Pompidou, la pile à combustible et moi

Le pompidolisme est-il un fillonisme? Voilà en substance le contenu de mon interview fracassante réalisée par le journal radical Le Point ce jeudi.

C’est en effet par cette interview que tous les français attendaient impatiemment que j’ai décidé de rompre mon tragique isolement dans ma Sarthe profonde, le pied en sucette et la tête dans les nuages. Bref, je me fais chier et c’est pas tous les jours drôle, entre séances de piqure aux fesses et lecture de Ouest-France dans mon fauteuil roulant.

En plus, je n’ai même pas réussi à avoir un fauteuil roulant électrique! Ils m’ont refilé un fauteuil à bras nécessitant, je vous le jure, la force des bras pour avancer. Voilà où en est la protection sociale en France aujourd’hui après des années de gabegie socialiste et de gestion socialo-communiste des comptes publics!

Permettez-moi de vous dire que quand je serai président de la république, les clients de la sécurité sociale auront droit à un fauteuil roulant électrique ou au moins hybride. Et je suis même prêt à subventionner massivement la recherche, dans le cadre d’un partenariat public-privé, dans les fauteuils roulants à pile à combustible afin que la France devienne leader mondial dans les alternatives écologiques au fauteuil à bras!

Bref, tout ceci pour dire que je viens de lancer le top-départ de ma conquête triomphale de la France. Mes fidèles lieutenants dont j’ai oublié les noms ont gravi dimanche le mont Mézenc, afin de symboliser la longue marche qui va me mener au sommet de l’UMP, de la France et du reste. Comme disait le président Mao, ou peut-être Raffarin, la pente est droite mais la route est raide, surtout à pied.

Aussi, j’ai poliment décliné l’invitation, préférant rester en bas afin de garder de la hauteur de vue. En outre, il n’y avait pas de service de location de scooters à proximité et mon chauffeur de fauteuil à bras était en RTT, encore un sale coup des 35 heures.

De toute manière, mon projet politique pour prendre la tête de la France  se résume à une seule phrase: les fonctionnaires ne travaillent pas assez!

Moi qui passe mon temps à travailler comme une brute entre Capri sur le yacht de mon ami Luca di Montezemolo, le président de Ferrari, et ma Sarthe profonde où j’attends patiemment dans mon fauteuil roulant les prochains 24 heures du Mans, je peux vous le dire, les fonctionnaires ne sont qu’une bande de fainéants trop payés pour ne rien faire.

J’en parlais récemment avec mon grand ami Jean-François Copé, en ces temps de crise mondiale causée par les socialo-communistes, les privilèges honteux de fonctionnaires surpayés sont une honte pour la nation.

Il faut un véritable projet de société fédérateur pour la France afin de nous sortir de la crise mondiale causée par les socialistes français. Je propose ainsi le retour à la semaine des 50 heures pour tous les salariés, et même 70 heures pour les fonctionnaires, ce qui permettra en plus de diminuer leur nombre par 2, tout en réduisant les salaires de 40%.

Prenons exemple sur Georges Pompidou, qui constitue un modèle pour la France de demain. D’abord, il roulait en Porsche, ce qui constitue une preuve indéniable de sa réussite économique. Il aimait, comme moi, les belles bagnoles, ce qui prouve qu’il s’inspirait déjà à l’époque de ma propre politique. Ensuite, il a mis courageusement en place en France le « tout-voiture » contre tous les écolos soixante-huitards fumeurs de pétards et rouleurs à vélo.

Georges Pompidou était un visionnaire qui avait compris les enjeux d’aujourd’hui, à savoir une bagnole pour chacun et des autoroutes partout! Malheureusement, les khmers verts l’ont empêché d’accomplir tous ses projets, en particulier l’autoroute qui devait déboucher au pied de Notre-Dame de Paris. Il en est mort, fauché dans la fleur de l’âge par les coups tordus des écolos et autres décroissants.

Pompidou voulait adapter la ville à l’automobile. Allons plus loin, je propose tout simplement d’adapter l’homme à l’automobile. Pour relancer la croissance tout en supprimant les 35 heures, créons des hommes hybrides, des hommes électriques ou des hommes à pile à combustible!

Je sais, c’est assez génial comme idée, moi-même je me surprends parfois. Il faut un peu de temps avant de prendre conscience des possibilités incroyables d’une telle politique. Je vous laisse méditer avec vénération ces quelques paroles.

Comme me le dit parfois mon ami Luca di Montezemolo, « Ciao bella! »

François Fuyons

A propos de François Fuyons

Candidat à la présidentielle amoureux de la nature et des petits oiseaux