Aller à l’hôpital à vélo pour accoucher

Voici une bien belle histoire contée par le site de référence du vélo à Copenhague, Copenhagenize. Dans la capitale du Danemark, il n’est pas rare que des femmes aillent à l’hôpital à vélo pour aller accoucher.

A vrai dire, 70,9% des Copenhagois ne possèdent pas de voiture et la capitale du Danemark est connue pour être sans doute une des villes les plus cyclables au monde.

Alors, quand vient l’heure des premières contractions, beaucoup de Copenhagoises prennent leur vélo pour rejoindre au plus vite l’hôpital.

Ce qui est plus rare, c’est d’avoir un reportage photo de l’évènement. Un couple de montréalais vivant à Copenhague a ainsi immortalisé ce périple à vélo jusqu’à l’hôpital.

John et Lina ont pris leur vélo en pleine nuit pour aller à l’hôpital. Le trajet n’était pas très long, environ 1,5 km, mais il a fallu s’arrêter plusieurs fois quand les contractions devenaient trop fortes (photo).

Comme la plupart des histoires de vélo, tout s’est bien terminé. Ils sont arrivés à la salle d’accouchement de l’hôpital à 04:15 et le bébé prénommé Viggo a fait son entrée dans le monde à 07:19.

Toutes nos félicitations à John et Lina et bienvenue à Viggo!

Ironiquement, au même moment à Berlin en Allemagne où se déroulaient des élections, une affiche du FDP (parti libéral) explique:

Question: « Pourquoi le FDP (libéraux) ne partage pas le rêve d’une ville sans voiture »
Réponse: « Parce qu’aucune femme dans le monde ne veut aller à la salle d’accouchement à vélo »

Source: http://www.copenhagenize.com/2011/09/cycling-with-contractions-to-hospital.html

Vélove

A propos de Vélove

Rédacteur du site Carfree France, spécialiste des questions relatives au vélo et aux aménagements cyclables.

9 commentaires sur “Aller à l’hôpital à vélo pour accoucher

  1. Guillaume

    Dans moins d’un mois, j’emmènerai ma femme accoucher grâce à notre vélo cargo !

  2. Struddelstruddel

    Nous étions allés* …

    Et mention spéciale au FDP qui parle à la place des intéressées sans leur demander leur avis.

    Quand j’ai demandé à ma femme, quelques jours avant l’accouchement, si elle souhaitait qu’on appelle une ambulance le jour venu, elle m’a répondu catégoriquement : « je ne prends pas le risque d’emmener mon bébé dans une voiture ! »

  3. PédibusPédibus

    Voilà de quoi dégonfler la bulle idéologique autour de l’objet fétiche automobile!!!

  4. Doziere

    Nous sommes français à Strasbourg. Mon épouse et moi sommes allés à la maternité en vélo.
    Il y a 6 ans

    merci

  5. Alex

    Encore une fois, il faut être proche des maternités pour pouvoir faire ça. C’est de moins en moins le cas puisqu’elles ferment partout !

  6. Pédibuspédibus

    effectivement c’est pas troll du tout ces foutus services publics évalués à la méthode amerloque « analyse basée sur les coûts »… décidemment la Mecque de la bagnole nous cause bien du souci…

  7. Jean-Marc

    Encore une fois, il faut être proche des maternités pour pouvoir faire ça. C’est de moins en moins le cas puisqu’elles ferment partout !

    La « rationalisation » du nombre de lits et de sites,
    de même que la « rationalisation » du nombre de tribunaux (réforme Dati-Sarkozy) fait qu’on augmente la distance moyenne citoyens-hosto, citoyens-école, citoyen -lycée, citoyens-tribunaux, citoyens-secrétariat divers de services publics ou paritaires (sécu, pôle emplois,…) …

    Hors, à l’époque d’internet, au contraire, la création d’un réseau de sites reliés entre eux (pour les services qu’on ne peut avoir directement dans une trop petite unité),
    avec une partie du personnel itinérante sur 2 sites (présence du chirurgien 2 jours par semaine dans la petite structure, 3 jours dans la grosse, par ex), permettrait un service plus accessible à tous.
    Au lieu de facilité la vie de qq uns (ceux pouvant facilement se déplacer vite), on faciliterait la vie de tous

    (être sur 2 sites distant de moins de 10 km (nord et sud d’une agglo, par ex) est très facile… et peut être un atout : on connait les opportunités des 2 sites).

    Oui, Pédibus…
    en général, un audit sur les coût (« à l américaine ») conclus qu’il faut avoir un gros service central par tâche :
    un gros service informatique à Lille, un service pub à strasbourg, un service édition à marseille, et un service secrétariat à toulouse (je caricature.. quoique…)

    si bien que, des tas des personnes et colis transitent d’un site à l autre, créant des dysfonctionnements et des coûts de missions/d envois (et des pertes de temps) qui -généralement- avaient tous été sous-évalués…

    (mais bon… quand une boite extérieure, très chère, qui a moins d’une semaine (un mois) pour évaluer les dysfonctionnements d’une boite qu’elle ne connait, dans un domaine qu’elle ne connait pas, conclue qu’il faut fermer les 5 petits secrétariats, les 5 services info… parce qu’il faut à tout prix qu’ils donnent des conseils… sinon, leur audit n aura servit à rien (ils ne peuvent pas dire : voilà, vous êtes deja optimisé..); vu l argent qu’on leur à donné pour arriver à ce résultat, on en tient compte, sans une contre-expertise.

    Cette concentration s est aussi faite dans l industrie, avec de plus en plus d’usines pensées à taille « européenne » :

    (fausses localisations, c est pour ilustrer)
    Pour alimenter le marché européen, on produit la clio en espagne, la mégane en pologne, la twingo en roumanie, la vel satis et l espace en france, puis chacune part par trains et surtout par camions sillonner les routes européennes, pour être livrées)

    Ce système n est fonctionnel que si les coûts des trajets sont très bas, par rapport au gain dû à la concentration/spécialisation.
    Mais, suffit que le tunnel du Mont-Blanc soit bloqué pendant une semaine pour cause de feu (mars 1999), ou qu’un pont s’écroule, ou qu’en ex-europe de l ouest, des camions se fassent attaquer par des pirates de la route, pour que, les gains obtenus sur le papier, deviennent des retards de livraisons, des pertes de marchandises, des marchandises détériorées ou autres pertes d’images et/ou d argent…

    Tiens, on parle de la Bretagne aux JT, ce lieu merveilleux, plein de lisier, d algues vertes proliférant grâce à ce lisier, et d élevages industriels de poulets et de porcs :

    ils faisaient de la merde immangeable… mais pas chère, car « rationalisé », grâce à de gigantesques usines à viande.
    Le pb, il se trouve moins cher qu’eux, prêt à faire aussi de la merde :

    smithfields food (Jean caby entre autre… mais une majorité des charcutailles faisant de la pub à la TV, dont l’unité ferme en bretagne) a créé d’énormes usines à porcs en roumanie : les porcs des plats cuisinés du groupes ne viennent plus de france, allemagne et hollande comme avant, mais de roumanie, par la route :

    voilà à quoi amène la rationalisation… alors que, pendant le même temps, les agriculteurs bio, ne se sont jamais porté aussi bien

    Précision : smithfields food, et ses acolytes sont en train de se battre auprès de nos parlementaires, pour que le pays origine de la viande ne soit surtout pas marqué sur nos plats préparés (une réforme demandé par les consommateurs, les citoyens, et que nos parlementaires étudient… mais sous très fort lobbying)]

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