Nous refusons l’écologisme benêt d’Arthus-Bertrand

bisounours-arthus-bertrand

« La lutte contre le productivisme et l’économie capitaliste, pour la répartition des richesses et la relocalisation n’ont pas la moindre place dans son raisonnement. »

Quand l’écologie émergea dans le débat public au cours des années 1960 et 1970, elle fut d’emblée fortement politisée. L’économie productiviste, la répartition des richesses, les rapports Nord/Sud, la lutte pour la démocratie, la dénonciation des multinationales faisaient partie intégrante du discours des principaux mouvements. Aux Etats-Unis, le militantisme de Rachel Carson ou Barry Commoner eut des effets concrets sur la législation américaine, aboutissant à l’interdiction de produits chimiques ou à la création de l’Agence pour la protection de l’environnement (EPA). Les Nations Unies ne purent éviter de lier la question environnementale à la question sociale, et la notion d’écodéveloppement portait des revendications pour protéger la planète, mais également pour mieux répartir les richesses et partager le travail.

Puis vint le tournant de la mondialisation. Le capitalisme se fit néolibéral en se réorganisant à l’échelle planétaire, afin de bénéficier des coûts de production les plus faibles et de mettre en concurrence les salariés des économies industrialisées avec les salariés des pays émergents. Repris en main par les gouvernements, le discours sur l’état de la planète changea profondément de nature. Les chocs pétroliers furent l’occasion de réclamer aux citoyens des gestes responsables pour réduire leurs consommations, moins pour des raisons écologiques que pour limiter les déficits commerciaux. Le basculement dans l’écologie individuelle était amorcé. Après l’énergie, ce fut le tri des déchets afin de permettre le recyclage, avec là aussi des motivations liées au commerce extérieur. Puis, afin de lutter contre le changement climatique, le citoyen fut mis à contribution pour réduire ses gaz à effet de serre.

Le développement durable se substitua à l’écodéveloppement pour gommer toute revendication radicale et pour faire de chaque citoyen le responsable de la dégradation de la planète. Dans cette construction idéologique, le pollueur n’est plus l’industriel qui met sur le marché de futurs déchets, mais l’acheteur qui remplit sa poubelle. Ce n’est plus le fabricant d’un produit bon marché mais polluant, c’est le ménage à faible revenu qui ne prend pas la peine d’acheter « vert ». Ce ne sont plus les multinationales responsables des délocalisations dans les pays où l’on peut polluer gratuitement, mais les salariés obligés de prendre leur voiture pour aller chercher un travail de plus en plus rare et donc de plus en plus éloigné de leur lieu d’habitation.

Bien sûr, les comportements individuels doivent évoluer vers un plus grand respect de l’environnement. Il n’est pas question de le nier ni de sous-estimer l’évolution positive des mentalités. Mais l’objectif du discours dominant sur l’écologie vise tout autre chose : un véritable transfert des responsabilités.

Yann Arthus-Bertrand est-il naïf lorsqu’il porte l’image d’une écologie totalement dépolitisée, fondée sur le « tous coupables » et qu’il prétend dépasser les clivages gauche-droite avec les financements du groupe Pinault-Printemps-La Redoute ? Peut-être. En tout cas, la démarche est dangereuse. Sa dernière initiative, « 10:10 », fait songer à l’école des fans : tout le monde fait un geste et tout le monde gagne, avec une pensée émue pour les générations futures. La lutte contre le productivisme et l’économie capitaliste, pour la répartition des richesses et la relocalisation n’ont pas la moindre place dans son raisonnement.

Pourtant, le bilan écologique du capitalisme néolibéral est sous nos yeux. Entre 1997 et aujourd’hui, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont progressé d’environ 25 %. La principale raison n’est pas le développement du marché intérieur des pays émergents, mais bien l’augmentation continue du commerce international, la surconsommation des pays riches et le renforcement des délocalisations. La dictature de la finance empêche quant à elle l’émergence d’activités réellement durables, basées sur des raisonnements de long terme. Et, lorsqu’il s’agit de lutter contre le changement climatique, la communauté internationale décide justement de confier aux fonds d’investissements un juteux marché des « droits à polluer », qui, de produits dérivés en manoeuvres spéculatives, nous emmène doucement mais sûrement vers un prochain krach boursier.

Loin des discours de Daniel Cohn-Bendit ou de Yann Arthus-Bertrand, l’écologie politique ne trouvera un avenir que dans une rupture franche et concrète avec le capitalisme néolibéral. Nous devons aborder les sujets qui fâchent. La répartition des richesses, avec par exemple un revenu maximum et une fiscalité de justice sociale. Le commerce international et la relocalisation de l’activité industrielle et agricole, avec des taxes écologiques et sociales sur les importations. L’asphyxie des marchés financiers, en commençant par la fermeture de la Bourse des droits à polluer. Autant de mesures qui vont à l’encontre des règles de l’Union européenne, de l’Organisation mondiale du commerce et du Fonds monétaire international, qu’il faut impérativement dénoncer. Nous laissons donc à Yann Arthus-Bertrand et ses financeurs du CAC 40 la grande cause des lumières éteintes et des robinets fermés. Notre objectif se situe à l’opposé. Il s’agit de mettre de l’écologie dans la politique et, surtout, de mettre de la politique dans l’écologie.


Source : Courriel à Reporterre.

Les auteurs : Paul Ariès est directeur du Sarkophage, théoricien de la décroissance, et auteur de La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance (La Découverte); Aurélien Bernier est secrétaire national du M’PEP et auteur de Ne soyons pas des écologistes benêts (Mille-et-une-Nuits); Yann Fiévet est président d’Action Consommation et auteur de Le monde en pente douce (Golias); Corinne Morel-Darleu est secrétaire nationale du Parti de Gauche et conseillère régionale Rhône-Alpes, ainsi qu’auteure de L’écologie, un combat pour l’émancipation (Bruno Leprince).

Ecouter aussi : Yann Arthus-Bertrand, Hugo Chavez dit que le capitalisme est la cause du changement climatique. Qu’en pensez-vous ? http://www.reporterre.net/spip.php?…

Paul Ariès

A propos de Paul Ariès

Politologue et écrivain, spécialiste de phénomènes comme la malbouffe, les sectes, ou la pédophilie, qu'il lie à la mondialisation, et intellectuel de référence du courant de la décroissance.

29 commentaires sur “Nous refusons l’écologisme benêt d’Arthus-Bertrand

  1. Espoir

    « Nous devons aborder les sujets qui fâchent. » : et bien comme quasiment tout le monde vous avez oublié la question numérique, c’est à dire la limitation des naissances! Je suppose que ça fâche trop 😉 Parce que avec une croissance démographique continue on peut faire ce que l’on veut niveau économie et technologies vertes on va quand même droit dans le mur, c’est juste une question de temps! Alors si vous permettez ce recyclage verbal, il faut mettre de la contraception dans l’écologie et de l’écologie dans la contraception! Ce que quasiment personne ne fait! Pourquoi? Parce que finalement le sujet est assez anodin, personne n’est à priori visé directement s’agissant en pratique dans nos société occidentale d’auto-limitation, il s’agit juste de responsabilité personnelle etc.

