« Ça serait sûrement mieux en voiture »

La plupart du temps, l’automobiliste imagine que parcourir certaines distances à vélo est compliqué si l’on ne possède pas une condition sportive hors du commun. C’est évidemment très compliqué pour certains d’entre eux, mais le nombre d’automobilistes s’imaginant les efforts demandés est bien au-dessus de ces cas particuliers.

Il s’imagine également que faire un trajet à vélo expose aux intempéries 90 % du temps. Il ne s’imagine pas une seconde que se trouver sous la pluie pendant un trajet aussi régulier que le trajet domicile-travail est assez rare et que les jours de pluie vraiment gênante (vêtements détrempés à l’arrivée en cas d’oubli de protections adaptées) dépassent rarement le nombre de 5 par an … dans le pire des cas. (Constat personnel en région parisienne et en région nantaise pour des trajets de 20 min en moyenne sur plusieurs années).

Tout cela n’est pas un reproche : il semble logique d’appréhender et de s’imaginer un tas d’idées façonnées par un mélange de craintes, de préjugés, d’expériences de jeunesse difficiles, de on-dit et de satisfaction de sa situation propre. Mais l’automobiliste étant avant tout humain, une sorte d’empathie faussée par ses idées biaisées lui fait parfois prendre en pitié les pauvres cyclistes affrontant le froid et le vent pour arriver à destination.

Je ne compte plus les fois où l’on m’a très gentiment proposé de me raccompagner en voiture car ça serait sûrement « beaucoup plus agréable pour moi » et que pour une fois, il fallait que « j’en profite ».

Que répondre alors ? La proposition part d’un bon sentiment, c’est évident, mais elle implique plusieurs choses :

– que je considère mon trajet à vélo comme désagréable
– que j’utilise un vélo par dépit et non par choix
– que ce même trajet serait plus agréable en voiture

Or, ces trois conditions ne peuvent être imaginées que par un esprit qui appréhende le vélo et qui se fait une représentation complètement faussée de la réalité sur ce point.

On comprend donc qu’il lui sera difficile de tenter autre chose que l’automobile pour ses déplacements, son esprit ayant classé tout autre type de déplacement comme à fuir par tous les moyens et l’automobile comme réponse à tous les problèmes.

Il en vient alors à imaginer un monde où tout ce qui toucherait à l’automobile serait idéal et tout ce qui toucherait au vélo serait lié à la fatalité.

« J’ai crevé sur la route » -> « C’est le problème avec le vélo »
« On m’a coupé la route » -> « ah ça, les accidents de vélo »
« Une personne a malencontreusement accroché son cadenas à mon vélo » -> « ça n’arriverait jamais avec une voiture »

Ainsi, en voiture, on n’a pas de panne, on n’a pas d’accident et il n’y a pas d’incivilités liées à des stationnements gênants.

Ces situations sont relativement rares et ne sont que des exemples mais sont systématiquement relevées et appuyées pour prouver le fait que le vélo est un moyen de transport lié à de très nombreux problèmes et qu’il semble parfaitement inadapté aux trajets utilitaires.

Chaque cycliste a au moins vu un automobiliste avoir un léger sourire dès qu’il a évoqué un problème survenu sur un trajet à vélo.

Mais lorsque l’on parle d’embouteillages, de coût des déplacements, des difficultés de stationnement et autres joyeusetés de l’automobile, on constate souvent qu’il s’agit de la situation normale, « qu’il faut bien faire avec », que la « vie n’est pas toute rose » et « qu’ainsi va la vie, que veux-tu ? ».

http://pasdevoiture.wordpress.com/

Struddel

A propos de Struddel

Une vie sans voiture est possible

26 commentaires sur “« Ça serait sûrement mieux en voiture »

  1. Jean-Marc

    Pour aller au resto à 1km (1.5?),

    Parfois, des collègues me proposent qu’on y aille tous en 1 ou 2 voiture(s)
    (pratique, c est moins pire que d’y aller tous, chacun avec son véhicule, avec 4 ou 8 voitures…(+ 1 vélo))

    En fait, si c est entre midi (et 2), j accepte :
    ainsi, on part tous, et revient tous ensemble.

    et celà permet de commencer/continuer les discussions dans la voiture.

    Si c est le soir, en général, je refuse :
    ainsi, pas besoin de revenir au boulot (liberté de destination) + liberté de l heure de départ

    En fait, à 4-5 dans une voiture… on est tjrs un peu coinçé.. si bien, qu’il est deja arrivé que 2-3 personnes venues en voitures rentrent à pieds, du fait de temps dispo différents :
    l absence de liberté, en covoiturage, l absence de maitrise de toutes les composantes (destination de départ, heure, vitesse de déplacement, dépendance dans la capacité +/- prudente de conduired d’un autre), font que je n apprécie pas trop cette dépendance… mais bon, elle n a lieu que sur des courtes distances

    (dans les TEC, comme les trains, véhicules largement plus sûr, dépendant peu de la conduite, et de l’état du chauffeur*, dont les horaires et villes de depart et destination, sont connu (aux marges de retard près), je me sans bcp moins coinçé qu’en tant que passager d’une voiture)

    Bien sûr, le trajet ce fait parfois à pied..
    Mais, malgré la distance assez courte

