S’opposer physiquement au climaticide

Où il est question d’une action non-violente menant inéluctablement à la prison… à la fin du texte !

Pour toute personne observant le monde de manière lucide, il apparaît clairement que les indicateurs environnementaux pointent vers une destruction quasi-complète de la nature à brève échéance. Pour ne prendre qu’un exemple, le NCAR, l’un des principaux centres scientifiques de recherche sur le climat au monde, a réalisé une méta-analyse (une analyse des analyses disponibles) sur le thème de la sécheresse. Il en ressort qu’à partir de 2030, dans à peine 19 ans, tout le pourtour méditerranéen sera ravagé par des sécheresses à répétition.

Le Parti de la Résistance (PR) a été créé pour combattre la principale conséquence de cette destruction. Il ne s’agit pas de la perte de la huppe à jabot à poix, ou de celle du papillon mordoré à antennes rétractables, sujets qui semblent passionner beaucoup de gens… alors que la principale conséquence sera la mise à mort – par famine – de dizaines de millions d’êtres humains. Sujet quasiment jamais abordé, sans parler de la responsabilité des pays riches qui préparent ce génocide.

Si vous pensez comme moi que l’une des pires atrocités jamais commise fut celle consistant à mettre à mort plus de 5 millions d’êtres humains dans des chambres à gaz, ce qui se passe sous votre nez devrait vous faire réagir. La destruction du climat, qui entraînera mécaniquement la mort par famine de dizaines de millions d’enfants, de femmes et d’hommes, n’est pas le fait de petits hommes verts débarqués de Mars, ce n’est pas Dame Nature qui fait un caprice, etc. Ce sont des gens dans les pays riches qui, individuellement et collectivement, choisissent un mode de vie qui prépare méthodiquement le génocide par famine de millions d’êtres humains vivant dans d’autres pays.

De manière surprenante au début, l’argumentaire du PR passe facilement. Les personnes qui le refusent ne répondent pas sur le fond, mais tentent de faire diversion en ayant recours à l’insulte, entre autres tactiques idiotes. Et comment pourraient-ils répondre sur le fond ? Un cambodgien émet dans les 300 kg de CO2 par an, un Français environ 20 fois plus, mais ils sont tous les deux responsables de la destruction du climat ? L’ensemble des études scientifiques sur les sécheresses à venir sont un vaste complot ? Les 80 millions de Vietnamiens ne connaîtront pas la famine lorsque plus de 80 % de leur riziculture aura été détruite par la montée des océans, et ce avant la fin du siècle ?

Et 2 + 2 = 3 ?

Le seul argument auquel se raccrochent alors les personnes refusant l’argumentaire du PR, c’est celui de la responsabilité. « Ah, mais en prenant l’avion, je ne veux pas assassiner des petits nenfants ». Il est pitoyable d’avoir recours à un tel argument pour satisfaire son instinct grégaire et continuer à faire comme tout-le-monde… en France, puisque ce mode de vie est ultra-minoritaire au niveau de la planète.

En effet, tout acte s’évalue de par ses conséquences. Un homme prend une mitraillette, vise, appuie sur la détente, et troue une cible en carton. L’acte peut être jugé comme étant anodin. Un homme prend une mitraillette, vise, appuie sur la détente, et fait exploser la tête d’un enfant. Il s’agit alors d’un crime. On voit bien que l’acte lui-même est secondaire, c’est sa conséquence prévisible qui détermine s’il s’agit d’un acte anodin ou d’un crime. C’est ainsi que, moralement et même instinctivement, nous jugeons le monde autour de nous, quand on veut bien y réfléchir deux secondes.

Autre exemple, qui se rapproche de la situation actuelle. Un homme prend un crayon, réalise des calculs, et en déduit la quantité de bois de charpente nécessaire pour la construction d’un toit. L’acte peut être jugé comme étant anodin. Un homme prend un crayon, réalise des calculs, et en déduit la quantité de trains nécessaires à l’acheminement d’êtres humains à Auschwitz. Il s’agit alors de la participation active à un génocide.

Ce qui est très drôle, si l’on peut dire, dans les discussions sur le climat, c’est que les gens à qui on explique qu’il n’y a tout simplement pas de machine plus destructrice du climat que l’avion, s’appuient sur le fait que prendre l’avion est quelque chose de banal, qui ne peut être assimilé à un crime. Comme on le voit avec l’exemple bien connu du Schreibtischtäter du nazisme, c’est la simple utilisation d’un crayon – métaphoriquement parlant – qui a envoyé Eichmann à la potence. D’après Raul Hilberg, l’un des grands historiens de la Shoah, Eichmann n’a jamais assassiné un seul Juif de ses propres mains (le seul acte « directement » violent rapporté est celui lors duquel il gifla un vieillard juif à Vienne), et pourtant Eichmann est un génocidaire. Simplement parce que la conséquence prévisible de l’utilisation du crayon était l’assassinat en masse, également appelé génocide, sauf par les beaux esprits qui préfèrent ergoter, une tasse de thé à la main, le petit doigt bien levé… pendant que se prépare ledit génocide.

En 2011, la conséquence prévisible du fait de prendre une machine démesurément pollueuse du climat telle que l’avion, c’est un génocide.

Pour resituer brièvement le contexte dans lequel nous nous trouvons, un cambodgien émet environ 300 kg de CO2 par an, la plupart des scientifiques s’accordent pour dire qu’il ne faut pas dépasser 1,5 t par an pour ne pas détruire le climat, et un seul Paris-Montréal dégueule dans la fine couche d’atmosphère de la Terre 2,5 t par personne en quelques heures… Le fait que prendre l’avion soit banalisé ne dit rien sur le fait de savoir si oui ou non, lorsque vous prenez l’avion en 2011, vous participez activement à la préparation d’un génocide. Ce qui compte, c’est la conséquence prévisible de votre acte. Or cette conséquence est on ne peut plus claire. L’argument de la responsabilité individuelle utilisé par le PR est donc rationnel.

