Créer des villages sans voitures

Vivre à la campagne sans voiture, c’est possible ! La vie sans voitures, ce n’est pas seulement une affaire de citadins, un luxe réservé à la ville. Des expériences probantes de villages sans voitures existent et il est tout à fait possible de vivre à la campagne sans automobile, comme déjà de nombreuses personnes.

Certains ont même le projet de créer en France des villages sans voitures. Ils ont une liste d’échange en langue française dédiée à la création de villages sans voiture en France et ailleurs.

L’idée est de rapprocher humains et nature sans se rendre dépendants de la voiture, de sortir du dilemme entre la ville et la campagne avec voiture, et choisir une 3ème voie qui ne soit pas non plus l’autarcie fermée vécue par nos ancêtres. Ce projet part d’une révolte, d’un problème gravissime : nous continuons à développer des modes de vie dépendants de la voiture et desquels découle une ribambelle de désastres non prévus : une coupure avec nos environnements immédiats, l’utilisation de produits transportés à tout va et servis dans tous ces supermarchés, des réseaux d’ami-e-s éloignés les uns des autres, une économie régionale, nationale, mondialisée.

la vie à la campagne

Avec un million et demi de tués par an, la voiture peut se vanter de tuer plus que toutes les guerres. Avec les animaux écrasés sur les routes, elle peut se vanter de tuer plus que la chasse. Avec ses émissions polluantes elle peut se vanter de polluer plus que toute autre industrie. Les routes stérilisent des espaces plus importants que toute autre activité humaine. Les autoroutes créent des coupures pires que les fleuves. Les routes représentent les plus grands dépotoirs toxiques étalés dans l’espace.

Si nous développons les productions végétales pour faire des carburants pour nos moteurs, les transports routiers pourront même se vanter d’utiliser plus d’espace agricole que l’agriculture nourricière. Et la voiture est typique de nos visions égoïstes individualistes. Dans une démarche écologique ou de décroissance, la remise en cause de la voiture semble alors un angle d’action plus que fondamental.

Or, malgré tous les beaux discours sur le développement durable, le nombre de voitures continue d’augmenter dans nos pays riches. Si le monde entier se met à conduire comme dans l’occident (et en tenant compte d’une croissance démographique de 60% dans les pays du sud) nous multiplierons le nombre de voitures par 6 en 2050. Si tout le monde se met à conduire autant qu’aux Etats-Unis (modèle que nous suivons actuellement en vivant de plus en plus à la campagne avec nos voitures), nous multiplierons le nombre de voitures par 11 en 2050.

Que pouvons-nous faire ?

Nous proposons de démontrer en un lieu de campagne qu’il est possible de vivre sans voiture en renouant avec la vision écologique de l’économie de proximité proche de la nature. Basé sur un contrat clair entre les habitants afin de vivre sans voiture, ce projet vise un foisonnement d’initiatives tant agricoles, qu’artisanales, culturelles et sociales… etc, dynamisant une économie de proximité ainsi que la recherche et l’innovation.

Il développera des alternatives à la voiture, incluant entre autres des infrastructures pour la bicyclette, la traction animale et les transports en commun, permettant une vie agréable sans automobile. La perspective est très actuelle avec la montée des prix du pétrole, et parait inévitable à terme. En se coupant de l’univers automobile, nous nous ouvrons à un univers local, de proximité avec la nature et les habitants. De la remise en cause des transports individuels motorisés peut découler la localisation, l’écologie et un avenir durable pour tou-te-s.

Un tel projet peut recréer la dynamique qui faisait que les gens avaient envie de vivre proche les uns des autres tout en permettant le maximum de production locale. Voyager n’est pas exclu mais pour une longue période pour découvrir vraiment d’autres gens et d’autres horizons, dans ce cas il n’est pas grave d’utiliser des moyens de transport plus lents comme le train et le vélo plutôt que l’avion et la voiture.

L’usage de transports doux va favoriser la production et les échanges locaux de nourriture, l’utilisation d’énergie et de matériaux locaux. Nous soutiendrons les transports publics locaux. Nous lançons un appel à toutes les personnes soutenant la décroissance ou prêtes à soutenir un tel projet car nous recherchons un terrain de 10 ha ou beaucoup plus, avec un bâtiment au moins, proche d’une gare (10 km grand maximum) et de transports en commun qui pourra être acheté, loué ou concédé pour permettre un usage à long terme. Nous ne recherchons pas un lieu isolé. Nous ne nous sommes pas restreint-e-s à une aire géographique, le plus important étant que les conditions soient appropriées pour vivre sans voiture. Nous recherchons des financements et des personnes ayant des compétences agricoles, artisanales, organisationnelles et des compétences en construction pour mener à bien des projets de ce type.

Jusqu’où sans voiture ?

Les ambulances, voitures de médecins et pompiers auront toujours accès. Pour éviter une dépendance dans les voitures et camions de livraison de l’extérieur, une éco-taxe pourra être perçue finançant des alternatives. Si l’association doit mettre en place un transport public, elle le fera exclusivement dans le cadre d’un horaire planifié. Attention, il ne s’agit pas de créer un lieu fermé bien au contraire. Comme tout le monde utilise la voiture pour aller voir les autres, on pense que c’est un outil de rencontre. En fait la voiture permet de rester en contact avec des gens qui sont loin en coup de vent, tout en restant la plupart du temps enfermé dans une boîte en tôle insensible aux contrées traversées. L’idée est au contraire de s’ouvrir énormément à la micro-région autour du village sans voiture. L’idée sera aussi de faire des tournées de colportage en âne ou vélo, pour organiser rencontres et échanges avec les alentours. Nous sommes en train d’élaborer une charte, une association et de préparer le lancement d’une souscription pour financer le projet.

Voir les articles dans Carbusters de juin 2003, dans Silence de Décembre 2004 et dans Passerelle-eco de cet automne duquel est tiré cette présentation.

This is a list to organize the set-up of carfree ecovillages in France. It will be in french language. The idea is to develop a site in the countryside where inhabitants contract not to use cars. It will create the dynamics for a proximity economy. It will develop infrastructures for bikes, horses and donkeys as well as public transportation.

Adresse internet de la liste : https://lists.riseup.net/www/info/villagessansvoiture

Autres sites à visiter : www.decroissance.org www.worldcarfree.net
Lectures : Vivre à la campagne sans voiture
Flyer: http://carfree.fr/tract_campagne.pdf

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Un commentaire sur “Créer des villages sans voitures

  1. ahltino

    PRIME POUR LES HUMAINS SANS VOITURES

    J’aurais aimé vivre dans un village ou il y a peu de voiture pour gouter pleinement aux joies du vagabondage
    Vaste blague : je n’aime pas l’urbanisme et le mode de vie que les voitures ont créé.
    Aujourd’hui j’ai les pieds infectés et malades car pour aller chercher de quoi vivre il a fallu que je marche loin en subissant les gazs de ces gens bien civilisés.
    On donne des primes et fait de la pub a caractere « ecologiste » pour des voitures moins polluantes mais qu’en est il des primes pour les cityoens n’en possedant pas !
    J’appelle tout humain compatissant à m’envoyer un dédomagement (bien sur l' »etat » qui semble se résumer à une entreprise commerciale multinationale rejetera ma demande) .
    J’appelle aussi des humains à faire la meme requete que moi

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