Les agro-carburants : une fausse réponse au défi climatique

Les agro-carburants sont produits à partir de végétaux tels que l’huile de palme, la canne à sucre, le soja ou la betterave. En théorie, ils sont plus « propres » que le pétrole ou le diesel parce que la plante absorbe du dioxyde de carbone durant sa croissance. Certains y voient donc une réponse facile aux problèmes posés par le réchauffement climatique et la raréfaction des carburants fossiles. Se prononcer en faveur des agrocarburants permet de dire que l’on va faire quelque chose pour le climat sans devoir s’attaquer à la demande générale en énergie. C’est également un marché en développement dont certaines compagnies attendent des profits substantiels. Ainsi la compagnie pétrolière BP investit d’ores et déjà dans ce secteur en prévision du prochain choc pétrolier ! Lire la suite…

L’automobiliste est-il la vache à lait de l’Etat ?

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L’automobiliste se considère souvent comme le « payeur de service », la « vache à lait » de l’Etat. Celui qu’on sollicite puis qu’on abandonne dans son coin, sans qu’il revoie jamais la couleur de son argent. Il s’agit là d’un mythe profondément ancré dans le cerveau reptilien de l’automobiliste moyen: avoir l’impression de toujours payer, voire même à entendre certains automobilistes, de soutenir la société à bout de bras! Lire la suite…

Les impacts des vacances en voiture

Toutes les années, l’information revient inlassablement. Elle fait la une de la presse écrite et des journaux télévisés : il y a des bouchons sur les routes ! Des kilomètres de bouchons. C’est l’été, les gens partent en vacances. Travailler plus pour gagner plus, ok, mais il faut quitter sa petanite ville : la pollution, le bruit, les embouteillages, ça suffit ! Prenons la bagnole et allons-nous en, loin, très loin! Lire la suite…

Pas de pétrole : pas de voitures ni de camions

La disparition du pétrole ne pourra pas être compensée par des pétroles synthétiques, ni par les agrocarburants, l’hydrogène ou l’électricité. Cela entraînera la disparition d’une grande partie des voitures et des camions. Les agglomérations démesurées devront céder la place à de petites villes autonomes en énergie et en nourriture. Lire la suite…

De la fin de la banlieue à la cyclopolis

Quelles peuvent être les conséquences sur nos modes de vie de l’explosion des prix du pétrole ? Plusieurs travaux récents tentent de tracer des perspectives, dont la relocalisation des activités est un point central… Le documentaire The end of suburbia (La fin de la banlieue) alerte ainsi sur les périls de l’étalement urbain, et vante les mérites du « nouvel urbanisme ». Repenser l’habitat et la mobilité est une priorité analysée par Benoît Lambert dans son livre Cyclopolis, vers une ville nouvelle. Une urgence prise de plus en plus en compte dans la planification urbaine. Lire la suite…

La voiture électrique n’est pas « propre »

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Le 3 juillet dernier, Nicolas Sarkozy annonçait la construction en France d’un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération EPR (réacteur pressurisé européen). Le réseau Sortir du nucléaire, qui s’oppose déjà à Flamanville 3, la tête de série du réacteur de troisième génération en construction dans la Manche, a appelé à une grande manifestation, le 12 juillet, à Paris. Lire la suite…

Pollution de l’air : 63 millions de contaminés

Faut-il s’arrêter de respirer pour éviter de mourir ? Les Français se posent de plus en plus la question ! Au vu des récentes études sur l’impact de la pollution de l’air sur notre santé, nous avons vraiment de quoi nous inquiéter : nous sommes 63 millions de contaminés ! Lire la suite…

L’amende écologique sur les voitures

La Commission européenne propose de taxer les voitures qui dépasseraient un certain seuil d’émission de CO2. Il s’agirait de la première amende écologique européenne. Le principe est accepté mais les modalités sont très controversées. Lire la suite…

Voiture électrique : mythe technologique et arnaque écologique

« La voiture électrique est indirectement émettrice de CO2, parfois plus que la voiture à essence.» (Jean-Marc Jancovici)

Depuis quelques temps, gouvernements et industriels jouent à qui soutiendra le plus la voiture électrique, solution miracle à la montée des prix de l’essence, à la disparition attendue de la ressource en pétrole et à la pollution croissante des villes. Récemment, même le candidat à la Maison Blanche John McCain a lancé son concours d’idées, doté d’une bourse de 300 millions de dollars, pour la meilleure batterie pour voitures électriques, celle qui dépassera en efficacité tous les modèles existants (1).

« L’avenir appartient à la voiture électrique », clame même le patron de Volkswagen (VW) , Martin Winterkorn, dans une interview au tabloïd allemand Bild-Zeitung du 16 juin dernier. Il promet ainsi une Golf « hybride » qui consomme « 3 à 4 litres aux 100 kilomètres ». La version la plus économique du best-seller du constructeur allemand consomme aujourd’hui 4,3 litres. (2) Passer de 4,3 litres à « 3 à 4 litres » au cent kilomètres, cela ne ressemble pas vraiment à une révolution qui va sauver la planète… Lire la suite…

Pour la suppression du bonus automobile

Le système de « bonus-malus » écologique automobile coûte cher… très cher à l’Etat : 200 millions d’euros à l’Etat en 2008, selon le journal Les Echos. « Un luxe en ces temps de vaches maigres budgétaires », ajoute le quotidien économique. La taxe prélevée à l’achat d’un véhicule polluant ne compense pas les aides de l’Etat aux acquéreurs de voitures propres. Car les ventes de voitures polluantes se sont écroulées, alors que dans le même temps celles des voitures propres se sont envolées.. En effet, de janvier à mai 2008 inclus, les ventes des voitures émettant jusqu’à 130 grammes de CO2 au kilomètre ont augmenté de 15 % tandis que les ventes des véhicules soumis au malus (plus de 160 grammes de CO2 au kilomètre) ont baissé de 27 %. Lire la suite…

Sables bitumineux du Canada: du pétrole à n’importe quel prix

Jusqu’à une époque récente, il était trop coûteux et complexe d’exploiter les sables bitumineux pour produire du pétrole. Ces dernières années, toutefois, la hausse du prix du pétrole et les changements technologiques ont rendu cette exploitation possible et très rentable. Les sociétés pétrolières produisent maintenant plus d’un million de barils de pétrole par jour à partir des sables bitumineux, et cette production s’accroît constamment. Cependant, l’expansion effrénée des projets d’exploitation des sables bitumineux entraîne d’énormes coûts environnementaux, causant des dommages aux terres, à l’air, à l’eau, aux forêts, au climat et aux populations locales. Lire la suite…