Cela fait plus d’un an que nous distribuons cette information, y compris par des tracts à l’intérieur de l’aéroport Charles-de-Gaulle. Et on se rend compte qu’il y a une manière très efficace, après tout, de répondre à l’argumentaire du PR : l’ignorer, et continuer tranquillement à détruire le climat, et donc à préparer la destruction de dizaines de millions d’êtres humains.

Le blabla ayant fait la preuve de son inefficacité, dans le cas du PR comme dans celui de l’ensemble des efforts environnementaux, il faut donc ne plus se limiter au blabla, et s’opposer physiquement à la destruction de la planète – de manière non-violente bien entendu.

Jusqu’à présent, le système idéologique qui amène à la destruction du climat n’a pas besoin de mettre en prison ses « opposants » pour des périodes longues, et en grand nombre. Cela pose question : y a-t-il vraiment des opposants qui dérangent quand un système n’a pas besoin de les mettre en prison ? La situation actuelle ressemble bien plus à une pièce de théâtre, dans laquelle les rôles sont bien déterminés, et les textes fixés à l’avance, comme il se doit. Les méchantes multinationales déclament leur texte, les braves écologistes disent le leur avec plus ou moins de talent, avec plus ou moins de conviction, et la pièce se termine sans qu’elle ait le moindre impact sur la trajectoire nihiliste des sociétés d’hyper-consommation.

Etant donné que je sais, textes scientifiques à l’appui, que la société dont je suis issu prépare un génocide, j’estime que je n’ai pas le choix : je dois m’y opposer physiquement – dans le plus strict respect du principe de non-violence. Or, dès lors que l’on cesse de jouer la pièce de théâtre habituelle, et que l’on empêche physiquement le système de détruire le climat, ce dernier ne peut que vous envoyer en prison. Le système peut accepter une ribambelle d’actions théâtrales, par contre, ni lui ni les citoyens qui le soutiennent dans les faits ne peuvent accepter un blocage physique permanent de son fonctionnement.

Parce qu’il faut qu’il soit bien clair qu’une telle action ne sera pas conçue pour reproduire le schéma écologiste habituel. Il ne s’agit pas de continuer à mentir et de dire que c’est tout la faute aux méchantes multinationales. C’est aussi stupide que de mettre un requin dans une piscine publique et ensuite de trouver que ledit requin est vraiment très méchant de manger les nageurs. Il ne fait que remplir sa fonction. Si vous prenez l’avion, vous ne pouvez pas vous plaindre qu’il y ait des multinationales qui forent pour trouver du pétrole. Elles ne font que remplir leur fonction.

Pour ma part, j’ai décidé de m’opposer physiquement à la destruction du climat de la planète, et je sais d’ores et déjà, pour m’être renseigné auprès d’un avocat, que je serai envoyé en prison. Je le ferai de toute manière, mais je souhaite savoir s’il y en a parmi vous qui veulent également se battre – non pas de manière théâtrale, mais pour de vrai. En sachant qu’au bout, il y a la prison.

Il va de soi que si vous répondez par l’affirmative, il faut soit que je vous connaisse directement, soit que vous puissiez vous faire recommander par d’autres écologistes.

Merci de faire circuler ce message afin d’augmenter les chances d’être plusieurs à se battre.

Amicalement.

Pierre-Emmanuel Neurohr

Source: http://parti-de-la-resistance.fr/

Image: http://www.shtig.net/climate/

PS : pour continuer à faire connaître ces informations malgré tout, les tractages continuent ce week-end. Samedi, tractage pour l’interdiction de la voiture individuelle, dimanche, tractage pour l’interdiction de l’avion. Appelez le 01 82 09 12 25 pour y participer.

Petit calcul extrêêêêmement compliqué : sachant qu’il y a en Chine 30 voitures pour 1000 habitants, et qu’en France, il y en a 500 pour 1000, calculer les chances de faire baisser les gaz à effet de serre si les Chinois nous « rattrapent », ne serait-ce qu’un peu, dans la démence automobile. Si vous n’êtes pas pour l’interdiction de la voiture, vous pensez sérieusement que son utilisation par 7 milliards d’êtres humains est possible sans détruire la planète. Si vous pensez cela, je suis le neveu du ministre angolais du pétrole, j’ai le numéro secret d’un de ses comptes en banque en Suisse, mais ne pouvant me déplacer, je suis prêt à vous le vendre pour une somme modique…

Pierre-Emmanuel Neurohr

A propos de Pierre-Emmanuel Neurohr

Ancien fondateur et directeur du CNIID (Centre national d’information indépendante sur les déchets) et président-fondateur du Parti de la Résistance.

23 commentaires sur “S’opposer physiquement au climaticide

  1. Goodmusik

    Tu parles des voitures et des avions, tu as tout à fait raison. Les gens sont d’une inconscience… Disons sans bornes pour être polis. Le plus drôle c’est quand tu vois des gens pleurer sur les marées noires, les guerres pétrolières, le prix de l’essence… Et faire leur 50 bornes par jour dans leur bagnole « éco-responsable » ! Et aller en vacances en Tunisie bien sûr, avec EasyJet !
    Bref, cette lutte est primordiale. Cependant, n’oublie pas d’axer ta comm’ sur deux axes tout aussi importants.