    * on part manger… en général, on boit légèrement
    mais parfois… un peu plus…
    (et le chauffeur peut parfois faire partie de ceux qui ont un peu poussé)

    Précison sans intérêt, sur la photo :

    la photo est un vélocipède, une draisienne, un porteur;
    mais pas un vélo moderne (absence de pédales ou de système équivalent)

    Sinon, j aime bien le cadre.

    un cadre « L-ibre » serait pas mal ^

  2. jean claude

    c’est sur que l’on a des imaginaires différents et que l’on se fait tout un monde de ce que l’on connait moins. Hier je suis venu au travail en voiture (je l’ai prétée à un collègue) et bien inconsciement j’étais engoissé sans doute par la peur de rester bloqué dans le trafic aussi j’imagine très bien toute les angoisses que peuvent ressentir les automobilistes qui sommes toute se sont contentés d’adopter le comportement moyen que le marketing leur vend.

  3. Vincent

    > – que j’utilise un vélo par dépit et non par choix

    On peut appuyer cet argument par ce qu’on économise chaque année en ne possédant pas de voiture, ou en l’utilisant uniquement lorsque c’est indispensable (économies de carburant + entretien).

    « 5700 €, budget moyen des ménages pour l’auto, en hausse de 22% sur 20 ans »

    http://automobile.challenges.fr/actu-auto/20111129.LQA1823/5700-budget-moyen-des-menages-pour-l-auto-en-hausse-de-22-sur-20-ans.html

  4. jb

    plutot d’accord avec vous. Par contre quesion intempéries 5 jours de grosses pluies c’est très très optimiste je trouve. Parce que oui entre les champs-élysées et mon appart j’ai dejà dû remplir mon quota de 5 jours en deux mois d’automne 😀

  5. alfred

    Je fais entre 100 et 130 km par semaine de vélo pour le travail.
    Mes collègues me posent souvent des questions. Je leur explique que j’ai comme eux longtemps pris la voiture et puis un jour j’ai pris le vélo.
    La pluie c’est 7% du temps. Je chante presque toujours à vélo-pas dans les côtes !- jamais en bagnole. Pour moi, le vélo c’est tout bénéf. 1500 euros de moins par an. Bref, je termine en leur disant que pour moi prendre la voiture c’est LA PUNITION !

  6. Struddelstruddel

    Cette année par exemple, je n’ai subi la pluie qu’une seule fois lors d’un trajet entre mon domicile et la crèche. J’ai souvent vu la pluie à travers la fenêtre de mon bureau en revanche.

    Je ne parle évidemment ici que des fortes pluies qui détrempes, les petites pluies sont bien plus fréquentes (sur Nantes c’est parfois deux semaines non stop de crachin dense), mais on sèche très rapidement et c’est à peine gênant une fois descendu du vélo.

    Pour revenir à l’idée du sujet, on m’a encore fait le coup hier midi pour aller au resto pour le départ d’un collègue.

    J’y vais à vélo (le resto se trouve à 10 min à vélo !) pendant que tous les autres choisissent leur voiture (ça covoiture, c’est déjà ça) et déjà, dès le départ : « – mais tu vas y aller à vélo ? y a bien une place pour toi dans une voiture ! »

    Une fois arrivé, pas de chance, j’avais oublié mon cadenas, je repars donc le chercher et arrive un peu retard.

    J’ai donc eu le droit à la réflexion « mon pauvre tu en as fait des trajets à vélo ! » ce à quoi j’ai répondu « ça aurait pu être pire, j’aurais pu les faire en voiture ».

    Et bien évidemment, j’ai eu le droit à cette autre réflexion « c’est sûr qu’oublier son cadenas, ça n’arrive pas avec une voiture, il y a juste à se garer »

    Juste à garer oui, enfin tant qu’on trouve une place. Et gare à celui qui oublie son portefeuille.

  7. kristenn

    Je fais 200 km par semaine de vélo pour aller au travail.Le matin, c’est parfois difficile.Je suis à 20 kms de mon lieu de travail.Je suis obligé de prévoir 45 minutes au lieu de 20 minutes en voiture .Le vélo me permet d’avoir des horaires beaucoup plus libres.En voiture , les entrées de Rennes entre 8 et 9 heures , il y a des bouchons . Et dans ce créneau horaire , il m’arrivait de mettre au moins entre 30 et 40 minutes. J’ai aussi de la chance , je peux prendre une douche en arrivant sur le lieu de mon travail. Même en hiver , j’arrive en sueur et avec les nouvelles tenues et équipement pour cyclistes , on ne craint plus le froid et la pluie (tenues NORET fabricant breton – http://www.noret.com/).
    C’est sure , ce sont des tenues de cyclistes que certains n’aiment pas sur ce site.J’essaie de convaincre mes collègues des avantages du vélo . Même , ceux qui habitent à moins de 5 kms , continuent de prendre leur voiture polluante . Je pense que c’est plus par égoïsme et par manque de courage.Je peux aussi rajouter que je n »ai pas besoin de faire une activité sportive en arrivant chez moi ( style jogging , tennis ..).

  8. PédibusPédibus

    Mouliner, engranger des kilomètres au pédalier c’est capitaliser du bien être.

