Voiture électrique = voiture verte ? Pas vraiment…

Le dossier « Véhicules électriques ? Changer de mobilité, pas de voiture ! » vient de paraître. A ne manquer sous aucun prétexte si vous souhaitez être de ceux qui sont à la pointe en matière de mobilité !!

Mise au point il y a largement plus d’un siècle (en 1881 très précisément), la voiture électrique connut une gloire éphémère au début du XXème siècle avant un déclin inexorable qui conduit à sa disparition au tournant des années 30. Mais, 80 ans plus tard, l’heure de la revanche semble avoir sonné : cette technique fait aujourd’hui l’objet d’un engouement généralisé. C’est que les problématiques conjuguées de l’épuisement des réserves pétrolières et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre en font pour l’heure la seule alternative crédible à la voiture thermique et donc la seule voie offerte à la pérennisation de la voiture individuelle.

Ne boudons pas notre plaisir : le véhicule électrique présente indéniablement des avantages. Pas d’émissions locales de polluants qui affectent la santé humaine. Pas de bruit aux vitesses faibles. Une réduction non négligeable des émissions de gaz à effet de serre. Une compatibilité avec toutes les sources d’énergie primaire. Mais il faut également garder la tête froide : la voiture électrique reste avant tout une voiture et n’apporte aucune réponse à la plupart des incidences néfastes d’un système de mobilité centré sur la voiture individuelle (accidents, encombrement de l’espace public, sédentarisation, épuisement de ressources naturelles, déchets, impacts des infrastructures sur la biodiversité, iniquité sociale…). De plus, si elle apporte un élément de réponse à la raréfaction des réserves de pétrole, elle engendre une nouvelle forme de dépendance à d’autres matières premières au premier rang desquelles le lithium dont l’exploitation à grande échelle pose de nombreuses questions (enjeux géostratégiques, impacts sur les populations locales et les écosystèmes) totalement négligées. L’augmentation de la demande d’énergie électrique et la manière dont l’offre y répondra constituent d’autres enjeux occultés.

Approche systémique et analyse des aspects techniques ont été les deux fils conducteurs dans la rédaction du présent dossier. Puisse le lecteur y trouver les éléments de réponse à des questions qui ne sont que trop rarement posées…

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9 commentaires sur “Voiture électrique = voiture verte ? Pas vraiment…

  1. Jean-Marc

    Faut lire attentivement l article, car les détails qui changent tout :
    véhicule parfois, voiture d autres fois :

    « Ne boudons pas notre plaisir : le véhicule électrique présente indéniablement des avantages. Pas d’émissions locales de polluants qui affectent la santé humaine. Pas de bruit aux vitesses faibles. Une réduction non négligeable des émissions de gaz à effet de serre(sic : quid de l’élec à partir du charbon). Une compatibilité avec toutes les sources d’énergie primaire. »
    […]
    la voiture électrique reste avant tout une voiture et n’apporte aucune réponse à la plupart des incidences néfastes d’un système de mobilité centré sur la voiture individuelle (accidents, encombrement de l’espace public, sédentarisation, épuisement de ressources naturelles, déchets, impacts des infrastructures sur la biodiversité, iniquité sociale…). »

    Conclusion logique des 2 paragraphes :
    il faut des véhicules élec
    TEC élec (train, tram, trolley) et VAE
    et surtout pas plus de voitures, tous type de moteur.

    (Je n ai pas encore lu le pdf en lien, donc je ne sais pas encore si l’auteur/les auteurs a/ont conclu logiquement son/leur travail)

  2. Jean-Marc

    suite, après survol du pdf (et du site de la fédération inter-environnement de la Wallonie) : la conclusion se trouve page 44 :

    « conclusion : ∙
    Le système de mobilité qui s’est développé dans les sociétés occidentales n’est pas durable : ses incidences négatives sont nombreuses sur les plans environnemental, social et économique. Il est dès lors indispensable de repenser fondamentalement notre mobilité et d’adopter une approche systémique qui mobilise les trois axes principaux que sont, par ordre de priorité,
    1. la réduction de la demande de transport,
    2. le transfert vers les modes moins polluants et
    3. l’amélioration de l’efficacité énergétique et la diminution des pollutions spécifiques des véhicules.

    Le développement des véhicules électriques s’inscrit dans ce troisième axe. Il offre l’opportunité de repenser la mobilité en développant des alternatives légères (vélo à assistance électrique et autres) à la voiture individuelle.
    En matière de transport en commun, c’est le véhicule électrique sans stockage de l’énergie à bord (train, tram, trolley, métro) qui offre la meilleure efficacité énergétique et induit les pollutions les plus faibles.
     »
    [puis développement de cette conclusion, avec les inconvénients de la voiture élec et les mesures à favoriser]
    Donc Pierre Combe a bien tiré la conclusion logique de l’étude.

  3. Tassin

    Un dossier réellement pertinent et passionnant!
    Pas de parti-pris et bien documenté.
    A conseiller à tout le monde, tant aux fous des voitures électriques qu’aux anti-bagnoles viscéraux.

  4. MinouMinou

    « Pas de parti-pris et bien documenté. »

    Et aller ! Un peu de « neutralité », ça donne toujours un air sage…

    « A conseiller à tout le monde, tant aux fous des voitures électriques qu’aux anti-bagnoles viscéraux. »

    Et une touche de « juste-milieu », ça donne un air encore plus sage.
    Père Fourras de pacotille…

  5. Tassin

    @ Minou :

    Marrant de voir un amateur de philo ne pas apprécier la forme thèse/antithèse/synthèse…

  6. MinouMinou

    « Marrant » ? Parce que c’est à ce cliché que tu résumes la méthode philosophique ?

  7. Tassin

    Parce que c’est à la négation ou au déni des arguments contradictoires que tu résumes ta méthode philosophique?

  8. MinouMinou

    Ils sont tout pourris, tes arguments, ils sont vides de pensée. Tu peux te les foutre au cul. « Ma » méthode philosophique, tu peux aussi te la foutre au cul, car je ne prétends pas en avoir.

    Pour toi, par contre, il semble aller de soi qu’ être « amateur de philo », comme tu le dis si vulgairement, équivaut à « apprécier la forme thèse/antithèse/synthèse ». Le gros cliché ! La grosse équation de merde ! Et Mozart il avait une perruque, il a écrit la Petite musique de nuit et le Requiem.
    Je suppose que pour avoir un tel préjugé, tu as du mal digérer tes cours de philosophie de Terminale.
    Non mais tu es qui, pour déterminer un tel critère ? Ah oui, tu es Tassin, le grand philosophe du XXIe siècle ! Ah pardon ! Excusez-moi !

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