    Le premier, et la France en est championne, est le couple batiment en béton mal isolé/chauffage éléctrique, qui nous permet de préparer un génocide radioactif au même titre que toutes les terres agricoles qu’on est en train de pourrir. Bientôt, la voiture électrique enfoncera le clou, sauf si par chance le lithium est épuisé avant, ce qui serait une bonne chose.

    Deuxièmement, thème majeurement absent chez les écologistes, ce que je ne comprends pas (enfin en fait si, le lobby agricole est surpuissant en France, puisqu »il est soutenu par la chimie en plus), la consommation effrénée de « viande d’usine ». Les impacts environnementaux sont gigantesques, apparemment équivalents à ceux de tous les transports réunis… Sur ce point aussi il faudra faire d’énormes efforts, rien que pour désintoxiquer les occidentaux bourrés à la propagande, deux morceaux de viande par jour c’est la santé, ce qui est absurde.

    Personnellement, ma réflexion sur la décroissance m’a amené à rendre ma voiture à l’état d’épave, à chauffer mon appart à 18, et à devenir végétarien. Si tout le monde faisait ça, on aurait déjà réalisé un énorme pas en avant, pas de toute, même si ça suffira pas.

  2. Nico

    Votre article a le mérite de dénoncer un mode de vie destructeur.
    je ne suis cependant pas d’accord avec:

    « Ce sont des gens dans les pays riches qui, individuellement et collectivement, choisissent un mode de vie qui prépare méthodiquement le génocide par famine de millions d’êtres humains vivant dans d’autres pays. »

    je vis justement dans un autre pays, en Afrique noire, peuplé de plus de 20 millions d’habitants, dont plus d’1 million ont un revenu à l’européenne: je vous assure que le gaspillage et la soif d’hyperconsommation de ce million dépasse votre imagination. Un seul exemple parmi des dizaines: à Noël, les sapins de Noël en plastiques couverts de fausse neige, importés de l’Asie se vendent par milliers comme des petits pains, par temps de canicule.
    Quant aux + riches, ils s’empressent d’avoir plusieurs grosses cylindrées (hummer, jaguar etc…) avec des TV dedans… Et se marient avec des clim en plein air :). le must est d’envoyer sa femme en week end faire du shopping à New york où sur les Champs élysées, tout en habitant en Afrique….Le but est de se défaire du complexe d’inférioté envers les « blancs », en gaspillant plus fort qu’eux dans cette course la surconsommation. Je n’ai jamais rencontré un seul « décroissant » en 10 ans de présence.
    Par exemple un africain riche qui fasse exprès de laisser tomber sa voiture pour faire du vélo à la place? Ce serait de l’incroyable.
    Ils ont certes d’autres qualités humaines, mais en ce qui concerne la destruction de l’environnement, s’il vous plait reformulons votre phrase en effaçant la notion inadaptée de « pays », (d’autant plus que la nature ne connait pas les pays, ce sont des frontières artificielles inventées par les hommes):

    « ce sont les 1/3 d’hommes les + riches de la planète qui individuellement et collectivement choisissent un mode de vie qui prépare méthodiquement le génocide par famine de millions d’être humains »

    « Vous vous devez d’ incarner le changement que vous voulez voir dans ce monde »
    Gandhi

  3. Florent

    @ GoodMusic:
    Effectivement, les émissions de gaz à effet de serre peuvent, en gros, être décomposées en 5 causes, à peu près à parts égales:
    – Les transports
    – La production agricole et tout particulièrement de viande
    – Le chauffage
    – La production (et le cycle de vie) de tous les objets qu’on achète
    – La production d’électricité
    (Sachant qu’en France et dans quelques rares autres pays – dont la Suisse et la Suède -, le 5ème point est à peu près inexistant, en tout cas en terme de GES. Après en déchets nucléaires, je ne m’engagerais pas sur cette pente glissante…)

    Donc oui, si la réflexion est poussée jusqu’au bout, ce ne sont pas seulement les voyages en avion ou la détention et l’usage d’une voiture qu’il faut montrer (seulement 1 point par 5) mais bien les 5 points qui doivent chacun faire l’objet d’un changement de comportement:
    – Transport: limiter au maximum toute forme de déplacement (des hommes comme des objets). Cela signifie privilégier les produits locaux comme le tourisme local, comme le travail local, etc. Si un déplacement est jugé nécessaire, le faire par les moyens « lents », « doux ». En dernier recours, changer l’énergie utilisée (passer du pétrole à l’électricité) mais en dernier recours seulement.
    – Nourriture: adopter un régime faiblement carné, essentiellement végétarien (on mange trop de viande de toute façon), en production locale (cf point 1), biologique, de saison.
    – Chauffage: isoler, isoler et re-isoler les bâtiments existants ! Chantier colossal et non délocalisable ! Donc source d’emplois locaux (cf point 1…). En dernier recours, changer l’énergie utilisée (passer du fioul/électricité au bois) mais en dernier recours seulement…
    – Objets manufacturés: même combat ! Réduire, Réutiliser, Recycler. ET DANS CET ORDRE LA ! pas l’inverse qu’on essaye de nous vendre ! Là encore: réparer plutôt que jeter est une source d’emplois locaux. A terme les prix de l’énergie et des matières premières grandissants favoriseront ces initiatives mais les produits d’aujourd’hui sont souvent conçus à l’encontre de leur maintenabilité ! (possibilité de les réparer quand ils tombent en panne) quand ils ne sont tout simplement pas conçus… pour tomber en panne ! ou bien être obsolète à nos yeux de pourris/gâtés !
    – Production d’électricité: la bonne nouvelle c’est que si on travaille efficacement sur les 4 premiers points, celui là viendra de lui-même: le programme complet étant cohérent (tant en terme social, économique, financier et environnemental), il conduit à réduire la consommation d’électricité (et évidemment d’énergie au total aussi). Aussi, il deviendra possible (l’usage du futur n’est pas anodin) de se passer à la fois de centrales à charbon et nucléaires lorsqu’on consommera 10% de l’électricité qu’on consomme aujourd’hui. Et de produire le reste avec diverses formes d’énergies renouvelables. Au risque de me répéter, je martèle à nouveau: en dernier recours, changer l’énergie utilisée (passer du charbon/nucléaire au bois/éolien/solaire/hydro) mais en dernier recours seulement…
    Je me rassure en disant que tant qu’un programme de ce type sera adopté et accepté par la population des pays riches (ou des riches de manière générale pour prendre en compte le commentaire de Nico qui a totalement raison) le monde et son système économique actuel sera désormais plus ou moins en crise perpétuelle.
    Décroissance choisie, consentie et organisée OU BIEN Récession, dépression et crise continuelle subie, avec les ravages que l’on connaît, il faut CHOISIR !