    Faire courir le compteur kilométrique d’un véhicule motorisé m’apparaît comme alourdir l’ardoise des générations futures…

  9. PédibusPédibus

    « J’ai aussi de la chance , je peux prendre une douche en arrivant sur le lieu de mon travail.  »
    Même sans cette possibilité la pierre d’alun (aines, aisselles) permet de tenir la journée sans incommoder l’entourage… Un lot de sous vêtements secs à passer dans les toilettes et le tour est joué.

  10. Jean-Marc

    Pour une même personne,
    (sur un même parcours, fait à la même vitesse, un non sportif, qui se mets au vélo pour la 1ere fois, transpirera bcp plus qu’un coureur de fond, qui fait 30km de vélo par jour depuis des mois)
    La transpiration dépend énormément de sa façon de pédaler

    [et un peu du dénivelé : mais, au lieu d essayer à tout prix de monter à vélo, si tu es chargé comme un mulet + que la pente dépasse 10%*, suffit de monter tranquillement, en marchant (et alors tant pis, pour la « honte » de poser le pied à terre : c est moins bien pour les automobilistes qui te croisent, qui imaginent alors que cette pente est trop difficile pour un cycliste, qui croient alorsque le vélo est difficile… mais, pour tes collègues de travail, c est mieux que tu poses le pied à terre, plutôt que de sentir toute la journée (tlm n a pas de douche dispo)]

    Si tu pédales -sur le trajet- un peu moins vite, et -surtout- si à 1 ou 2 km de l’arrivée tu diminues fortement de vitesse, ne faisant plus qu’entretenir le mouvement, afin de faire chuter progressivement tes pulsations cardiaques, alors, pas de pb.

    Penses aussi à te dévétir, sur ces 2 derniers km :
    enlever les éventuels écharpe+bonnet, ouvrir le zip de ton coupe-vent/gilet/blouson,
    voire, pour les 500 derniers m (en hiver), enlever les gants (mitaines).

    Le pb, « la douche de sueur » (niveau front et autres endroits),
    c est quand tu pédales vite jusqu’au bout :
    ton coeur bats vite (tu roules à 25km/h ou au-delà),
    et, juste après, tu freines, et attaches ton vélo.. et passe à 0km/h, de l extérieur, à un bâtiment chauffé :

    ton coeur bats tjrs aussi vite, apportant tjrs autant de sang (idem niveau poumon-oxygène),
    mais tu ne consommes plus, au niveau des muscles, l’énergie véhiculée :
    il faut l’évacuer autrement…
    le système de thermo-régulation s active : tu transpires un max pendant les 10-15 minutes qui suivent
    (pas de suite au moment de l arrêt : ton corps va d abord se réchauffer inutilement, secondes après secondes… jusqu’à atteindre, au bout de 1 à qq minutes, la température qui va déclencher la suée, nécessaire à la chute de température de ton corps, nécessaire à ta régulation thermique)

    (autre astuce spéciale hiver :
    je me « vélo-désappes » totalement à l’extérieur, au froid, où il fait plus froid que dans le bâtiment :
    gants, coupe-vent, pince à vélo rangés dans la saccoche, discussion avec les fumeurs/vapoteurs, avant d entrer dans le bâtiment… où je monte -lentement- les escaliers à pied, pour utiliser le reste d’énergie dispo)

    Précision :
    le cardio-training, le moulinage à vide, permet de bcp plus transpirer…
    mouliner dans les cotes qui le nécessitent, OK; mais pas sur le plat, si on ne veut pas arriver en sueur :
    il faut quand même un minimum appuyer sur les pédales…
    sinon, on pratique du vélo d appartement… mais en extérieur

    (et alors, autant faire des tours de pédalage à l envers alors… celà permet de faire fonctionner différemment ses muscles, ce qui est meilleur; avec, 1 tours sur 5, un tour à l endroit : méthode à utiliser en quittant son boulot/un RDV galant… pas en y allant ^^)


    * solutions simples, contre les pentes trop pentues + l arrivée au boulot trop chargé :

    pentes :
    choisir son parcours, des pentes avec des % plus bas, ou plusieurs petites cotes, plutôt qu’une cote interminable : il vaut mieux prendre des km que des % de pentes
    +
    solution contre les charges lourdes :
    venir (le matin) au travail le moins chargé possible :
    ainsi, souvent, je manges au travail.
    et donc, au lieu de venir avec ma gamelle le matin, et au lieu de transporter un antivol en U (costaud mais lourd);

    J ai un gros antivol qui m attend en continue sur un arceau vélo + parfois, le soir (voire le samedi après les courses), je dépose au frigo/dans le buffet de la cuisine du boulot, de la nourriture pour les 2-3 jours à venir.

    (je profite aussi de ces visites-dépôt pour laisser un T-shirt et autres vétements de rechange, si j ai utilisé ceux de secours, ceux en attente)

    Précision, sur l’antivol attaché en permanence au boulot :
    mon boulot est entre le centre-ville et chez moi :
    Si je pars ailleurs, après le boulot (ou entre midi et 2), je prend l’antivol… que je redépose après, sur le chemin du retour, avant de poursuivre « à nu » vers chez moi.

