Le train pour TOUS et gratuit !

Il faut remonter à De Gaulle pour comprendre que la plupart des chefs d’états français ont voulu montrer la suprématie de la technologie ferroviaire française. Déjà en 1964, l’année ou je passais mon bac, une loco électrique BBnnnn avait franchi la vitesse de 440 kms/h sur une ligne entre Bordeaux et Hendaye. De plus les têtes de la SNCF sont très souvent des polytechniciens, c’est-à-dire des gens très intelligents, très ingénieux tout à fait capables d’avoir l’idée du TGV mais aussi particulièrement éloignés des soucis élémentaires du français lambda. Ajoutez à cela l’essor de l’automobile depuis 1964 et vous avez tous les ingrédients de la situation actuelle.

Le TGV existe bien; il est rapide; quelques lignes notoires fonctionnent régulièrement. Pour que cette rapidité du TGV soit acquise, il faut forcément éviter les arrêts fréquents. Il devient possible d’aller de Paris à Lyon en moins de 2 heures mais plus d’arrêt intermédiaire et donc plus de desserte des usagers de la région traversée par le TGV. Du coup, ce ne sont plus TOUS les français qui bénéficient du train rapide mais seulement ceux qui s’arrêtent dans les grandes gares, lesquelles sont situées sauf rares exceptions dans de grandes métropoles. Ainsi le TGV a permis aux entreprises de se centrer en région parisienne et d’envoyer leurs cadres techniques ou commerciaux très facilement aux 6 coins de l’hexagone (et donc de favoriser la concentration urbaine) ! Accessoirement le TGV permet également aux plus aisés ou aux obligés de se rendre sur un lieu de vacances ou dans leur famille.

A la limite, que ce TGV profite aux nantis seulement ne me gênerait pas (au moins eux ont les moyens de payer) mais la SNCF a profité de la création de lignes TGV pour supprimer les liaisons classiques anciennes qui étaient pourtant déjà assez rapides (Express) et avaient le mérite de desservir plus de gares intermédiaires. L’exemple Paris Lille est typique. Plus d’Intercités ou de TER entre Paris et Lille; pour « éviter » le TGV, il faut faire Paris Amiens puis Amiens Lille avec, comme par hasard une longue correspondance à Amiens; ou encore Paris Aulnoye Aymeries, non loin de Maubeuge (1,5 heure seulement), puis Aulnoye Lille.

Ainsi, le TGV a nui à la desserte des habitants des régions; ces derniers ont encore quelques trains trop rares qui desservent quelques points locaux, mais presque plus de dessertes longue distance les reliant économiquement aux grandes métropoles. A cet égard la politique de rentabilité de la SNCF qui préfère supprimer des trains pour améliorer sa rentabilité à court terme, est un énorme scandale.

Les polytechniciens, les politiques, les managers ne peuvent pas ignorer les enjeux de ce siècle; demain le pétrole sera rare et cher, demain les transports individuels automobiles seront réservés à un très petit nombre de gens, demain la pollution entrainée par les hydrocarbures ou le nucléaire sera telle que notre système de transport individualiste actuel ne pourra survivre. Le train sera alors une alternative résiliente intéressante (alimenté en électricité par éoliennes, PV solaires, hydroélectricité, etc… et pas forcément du tout nucléaire!)

Qu’attend-t-on donc pour démarrer dès aujourd’hui une politique du transport ferré (personnes et marchandises) pour TOUS et donc à un coût raisonnable? Dans cette optique qui n’a rien de visionnaire, plutôt très réaliste, on voit bien que le développement de liaisons rapides inter-métropoles est une aberration (La Chine est en train de faire la même erreur que la France ou l’Europe et à plus grande échelle; plus dure sera la chute!).

Si l’on voulait réellement inciter TOUS les français à prendre le train plutôt que leur voiture, l’Etat pourrait reprendre en main (et non privatiser/commercialiser) la SNCF. Dès lors on pourrait rendre le train gratuit quitte à augmenter les impôts pour TOUS. De cette façon, ceux qui prendraient malgré tout leur voiture se sentiraient bêtes et lésés: et comprendraient peut-être mieux tout l’intérêt des transports publics.