  4. MOA

    Tres bon recapitulatif Florent. Synthétique et complet. Merci.

    A titre individuel, tout le monde peut changer son comportement tel que décrit.

  5. Florent

    Oui, chacun peut le faire. Il suffit de le vouloir. C’est une bonne manière (simple, efficace, claire) d’orienter les décisions qu’on prend pour orienter sa vie (emploi, logement, etc) et:
    – aujourd’hui ça ne coûte pas plus cher (quant à demain…)
    – ça met à l’abri ceux qui appliquent ces choix d’une partie des désagréments que le futur pourrait apporter à d’autres.
    En cela, c’est à la fois une décision bénéfique de façon individuelle (avec des avantages individuels) et collective (via les retours positifs que ça peut apporter à la planète mais aussi socialement)
    Donc selon moi, c’est un programme à la fois personnel et politique.
    Et qui ne risque pas de me conduire en prison…

    A titre d’exemple (hormis ces derniers mois parce que je suis en train de rénover une maison), je dépense relativement peu d’argent (hors impôt et logement, je dépense qu’environ 300 à 400€ par mois (nous sommes 2) pour vivre (et ça inclu les extras genre resto environ 1 fois par semaine par exemple)
    Mais contrairement à celui ou celle qui va se plaindre qu’avec ses 1200€ par mois il peine à joindre les 2 bouts, la quasi totalité de ces 300 ou 400€ part dans l’économie locale et donc sert à payer des emplois locaux (et pas des travailleurs quasi esclaves en Chine + transport + bénéfices et dividendes d’actionnaires divers)
    [J’ai volontairement mis le coût du logement de côté: là aussi, tout dépend des choix qu’on a fait et comparer 1000€ ici ou 500€ là n’a pas de sens mais c’est un autre débat]

  6. xtoflyon5

    Dans l’ordre des actions je mettrais :
    1. Changer son mode de vie
    2. Ne pas faire d’enfant
    Et seulement après :
    3. S’attaquer physiquement au mode de vie des autres.

    Comme je bute sur le point 2 pour des raisons irrationnelles, je ne participerai pas au 3. Par contre, j’essaye d’utiliser le 1. pour entrainer d’autres actions 1 chez les autres.

  7. Anartoka

    Salut,

    Le 1 n’engendre pas de 1, en tout cas pas de façon exponentielle et assez rapidement pour éviter la catastrophe (si elle est encore évitable?). Faut définir un mode de vie en adéquation avec les limites du renouvellements des ressources de la planètes. Si tu simule ton empreinte carbone, tu verra que tu ne peux pas descendre en dessous d’une planète si tu vie pas comme l’image stéréotypé qu’on a d’un africain….
    Je comprend ce qui se cache dans ton 2 mais je demande à débattre… car aujourd’hui on produit assez pour nourrir 14 milliards d’être humain… c’est pourquoi le rapport de l’ONU sur la malnutrition dénonce un génocide organisé. D’autres rapports indiquent qu’on peut produire l’équivalent en bio. 2 enfants étant le nombre pour rester stable, je pense donc que c’est totalement tolérable de faire quelques gosses 😉
    Ton 3 nie totalement l’autoritarisme et la violence du système actuel. Il nie totalement l’histoire et la culture des luttes sociales et des révoltes. Il nie totalement le droit à résister, à se défendre, à l’insurrection, à la mutinerie, à la révolution. D’autant que c’est ton point 3 qui fera changer réellement ce système de merde.

  8. MOA

    XTOFLYON5″Comme je bute sur le point 2 pour des raisons irrationnelles, je ne participerai pas au 3″

    Vous ne vous raconteriez pas des histoires par hasard? c’est vraiment à cause de votre 2 que vous refusez votre 3… ?

  9. Jean-Marc

    @Florent : merci pour ta synthèse

    @xtoflyon5 : Pareil que Moa ^^

    La dénatalité est un faux problème… (mais pas l’investissement dans l information des autres… un dérivé du 3) :
    la terre pourrait nourrir 20 millions d’indiens ou 10 millions de porto-ricains, mais est deja incapable de nourrir 2 millions d etat-uniens…

    ainsi, il est bien plus important d’éduquer son/ses enfant(s) dans la décroissance (surtout qu’ils influenceront en partie leurs camarades de classe) que de ne pas avoir d enfant.
    (payer une carte de bus et carte de tel, et pas un scooter et un tel portable, par ex : s’il en veut, il bosse pendant ses vacances, et se les payent; pareil pour les fringes et autres objets de marque : produits de fripperies et/ou sans marque sans logo à privilégier).

