Hulot, de Margerie et Fillon au pays des lapins

Au pays des lapins, le chef des lapins annonce : “Lapines, Lapins, bientôt, y’aura pénurie de carottes ! Alors continuez à en manger plein : pour en acheter, voici même un peu d’argent que m’a donné le marchand de carottes (merci à lui).”

Vous trouvez cette histoire absurde ? C’est pourtant exactement ce qui est en train de se passer en France…

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/04/14/hulot-de-margerie-et-fillon-au-pays-des-lapins/

Steve

A propos de Steve

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste du pic pétrolier et des questions d'étalement urbain et de consommation d'espace.

2 commentaires sur “Hulot, de Margerie et Fillon au pays des lapins

  1. VeloTafeur

    A noter que notre président n’était pas content du tout de ce qu’a dit Margerie.
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/13/97002-20110413FILWWW00504-l-essence-a-2sarkozy-critique-de-margerie.php

    Ca perturbe un peu: Un méchant capitaliste pétrolier qui dit tranquillement la vérité, ce que tout le monde sait et personne n’oserait dire et notre représentant qui se fâche tout rouge parce que « chut faut pas dire, fézons comme si de rien n’était! »

    Y en a qui vont se réveiller un matin ca va leur faire tout drôle

  2. MinouMinou

    Pauvres lapins… être comparés à des bagnolards…

    « Y en a qui vont se réveiller un matin ca va leur faire tout drôle »

    Christophe de Margerie : Je sais pas toujours très bien expliquer pourquoi est-ce que j’ai besoin de 3 millions ou pas. C’est pas la partie dans laquelle je me sens le plus à l’aise, parce que je travaille pas pour l’argent.

    J-L. Mélenchon : Non ? Ben alors donnez-le.

    Christophe de Margerie : Je veux bien le donner, mais c’est moi qui le donne. On m’le pique pas.

    J-L. Mélenchon : Mais les impôts, c’est pas « piquer ».

    […]

    Étudiante vice-présidente de l’UNEF (à Beigbeder) : […] Vous savez qu’il y a un jeune sur deux de 18-25 ans qui est engagé sous contrat précaire, CDD, intérim, etc. ; nous on a une proposition très simple à l’UNEF, c’est de limiter le recours à l’emploi précaire dans les entreprises et je voulais avoir votre avis sur cette question.

    Ch. Beigbeder (patron de Poweo) : Pitié ! Laissez-nous vivre, laissez-nous créer des richesses, on en a besoin, donc arrêtez d’inventer des règles. Quand on est un jeune [blablah…] les stages c’est très bien c’est super, y’a un moment faut arrêter de s’raconter des histoires.

    Étudiante : Vous trouvez que c’est super ? Les stages c’est 30% du SMIC, M. Beigbeder. […] Aujourd’hui les jeunes, vous les condamnez tout simplement à toucher moins que le SMIC.

    Ch. Beigbeder : Moi j’préfère qu’y travaillent.

    Étudiante : Mais moi aussi je suis prête à travailler, pas de problème… il y a 25% de jeunes qui sont au chômage aujourd’hui ; les jeunes n’ont pas de problème avec les entreprises. Aujourd’hui c’est les entreprises qui ont des problèmes avec les jeunes.

    Ch. Beigbeder : Mais c’est parce que justement, on a trop de rigidité à l’embauche.

    Étudiante : Nous ce qu’on souhaite tout simplement, c’est pas plus d’avantages, on demande juste à avoir des droits, et exactement les mêmes droits que nos aînés et on pense que le CDI doit redevenir la même norme d’embauche.

    Ch. Beigbeder : Voilà, des droits, toujours des droits !

    Bonus extrait de la même émission l’an dernier :

    Son Altesse Sophie de Menton : Vous voulez toujours faire la même chose que les grévistes, les gens qui séquestrent. Vous êtes formidable, vous vous mettez à la place du plus faible […] Je suis sûre que vous seriez dans la rue en Grèce, etc.

    En effet le réveil va leur faire tout drôle…

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