    (un 2eme antivol en U m’y attend, en cas de nécessité)


    Alfred :
    « Je chante presque toujours à vélo-pas dans les côtes !- jamais en bagnole. »

    Pareil :
    alors qu’en voiture, je vais allumer la radio, pour couvrir le moteur et me détendre du stress de la conduite en voiture;

    à vélo,
    je chantonne ou chante très souvent :
    celà rythme le pédalage, et celà fait passer le trajet encore plus vite.

    J’aime bien quand je croise des piétons ou des personnes attendant aux arrêts de TEC :
    Ainsi, ils entendent l’effet du déplacement à vélo sur une personne…

  11. Jean-Marc

    autoquote :
    Pareil :
    alors qu’en voiture, je vais allumer la radio, pour couvrir le moteur et me détendre du stress de la conduite en voiture
    ;

    « de l ennui », plus que du stress, en fait

    « Chaque cycliste a au moins vu un automobiliste avoir un léger sourire dès qu’il a évoqué un problème survenu sur un trajet à vélo. »

    en fait, j’évoque peu les rares pb que je peux rencontrer
    (une queue de poisson, une personne me frolant lors d’un dépassement, ou autre pb)

    déjà, car celà arrive assez peu (une fois tous les 3 semaines à 3 mois… je ne tiens pas de calendrier)

    et, surtout, je ne pense pas que celà soit efficace de l évoquer face des automobilistes non sensibilisés
    (le coté efficace, pourrait être que les automobilistes qui m entendent, se disent qu’il faut qu’ils fassent attention aux cyclistes qu’ils doublent… mais ils sont auto-centrés* : ils risquent plus de penser, que j ai sans doute conduit « comme un cycliste » = n’importe comment, selon leur préjugés)

    si bien que, quand celà arrive, je n en parle pas aux automobilistes.

    Par contre quand EUX évoquent -inévitablement- leurs pb de voiture :

    pb de facture élevée
    pb de parking
    pb d embouteillage/travaux
    autres pbs,

    Je leur glisse une phrase,
    leur disant qu’il est con, qu’aucun autre mode de déplacement ne puissent
    coûter moins cher
    ne pas avoir de pb de parking
    ne pas connaitre les bouchons ni les travaux

    (je ne dis pas le mot « vélo » ni « bicyclette »:
    je leur laisse finir le raisonnement;
    car la solution, à leur pb du moment, est là… toute simple, à disposition…)


    * ils sont auto-centrés :

    illustration :
    une sortie d arrêt de TEC devant notre boite,

    une rue à 30km/h en sens unique,

    Depuis l arrêt, les piétons traversent cette rue, puis se dispersent en étoile (sur le parking de l autre coté de la rue), en fonction de l endroit où ils vont.

    Cette rue est quasi vide en permanence…
    un TEC arrive toutes les 15 minutes dans la rue juste à coté.

    Au lieu d attendre 2 minutes, quand un TEC arrive, pour laisser traverser toutes les personnes qui en descendent,
    plusieurs de mes collègues forcent le passage, et après, à la pause, se plaignent de ces piétons qui ne tiennent pas compte de leur présence… et ne s arrêtent pas, pour laisser passer leur voiture…

    (bien sûr, les piétons ont 100% raison de continuer.. d ailleurs, la loi est pour eux :
    il n’y a pas de passage à 50m alentour, donc, dès qu’ils montrent qu’ils veulent traverser, ils deviennent prioritaires.

    Les automobilistes croient être prioritaires, entre autre, car il n y a pas de passage piéton matérialisé… encore une preuve qu’ils ne lisent jamais le code de la route…)

    Lors de cette discusion, vu comment les différents automobilistes se montaient les uns les autres contre les piétons usagers des TEC, qui traversent légalement la chaussée, je ne suis pas intervenu, j ai écouté, mais sans rien dire, ni sans aucun signe d approbation…

    Mais j a bien retenu avec qui, il était -actuellement- inutile de tenter d avoir une conversation intelligente…
    Peut-etre que, d’ici quelques années, ils auront évolués…
    mais, en ce moment, c est trop tôt pour qu’ils comprennent leur délit, lorsqu’ils ont forcé le passage (et ceci de façons répétées…)

    Malheureusement il faudra peut-etre qu’un d entre eux renverse qq un, et que cet automobiliste soit suspendu de permis, pour qu’ils comprennent qu’ils n étaient pas dans leur droit…

    (avec, petit bonus éventuel, à cette future personne renversée, la mise en place -enfin!- d’un coussin berlinois pour toutes ces personnes sortant du TEC… une installation qui montre bien QUI est prioritaire… bien plus que ne le fait le texte de loi -ignoré des automobilistes- sur les 50m sans aucun passage piétons)

  12. cycliste alcoolique

    Quand mes collegues motorises evoquent les difficultes du cylciste (telles qu’ils les percoivent): la pluie, les cotes, etc… je leur repond, sur le ton de la confidence, que ce n’est absolument rien face aux incivilites des automobilistes: Insultes, depassement dangeureux, etc…

  13. Struddelstruddel

    Ça m’arrive assez souvent mais c’est parce que je suis tête en l’air, le coup de l’antivol oublié c’était très bête, mais si j’avais été conducteur automobile, j’aurais oublié mon portefeuille par exemple.