    La limitation des naissances? J’entends déjà les esprits courroucés, et je répond à l’avance :

    – Il faut d’abord parler d’auto-limitation par une auto-détermination contraceptive aidée et favorisée mondialement, actuellement l’effort est très faible et ça devrait changer!
    – Si ne naissaient que les bébés où les parents ce sont dit ok aujourd’hui on fait un bébé le problème de surpopulation serait résolus!
    – Il faut moins parler d’instinct de reproduction, mais parler de plaisir sexuel! C’est à dire que le moteur instinctif principal de la reproduction est le plaisir sexuel, la reproduction quand à elle est une conséquence souvent non voulue! Conséquence qui vous tombe dessus de manière imprévue, à une forte probabilité de se droguer et de nécessiter une pension et un droit de visite! Pensez-y 50% de divorces, ce qui fait que statistiquement on est pas trop loin en disant que quand on conçoit un enfant ça a une chance sur deux de se concrétiser par une très longue et très chère pension alimentaire! Ce genre de démotivateurs parfaitement rationnels devraient être le plus facilement consultables de manière à jouer un rôle de contraceptif psychologique 🙂 Je rajoute encore les langes polluant, les dépressions post partum (orthographe … désolé), les problèmes d’éducation, la violence à l’école (et encore c’est rien maintenant comparé à ce que ça sera quand il y ira ), les drogues, les visites chez le pédiatre qui va vouloir injecter plein de machins chimique à votre enfant, les problème de maturité un enfant peut solliciter exagérément ses parents toute sa vie! etc. etc. La liste est encore longue.
    – En pratique il faudrait que la prudence, le principe de précaution, l’hésitation devant les responsabilités parentales, la volonté du partenaire le plus hésitant devant la natalité et tous les facteurs du même genre dominent.
    – Vous êtes contre parce qu’il faut de nombreuses personnes pour payer l’AVS de la génération précédente? Vous seriez égoïste au point de sacrifier l’avenir de l’humanité juste pour prendre soins de votre vieille carcasse? Vous pensez qu’une génération surpeuplée et sur-polluée va bien prendre soin de vous pour vos dernières années? Vous êtes vraiment trop naïf!
    – Vous vous dites ça y est encore un qui veut limiter le nombre d’être humains sur terre pour ne rien changer à son comportement pollueur! Vous avez tout faut, nous devons agir partout où c’est possible et faire le maximum, et il est clair que la démographie à un rôle majeur! Comme les économies d’énergies aussi efficace que possible, sans oublier bien sûr les abandons c’est à dire autant que possible abandonner nos voitures, nos voyages en avion etc.
    – Blablabla c’est pas à nous de le faire mais au tiers monde, ailleurs, chez les autres etc. Bon et bien bienvenue sur la petite Terre chacun doit se sentir responsable, les autres, vous et moi! Et en fait surtout vous! Parce qu’il n’y a que sur vous que vous pouvez agir relativement efficacement! Oui mais en Europe il y a déjà très peu de naissances! Et bien tant mieux et essayons d’en avoir encore moins, comme ça nous pourrons plus facilement accueillir nos futurs réfugiés climatiques!
    – Mais la croissance! Stop! Si croissance il y a il faut qu’elle soit morale, culturelle, qualitative, mais en tout cas pas numérique et massives car tellement d’entités sont trop grosses (eg : des véhicules qui font 20 fois le poids des conducteurs, c’est le comble du ridicule) et trop nombreuses qu’on touche les limites.
    – Vous avez lu jusque là et vous êtes contre parce que vous avez des enfants ou parce que vous aimeriez en avoir plusieurs, beaucoup? Et bien justement vous devriez être pour car L’AVENIR DES ENFANTS SERA MEILLEUR SI LES AUTRES COUPLES EN ONT MOINS! Intéressant de remarquer que ce qui pourrait être qualifié d’hypocrisie (faite comme je dis pas comme je fais) est un moindre mal! par rapport à un prosélytisme nataliste en vue d’obtenir une consonance psychologique absurde. Vous comprenez pas ce dernier raisonnement? Essayez de trouver quelqu’un qui vous l’explique! …. comptez pas trop sur moi pour répéter 10 fois les même choses.

  2. Gilles ChomelLÉCOLOMOBILE

    Ben voyons ! Paul Aries a raison contre tous? C Bendit, YAB, N Hulot, Jean Marc Jancovici, Jouanot, Juando… ?

    Plutôt que d’essayer de dénigrer en vain et par jalousie, les personnalités qui ont en France le mérite de sensibiliser le grand public à l’environnement et au développement durable, Paul Ariès ferait mieux d’encenser les obscurantistes de son camp: José Bové ou Noël Mamère qui sont tellement lâches qu’ils s’en prennent à la communauté scientifique (par définition fragile et vulnérable) au lieu d’attaquer ses commanditaires marchands.

    Ces types sont à ce point infâmes que j’ai vu récemment Noël Mamère oser utiliser sa grande notoriété publique pour se plaindre sur les ondes (sur PublicSénat, je crois) qu’il a été condamné à payer 100 000 euros de dommages et intérêts pour avoir arraché des plants transgéniques expérimentaux.

  3. BromptonAddictBromptonaddict

    Je serais également pour une écologie politique marquant une rupture par rapport aux logiques économiques actuelles. Mais il faut voir quel est le but court terme? Est-ce intéressant que l’écologie politique redevienne plus marginale? De mon point de vue, s’il y a de plus en plus d’électeurs écolos 30% par exemple, même s’ils sont verts un peu décoloré, c’est mieux que 2% d’écolos. Au niveau européen, car c’est là où toutes les lois chapeaux se décident, mieux vaut avoir une présence numérique pour faire évoluer le cadre législatif dans le bon sens.
    En revanche, je pense également que YAB est une nuisance pour l’écologie, car il faudrait arrêter de prendre l’hélicoptère, même du c’est pour faire une émission de télé, et il faut faire plus que trier ses déchets,… Il ne faut pas non plus pousser!

  4. MinouMinou

    « […] tellement lâches qu’ils s’en prennent à la communauté scientifique (par définition fragile et vulnérable) au lieu d’attaquer ses commanditaires marchands »

    Oh, pauvres petits scientifiques, pauvre petite communauté ! Oh, non, c’est trop cruel ! S’en prendre à eux, non, non, non ! Ils n’ont rien fait, eux. On leur dit de faire des armes nucléaires, bactériologiques etc, et ils le font, et c’est normal parce que faut bien nourrir sa famille et pis c tout. C’est trétré méssant ça de s’en prende à eux !

    Les vré méssants, les vrés de vrés, sé uniquement les commanditaires marssands, !

    communauté scientifique = bisou-bisou, bisounours
    commanditaires marchand = pas beau-pas beau, y piquent ! bèh ! caca !

    Ragardez com elle est belle mon écouassion de gentil scientifique ! Regardez comme elle est neeeeeuutre ! Oyez, oyez, vous autres non-scientifiques, regardez-moi bien dans les yeux et répétez après moi : « la science est neutre, la science est neutre, la science est neeeeutre ». Bonne nuit les petits, faites de beaux rêves, ayez foi dans le gentil coeur de peluche des scientifiques ! Ils veulent le vrai, le bon, le progrès. Aller, plus que 50 ans de progrès et on aura atteint le Sââââvôôôôiiiir AAAAAbsolu !

    Putain lécolomachin, tu es vraiment une grosse merde sans nom. Tu es vraiment complètement CON.

  5. Gari

    @Minou : je suis d’accord avec ton message à l’exception de la dernière ligne : je ne vois pas trop l’intérêt d’insulter L’écolomobile ; je crois que ton message parlait de lui-même… Inutile d’en rajouter !
    Que veux-tu que L’écolomobile réponde à ton message, à part une bordée d’insultes ?

    @L’écolomobile :
    « Ben voyons ! Paul Aries a raison contre tous? C Bendit, YAB, N Hulot, Jean Marc Jancovici, Jouanot, Juando… ? »
    Hum l’argument du nombre ne me convainc pas pour valider une théorie. Et si vraiment tu tiens à cette théorie, alors ajoute « Gari » du côté de Paul Ariès, avec un peu de chance on va réussir à être plus nombreux 😉

  6. Guillaume

    Waouh, ça vole bas aujourd’hui… J’ai connu les lecteurs de ce site plus en forme.
    Sinon juste un mot à espoir : je penses que tu prêches des convaincus, en tout cas je le pense. Le sujet est évoqué régulièrement sur ce site, une petite recherche google me l’a confirmé.
    Mais un de tes postulats me semble erroné : tu penses vraiment qu’une telle proportion des enfants ne sont pas voulus ? Je pense vraiment le contraire ; à mon avis cette proportion est plutôt faible, et les leviers pour agir contre la progression de la démographie portent plutôt sur une volonté politique (des lois, quoi…) que sur une éducation à la contraception. Je peux me tromper, évidemment…

  7. Tassin

    @ Guillaume :

    « Mais un de tes postulats me semble erroné : tu penses vraiment qu’une telle proportion des enfants ne sont pas voulus ? Je pense vraiment le contraire ; à mon avis cette proportion est plutôt faible,  »

    On parle de quel pays? La France? Si c’est de la France oui, mais dans beaucoup d’autres c’est l’inverse car pas d’accès à la contraception et femmes considérées comme des « ventres ».