Rendre le train gratuit signifie pour l’Etat, désormais propriétaire à part entière de la SNCF, faire d’énormes économies dans le transport de personnes (zéro portiques de contrôle de billets/tickets ou cartes électroniques, zéro serveurs de délivrance de titres de transport, zéro contrôleurs, zéro services de marketing prompts à inventer des anti-services rendus, zéro files d’attentes aux guichets des gares, zéro infractions des gens les moins solvables, zéro cartes de réduction pour les jeunes, les moins jeunes, les couples, les seniors, …) Bref une simplicité à faire rêver!

Dans le transport de marchandises, la gratuité signifie que les entreprises et même les transporteurs routiers ont avantage à utiliser autant que possible un moyen de transport aussi peu couteux! Bien sûr cela signifie aménagement de gares et trains, porte-containers ou porte-camions. Vu l’avantage du tarif pratiqué, on peut imaginer que, dans leur intérêt bien compris, les transporteurs routiers seraient prêts à investir dans ces équipements! Quand je vois la gare de Versailles Matelots abandonnée, je suis sidéré!).

Ceux qui m’ont lu jusqu’ici vont sans doute penser que je rêve tout haut, que cela est utopique! Pas du tout en réalité: nous sommes tous englués dans ce système néo-libéral qui veut rendre toute chose ou tout service payant, soi-disant pour la vérité des prix et le marché sacré, censé réguler naturellement les prix en fonction de l’offre et de la demande. En réalité, nous le savons bien, le système néo-libéral suscite artificiellement la demande par la pub sous toutes ses formes et dope l’offre par la concurrence mortifère entre sociétés et les crédits accordés.

Arrêtons de penser néo-libéral; faisons simplement nos comptes et précisons clairement nos objectifs d’humanité. Vous verrez alors que la gratuité totale du transport et son paiement par l’impôt est la bonne voie pour réaliser les objectifs suivants:

– Respect de notre environnement (moins de pollution, coût final de la gratuité bien inférieur au payant sur le plan écologique)

– Respect de nos dépenses nationales (moins d’hydrocarbures achetés)

– Respect de l’équité entre citoyens (même prix du transport pour tous, via l’impôt)

– Incitation au respect de l’environnement (prendre sa voiture personnelle quand on paie déjà le transport public, c’est pas top)

– Suppression de nombreux pseudos services inutiles (distribution de titres de transport, contrôle, techniques de marketing, pub commerciale) et réutilisation des postes libérés dans les services productifs (conduite des trains, personnel d’accompagnement, personnel pour renseigner plus agréable qu’un indicateur, connaissant les liaisons qui prolongent votre déplacement (la gare n’est que rarement le but du voyage), …)

A chacun d’imaginer tous les avantages qu’on peut tirer de cette nouvelle orientation du transport ferré. Aux plus perspicaces d’imaginer la transition pour passer du système commercial actuel en déclin, au système vertueux que je propose.

http://blogs.mediapart.fr/blog/olibiobus

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12 commentaires sur “Le train pour TOUS et gratuit !

  1. paladurpaladur

    Réquisitionnons les autoroutes (en 2016, les compagnies d’autoroute privé se seront remboursé) et utilisons l’argent pour restaurer les voies locales et l’achat de train de petit gabarit. (1,6 Md/an quand même)
    . Il faut aussi que la SNCF arrête de dépenser notre argent pour acheter des participations ou des filiales qui concurrencent son activité ferroviaire (ex: Geodis) pour financer une véritable politique de fret.
    Enfin qu’elle arrête de se prendre pour une agence de voyage pour renforcer ses équipes sur le terrain (et ne plus sous-traiter au moins offrant le nettoyage et la sécurité de ses trains et de ses gares).

  2. Vincent

    Olibiobus > demain la pollution entrainée par les hydrocarbures ou le nucléaire sera telle que notre système de transport individualiste actuel ne pourra survivre.

    Un peu d’ordres de grandeur:

    http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-dechets-radioactifs/les-volumes-de-dechets-11.html

    Comme on le voit, les déchets nucléaires représentent un volume ridicule.

    La pollution, en revanche, est un vrai problème. À quand l’interdiction des voitures à pétrole dans les villes?

    > Le train sera alors une alternative résiliente intéressante (alimenté en électricité par éoliennes, PV solaires, hydroélectricité, etc… et pas forcément du tout nucléaire!)