    Mais comme, comme tu le dis, les automobilistes parlent fréquemment de leurs problèmes de voiture « ce matin le périph était bouché », « j’ai du gratter le pare-brise ce matin avec le givre qui arrive ! », « on m’a fait une queue de poisson sur la 4 voies ! », « ils ont encore interdit une rue aux voitures j’en ai marre ! » (fréquent sur Nantes) , je me dis que je peux bien me permettre de parler de mes petits tracas (ça permet d’extérioriser).

    Mais j’ose de moins en moins, car sans arrêt, alors que l’auditoire est plein de compassion quand il s’agit d’un problème de conducteur automobile, mes petits tracas de cycliste sont pris avec condescendance et sont systématiquement associés au fait de faire du vélo.

    Le jour ou une personne avait attaché son abus bordo autour de mon vélo, ça m’avait tellement agacé (fallait que j’aille chercher mon fils et j’étais vraiment embêté) que j’en ai parlé le lendemain, et quand une collègue m’a sorti « tu vois c’est pas toujours pratique le vélo », je m’attendais tellement à ce que quelqu’un me la sorte …

  14. Jean-Marc

    Bonne idée, cycliste alcoolique..

    même si celà met en avant une difficulté des cyclistes, et que je n attend aucune compassion de la part des automobilistes sur cette difficulté,
    c est un retournement intéressant, mais à utiliser avec parcimonie.

    [l automobiliste moyen rêve d’une ville avec des 2×3 à 2×4 voies, sans piéton, sans cycliste, sans 2RM, et même sans camion et autre voiture, sans feu, sans carrefour, …
    ils rêvent d’une autoroute en ville… ce qui est -bien sur- impossible (même Los Angeles a échoué) donc tout ce qui contrarie leur rêve, est un obstacle, un élement pertubateur qui les emmerde :
    les cyclistes en font parti, comme les feux, les véhicules en double file (sauf si c est le leur..)…]

    @ Struddel :
    il faut, quand l occasion se présente, parler des avantages du vélo,
    et prendre sur soi les petites difficultés… car en parler à des automobilistes n apporte rien… sauf un renforcement de l idée, chez eux, que le vélo est bien pire que ce qu’il est en réalité.

    [par contre, tu peux en parler à des cyclistes :
    il n existe pas de problèmes, que des solutions, qu’ils peuvent t apporter :
    exemple typique, pour un nouveau cycliste (pas pour toi, struddel ^^),
    Les pb de crevaisons à répétition, c est peut-etre que tu rustines mal/monte mal tes chambres à air (il faut vérifier le pneu, si rien n’y est coinçé, vérifier le fond de jante, mettre la chambre légèrement gonflée, afin qu’elle ait la taille du pneu (évite les Z et la chambre qui vrille); puis, après montage, gonfler suffisement (plus tu gonfles, moins tu crèves.. mais après, ton pneu est prévu pour une pression max à ne pas dépasser; d’où l extrême utilité d’une pompe à pied : la pompe à main ne suffit pas à atteindre les 3.5 bars ou plus, nécessaires à une quasi absence de crevaison); et, si celà continue, tu peux installer un chasse-clous par roue, pour virer en continu les cailloux et autres bouts de verre que tu viens de ramasser avec tes pneus + utiliser des pneus à sous-bande de roulement rembourrée (marathon, marathon plus.. même si le modèle greenguard, moins cher, moins rembouré que les marathon plus, suffit largement à un usage urbain sur routes pourries : les marathon plus, c est plus pour s’acheter une tranquilité d esprit, alors que les greenguard ou marathon offrent une qualité bien suffisantes)
    Les ateliers-vélo (c.f. les articles de l’Heureux Cyclage) sont parfaits, pour apprendre les solutions aux différents problèmes que tout cycliste risque de rencontrer (crevaison, réglage des freins, conseils divers, comme sur le bon antivol (le U ou le modèle se dépliant, style mètre de menuisier en acier) ou autres conseils)]

    Par contre, apporter la solution du vélo (ou de la marche, ou des TEC) aux automobilistes qui découvrent que la voiture leur pose de sérieux problèmes, est bien plus efficace :
    c est quand ils trouvent la voiture inadaptée à la ville, qu’il faut leur fournir une solution alternative.

    Pas quand il neige, et qu’ils sont si contents de passer 10 minutes à déblayer leur place, puis 5 à gratter leur pare-brise.

    Pardon, je voulais dire,
    ce n est pas quand il neige ou pleut, et qu’ils sont si contents de leur pare-brise et de leur chauffage, qu’il faut défendre le vélo :

    Car, bizarrement, ils ont vite oublié leurs 10 minutes de déneigement + 5 de grattage de pare-brise + les 4 minutes pendant lesquelles la voiture était froide… pour leur trajet de 6 minutes : ils oublient vites leurs 10+5+4 minutes d’inconfort, pour leurs 2 dernières minutes de confort…..

    alors que tu as fait le trajet en 5 minutes en bien meilleur confort que leurs 10+5+4…

    [et oui… inutile d ouvrir la fenêtre pendant 10 minutes, en plein été, quand il fait plus de 40 dans la voiture; et inutile de déneiger et de gratter le givre, en hiver, sur un vélo… on peut tjrs partir dans la seconde…
    le pire que j ai eu, en plein été, c est faire 50m avant de poser mes fesses sur la selle; mais sinon, le temps et les températures ne m’ont jamais posé le moindre pb (entre autre, des vents de +/- 100km/h : c est amusant/éprouvant, mais celà ne m a pas empêché de rouler à vitesse réduite)]

  15. Struddelstruddel

    Le dernier exemple m’en rappelle un autre, auquel j’ai le droit à chaque journée froide :

    « tu n’as pas eu trop froid sur ton trajet ? » disent les collègues congelés entre leur voiture et l’entrée du bâtiment, réponse habituelle : « bah non, je suis à vélo moi, pas en voiture » pendant que j’ôte mon écharpe parce que j’ai un peu chaud.