    « les leviers pour agir contre la progression de la démographie portent plutôt sur une volonté politique (des lois, quoi…) que sur une éducation à la contraception. Je peux me tromper, évidemment… »

    J’espère bien que tu te trompes! T’imagines une loi qui interdit un 3ème enfant par exemple? Les horreurs que cela produirait?
    Faut arrêter le malthusianisme, la baisse de la natalité, c’est éducation+accès à la contraception. Ça a toujours produit ses effets.

  8. Guillaume

    @tassin

    Oui je parle de la France, ainsi que de l’ensemble des pays riches aussi. le raisonnement qui consiste à immédiatement chercher d’autres pour porter le chapeau a tendance à m’énerver. Est-ce qu’on n’a pas notre rôle à jouer aussi dans la réduction des naissances ? Balayons devant notre porte.
    Bien évidemment dans les pays où l’accès à la contraception n’est pas généralisé, je te rejoins. Toutefois, je persiste à dire que même dans ces pays, souvent les naissances sont souhaitées, dans la mesure où du fait de la culture, ou pour assurer leur subsistance, les gens font exprès d’avoir de nombreux enfants. Je suppose comme toi qu’une partie de la solution provient de l’éducation, mais il faut aussi faire en sorte qu’il ne soit plus nécessaire aux gens de faire plein d’enfants pour assurer leurs vieux jours, par exemple. C’est pourquoi je répète que les solutions sont politiques, par exemple (rêvons) avec les idées prônées entre autre et au hasard par un certain Paul Ariès, de revenu universel d’existence.

    Sur ta deuxième remarque : T’imagines une loi qui interdit d’utiliser une voiture par exemple? Les horreurs que cela produirait?
    Je plaisante, c’est juste un clin d’oeil. Mais quand je dis loi, ça n’implique pas forcément interdiction, on connaît toute une panoplie de possibilités, à commencer par des incitations fiscales.
    Enfin sur le terme malthusianisme : tu en es aussi un partisan, puisqu’il s’agit d’une doctrine visant à réduire la natalité, et tu sembles bien chercher toi aussi les moyens d’arriver à ce but…

  9. Nicolas

    La majorité des ménages n’est peut être pas coupable de polluer mais en tout cas elle est coupable d’accepter, de croire ou d’élire des dirigeants qui nous emmènent droit vers l’impasse.

  10. Espoir

    @Guillaume : « tu penses vraiment qu’une telle proportion des enfants ne sont pas voulus ? » Oui (en fait personnellement je dirait que c’est plutôt supérieur à 50% et qu’avec des feed-back culturels adaptés on arriverait à réduire ça de beaucoup plus ce qui réduirait totalement les problème de surpopulation de manière volontaire voir (### 1) pour des explications concrètes), mais c’est un tabou majeur parce que ça signifie pour beaucoup de monde :
    – j’ai fait une erreur
    – je suis le résultat d’une erreur et je suis moins aimé à cause de ça.
    – et plus compliqué si erreur en interférence avec un autre couple.

    La difficulté consiste à s’aimer en tant que faiseur d’erreur dans le passé tout en aimant maternellement ou paternellement le résultat de manière à ce que ce dernier s’aime aussi suffisamment et se développe de manière équilibrée! Tout en évitant que les erreurs ne se reproduisent! C’est le cas de le dire 🙂 Dans ces conditions il est évident que la plupart des gens choisiront de prétendre que c’était voulu et le processus de réflexion qui devrait se faire pour éviter des problèmes ne se fait pas conduisant généralement la génération suivante à rempiler! Tout ceci complique évidemment les estimation statistiques du pourcentage de bébés formellement désirés avant l’acte.

    A noter que le terme erreur dans ce contexte du paragraphe ci-dessus peut être choquant pour certain, on pourrait le remplacer par « non planifié » qui n’est pas culpabilisant mais qui complique l’expression, Je pense avant tout qu’il ne faut pas culpabiliser mais simplement analyser le passé de manière à ce que ces expériences nous permette d’agir de manière optimum dans le présent, en résumant on pourrait dire qu’il faut accepter, chérir et AIMER LES ENFANTS CONÇUS TOUT EN PRATIQUANT ET PRÔNANT UNE CONTRACEPTION EFFICACE pour leur éviter un monde surpeuplé,

    (### 1) Au moins 50& de naissances non désirées, quelques arguments :

    1) l’OMS commence à s’occuper de la question voir « Climate change and family planning: least-developed countries define the agenda ».

    2) ça a fait un petit scandale ce qui confirme le tabou!

    3) la contraception est peu sûre car mal utilisée, par exemple très peu de gens savent que le latex est attaqué par la majorité des crèmes corporelles et des crèmes médicaments, donc en cas de traitement de boutons contagieux (souvent du à une faiblesse du système immunitaire) et bien le latex casse, les boutons passent et le SIDA aussi s’il est la cause des boutons, il est quasiment certain que des gens ont attrapé le SIDA comme ça! Les préservatifs synthétiques généralement résistent aux crèmes corporelles POURQUOI LE GRAND PUBLIC N’EST-IL PAS SYSTÉMATIQUEMENT AVERTI ? On peut supposer beaucoup de choses : *Supposition qu’un message simple est plus efficace qu’un message correct mais complexe, ou *Peur que les informations supplémentaires soient utilisées par certains inconscient pour faire craquer subrepticement des préservatifs de manière à avoir du sexe sans barrière, ou *Pas assez de préservatifs synthétiques disponibles *etc. Je penses personnellement que l’information protège celui qui la connaît et que cet effet est plus important que d’éventuelles utilisations perverses de ces même informations.

    Si en plus de ça on baignait dans une culture non nataliste (*a) qui met bien en évidence les nombreux inconforts et inconvénients de la grossesse ainsi que ceux de l’activité parentale à la place de tenir un discours planétairement suicidaire sur l’AVS a population exponentielle et de repli xénophobique-patriotique-nataliste, on aurait probablement une diminution des naissance encore supérieur à celle qu’on obtiendrait avec une contraception idéale et avec de l’écologie bien ficelée les problèmes de pollution planétaire seraient résolus ainsi probablement que la plupart des guerres (c’est lié trop de monde + handicap du raisonnement + appât du gain au dépend de tout le reste = violence), BREF LE PARADIS SUR TERRE AVEC UNE NATURE AGRÉABLE ET QUASIMENT PAS DE CONFLITS, ET ON EST ENCORE ASSEZ CON POUR NE PAS ESSAYER! Evidemment il faudrait convaincre la planète entière, saturer TOUS LES PAYS avec un planning familial adapté à leur culture (évidemment il faudrait qu’ils acceptent, mais les arguments ne manquent pas et si il y avait des aides financières gigantesques ce serait faisable, à noter qu’une bonne partie des budgets militaires mondiaux pourraient être investi dans ce genre de campagne).

