signifie aussi « prendre (une part d’un total, d’une masse) avant un partage » Ce qui signifie que ladite part ne disparaît pas comme par magie. La part va d’un endroit à un autre. Elle ne passe pas de l’être au non-être, ni de la vie à la mort. Donc les loups ne sont pas tués, ils ne sont pas morts. Pourquoi en faire tout un fromage ? Écolos de merde, va… Lire la suite…

L’Union européenne et ses agrocarburants provoquent une ruée sur les terres africaines

Le rapport que les Amis de la Terre / Friends of the Earth publient aujourd’hui montre les conséquences funestes de la politique « Agrocarburants » de l’Union européenne. Pour satisfaire ses besoins, l’UE provoque une vraie ruée sur l’Afrique où des étendues toujours plus vastes de terres sont confisquées aux populations locales. Le phénomène échappe à tout contrôle et est largement sous-estimé (1). Lire la suite…

La ville-monstre

La ville-monstre. La ville-pieuvre. Tentaculaire dans ses artères. Elles deviennent monstrueuses avec l’âge. Et alors elles sont le Grand Londres, le Grand Paris, le Grand Moscou. Des blobs qui ne cessent d’englober. Bientôt la ville-monde ? Lire la suite…

Quand l’écologie dit « camion » (pouet pouet)

Grande nouvelle, le développement du râble et l’écologie ont le vent en poupe et progressent prodigieusement avec, après les autoroutes vertes bétonnant, mais avec respect, ces forêts mal entretenues et ne servant pas l’économie et l’emploi de notre beau pays, cette nouvelle et magnifique progression écologique qu’est l’éolienne autoroutière. Lire la suite…

Le ministère de l’impossible

Le ministère de la protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971. Sous Pompidou. Mal barré: comment peut-il se faire une place dans une politique hyper productiviste ? Alors que le président de la République martèle qu’ « il faut adapter la ville à l’automobile », détruit des anciens quartiers pour dérouler des voies express, ferme des réseaux de chemin de fer, développe l’agriculture intensive à grands déversements d’engrais et de pesticides, Robert Poujade est réduit à l’impuissance. Ministre de 71 à 74, ce gaulliste droit analyse sans détour l’échec d’une politique écologique de façade. Lire la suite…

« On replantera des arbres ! »

Extrait, développé et autonomisé, de la série « Un jardin de la France en béton armé« , il constitue un article à part entière. Centré sur la critique de la démagogie des autorités municipales sur les espaces verts, il se fixe comme objectif d’être un contre-argumentaire pour la préservation du patrimoine arboré urbain, massivement menacé aujourd’hui. Lire la suite…