    Le passage de la chaleur de leur habitacle à l’extérieur est tellement désagréable qu’ils s’imaginent que les cyclistes qui ont passé tout leur trajet à l’extérieur doivent être congelés, quand on ne fait presqu’aucun mouvement pour se déplacer, on oublie que faire bouger ses muscles permet de réchauffer le corps.

    Quand on pense que ces mêmes personnes son les premières à expliquer que le problème avec le vélo, c’est la gestion de la sueur ….

  16. kw

    Ce que j’entends souvent c’est le côté « compliqué » à vélo et inversement « simple » en voiture ! Si en plus t’as pas de portable t’es carrément très très compliqué !
    Et c’est ainsi que « vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre » c’est avoir une voiture et un portable…

  17. Michael Knight

    I HAVE A DREAM:Abandonner la voiture…
    Je suis marié,j’ai trois enfants,et dans cette situation,la possession d’une voiture est,comment dirais-je:euhhhhh:obligatoire!?
    Je n’aime pas utiliser cet adjectif car je crois qu’une vie sans voiture est possible,même lorsqu’on a une famille.J’habite une petite commune des Alpes Maritimes,pays Vençois,bien desservie par les transports en commun,même si ceux-ci sont contraignants en termes de plages horaires,temps de trajet,voire même forte affluence lorsque ceux-ci sont blindés de populo.
    J’ai un vélo et il m’est tout à fait possible d’utiliser mon ami Rockrider pour rejoindre mon job à 8 km de là, ( 20 min aller,le double retour,bin oui,nous sommes en région montagneuse,lol )…
    Mais depuis quelque temps un énorme sentiment de haine contre les tas de ferraille à quatre roues m’envahit:à l’arrêt depuis un mois pour cause de panne,des soucis et frais à n’en plus finir…
    Parallèlement à ça je visite ce site et ce sentiment anti-voiture grandit de façon exponentielle dans mon esprit:j’étais déjà anti-voiture étant célibataire,mais là,j’atteins des sommets en la matière et je n’ai qu’une envie:RENDRE MON PERMIS A LA PREFECTURE…Je résume:

    1) Poison pour un budget.Je ne vous apprends rien,mais lorsque tu n’a plus une thune pour acheter le paquet de couches ou la boîte de lait pour bébé PARCEQUE tu as balancé 900€ dans la réparation du joli joujou de MONSIEUR MARQUE AU LOSANGE,MDRRRRRRR,tu pètes un câble…..Surtout à deux semaines de Noël…
    2) Agressions sonores et lumineuses sur la route.Se faire engueuler à longueur de journée par les bons à rien,les furieux,les excités du klaxon,etc…..Je ne vous apprends rien non plus.
    3) Emprisonnement dans les bouchons et des tours de manège de quatre heures afin de trouver un mètre carré de place en ville…
    4) Prise de tête avec ma bien aimée lorsque j’exprime ma façon de penser de tout ça:
    « Oui mais si on n’a pas de voiture,comment on fait ci,comment on fait ça,et gna gna gni,et gna gna gna… »

    La voiture nous pose un problème?
    Plus de voiture,plus de problèmes!Je dis!!!!!!!

    Alors oui je le dis:je rêve d’abandonner cette saloperie,j’en ai marre.
    La voiture,c’est comme les poils.Et les poils,y’en a plein le C…

  18. Jean-Marc

    Tant que tu as une voiture, tu te « reposes » sur ta voiture

    = > tu as un gros coffre et une fausse facilité pour faire 20km -> tu fais tes courses en une seule fois, au supermarché loin de chez toi

    [et tu achètes des conneries volumineuses et chères, comme de l’oasis, du coca ou des bouteilles d eau; au lieu de boire surtout de l eau du robinet, et, exceptionnellement, un bon jus de pommes bio local (ou vin ou bière, mais je parlais plutôt pour les enfants)]

    Mais, dès que tu n as plus de voiture… tu adaptes ta vie, et tu remarques que tu vis très très bien sans :

    inutile de faire le chauffeur pour tes enfants, pour en amener un au meilleur club de foot à 20km, et l autre au meilleur cours de musique à 25km :
    le but est qu’ils s amusent, se fassent des copains/copines et qu’ils apprennent qu’on progresse (en foot et en musique) suite à un long travail, par la persévérance; pas qu’ils deviennent zidane ou lady gaga

    -> le club de quartier, et la MJC de quartier, auxquels ils vont à pied, remplis parfaitement les objectifs, et même, d’une meilleur façon que le club lointain
    (plus facile d aller chez ses copains du club, pour s amuser (ou répéter/faire un foot) si le club est à coté + celà améliore la vie de quartier d’où on vit, et l’intégration de sa famille dans ce quartier)

    Alors, OUI, la vie avec ou sans voiture n est pas exactement la même,
    mais on vit très très bien sans voiture.
    Bien mieux qu’avec les contraintes qu’une voiture nous crée.