    (*a) politiquement, mais aussi par des initiatives privées, par exemple sachant que LE MAILLON FAIBLE au niveau de la contraception EST LA FEMME 🙂 Et oui en général c’est elle qui a le plus envie d’avoir des enfants (normal c’est elle qui est physiologiquement la plus impliquée), tandis que l’homme peut avoir des enfant et ne même pas s’en rendre compte, il s’ensuit que l’homme à la possibilité naturelle de ne pas trop s’en préoccuper, donc de faire preuve d’un manque de sensibilité sur la question (attention je dis pas que c’est bien, ni que les sentiments paternels exacerbés ne sont pas louables ni communs) donc ausi d’un manque d’envie d’enfant ce qui apporte un avantage certain en matière de rationalisation de la contraception et me permet de répéter que le MAILLON FAIBLE DE LA CONTRACEPTION C’EST LA FEMME (j’aime bien cette phrase 🙂 abrégée FCF, elle résume beaucoup de chose, bon évidemment c’est aussi le maillon fort s’il s’agit d’éviter de se faire engrosser par un débile ou plus simplemnt quelqu’un qui ne lui plaît pas, mais les hommes très bien comme les femmes d’ailleurs étant quand même relativement nombreux ils finissent par se rencontrer, et les problèmes de contraception démarrent 🙁 ben oui 🙂 mais heureusement le SEXE aussi 🙂 notez les 4 majuscules pour vous encourager à lire ). Donc en rapport avec la FCF combien de pilules oubliées de manière subconsciente, combien de stratagèmes voir de mise au pied du mur du genre « ce soir si tu m’aimes c’est sans préservatif » … c’est du vécu, ça ne s’invente pas! Comment éviter de se faire imposer une grosse non désirée, ou mono-désirée, quelles sont les stratégies psychologiques à appliquer par l’entité masculine du couple pour bénéficier d’une activité SEXUELLE de première qualité sans risquer l’interruption pour cause de grossesse (je sais c’est schématisé mais j’ai pas que ça à faire). Bref je suis étonné qu’il n’existe pas un livre sur le sujet, du genre : « Négociez votre désir de non paternité », ou « Comment la garder sans enfants » Cette phrase n’est pas connue de Google, je pense que c’est un Best seller assuré!!! Mais il faudrait oser, pas évident car il y a un gros risque d’étiquetage misogyne alors que c’est juste de l’écologie sociale 🙂 D’ailleurs le type qui écrit un bouquin comme ça il aura peut-être tellement bonne conscience d’avoir convaincu des centaines de couples à la modération procréatrice qu’il va se dire qu’il peut se permettre une super grande famille (attention la je divague, en fait c’est mes testicules et mes gênes qui se sont exprimés, mais encore une fois dans le monde actuel avoir des enfants c’est pas forcement très sympa pour eux, alors ça n’arrivera probablement pas). Mqais quand même, si le bouquin « COMMENT LA GARDER SANS ENFANTS » est publié je l’achète!

  11. Gilles ChomelLÉCOLOMOBILE

    Pour modérer ma réaction un peu épidermique qui vous a fait réagir, j’ai effectivement mieux lu le texte de P Aries et je trouve pertinente son analyse sur la responsabilité des structures industrielles et des comportements individuels.

    Personnellement, le bien de consommation le plus représentatif de cette dualité de responsabilité individuelle ou industrielle est l’automobile particulière avec la notion de sécurité routière où tous les discours moralisateurs du XXème siècle ont consisté à responsabiliser les chauffeurs au point d’en faire des héros de la moralité contemporaine avec la notion de « bon conducteur » (ou mauvais).

    En gros: tout au long du XXème siècle, en cas d’accident, c’était toujours la faute du chauffeur qui maîtrise mal la conduite et jamais celle du constructeur qui fait des machines trop rapides ou trop puissantes.

    De nos jours, tout ça est en train de changer à cause du nouveau paradigme de l’écologie qui fait baisser les ventes 😎

    C’est là que je trouve que la responsabilité a été abusivement et sciemment portée sur les clients car c’était l’intérêt commercial des industriels de se défausser de leur propre responsabilité.

    Dans l’industrie « courante », P Aries ne peut pas reprocher à YAB de vouloir agir sur la production/consommation via les comportements individuels. Les deux approches sont complémentaires: l’approche idéologique de P Ariès et l’approche pragmatique de YAB.

    GC
    http://www.cryptext.fr

  12. Gilles ChomelLÉCOLOMOBILE

    C Bendit, YAB, N Hulot, Jean Marc Jancovici, Jouanot, Juando… ?

    J’ai écrit « Juando » parce que je mélangeais avec « Jouanot ». En fait, c’est « Jadot » = Yannick Jadot 😎

  13. CarFree

    Sur le contrôle des naissances, de mon point de vue, c’est moins la question du tabou que l’extrême complexité de ce sujet qui pose problème. On peut dire « il faut limiter les naissances », ok, mais comment et de quoi parle-t-on? En France, la limitation des naissances est déjà quasiment à l’oeuvre et pourtant, on est probablement le pays européen le plus fécond! Certains pays comme l’allemagne ou l’italie commencent déjà à perdre de la population. En France, on en est pas loin… L’immigration devient la variable d’ajustement de nombreux pays qui, sans cette immigration, perdraient de la population tous les ans!
    Ailleurs dans le monde, la situation est passablement compliquée, entre pays africains, musulmans, catholiques, asiatiques, etc. Et au sein même de ces pays, la situation est parfois complétement différente entre classes aisées et le reste de la population, entre minorités ethniques, etc.
    Sans être démographe, je sais que la pensée dominante dans ce domaine repose sur ce que l’on appelle la « transition démographique »: au départ, les pays sous-développés vivent dans la misère et font beaucoup d’enfants (pays qui n’ont pas de Sécu ou de système vieillesse: les enfants sont l’unique garantie d’assurer les vieux jours de leurs parents et il faut beaucoup d’enfants quand la mortalité infantile est importantes…). Ensuite, le développement de ces pays est sensé les amener progressivement vers une diminution de la fécondité, en passant toutefois par une phase d’explosion démographique (quand les progrès médicaux permettent de réduire considérablement la mortalité infantile).
    Ce modèle pose cependant problème, même s’il se vérifie en partie du moins dans de nombreux cas, il reste à mon avis occidental-centré: « le destin des pays sous-développés est d’atteindre un jour notre modèle de société ». En outre, il prend à mon avis très mal en compte le fait que de nombreux pays pauvres sont maintenus dans la misère par la mondialisation libérale, même si des progrès notables peuvent être enregistrés en matière médicale sur la mortalité infantile par exemple, en grande partie grâce ou à cause de l’aumône faite par ce que l’on appelle abusivement l’aide au développement, il n’en demeure pas moins qu’un pays qui reste maintenu dans la pauvreté ne s’orientera pas vers un modèle à un enfant par couple, tout simplement pour les raisons évoquées plus haut (ce sont des enfants nombreux qui sont la seule garantie pour la vieillesse de leurs parents)…
    Par ailleurs, d’autres politiques plus répressives ont déjà été menées, comme la politique de l’enfant unique en Chine et en Inde, et on connaît les résultats: infanticides par centaines de milliers, ce qui est quand même moralement inacceptable, et déséquilibre important dans la répartition des sexes: je pense ici en particulier à l’Inde où de nombreuses régions ont 5 ou 10 fois plus de garçons que de filles car celles-ci ont été éliminées à la naissance, ce qui provoque en outre des trafics importants de femmes et de jeunes filles, quand ce ne sont pas des enfants, qui sont volées ou vendues pour être mariées…
    C’est pourquoi, je pense que le débat sur la contraception et la limitation des naissances est un mauvais débat: la question n’est pas là. On pourrait vivre à 10 milliards sur Terre si les richesses étaient un peu mieux partagées au lieu de quoi 20% de la population contrôle 80% des richesses produites… C’est un débat dangereux qui relève à mon avis de l’idéologie dominante du libéralisme économique et du capitalisme: « regardez tous ces pauvres qui font trop d’enfants! »
    La pollution, le pillage des ressources naturelles, la surconsommation, l’épuisement des ressources, etc. ne relèvent pas de la responsabilité des « pauvres qui font trop d’enfants » ou même des « enfants trop nombreux », mais d’un système idéologique d’accaparement de la richesse au profit d’une minorité!
    Et on ne peut pas tenir le même discours avec la population que celui concernant la croissance économique: »Tout personne croyant qu’une croissance infinie peut avoir lieu dans un monde fini est soit un fou soit un économiste ». Car, comme je le disais par ailleurs, l’histoire montre que si un pays a la possibilité de se développer et de mettre en place des systèmes collectifs de protection sociale (sécu, retraites, etc.), la natalité tend à baisser, et à terme, même à devenir parfois insuffisante (comme en allemagne ou en italie par exemple)! La véritable question est donc de savoir comment on redistribue équitablement la richesse produite à l’échelle mondiale afin que les pays dits « sous-développés »‘ puissent bénéficier de systèmes de protection sociale adéquats… Une fois cette question réglée, la natalité ne sera plus un problème…

  14. Espoir

    Réponse à CarFree :

    « la natalité … même à devenir parfois insuffisante (comme en allemagne ou en italie » : mais non!! Au contraire c’est très bien qu’elle baisse, il faut que la population mondiale diminue et surtout dans les pays riches vu que c’est les plus gros pollueurs. De plus ça permet d’amener du sang neuf dans ces pays, ce qui n’est pas un mal, correspond à un besoin d’immigration et permet donc par là une véritable philantropie de l’accueil!