    sur la dénatalité, voici quelques liens utiles :

    le vrai problème ne vient pas du nombre d habitants, mais du niveau d empreinte ecologique de certains de ces habitants :
    http://www.20minutes.fr/article/759204/famille-beckham-mauvais-exemple-britanniques

    dernier paragraphe :
    « Les régions du monde où la population a augmenté le plus rapidement depuis trente ans sont celles où les émissions de CO2 se sont élevées le plus lentement, et inversement. Alors que l’Amérique du Nord n’a représenté que 4% des naissances mondiales de 1980 à 2005, elle a été à l’origine de 14% des émissions supplémentaires de CO2: la faute aux bébés ou aux iPhone, télés à écran plat, grosses voitures et climatisateurs? »

    http://www.20minutes.fr/article/699029/planete-renoncer-faire-enfants-planete-etrange-combat-femmes-ginks

    « De 1980 à 2005, l’Afrique sub-saharienne est à l’origine de 18,5 % de la croissance de la population mondiale et seulement de 2,4 % de l’augmentation des émissions de CO2.
    L’Amérique du Nord ne représente que 4 % des nouvelles naissances, mais 14 % des émissions supplémentaires»

    passages tirés d’une étude publiée par The Guardian :
    http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cif-green/2009/sep/28/population-growth-super-rich

    paraphrase de legeographe*, sur cet étude :
    « L’article du Guardian est très bon, il dit tout le paternalisme qu’il y a chez les riches pollueurs à gueuler contre ces [salauds] de pauvres… »

    *oui, car la fausse bonne idée de la dénatalité et cette étude du guardian ont déjà été commenté sur ce blog, dans un sujet qui lui est consacré :
    http://carfree.fr/index.php/2011/06/29/il-ny-a-pas-trop-dhumains-il-y-a-trop-dautomobilistes-paul-aries/

    Un dernier commentaire, de Laurent Samuel |(http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/04/comment-poser-l/comments/page/3/#comments) :

    « ‘Europe est globalement en voie de dénatalité et non d’accroissement démographique » [..] »ce refus du 3e enfant (NdJ-M : proposition d’Yves Cochet.. qu’on a vu plus inspiré) serait appliqué en priorité par les parents « écolos », dont les bébés, doit-on espérer, rejettent moins de CO2 que les autres. Tandis que les parents fans de 4/4 continueraient à fabriquer à tout va des bébés pollueurs. Bref, l’opération risque d’être contre-productive !
    Alors, comme Paul Ariès (voir sa réaction sur le blog de Laure Noualhat), je pense qu’il vaut mieux changer radicalement nos habitudes de consommation plutôt que de mettre le hola sur le 3e enfant. »

  10. Jean-Marc

    autoquote :
    « ce refus du 3e enfant (NdJ-M : proposition d’Yves Cochet.. qu’on a vu plus inspiré)  »

    oups, j aurais mieux fait de relire la déclaration d’Yves Cochet, plutot que de ne retenir que le titre provocateur/mal choisi (grève des ventres pour le 3eme enfant).

    En fait « il propose une grève des ventres à partir du 3ème enfant européen. [c’est-à-dire, pour lui :] Il ne propose pas de ligaturer les trompes de celles qui ont déjà enfanté deux fois avec succès, ni de vasectomiser leurs généreux partenaires. Il ne propose pas une taxe, un impôt ou une peine de prison. Il propose qu’on cesse d’encourager –via des aides, des allocations et autres cartes famille nombreuse- les enfantements multiples. »

    Il s’agit « juste » de réduire les aides aux familles nombreuses.
    Une mesure qui me laisse dubitatif : outre que l’intérêt de la réduction des naissances et familles nombreuses n est pas évident, et que cette mesure n est pas forcément efficace pour ce but, celà risque de mettre les familles pauvres+nombreuses plus dans la merde, et de braquer certains contre la décroissance.

    Pour favoriser la décroissance et les pratiques écologiques, une modif de la TVA me semble bien plus efficace (par ex, les produits phytosanitaires et les palaces sont taxés à 5,5%… contre 19,6% pour la majorité des produits AB… à quand l’inverse ?).

  11. xtoflyon5

    @Anartoka , Moa, Jean-Marc & Psychelau

    Que voici un débat intéressant. Sincèrement.

    1. Je pense que si le 1 (changer & militer) engendre du 1, si on milite un peu au moins. Ca peut même devenir exponentiel, mais je suis bien d’accord avec toi Anartoka, ça ne va pas assez vite (+1). Pas assez pour éviter le mur en tout cas.

    Note : Je fais mon bilan carbone depuis 5 ans, je baisse assez vite avec de simples fondamentaux (la voiture, l’avion, les objets et les denrées lointaines sont rejetés au maximum) sans même approcher du cliché d’africain, je pense que l’équilibre avec les ressources et l’écosystème qui nous accueille est possible sans perdre en qualité : j’ai encore pas mal de marge de progrès (http://xtof.ouvaton.org/wakka.php?wiki=MonBilanCarbone).

    2. Le 2, arrêter d’enfanter, n’est pas une question de population mondiale à nourrir, encore moins de maintien de l’espèce (qui n’était déjà pas en danger il y a 10000 ans avec quelques millions).
    Comme dit Psychelau (+1), « il y a trop d’automobilistes ». Mon avis est que les Riches doivent arrêter de faire des enfants, 1 max disons. Avec <2 enfants/femme, les "riches" bouffent tout. Et un enfant d'écolo, n'est pas toujours écolo, et il consomme toujours plus que pas d'enfant du tout, indépendamment des enfants de chauffeurs de 4×4. De toute façon, il faudrait une loi, qui ne passerait jamais.

    3. Le 3 (s'opposer physiquement) me pose problème effectivement à cause de mon 1 encore incomplet et de mon 2 (j'ai déjà 2 enfants et ma compagne écolo en veut plus…). J'engendre des riches alors ça me pose un souci d'aller physiquement m'opposer à d'autres riches. Ils auraient raison de vouloir me castrer au nom de mes principes plutot que de les empêcher de jet-skier en rond !