    Exemple à la con, vécu par un proche, de la fausse dépendance à la voiture :

    Fête de Noël chez des amis,
    il manque 4 chaises à ces amis, pour accueillir tlm.

    Un des invité a un berlingo
    -> on lui demande d apporter les 4 chaises manquante, depuis chez lui.

    Qu’auraient-ils fait, si aucun invité n avait de berlingo/Jumper/espace, de J5 ou de gros break ?

    Simple : ils auraient sonné chez leurs voisins, auraient discuté avec leurs voisins, et auraient emprunté à ces voisins des chaises pour 1 à 2 jours… ce qui auraient amélioré leurs relations de voisinage, au lieu d emmerder une personne avec un gros véhicule, qui se sent alors indispensable (et qui croit alors, qu avoir un berlingo est indispensable à un célibataire qui n est pas déménageur, ni plombier à domicile, car celà pourrait peut-être un jour être utile)

    On se crée soi-même ses contraintes…
    Plus de voiture, plus de contraintes liées à la voiture…

    (oui, je te paraphrase :
    « La voiture nous pose un problème?
    Plus de voiture,plus de problèmes! Je dis!!!!!!
     » )

  19. Struddelstruddel

    Jean-Marc a bien résumé, la voiture semble obligatoire quand on l’a puisqu’on réfléchit à chaque problème en se disant qu’on l’a.

    Quand on en a pas, on réfléchit par rapport à ce qui est accessible sans voiture, ça change tout.

    En tout cas j’aime beaucoup : « Je suis marié (…) dans cette situation,la possession d’une voiture est,comment dirais-je:euhhhhh:obligatoire!? »

    Ça c’est du critère ^^

    Mais m’est avis qu’on est pas loin de l’abandon 😉

  20. Michael Knight

    Tout à fait d’accord avec Jean-Marc et Struddel…
    L’utilité de la voiture?Vaste complexité que cela,question de point de vue…En ce qui me concerne j’étais sans voiture ET anti-voiture étant célib,à présent encore plus,et en ce qui concerne ma vie de famille,ça ne fait que 15 mois qu’on a ce BOULET à quatre roues…
    Ce qui signifie donc que nous étions sans bagnole avant et nous vivions bien!Donc oui,je confirme qu’une vie sans caisse est tout à fait envisageable même en famille.

    @Struddel:je confirme,je suis près de l’abandon.

  21. Michael Knight

    Lorsque j’ai passé mon permis il y a des années,c’était à titre exclusivement utilitaire:je vivais chez mes parents,j’avais un petit boulot de merde,et je ne pouvais pas m’échapper de cette situation tant que je n’avais pas le permis.Une fois que j’ai obtenu le précieux papier rose,j’ai pu changer de vie.J’ai rejoint une grande société Française,leader Européen de l’entretien de chauffage et eau chaude sanitaire,et la voiture de fonction était fournie.
    Donc j’étais automobiliste ( pro ) sans être automobiliste,dans la mesure où je n’avais pas de voiture perso ( et de toute façon ça ne m’intéressait pas ).
    Puis j’ai perdu mon job l’an dernier,s’en sont suivis huit mois de chômage.
    J’ai retrouvé un boulot,et le poste que j’occupe actuellement ne nécessite ni permis ni véhicule;donc beaucoup moins de stress…
    Mais dans le cas qui me préoccupe,l’aspect de liberté qui découle directement de la bagnole,et tout ce qui s’ensuit,occulte totalement l’autre effet néfaste de la chose:frais sans fin,etc…là encore je ne vous apprends rien,mais le pire,c’est le sentiment de se trouver démuni lorsque ce tas de ferraille nous fait défaut.
    Et tout ça à force d’avoir été dépendant de cette saloperie.
    En tout cas,pour ma part,ce sentiment n’est pas le mien.Mais dès lors que la bagnole engendre des tensions dans le couple et la famille,on se dit qu’il y a comme un problème.
    En ce moment je suis accusé par ma femme de manque total d’initiative ( ce qui n’est pas faux,vu que je n’ai plus envie de m’occuper de cet engin de malheur ),prise de tête à l’appui.
    M’est avis qu’on atteint un stade critique car si on se dispute à cause de la bagnole,il faut se poser des questions.Si la voiture devient un sujet de dispute dans le couple,une sévère remise en question est nécessaire;ce n’est pas normal et c’est immoral de se disputer pour un tas de ferraille,d’autant plus qu’il y a des choses beaucoup plus graves dans la vie.
    Et la voiture est le cadet de mes soucis à présent.
    Ma femme et les enfants font la gueule car on n’a pas de voiture?
    Allez-y,faites!Faites la gueule…….Moi je sors avec mon ami Rockrider!

    Bon assez parlé,je retourne à ma Playstation:je vais détruire des voitures dans GTA…..

  22. Struddelstruddel

    (Je ne veux pas faire le psy, mais il ne faut pas hésiter à tout remettre à plat dans une relation quelque fois, attention à ce que la voiture ne soit pas ici un objet sur lequel détourner certains problèmes relationnels).