    « On pourrait vivre à 10 milliards sur Terre » : Et ça servitrait à quoi??? A faire que n’importe quelle erreur sociale ou technique aie un impact encore plus grand qu’aujourd’hui? A nous obliger à avoir un mode de vie hyper-écologique pour survivre? C’est d’ailleur déjà le cas si nous voulons survivre dans le long terme et on y arrive pas!! Et dans 90% des cas dès qu’un clampin devient multi millionaire il s’empresse de convertir son pouvoir d’achat en CO2 (en se faisant construire une énorme baraque, en allant le plus loin possible et le plus vite possible, la dernière tendance étant de se faire sateliser!). IL FAUT ÊTRE REALISTE si nous voulons survivre à long terme en tant qu’humanité à haute capacité technique nous devons agir sur TOUS LES FACTEURS et la natalité est un facteur multiplicatif déterminant.

    Je devine à votre réaction qui diminue l’importance de l’impact démographique que vous avez déjà des enfants ou avez envie d’en avoir! Vous avez certainement de très bonnes raisons pour cela, mais dans les fait et pour le bien être de vos enfants vous avez plus intérêt à ce que la démographie mondiale reste modérée qu’à soutenir contre le bon sens que des nombres astronomiques d’humains feraient très bien l’affaire. La croissance aveugle et permanente est une absurdité aussi bien au niveau consommation par personne qu’au niveau du nombre global de personne sur cette planette, c’est mathématique. DONC POUR VOS ENFANTS VOUS AVEZ INTERET À PRONER LA MODERATION DEMOGRAPHIQUE ET CONSOMATRICE. Et tout le monde s’en fout si vous n’avez pas appilqué par le passé votre propre modération démographique ou envisagez des enfants supplémerntaires, vous faites ce que vous voulez et c’est le résultat global qui compte et comme les gens qui ont beaucoup d’enfant on une participation physique et psychologique plus importante pour l’avenir ce devrait être eux qui tiennent les discours de modération démographique les plus sensibles! Et bien non, comme il est si insuportable de vivre avec l’impression d’avoir commis une erreur on préfère changer de logique! Mais c’est n’importe quoi réveillez-vous, vous avez le droit de faire des enfants et de dire aux autres qu’ils faudrait mieux en faire moins, vous êtes peut-être une exception, vos enfants auront peut-être un impact carbone négatif parce qu’ils auront réeussi à convaincre des milliers de personnes à diminuer leur consommation ou 🙂 leur procréation 🙂 Il n’y a pas de culpabilité à avoir ce qui compte c’est de regarder l’avenir droit dans les yeux est d’agir objectivement et au mieux, pour vous, vos enfants et toutes la planète.

    Attendre que tout s’arrange par augmentation de la qualité de vie est une grosse illusion quand on refuse de considérer les paramètres de manière globale, et quand surtout sécurité rime avec plus de consommation! Oui il est possible que ça se résolve tout seul sans incident majeur, mais ça passerait par une prise de conscience globale et la nécessité de débatres de toutes ces questions qui dérangent, et pour en déabttre planétèrement et serainement, il faut des aides générale et aussi du planing familial. Historiquement quand on ne parvient pas à s’organiser c’est plutôt les guerres ou les maladies qui reforment et deciment les masses populaires, et c’est ça qu’il faut éviter à tout prix car avec le niveau de complexité planétaire actuel ce serait la fin de la civilisation.

    « si les richesses étaient un peu mieux partagées » : il faudrait surtout que le niveau global de consommation diminue, et une bone façon éthique d’avancer dans cette direction consiste a aider un maximum les gens qui désirent contrôler leur fertilité on résoud de cette manière plusieurs problèmes à la fois :
    – une partie des richesses de l’occident partent en planing familial vers les familles les plus pauvres.
    – pour que ça marche il faut aussi agir au niveau culturel et sécurité, ce qui implique de créer de la sécurité sociale et tout le reste en offrant technologies propre et stratégies à ceux qui en ont besoin.
    – si on attent que ça se fasse tout seul selon l’équation augmentation du niveau de vie = moins d’enfants, ce qui est la stratégie principale de la quasi totalité des organismes donateurs, et bien on risque de devoir attendre trop longtemps et on risque surtout de passer par la phase abérante de 1 milliard d’automobilistes chinois et indiens!
    – évidemment pour que ça marche il faudrait changer aussi passablement de chose du coté occidental où le but à atteindre semble être l’obèsité morbide mécaniquement assistée au déplacement! Tout le monde le sais mais ça n’empêche pas énormemment de gens de manger de la nourriture toxique (rafinage, pesticides, excès de sucre, acides trans etc) tout en faisant un maximum pour que toute ces saloperies ce déposent sur leurs artères (surtout pas trop de mouvements dès fois que la dilatation des vaisseaux éliminerait quelques plaques de colestérol)! Et bien je peux vous dire que j’en ai marre de payer une assurance exorbitante pour des gens qui pratique un sucide sanitaire!

    « infanticides par centaines de milliers, ce qui est quand même moralement inacceptable » : oui, mais c’est encore plus moralement inacceptable de laisser crever toute la planète par sur-population et sur-pollution parce que 5% de « débiles » tueraint leur propres enfants pour n’avoir que des garçons! Cela souligne encore une fois l’importance d’une aide culturelle! Combien de temps allons nous encore vivre dans cette époque barbare du toujours plus, du je dois passer mes propres gênes et il faut pas que ça soit ceux de mon voisins qui passent à la place des miens, tout en étant prêt à tuer pour ça (crimes passionnels). C’EST LE COUPLE SANS ENFANT QUI DEVRAIT ÊTRE LE MODÈLE DOMINANT : DU SEXE, DE L’AMOUR ET PAS TROP DE TRAVAIL. C’est un comble que l’espèce humaine si évoluée intellectuellement aie encore quasiment le même genre de réponse « territoriale » que les plus petits organismes, c’est à dire croître et multiplier jusqu’à saturation complète du milieu!! Pour eux ça va bien ils ont des prédateurs, donc équilibre et quand ils crêvent tout le monde s’en fout, mais heureusement pour nous ce n’est pas encore le cas! Et bien la contraception c’est justement pour éviter ce genre de saturations!!

    « le destin des pays sous-développés est d’atteindre un jour notre modèle de société ». : sacré modèle!!!

    « C’est un débat dangereux  » : il n’y a pas de débat dangereux, par contre il y a des gens dangereux, en d’autre terme on peut tout dire, mais pas à n’importe qui! Evidemment à ce niveau Internet est à manipuler délicatement, ce qui n’est pas toujours évident.

    « … qui relève à mon avis de l’idéologie dominante du libéralisme économique et du capitalisme » : absolument pas les libéraux bon chic bon genre généralement cyniques pensent que :
    * ils vont s’en tirer dans tout les cas et qu’il pourront sauver leurs peaux en s’expatriant là où l’herbes sera plus verte.
    * l’augmentation de la population et de la misère les arrange, ça fait des travailleurs corvéables à merci et des taux de chomage important qui font très peur à ceux qui travaillent pour pouvoir ainsi facilement les maintenir dans un état de servitude.
    * la surpopulation se résoudra facilement avec un virus ou autre chose du genre comme une petite guerre (ce sera pas la première) et que eux dans leur château asseptisés y échaperont.

    Tout ça pour dire que la droite est plutôt nataliste et à un niveau d’objectivité qui frôle le plancher!

  15. CarFree

    Si je comprends bien, vous prônez une contraception volontaire… Qui peut franchement être contre ce principe (mis à part les catholiques papistes ou toute autre forme d’intégrisme religieux)?
    Le problème, c’est que ce n’est pas crédible comme solution, si tant est que ce soit une solution… C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans mon précédent commentaire. Pour les occidentaux, le problème est quasi-réglé vu que la population est proche du déclin… Et pour les pays que l’on appelle sous-développés ou en développement, ils n’ont aucun intérêt à la contraception pour les raisons expliquées (les enfants sont l’unique garantie d’assurer les vieux jours de leurs parents et il faut beaucoup d’enfants quand la mortalité infantile est importante).
    C’est donc un vœu pieu, et je ne vois aucun caractère opérationnel à votre proposition. Vous pouvez toujours proposer de la « contraception volontaire » à des gens qui n’en veulent pas, le problème n’est pas là, mais dans la capacité offerte aux gens de ne plus avoir besoin de faire beaucoup d’enfants pour survivre ou assurer leurs vieux jours…

  16. Espoir

    à CarFree et aux autres 🙂 :

    « vous prônez une contraception volontaire… » : oui, mais beaucoup plus efficace que l’actuelle qui se déroule souvent à coup de préservatifs alcoolisés et pollués aux graisses thérapeutiques.