    Bref, je pense que la solution est d'abord de balayer devant sa porte, puis de militer pour ses idées (sans affrontement, car cet extrème renvoie à l'extrème : castrez vous d'abord et on en reparle !), enfin tout faire pour obtenir une solution de société, c'est à dire politique : fiscalité (taxation), législation (interdictions).

    Seules ces 2 solutions passent à l'échelle du problème sans bain de sang.

  12. Nicolas

    Ce qui me fascine, c’est l’analogie avec la logique génocidaire :
    – rendue acceptable car partagée par chacun.
    – chacun donne un petit coup de fouet à la victime, mais personne n’a donné le coup fatidique.
    Et, en accord avec la remarque de NICO, il n’y a pas de pays ou de groupe géographiquement défini qui soit responsable ; il s’agit du fait de l’Homme, en général, en qui se concentrent paradoxalement sens moral et monstruosité.

  13. Nico

    c’est dingue de voir comment sur ce site nous nous rendons compte que la société de surconsommation est destructrice à court terme, mais tout ce que nous posons comme action de groupe, c’est du virtuel nul, c’est discuter sur un site internet, de façon anonyme sur des claviers interposés, chacun sur son clavier en pétrole, sans connaître les autres ni rien, aucune convivialité, et là, j’en fais partie!…
    Vos claviers en pétrole sont branchés sur des centrales nucléaires à la con, pas le mien parce… que je suis en Afrique et que les Africains sont les frustrés de ne pas avoir de nucléaire civil et militaire pour l’instant (mais ça va venir!…)
    Je ne sais pas où ce monde va. On dirait vraiment que nous sommes dans une décadence de fin de civilisation.
    L’article a au moins le mérite de proposer du concret: empêcher la machine la + destructrice du climat d’agir. Mais dans la proposition de l’auteur, il faut admettre d’aller en prison, face au totalitarisme climaticide. Quelqu’un a d’autres idées que la prison pour sortir du pétrin??

  14. MinouMinou

    Ce serait une bonne idée à condition que les journalistes qui se sentent concernés en parlent, et soutiennent ces « extrémistes », ces « terroristes-ayatollah-fondamentalistes-écolos ».

    Il faut être lucide aussi. Des adultes responsables il n’y en a pas beaucoup.
    Si vous êtes désespérés, regardez Idiocracy pour essayer d’en rire un peu avant la fin…

    On ne peut pas rendre ces adultes responsables. Il n’y a rien à faire. Un changement de « mentalités » sera bien trop long. C’est foutu.

  15. Tommili

    Idiocracy, »le » film à voir, accessible au Qi le plus modeste. Faudrait qu’il passe sur TeuFeu1 à 20h30. Mais j’ai un sérieux doute; ça « les » ferait marrer tout au plus, mais réfléchir? opérer, pris de remords et d’une soudaine illumination, un 180° acrobatique et miraculeux? Mouais.

    C’est mort je constate.T’as raison.
    Merci Minou,je te salue au passage.

  16. Jean-Marc

    @Nico
    Je ne sais pas pour toi… mais moi, je ne vais pas dire que je vais faire des actions illégales sur un site ouvert au public.

    Après, que d autres fassent un choix inverse, en cherchant au contraire à attirer les caméras lorsqu’ils agissent illégalement, c est un choix qui se défend lui aussi (les faucheurs volontaires, les déboulonneurs,…)

    NB : 1ere page du site des déboulonneurs (http://www.deboulonneurs.org/), ils demandent des dons pour faire fasse à 3 procès : Le choix d’être reconnus officiellement comme actifs leur coûte du temps et de l argent dans les tribunaux (même si, au final, parfois ils gagnent).
    S’ils ont l’argent et le temps pour aller au tribunal, très bien; mais si celà les empêchent d agir et d’être plus efficace…alors ils auraient mieux fait de faire comme la vélorution :
    Aucun chef, pas de réprésentants => malgré des tentatives de la police, il n’y a personne de poursuivable devant un tribunal (chacun est là à titre individuel, et il n est pas interdit de faire du vélo en ville).

    La « désobéissance civile active », l’opposition illégale écolo à son icône : edward abbey, celui qui a écrit le gang de la clé à molette :
    Pas dur -mais illégal- de s’opposer à une construction d’un aérodrôme (coucou nantes), d’une autoroute, ou d’un complexe chimique :
    tu te rends sur le lieu des travaux… en espérant qu’il n’y ait pas de gardiens, ou en jouant à cache-cache avec eux (une troupe faisant diversion peut être utile).
    Et après, tu enlèves un boulon ici, un écrou là, tu en déserres un autre, ou le remplace par un beaucoup plus petit…
    => tu « déconstruis » les travaux, et les machines qui font les travaux (boulons des roues des tractopelles, sauf 2, pour que ma roue ne saute pas d un coup).
    Cette méthode a été ré-utilisée par José Bové sur un Mac Do.

    Le risque : (pour soi : le tribunal; et pour les autres : ) possible blessé(s) voire mort(s) lorsque le tractopelle ou le camion sans boulon se couche => version moins dangereuse : grâce à des crics, mettre les engins sur des briques, et enlever les roues (dégonflées ou crevées au passage).

