La dangerosité des émissions de particules diesel: les arguments d’une association scientifique, l’APPA

« L’APPA est une association scientifique et technique qui œuvre, depuis plus de 50 ans, pour une meilleure connaissance et prévention des phénomènes de pollution atmosphérique et de leurs effets sur la santé et l’environnement. »

Ainsi se définit l’association sur son site. Son numéro spécial de novembre 2012 porte sur les particules. Il est gratuit et mis en ligne; avec le lien suivant les plus sceptiques d’entre nous pourraient y trouver de nouvelles raisons de s’interroger sur les risques de cette technique de motorisation, de la réponse inadéquate des filtres à particules, puisque impuissants pour les particules les plus fines, qui seraient les plus dangereuses:

http://www.appa.asso.fr/national/Pages/article.php?art=754

Naturellement nous intéresse spécialement la partie « Session 4. Impacts des particules : l’exemple du trafic routier ».

On y apprend par exemple que le bilan est largement favorable pour la pratique du vélo, entre le risque dû à l’exposition à la pollution et les bénéfices attendus pour l’exercice physique pratiqué. Mais je me demande si nous n’aurions pas intérêt en hiver, quand les suies du chauffage urbain s’additionnent à celles des véhicules, à porter un masque 3M contre les poussières fines, au moins pour mettre en spectacle la situation trop fréquente des pics et collines de pollution…

Image: Aix-en-Provence air mortel ordinaire

Pédibus

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Contributeur de Carfree France Apprenti chercheur géographe

2 commentaires sur “La dangerosité des émissions de particules diesel: les arguments d’une association scientifique, l’APPA

  1. Jean-Marc

    « Mais je me demande si nous n’aurions pas intérêt en hiver, quand les suies du chauffage urbain s’additionnent à celles des véhicules, à porter un masque 3M contre les poussières fines »

    En fait, les filtres papiers et autres masques compliquent la respiration :
    ils forcent à prendre des inspirations plus grandes.

    Ainsi, ce qui réussit quand même à passer (les trucs les petits) va aller plus loin, plus profondément dans les poumons, que si on n a pas de masque.

    Après, c est une question de porosité :
    si le filtre est quasi absolu, tu n auras aucune particule qui passera…. mais tu ne pourras pas grimper une côte, par manque d’oxygène (ou alors, il faut une membrane perméable aux gaz, mais arrêtant tous les objets solides; hors les filtres papiers ne sont pas de telles membranes).

    si le filtre est pleins de gros trous… il ne servira à rien

    Le pire serait l’intermédiaire : capable d arrêter les particules de plus de 3µm, forçant à prendre de grosses respirations, mais n arrêtant (quasi) pas les particules sous 3µm

    (je ne connais pas la porosité des masques que tu désires porter, donc à toi de voir, dans leurs caratéristiques, s’ils arrêtent les particules inférieures à 3 µm, et jusqu’à quelle taille ils bloquent).

  2. Pédibusjacques dutheil

    A Jean-Marc: en effet il n’existe pas de protection individuelle pour les particules les plus fines, sous forme de masque à poussière. Cependant j’ai pu constater en hiver, qu’en mouchant et crachant après un effort en atmosphère polluée, ça cessait d’être noirâtre. De plus, étant asthmatique, les crises sont moins fortes et fréquentes: effet psychosomatique?

    C’est donc déjà un premier résultat. Pour le reste rien de tel à mon avis que de mettre en scène, en hiver, l’impact environnemental négatif de l’automobilisme (auto immobilisme sociétal également) et des chauffages urbains incontrôlés en déambulant massivement avec un masque quand on pratique les mobilités actives: c’est se donner du courage dans une ambiance de défaitisme et de démobilisation généralisés, ou pire encore d’indifférence… Bref de véritables travaux pratiques de « spectacularisation » des thèmes qui nous sont chers, à la Guy Debord…

    Pour revenir à notre sujet, la dangerosité particulaire, et la prise de conscience des risques, voici 4 petites vidéos de moins de 5 minutes, qui pourraient permettre à chacun de se faire une opinion, peut être un peu différente de celle avant écoute:

    Sommaire :

    Comment améliorer la qualité de l’air dans les territoires ? [Video]
    Les outils à disposition des acteurs locaux pour améliorer la qualité de l’air [video]
    Les difficultés de la mise en place des plans de protection de l’atmosphère (PPA) [video]
    L’impact des particules fines sur la santé et l’environnement [video]

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-outils-a-disposition-des.html

    « Des vidéos pour en savoir plus » à droite de l’écran…

    On prend alors conscience de la nécessité de faire savoir aux élus territoriaux l’ampleur de la question, du coût sociétal de l’inaction, en termes de décès prématurés, de pathologie et morbidité induites. On apprend également que les outils de planification manquent de cohérence, qu’il devrait y avoir des documents d’urbanisme avec indicateurs de la qualité de l’air opposables, on déplore enfin le morcellement des autorités organisatrices du transport.

    Au niveau plus fondamental de la recherche, toxicologique et épidémiologique, les questions les plus pressantes seraient celles concernant la relation dose-effet aux divers polluants, leur « synergisation » et l’effet à long terme sur la santé…

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