    « Pour les occidentaux, le problème est quasi-réglé vu que la population est proche du déclin » : disons que par solidarité pour la planète et en tant que pollueur principal par tête de pipe il faudrait que ça décline un peu plus!

    « les pays que l’on appelle sous-développés … aucun intérêt à la contraception … assurer les vieux jours de leurs parents  » : oui sur le plan individuel mais sur le plan global c’est un suicide démographique, d’accord avec vous, le sacrifice personnel pour la communauté dans ces circonstances est difficilement convainquant, par contre en tant que riche « occidentaux » (j’inclus les américains) dépensant des centaines de milliards pour les budgets militaire! Je fais une estimation grossière du budget militaire mondial des nations les plus fortunées (donc capable d’aider les moins fortunée), on arrive sans doute au moins au double du budget militaire US (ça dépend aussi si on inclu les russes ou pas), donc supposont 9000 miliards de dollars! C’est une coquette somme, si les 2/3 sont investit en infrastructures de paix et de sécurité (*1) (agriculture, formation, santé, écologie, biotopes et forêts) au niveau mondial de manière à ce que le tiers monde fasse un saut qualitatif sécuritaire notamment pour assurer les vieux jours des personnes ne pouvant plus travailler on obtient en quelques années des gens qui sont d’accord de pratiquer une contraception beaucoup plus stricte!

    Faisabilité : 6000 milliards de dollars disponibles par année, ce qui fait 2000 dollars par personne (je compte 3 milliards d’habitants à aider), ou 10’000 dollars par année pour une famille de 5 personnes, si les investissement sont fait intelligemment avec des technologies qui sont maîtrisées et améliorables indépendamment pour la plupart par les habitants concernés on obtient encore un effet multiplicatif qui pourraît résoudre complètement les problèmes. A noter que le problème principal est l’alimentation qui fait généralement appel à des techniques très abordables, surtout si on se donne la peine de sélectionner des espèces végétales bien adaptées. L’accès à l’eau potable est plus difficile, s’il s’agit d’épurer de l’eau il est possible d’utiliser des techniques de filtrages naturels (sable, végétation, bactéries (?)) aussi pratiquement abordables avec des moyens indépendants et durables! Pour une distillation ou de l’osmose inverse c’est plus compliqué mais encore une fois certainement faisable, et les matériaux sont plus durables!

    Motivation du don de 2/3 des budgets milliaires globaux … en fait les pays du 1/3 monde pourraient aussi faire un effort à ce niveau vu que dans un monde doté d’une éthique optimum les armées ne servent à rien! Je sais il n’est pas doté d’une éthique optimum, mais le but est d’aller dans cette direction! Donc motivation pour ce dont de 2/3 :

    #1) En tant que riches occidentaux, je ne crois pas qu’on aie trop le choix, (on doit les aider massivement si on le fait pas c’est l’emballement climatique) car si on continue avec la politique primitive du hérisson collectionnant les bombes et regardant ses collègues des pays du 1/3 monde crever la faim ils vont détruire toutes leurs forêts, se multiplier comme des lapins (*2) pour leur sécurité (admirez le paradoxe déjà cité plus haut) et brûler tout ce qu’ils peuvent de charbon etc. Juste pour survivre (encore le paradoxe de l’espèce suprême qui arrive au limite de sa planète en suivant une politique lapiniste). A noter qu’en plus de tout saccager il va y avoir des flots de réfugiés qui engendrerons des tensions et encore plus de population dans les pays occidentaux! J’insiste aussi sur le fait qu’il faut à mon avis aussi une décroissance démographique aussi dans les pays occidentaux, parce que avec le nombre actuel on saccage encore plein de trucs! Donc VIVE LA DÉNATALITÉ, à bas l’idée de la retraite sacrée qui pousse à vouloir toujours plus de jeunes pour nous entretenir (en fait idéalement les problèmes du grand âge devraient être résolus harmonieusement avec l’amélioration des connaissances physiologiques et techniques garantissant ainsi une situation indépendante le plus longtemps possible, c’est possible, mais comme les motivations de nombreux acteurs de la santés sont très financières impliquant des intérêt financiers à avoir des gens malades on à un grâve problème! Il est d’ailleurs au passage étonnant qu’une société composée d’être humains intelligents accepte des entités très puissantes ayant un intérêt financier à ce qu’ils soient malades! A noter que ce problème se résout automatiquement par une fonctionnarisation d’un large pourcentage des activités concernées, l’état ayant principalement intérêt à maintenir ces citoyens en bonne santé pour qu’ils travaillent de manière optimum et payent des impôts de manière optimum).

    #2) Il suffit que les réductions correspondantes d’armement se fassent de manières proportionnelles dans tous les pays concernés pour que la sécurité reste maintenue au niveau équilibre militaire.

    #3) Aider nos colocataire du globe est une approche extrêmement efficace pour la sécurité globale, peu de gens on intérêt à attaquer ou terroriser ceux qui les aident! Évidemment chaque aide devrait être adaptée à la culture locale de manière à s’intégrer harmonieusement dans les endroits géographiques visés.

    #4) Du point de vue économique c’est un plan de relance magistral! Déjà évident à comprendre de manière directe on arrête de nombreuses activités nuisibles et polluantes (armements) pour les reporter sur de l’humanitaire! Du point de vue strictement économique la planète Terre humaine avec ses milliards de personnes vivant dans des conditions dramatiques est un peu comme un pays après une guerre et l’on sait très bien que la reconstruction d’un pays profite à l’économie, il n’y a donc pas de raisons que la reconstruction à l’échelle de la planète ne joue pas selon les mêmes règles économique! A condition bien sûr d’être étymologiquement correct, technologies propres (solaire, éolien etc. et beaucoup d’huile de coude).

    #5) Bénéfice moral énorme, c’est non négligeable pour l’efficacité au travail et la santé des personnes concernées.

    VOILÀ, DONC À MON AVIS SOIT ON EFFECTUE UN TRANSFERT MASSIF DU MILITAIRE VERS L’HUMANITAIRE, L’ENVIRONNEMENT ET LA CONTRACEPTION SOIT ON SE PREND UN BOULEVERSEMENT CLIMATIQUE ET HUMAIN MAJEUR QUI ABOUTIRA A LA FIN DE LA CIVILISATION TECHNOLOGIQUE.

    … et c’est un euphémisme d’exprimer ça de la sorte, dans les détails ça risque de combiner guerres, massacres, maladies, radioactivité massives etc. Bienvenue dans les conséquences d’une humanité égoïste! Un petit espoir quand même l’épuisement des reserves pétrolières et le passage au énergies douces, mais il reste le charbons et le bois abondamment utilisé dans les économies en développement.

    Auitrement je ne me fais guères d’illusions sur l’impact de ce genre de textes, un politicien de la carrure d’Obama y a probablement déjà pensé mais est pris dans une mécanique socio-économique terrifiante où la rentabilité à court terme et l’appât du gain écrasent le bon sens, je veux dire par là que les pressions industrielles sur la scène politique sont énormes! Il s’ensuit que c’est probablement le point (#4) qui a le plus d’impact sur les acteurs économiques et que c’est peut être une sorte de clé magique capable de tout changer : RECONSTRUCTIONS MONDIALE BASÉE SUR DES TECHNOLOGIES SIMPLES ET RESPECTUEUSES DE L’ENVIRONNEMENT! Cela permettrait aussi théoriquement de mettre presque tout le monde d’accord!

    (*1) : c’est une chose à comprendre, la globalisation humaine implique que la sécurité est de plus en plus liée à la gestion écologique de la planète et de moins en moins à l’armement. Heureusement beaucoup de technologies sont convertibles ou directement utilisable : transports, polyvalence humaine, métallurgie etc.