    Là, je t explique les actions découlant du livre du gang des clés à molette… je ne te demande pas de le faire. (de plus, tu es responsable de tes actes)

    Sinon, pour ma part, je me sers de carfree pour partager des idées, des infos, mais j agis en local… pas par carfree, même si mes actions peuvent être liées à tel ou tel article de carfree (penser global, agir local… ou du moins, à son niveau, comme le colibri)

    En fait, sur carfree, on a déjà plus d’une fois parler des actions légales qui peuvent faire avancer les choses.
    Entre autre écrire à son sénateur/député/maire, et aux responsables des déplacements de la ville/département/.., mais aussi voir avec les responsables de sa boite comment le vélo et les TEC sont intégrés au plan de déplacement d entreprise (en france… je ne sais pas si de tels dispositifs existe dans le pays où tu te trouves).

    Il ya aussi la participation à une association composante de la FUB (fédé des usagers de la byciclette) ou un équivallent dans son pays, ou dans une autre association impliquée dans le combat pour l avenir. (la vélorution est aussi interessante).

    Mais surtout, le mieux, pour moi, c est 2 choses :
    – rouler à vélo de façon revendicative = s’imposer jusqu’à -éventuellement- faire chier certains automobilistes (c.f. http://carfree.fr/index.php/2011/05/21/theorie-de-lemmerdement-maximal/)
    – participer à un atelier vélo local (http://carfree.fr/index.php/2011/05/06/les-ateliers-velo-la-mecanique-du-partage/) pour développer la pratique du vélo où je vis.

    Illustration de l emmerdement max, avec la voiture garée sur une piste cyclable en doublesens cycliste :
    Un de mes ami met son U en balancier sur son guidon => quand une voiture est garée sur une piste cyclable, parfois, il lui pète son retro
    Moi, vu que je n ai pas de U, et que je préfère convaincre les autres automobilistes que celui mal garé est un con et un géneur, pour qu’ils ne l’imitent peut-etre pas, plutôt que de faire monter l agressivité chez ce con (et faire monter le rejet des cyclistes); en fait, quand une auto est sur la piste cyclable, je fais un GRAND écart, bras tendu pour signaler mon écart FORCé et CONTRAINT sur la voie des voitures, qui doivent faire un écart et ralentir/s’arrêter le temps que je double la voiture mal garée (je commence l écart bien avant la voiture, et le fini bien après… car avec une seule main sur le guidon, c est dur de prendre des courbes serrées, surtout qu avec une seule main sur le guidon, je roule en zigzaguant ;))

    Pour l’atelier vélo, je fais partie de celui de nancy, dynamo :
    http://www.heureux-cyclage.org/spip.php?article510

    Un des plus grand de france (900 à plus de 1000 membres) :
    chaque fois qu’un nouvel adhérent part avec un « nouveau-vieu » vélo, celà fait un vélo de plus en ville… et à la longue, celà fait évoluer les aménagements et les politiques :
    on entre dans le cercle vertueu :
    plus il y a de cyclistes, plus il y d aménagements.
    plus il y a d aménagements, plus il y a de gens qui « osent » tenter le vélo en ville

    [c.f. à paris :
    cause et conséquence des nouvelles pistes cyclables, du double-sens cycliste (du VAE et de la mise en place de vélo en libre service), en 10 ans, le vélo est passé de 2 à 6% de part modale.
    c.f. aussi la mode du vélo chic (avec de nombreux sites qui répertorient des photos d inconnu(e)s à vélos
    c.f. enfin le prochain film de vélo-action, premium rush avec un coursier de N-Y en fixie
    => le vélo est en train de conquérir les villes et les esprits).

  17. Jean-Marc

    rajout de liens manquants :
    le gang des clés à molette :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Abbey
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Gang_de_la_clef_%C3%A0_molette
    http://danactu-resistance.over-blog.com/article-le-gang-de-la-clef-a-molette-un-roman-ecologiste-d-edward-abbey-48398454.html

    liens assoc et pratiques des atelier vélo (qq liens carfree) :
    http://carfree.fr/index.php/2011/07/21/convergence-citoyenne-pour-une-transition-energetique/
    http://carfree.fr/index.php/2011/06/15/velorution-universelle-paris-2011/
    http://carfree.fr/index.php/2011/05/06/les-ateliers-velo-la-mecanique-du-partage/

    2001-2010 : passage de 2 à 6% de déplacements vélo dans paris :
    http://www.metrofrance.com/paris/la-mairie-de-paris-roule-pour-le-velo-mais-pas-l-etat/mkis!sdb1Uli91AKA/
    (parallèlement à la mise en place de 650km de piste cyclable, et d autres mesures décrites dans l article)

    Premium rush : B.A. de Joseph Gordon-Levitt sur son fixie :
    http://www.madmoizelle.com/bande-annonce-premium-rush-60505


    2 rajouts :

    – sur le doublesens cycliste et la voiture :
    faire mon écart sert aussi à rappeler aux automobilistes présents que des cyclistes existent, et qu’il faut donc qu’ils réduisent leur vitesse, car un cycliste peut etre contraint de faire des écarts sur la voie sur laquelle ils sont.

    – sur participer à des actions par carfree ou dans ma ville :

    statistiquement, il y a peu de gens de carfree qui vivent près de chez moi (à moins de 30km… donc celà exclu même SuperNo, un autre lorrain de carfree), et j imagine que peu feront 300km ou plus pour participer à une action.
    De même, je n irai pas à bordeaux, lyon, paris ou lille pour participer à une manif, même si j approuve le sujet de cette manif [par contre, je participe à des conf, salons ou autres, comme le festival Do It Yourself, autour de chez moi (http://www.fsl-nancy.fr/diy-festival-a-nancy-do-it)]

    Un média accessible depuis le monde entier n est pas forcément le mieux adapté à une action locale qui s’inscrit sur la durée (si c était un site avec plusieurs 10aines ou 100aines de personnes habitants près de chez soi, celà serait différent).
    Au mieux, celà permettrait de participer à un coup ponctuel en renfort des acteurs locaux (un RDV à bruxelles, strasbourg ou paris lors d’un débat/d’un sommet important… un peu comme aller au sommet de copenhage en 2009).

