Brice Lalonde serviteur du faux (Rio 2012)

Brice Lalonde, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo et Jean-Pierre Jouyet au Major Economies Meeting on Energy and Climate Change (MEM) de Paris le 18 avril 2008

Ce qui suit est une reprise d’un article publié mercredi passé dans Charlie-Hebdo. J’écris dans ce journal, oui. Entre autres. Et ce n’est pas de la pub, car cela dure depuis une année environ, et vous êtes assez grands pour savoir ce que vous voulez. Si je publie de nouveau ce texte, c’est qu’il annonce, je l’espère du moins, une mobilisation exceptionnelle contre le Sommet de la terre prévu en 2012 à Rio, vingt ans après celui de 1992. Ce qui se prépare, ce qui se jouera, c’est la parole publique légitime autour de la crise écologique. Il y a ceux comme Brice Lalonde, d’ores et déjà couchés devant le capitalisme vert, qui nous assure de nouveaux désastres. Et les autres, dont je suis. Puis-je vous demander de parler de tout cela autour de vous ? Je crois que se prépare un grand combat, une bagarre que nous ne pouvons pas perdre. Peut-on parler d’une priorité ? Il faut en faire LA priorité des prochains mois. Beaucoup ici se demandent quand et comment se lever ensemble. Voilà une occasion unique. Lire la suite…

Une si belle farce climatique

Je crois bien que je n’ai pas le goût de commenter. L’affaire est d’une telle clarté. D’une telle confondante clarté. L’entreprise de destruction du monde avance sur son erre, sans dévier d’un millimètre. Les grandes envolées sur le dérèglement climatique, les milliers de réunions, les millions de textes de toute nature ne servent qu’à masquer le fait brutal que rien ne change. Et rien ne changera sans mouvement des profondeurs de la société humaine. Nous en sommes loin ? Tragiquement loin, cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Lire la suite…

Comment le vélo a changé la forme des villes

Ça commence tout doucement. Le vélo est un moyen de transport alternatif, dans le sens de minoritaire. A peine 5% des transports urbains. Les cyclistes, qui en ont marre d’être vulnérables et pour ne pas se faire doubler à moins du mètre réglementaire (en ces temps-là les vélos étaient sur certains points protégés par l’archaïque code de la route… dans les mots tout au moins), se mettent à rouler au milieu de la voie, ralentissant ainsi la vitesse des voitures. Lire la suite…

Les climato-cyniques

Les médias donnent largement la parole à quelques incompétents notoires en climatologie, parmi lesquels en France l’ex-présentateur météo Laurent Cabrol et l’ex-ministre de l’éducation nationale Claude Allègre, pour répandre un « climato-scepticisme » de bon aloi sur le thème du complot mondial des scientifiques pour culpabiliser l’automobiliste occidental moyen. Mais de quoi parle-t-on exactement? Lire la suite…

La conjecture de Marcel Robert

Une étude du Commissariat général au développement durable publiée en début de semaine indique que les émissions françaises de CO2 stagnent. Entre 1990 et 2007 (date des dernières données disponibles), le total des émissions de CO2, liées au réchauffement climatique, est ainsi passé de 438 millions de tonnes à 439 millions, indique le commissariat. Lire la suite…

Le ministère de l’impossible

Le ministère de la protection de la nature et de l’environnement est créé en 1971. Sous Pompidou. Mal barré: comment peut-il se faire une place dans une politique hyper productiviste ? Alors que le président de la République martèle qu’ « il faut adapter la ville à l’automobile », détruit des anciens quartiers pour dérouler des voies express, ferme des réseaux de chemin de fer, développe l’agriculture intensive à grands déversements d’engrais et de pesticides, Robert Poujade est réduit à l’impuissance. Ministre de 71 à 74, ce gaulliste droit analyse sans détour l’échec d’une politique écologique de façade. Lire la suite…

Des activistes bloquent l’approvisionnement en blé d’une usine d’agro-carburants

L’épuisement annoncé des réserves pétrolières et la catastrophe climatique déjà en cours nécessitent de laisser les ressources fossiles dans les sols. Les gouvernements et les lobbies industriels poursuivent pourtant leurs extractions. Pour se doter d’une belle image verte, et engranger au passage des bénéfices faramineux à l’aide du marché du carbone, ils développent rapidement en parallèle le secteur des agrocarburants. Lire la suite…

Plus d’autoroutes et de TGV égale plus d’inégalités

Il fut un temps où le progrès social rimait avec celui de la technologie malgré les coûts multiples qui pouvaient déjà en résulter. Les avantages tirés du progrès technique pouvaient justifier la dureté de la condition ouvrière comme celle des mineurs, ces soutiers de la première société industrielle. Les transports rapides, l’électricité, l’équipement des ménages profitaient à tous ou du moins, tous pouvaient espérer en profiter. C’est ainsi que Ford incita ses ouvriers à s’endetter pour acquérir une automobile. Cette situation dura en France jusqu’à la fin des « trente glorieuses ». Lire la suite…

Les pires marées noires de l’histoire

Aux services de l’automobile (entre autre), l’industrie du pétrole est une autre facette de la pollution liée aux transports motorisés. Ce qui se passe dans le golfe du Mexique vous fait peur? Voici une carte représentant les pires marées noires de l’histoire. En plus, il manque sur la carte au moins les marées noires du delta du Niger, également catastrophiques!