    (*2) : désolé, cette expression fait sérieusement xénophobe, mais c’est le contexte de cette réponse qui me pousse à m’exprimer de la sorte! Je précise au passage que je n’ai rien contre le tiers monde mais que le taux de natalité y est objectivement plus élevé et que certaines expressions francophones on juste plus d’impact sur le lecteur.

    Référence :

    « Le président américain a présenté, hier, au Congrès, un budget fédéral pour 2011 de 3834 milliards de dollars » (http://www.alterinfo.net/notes/Le-budget-militaire-americain-augmente_b1855827.html)

  17. Espoir

    Suite 🙂

    « RECONSTRUCTIONS MONDIALE BASÉE SUR DES TECHNOLOGIES SIMPLES ET RESPECTUEUSES DE L’ENVIRONNEMENT! »

    C’est aussi l’approche d’Al Gore, sauf que lui il ne s’est pas permit (à ma connaissance) de dire qu’il faudrait demander une contribution majeure aux budgets militaires, n’y d’invoquer une aide monumentale à la contraception et au planning familial!

    C’est assez compréhensible, car ce sont deux taboux majeurs, comme le renoncement volontaire à la voiture qui n’est que très timidement évoqué dans son film principal « Une vérité qui dérange ».

    Il est aussi possible qu’en ayant fait appel à de trop nombreux concepts et remué autant de tabous que le film et l’information principale « le réchauffement climatique sous la forme d’un documentaire grand public » n’aie jamais atteint son taux de notoriété actuel! Il est aussi possible que des personnalités politiques ne puissent pas se permettre de confronter frontalement autant de résistance et il s’ensuit que de nombreux petits forums distillant des idées dérangeantes mais peut-être salutaires seront peut-être capable de faire évoluer les mentalités jusqu’au niveau où certains politiciens seront prêt à prendre le risque de défendre ces causes parce qu’ils sauront que leurs prises de positions auront un soutien réaliste dans la population!

  18. Espoir

    Suite … Certains penseront peut-être que je suis un idéaliste ignorant le fondamental égoïsme de la nature humaine, mais cette vision des choses est totalement restrictive car l’altruisme existe aussi même s’il peut fondamentalement être rationalisé de manière égoïste, et par delà tout cela il y a l’instinct de survie qui devrait quand même nous permettre un comportement rationnel au niveau planétaire!

    D’un autre côté la technologie alliée à suffisamment de réflexion nous apporte un nouveau niveau de conscience qui permet des actions inenvisageable auparavant! Il est donc probable que nous nous trouvions actuellement à la veille du solidarité planétaire majeure en vue de sauver le climat et la civilisation! Une évolution logique vers la complexification pour la survie, évolution que la vie suit depuis plus d’un milliard d’années, et quoi de plus logique de continuer dans cette direction!

  19. Espoir

    Suite … et il n’y a pas que la pollution, maladies, depressions, criminalités etc. peuvent facilement être intreprétés comme des signaux demandant des changements culturels et comportementaux majeurs.

  20. CarFree

    Vous confirmez ce que je disais dans mon premier commentaire: seul un développement des populations misérables du tiers-monde permettra de passer au troisième stade de la transition démographique, et ce développement ne peut s’opérer qu’à travers une redistribution massive des richesses produites à l’échelle mondiale… tout en limitant globalement le niveau de production, consommation, pillage, etc.
    Comme quoi, on est pas si loin d’être d’accord… Je pense juste que le problème de la natalité se résoudra de lui-même une fois les autres problèmes réglés (sous-développement, libéralisme, croissance économique, échange inégal, inégale répartition des richesses, etc.) alors que vous semblez penser que la natalité est un problème à régler en priorité, sous-entendu avant ou de manière concomitante des autres problèmes évoqués.

  21. Espoir

    Tout est lié : pauvreté, natalité galopante, insécurité, manque d’instruction, militarisation, automobilisation, maladie etc. C’est pour cela qu’il est plus efficace d’agir sur un maximum de facteurs de manière simultannée, en fait c’est peut-être la seule solution, car comme dans tout système complexe perturbé un seul des facteurs principaux enraye considérablement le fonctionnement global!

    Quand à croire que les choses s’arrangent toutes seules c’est à mon avis une illusion dangereuse car elles s’aggravent en général par entropie interposée ou par diverses prédations. Pour le reste nous partageons effectivement une compréhension visiblement commune de ces phénomènes.

    Excellente journée, Esp

    PS : petit retours sur la militarisation : il est quand même surprenant que de tel budgets soient alloué à la force brutale alors qu’il est beaucoup plus efficace d’agir en subtilité sur les différents rapports humains, et cela est surtout réaliste dans une optique planétaire où tous les acteurs sont connus et observés (rien à voir avec la situation du passé où un ennemi inconnu pouvait sortir du néan). Il se passe donc que pour des raisons de sécurité planétaire des transitions majeures de budget devront se faire pour passer de forces d’intervention brutales à des forces de prévention.

  22. Espoir

    A noter encore les idées absurdes qui supposent que les choses s’arrangent d’elles même par compétition interposée dans un contexte maximalement libéralisé!

    La réalité de cette idéalisation de la libéralisation au dépend d’une solidarité et d’une mise en commun est que nous reproduisons simplement la selection naturelle au niveau de la société humaine avec son corège de prédateurs et de parasites ce qui n’est tout simplement pas moralement / humainement acceptable.

  23. Espoir

    Suite de l’analyse économique : un fonctionnement économique idéal implique de pouvoir répartir au mieux les activités gérées de manière indépendantes et celles gérée étatiquement pour avoir la créativité là où elle est positive (inventions, idées constructive) et la brider là où elle est négative (créativité prédatrice et parasitaire). Ils s’ensuit que les activités où vendeurs et clients on un intérêt commun à l’augmentation de leurs interactions devraient être plutôt privatisée et celles où l’intérêt fondamental des clients serait de ne jamais avoir affaire au service (*1) plutôt étatisée.

    Le système communiste défunt de l’URSS est toujours cité comme un échec, mais cette interprétation passe sous silences ses prouesses fantastiques (je ne conteste pas les horreurs du stalinisme, mais cela n’est pas intrinsèquement lié au communisme) au niveau scientifique et surtout au niveau de la cohésion sociale pour un premier essais, sur une surface géographique si vaste, pour une longue période et quasi sans informatique pour contrôler et gérer l’union (en tout cas dans les périodes pionnières où le principal s’est joué). Malgré ça je ne suis pas un nostalgique du communisme, mais il vaut la peine de réaliser que l’informatique moderne avec la possibilité de transparence qu’elle apporte permet de beaucoup mieux gérer les grosses structures étatiques. Il s’ensuit et considérant la crise du capitalisme actuel qu’un meilleur équilibre entre initiative privée et organisations publiques doit être trouvé, et que le rééquilibrage va évidemment vers un achat des nombreuses activités dont les buts commerciaux sont souvent opposés aux buts de leurs clients!

    L’informatisation des grandes structures et la transparence qu’elle peut impliquer peut permettre d’éviter à la fois le ronron historiquement attribué aux grandes structures étatiques et la corruption toujours possible dans les systèmes mal contrôlés, tout en permettant aux sociétés indépendantes de trouver l’équilibre idéal entre compétition et coopération.

    Ok, à ce niveau là vous me direz que ça se passe tout seul l’informatique est là, utilisée etc. Mais ce qui ne va pas c’est que l’état vend les activités rentables ou vitale où il ne faut absolument pas que la rentabilité prenne le dessus. Les structures démocratiques sont de plus en plus influencées par des lobbies etc. Dans les faits beaucoup de démocraties moderne sont plutôt des ploutocraties où les lobbies réussissent à influencer la plupart des décisions en leur faveur avec des conséquences souvent dramatiques pour les citoyens, par exemple :
    – La santé bénéficie de moins en moins d’une vue globale prenant en considération la prévention et les causes, mais de plus en plus d’une approche strictement symptomatique et morcelée qui a beaucoup moins de chances de guérir la personne dans son ensemble, donc beaucoup plus de chance de la conserver comme client.
    – Les transports axent leurs stratégies sur la rentabilité maximum, il s’ensuit que le service public des petites lignes non rentables risque d’être abandonné, le matériel usé au maximum ce qui augmente le risque d’accidents, et le rail abandonné à certains endroits pour privilégier les bus routiers plus rentables pour les petits taux de fréquentation au dépend bien sûr de l’effet de serre et de la séduction long terme du confort du voyage en train par rapport au voyage en bus.
    – L’énergie qui privatisée est traitée comme un produit de consommation standard où il faut rentabiliser les infrastructures, donc en vendre au maximum, donc polluer plus que le strict minimum.
    – Même le traitement des ordures où il faut rentabiliser les nouveaux fours construits trop grands, on pousse donc les gens à cesser de récupérer pour que tous ces plastiques puissent être incinérés en faisant tourner des turbines, avec bien sûr leur cortège de gaz toxiques et de CO2.
    etc.