  23. Barnabé

    Je partage ce constat, y compris l’analyse de Jean-Marc sur le « gaspillage » lié à la simple possession de la voiture.
    Pour aller plus loin, vu que ça parlait aussi vélo, je vois deux autres freins (il y en a peut-être davantage) à la pratique du vélo sur lesquels il faudrait pouvoir travailler.
    Cela, suite à des discussions avec plusieurs personnes (je n’y avais pas forcément pensé par moi-même)
    Le premier, psychologique, qui rejoint ceux déjà énoncés de la pseudo-pénibilité et de la pseudo- météo :
    la sécurité ressentie.
    Bien des usagers ne se voient pas rouler à vélo en ville (notamment à Paris ou surtout en 1ère couronne parisienne ou c’est moins évident), par peur.
    Alors, les stats disent le contraire, mais la peur n’écoute pas les stats (et c’est éventuellement un argument de plus pour ne pas changer de pratique…). Faire appel à la raison par « tu contribues à l’insécurité que tu dénonces en utilisant ta voiture » n’a pas d’effet, car l’insécurité en question est issue de comportements collectifs, c’est plus abstrait, c’est « aussi les autres », alors que l’insécurité perçue à vélo est directe, individuelle. C’est aussi un genre de « dilemme du prisonnier » où la plupart des gens jouent perdant pour tout le monde car ils croient perdre encore plus s’ils sortent du « système ».
    C’est là que l’effet des infrastructures est déterminant : un trajet avec des aménagements cyclables va donner l’impression qu’il est plus sûr et donc participer à la levée de ce verrou « sécurité ».
    Je ne pense pas forcément à cet aspect car je n’y fais plus attention et peux circuler à vélo dans des endroits « cyclhostiles » (même si je n’aime pas trop, ça ne m’empêchera pas).

    Le second est plutôt matériel, et c’est un point malheureusement souvent négligé : le stationnement.
    De nombreux immeubles en ville ne disposent pas de local vélo, ou ne veulent pas (pour des raisons obscures de principe) transformer des espaces communs inutiles en local vélo.
    du coup certaines personnes qui seraient prêtes à s’y mettre, ne le font pas car elles craignent de se faire voler leur vélo en le stationnant dehors. Dans mes discussions c’étaient plutôt des personnes qui prennent les TC.
    Là encore, rien d’irrémédiable, mais la situation actuelle n’est pas favorable. Un durcissement du décret n° 2011-873 du 25 juillet 2011 serait bienvenu (pour obliger les syndics ou bailleurs d’immeubles anciens à installer un espace vélos si une surface convenable existe)
    Je ne pense pas trop à cet aspect car je l’ai intégré dans mes critères de choix de logement, du coup ça me sort de la tête que tout le monde n’a pas de stationnement correct pour son vélo !

    Comme le dit bien Struddel, l’idée n’est pas de reprocher, mais de comprendre les verrous culturels ou pratiques qui existent, pour agir dessus. Et ainsi permettre de rapprocher la valeur perçue du déplacement à vélo de sa valeur intrinsèque, pour inverser le rapport de concurrence modal avec la voiture dans les choix individuels. Concurrence aujourd’hui culturellement faussé comme on le sait… le « coût » (généralisé) perçu du déplacement automobile étant largement sous-évalué, alors que le « coût » (généralisé) du vélo est largement surévalué.

    Pour le reste, les anecdotes j’en ai aussi un tas… Même si j’ai la chance d’être dans un milieu professionnel où c’est plutôt bien vu et où je n’ai pas d’entraves matérielles ou culturelles (parking vélo, même s’il n’est pas top ; je me change dans mon bureau en arrivant, j’y ai mis une penderie)
    Lorsqu’on me dit « t’es courageux de venir à vélo », je réponds : « non, c’est pour venir en transports en communs ou en voiture qu’il faut être courageux. C’est tellement l’enfer qu’à côté de ça, un peu de pluie de temps à autres et quelques petites côtes c’est pas cher payé. » (à Paris aussi, faut dire…)

  24. Michael Knight

    @Struddel:il ne s’agit pas d’un problème relationnel,il s’agit simplement du fait que la voiture en général est en train de devenir un sujet de discorde dans le couple car il est vrai que Madame en est dépendante alors qu’à contrario,moi je suis totalement désintéressé ( et surtout dégoûté ) de ce tas de ferraille.
    Cela étant rassurons nous,je ne laisserai pas cet engin de malheur semer la zizanie dans le foyer.
    C’est simple:si nous continuons de nous prendre la tête à cause de cette bagnole,je la fous à la casse,point barre…

    Je reprends donc mon premier billet:La voiture nous pose un problème?
    Plus jamais de voiture,plus jamais de problèmes!!!!!!!
    Le remède sera violent,mais efficace.

  25. georges

    à propos des compatissants qui vous lancent toujours « mais comment tu fais pour rouler à vélo par ce froid? » une bonne réponse est « bah comment tu fais quand tu vas faire ton ski? tu mets ta combinaison, ton blouson et tu vas faire ton sport par -5 »
    faire du ski par -10 pas mal de gens paient assez cher pour ça et trouvent ça cool mais ne captent pas qu’on puisse simplement faire du vélo par la même température!

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