    Qu’il serve à discuter, à partager, est au contraire tout indiqué.
    C’est d’ailleurs complémentaire : quant un article de carfree parle des ateliers vélo, de la FUB, de la vélorution, du park(ing) day, de…, chacun peut alors chercher les assoc de sa ville impliquées, et les contacter.

  18. Jef

    Je trouve la démarche proposé dans cet article intéressante.
    Je veux bien témoigner au procès, mais ça n’aura pas de poids. Il faut prendre des personnes haut placée, s’assurer de leur soutien moral, avant de faire une action de blocage proposé dans l’article . A minima, pourquoi par le responsable « développement durable » d’une grande entreprise? Lequel, s’il a connaissance de l’enjeu énergétique, pourra reconnaitre l’inanité de démarches entreprises pour ce qu’on apelle le « développement durable », ce alors que la consommation d’énergie continue à croitre. Une action radicale était nécessaire face aux mécanismes implacables menant à cette consommation sans cesse croissante. Pour questionner publiquement les raisons de cette hyperconsommation. C’est d’autant plus appréciable que l’action reste non violente, dans le fait qu’ellle ne s’en prend nullement aux personnes.
    S’il ne veut pas perdre son poste et se retrouver à la rue, le témoin (responsable « développement druable » qui voit bien qu’on y va pas, vers le durable) devra témoigner anonymement, ou être sur que son employeur ne soit pas au courant…et oui, la crainte de s’opposer au système mortifère règne. Cette opposition n’implique pas de finir déporté, mais de risquer pour soi et sa famille d’être à la rue. Celle-ci, où on ne peut se protéger du froid, puisqu’on a pas l’argent d’avoir un logement, représente une autre menace que celle utilisée par les systèmes totalitaires, mais une menace quand même à long terme. Poussant chacun à travailler pour le système économique.
     
    Bémol : Même si elle occasione un blocage, l’action risque aussi de ne rester que symbolique, évitant quelque tep ou ktep brulées, qui le seront bien assez vite par ailleurs. Le militant sera rapidement arreté. Il sera mis en prison, et le malheureux n’aura plus qu’à écrire des manifestes et livres, dire des choses au sujet de la crise écologique, alors que tout a été dit mille fois comme on sait. La démarche reste courageause.
    Les témoins pourront dire la vraie raison pour laquelle ils n’ont pas voulu agir de cette façon même s’ils soutiennent moralement une action : parce qu’aller en prison implique des conditions de vie plus difficile (enfin, c’est ce qu’on s’imagine en général).
    Obtenir la clémence même relative du tribunal peut envoyer un signal fort, concernant le problème extrêmement grave soulevé.

  19. Anartoka

    Développé dans un premier temps au Royaume-Uni dans les années 1970, puis aux États-Unis dans les années 1980, on voit ce type d’actions violentes se répandre dans le reste des nations occidentales et en Russie depuis le début des années 2000.
    En 2002, le FBI estimait que l’Animal Liberation Front (ALF) et l’Earth Liberation Front (ELF), deux des principales organisations écologiques responsable d’actes d’éco-terrorisme, avaient commis plus de 600 actes criminels aux États Unis, entraînant des dégâts estimés à plus de 43 millions de dollars1. En 2005, John Lewis, directeur adjoint du FBI déclara que l’écoterrorisme était désormais une des menaces terroristes les plus importantes sur le sol américain et que depuis 1990, 1 200 actes d’écoterrorisme avaient été recensés, ce qui représentait 110 millions de dollars de dégâts2. Pour prendre la mesure de l’ampleur du phénomène en Grande-Bretagne et aux États-Unis on peut lire dans le Financial Times au sujet de l’ALF et de la précision de ses attaques : « Un petit groupe d’activistes réussit là où Karl Marx, la bande à Baader et les Brigades rouges avaient échoué. »3
    Les autorités britanniques incorporent l’écoterrorisme dans le terrorisme économique et, aux États-Unis, des lois spécifiques tel l’Animal Entreprise Terrorism Act ont été actualisées et durcies pour faire face à ce phénomène tandis que le Patriot Act en tient compte.
    Ainsi en juin 2001, Jeffrey Luers4,5,6 fut très lourdement condamné pour avoir brûlé trois SUV à Eugene, dans l’Oregon, avec l’aide d’un ami, pour attirer l’attention sur la consommation excessive de gasoil aux États-Unis et le réchauffement climatique. Les dégâts furent estimés à environ 40 000 dollars et un expert assura que Luers avait pris soin de ne blesser personne. Il fut néanmoins condamné à 22 ans et 8 mois de prison, mais fut libéré au bout de dix ans, en décembre 20097.
    En 1999, déjà, l’image de l’organisation avait été ternie par l’enlèvement du journaliste de Channel Four Graham Hall, séquestré par plusieurs hommes en armes se réclamant de la « cause animale ». Avant de le libérer, ses ravisseurs lui avaient tatoué sur le dos, au fer rouge les trois lettres ALF.
    Source : wikipedia

  20. CarFree

    Climat : Bruxelles envisage de tout laisser tomber !

    http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/10/19/climat-bruxelles-envisage-de-tout-laisser-tomber/

    Très sombres nouvelles dans un article qui m’a appris au passage, que si les négociations climatiques sont bloquées à l’échelle mondiale, cela relève avant tout du refus de l’Europe de prendre à son compte les émissions de CO2 provenant de la fabrication des produits consommés par les Européens mais fabriqués en Chine ou ailleurs…

    Nous sommes les principaux responsables du désastre.

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