    Il s’ensuit que faute probable de pouvoir « étatiser » efficacement de nombreuses activités il faudrait au moins établir de strictes règles pour que les entreprises concernées ne nuisent pas à l’environnement et à leur clients, or dans les cas où les clients ne veulent pas consommer un maximum de services, l’équilibrte optimum est très difficile à atteindre par régulation, étant donné le conflit d’intérêt financier primaire : l’entreprise à intérêt à vendre un maximum et le client à consommer au minimum. Une structure étatique résoud évidemment ces problème de manière immédiate, l’état n’ayant aucun intérêt à s’affaiblir en poussant à des consommations inutiles! A noter que la volonté débile de gérer les structures étatiques comme des entreprises privées en exigeant de la rentabilité est tout à fait capable de court-circuiter l’effet étatique naturel de ne pas pousser à la consommation! Il se peut d’ailleurs que les grandes lignes du libéralisme aient planifié un affaiblissement étatique en y injectant leurs propres stratégies afin de se garantir un maximum de libertés d’action par paralysie des structures contrôlantes!

    Le libéralisme fonctionne alors comme un cancers qui ronge l’intérêt commun pour répandre le chaos (pollution, maladies, destructions de l’espace naturel) au profit d’intérêts privés et discordants et surtout à très court terme. Si rien n’est fait pour mettre un ordre salutaire dans ces forces destructrices on peut supposer que comme n’importe quel cancer il va finir par détruire l’organisme l’hébergeant et se détruire lui même par la même occasion.

    Une analogie médicale et forte j’en convient, en pratique il y a un intérêt évident à re-programmer « la tumeur » en renforçant les structures solidaires et sociales à de nombreux niveaux! Le détails exact appartient au futur et ne peut pas être extrapollé dans un texte de ce genre, mais il paraît évident que de nombreuses choses doivent changer positivement et que cela demandera des efforts considérables.

    (*1) Concept paradoxal, mais le client à intérêt à ne jamais avoir affaire aux services de réparation (sens large) dans le sens où la panne n’est jamais désirée, mais une circonstance malencontreuse que l’on aurait mieux aimé éviter, et l’on a surtout pas envie de se trouver dans un contexte où le « fabriquant » favorise la panne, par exemple par obsolescence programmée! Or il se passe que l’état n’a jamais intérêt à perturber le système global par des pannes, vu qu’il est le système global! A noter qu’il n’y a pas que les secteurs des réparations, d’autres secteurs où le client ne désire plutôt un minimum d’interactions existent aussi, un exemple est la production malencontreuse d’ordures

  24. Gilles ChomelLécoLomobiLe

    Lu en diagonale ESPOIR:

    D’accord avec lui pour dire que la science des pays de l’Est était remarquablement développée.

    D’accord aussi pour dire que l’informatisation des structures économiques contribue (devrait contribuer?) à leur transparence.

    Vous ne m’ôterez pas de la tête que le critère suprême de la société est le critère de la scientificité bien loin devant celui de savoir si une structure est publique ou privée, nationalisée, étatique ou à capitaux 😎

  25. Moa

    Cela mérite une lecture autre qu’en diagonale. Car des choses bien plus importantes selon moi ont été dites.

    Exemple..; et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres :

    ESPOIR : « A noter que la volonté débile de gérer les structures étatiques comme des entreprises privées en exigeant de la rentabilité est tout à fait capable de court-circuiter l’effet étatique naturel de ne pas pousser à la consommation! Il se peut d’ailleurs que les grandes lignes du libéralisme aient planifié un affaiblissement étatique en y injectant leurs propres stratégies afin de se garantir un maximum de libertés d’action par paralysie des structures contrôlantes! »

    Lintérête de l’informatisation (évident!) en devient quasi anecdeotique. D’ailleurs comme l’a souligné ESPOIR l’URSS s’en est accomodé.

    Hors sujet : que sont censés signifiés ces perpétuels smileys, lécolomobile? « je suis content de ce que je viens d’écrire »? « je viens de vous racontez une bonne blague »? « je suis perpétuellement de bonne humeur »?
    J’ai un peu de mal à les interpréter… mais je suis peut être le seul. Fin du hors sujet.

  26. Gilles ChomelLÉCOLOMOBILE

    Dans la vie, je souris beaucoup: ça doit être ça. 😎

    Je ne doute pas de l’intérêt des posts d’ESPOIR. Ils sont tellement longs que j’ai tendance à les zapper.

  27. Yôm

    Wahouuuu! c’est la foire du troll ici!
    Il m’a semblé que le sujet de l’article d’Ariès n’était pas le malthusianisme. Je me retiens donc d’envoyer balader ceux qui feraient mieux de se soucier de justice sociale (la chose publique, politique)
    que de se focaliser sur les éjaculations et orgasmes de leurs concitoyen(e)s (sphère individuelle).

    J’apprécie ce texte car il re-situe le coeur du problème.
    Nous n’avons à l’échelle individuelle quasiment aucune influence sur les choix de notre société.
    Les médias dominants dont les YAB, Hulots Bendit et autres sont les sbires, s’acharnent à réduire le peuple à une somme d’individus soumis, culpabilisé et décérébrés.
    Quand bien même émerge la conscience, les suppôts du capitalisme prennent de la hauteur (physiquement à défaut de spirituelle) pour s’adresser au bas peuple du haut du ciel et délivrer leur message apocalyptique afin de désarmer et désespérer face à l’ampleur du désastre.
    Ils inhibent la capacité d’action, créent l’angoisse et délivrent la solution: « consommez aussi le vert qui est dans le fruit et nous seront guéris ».

    Ils sont à l’origine des lois, ils décident des moyens et de la nature de la production.
    Ils perpétuent le simulacre de démocratie à la grand-messe médiatique.
    Ils nous maintiennent à genoux à coups de bâton et de bonbons jetés à terre.
    Ils nous expliquent qu’ils n’y a pas assez de place sur Terre quand chacun d’eux possède et consomme autant que des millions d’êtres humains affamés par leur avarice.
    Ils nous ont enseigné la soumission pour nous faire rêver de domination.
    Ils ont placé ta vie sur une grille d’évaluation, où l’on jauge l’autre sur l’échelle de l’ambition.
    Ils nous ont ôté la parole et les grandes discussions qui prenaient le pas sur l’action.
    Ils y ont substitué la télévision.
    Ils sont la classe sociale possédante et dirigeante.
    Ils sont les bourgeois et ils nous méprisent tous.
    Nous ne sommes à leurs yeux que des sujets, de la chair à canon, des variables d’ajustement.

    Refuser la voiture, la propriété privée ou tout autre abus de bien de consommation permet de réduire sa propre domination sur la plus grande partie de la population de cette planète, plutôt que d’accumuler et de s'(r)assurer d’être en haut de la grille d’évaluation.
    Mais c’est ensemble que nous nous affranchiront définitivement de nos maîtres.

    PS @ Lécolomobile, concernant « le critère suprême de la société est le critère de la scientificité »:
    A chacun son maître.
    Pour ma part ce critère serait le degré de participation de chacun aux débats et aux décisions concernant l’ensemble de la société.
    Plus précisément et au sujet des OGM, je me suis exprimé suite à l’article http://carfree.fr/index.php/2010/08/20/cohn-bendit-lavocat-du-capitalisme-vert/
    « j’avais pas vu la réponse de Yom sur l’aparté sur les OGM. Je la lirai attentivement et j’y répondrai attentivement »
    Je mesure toujours ton degré d’attention…

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