    Les barrages représentent près de 15% de l’électricité en France. Mais comme on est au taquet, ça n’ira pas beaucoup plus loin. Outre le fait que les barrages, c’est pas le top niveau écologie (cf. Trois gorges, etc.)

    Et pour ce qui est d’alimenter les trains par des éoliennes et des panneaux solaires : entre l’intermittence et l’absence de solution de stockage de grande capacité (oubliez le coup d’utiliser les batteries de voiture) et, à nouveau, les ordres de grandeur (surface nécessaire pour installer toutes ces éoliennes et PV + coût total), on oublie.

    Il faudrait plutôt exiger de nos voisins européens qu’ils suivent les exemples de la France, de la Suisse et de la Suède pour produire leur électricité : nucléaire et barrages (pour ceux qui ont des montagnes).

    « People, Power, Area – How the Laws of Physics Constrain Our Sustainable Energy Options »
    (sous-titre français dispo):
    http://www.youtube.com/watch?v=-5bVbfWuq-Q

  3. Patrice Bonjour

    C’est un projet pour le pays des Bizounours roses … faut-y croire … je préfère quand même la rassurante constance solitaire de mon Brompton, et de ses petites roues pour me déplacer … même si c’est plus localement !

  4. décroissant

    VINCENT :
    Un peu d’ordres de grandeur:

    http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-dechets-radioactifs/les-volumes-de-dechets-11.html

    Comme on le voit, les déchets nucléaires représentent un volume ridicule
    ********************
    vous citez les chiffres de l’andra l’organisme qui s’occupe des déchets peut on lui faire confiance ?
    **********************************
    le train financé par l’impôt : vu que plus d’un ménage sur 2 en France ne paie pas d’impôt cela signifierait donc que plus de la moitié de la population voyagerait par le train de façon totalement gratuite : personnellement cela me choquerait un peu !

  5. Jean-Marc

    Je ne savais pas que la moitié des français étaient exemptés de TVA.
    Merci Décroissant pour l’info

    Au passage, Total est réellement exempté de fait d impôts sur les bénéfices en france… et va même recevoir, « normalement » (sic) 80 millions de la part de l Etat, dans les 2 années qui viennent :

    Les citoyens payent, tout les jours, par leur prélèvement sur leur fiche de paie et par la TVA, Total et d autres encaissent des chèques…

    « Le groupe pétrolier, qui n’a pas payé d’impôt sur les sociétés en France en 2013, a acquis l’an dernier une créance de 79 millions d’euros, au titre du Cice et du Crédit d’impôt recherche.
    L’entreprise pourra toucher cette somme en 2017, si elle continue à afficher des pertes dans l’Hexagone pendant trois ans. (…) Un peu gênant, quand on
    sait que l’entreprise a dégagé 8,4 milliards de bénéfices l’an dernier au niveau mondial. »

    http://www.lefigaro.fr/societes/2014/10/17/20005-20141017ARTFIG00247-total-pourrait-toucher-80-millions-du-fisc-en-2017.php


    Précision :
    toute entreprise internationale peut, à volonté, tant qu’il n y a pas de lois de contrepartie, au prorata des activités dans un pays, faire des pertes ou des gains nuls dans le pays qu’elle veut :

    il suffit de rattacher les filiales ayant des coûts dans ces pays taxant trop (exemple, la recherche, la pub, la prospection minière, la formation,…)
    et de rattacher les filiales faisant des gains (l exploitation de puits pétroliers) à des filiales domiciliées aux caimans, en irlande ou au luxembourg

    cette pratique est généralisée par les multi-nationale (exemple récent, Zara (ou H&M?) qui se fait prendre à ne payer aucun impôt au Pakistan, alors que toutes sa production s’y fait, car les ventes ne se font pas dans ce pays… mais les ventes sont rattaché à la hollande, alors que Zara n y vend quasi rien…)

  6. Pédibuspedibus

    Sûr que l’économie des Etats de la zone OCDE gagnerait en efficience si une partie seulement des ressources allouées au seul système routier servait au développement des transports publics : une autre partie pourrait assurer la gratuité et payer l’assurance climatique…

  7. Jean-Marc

    Pour répondre au sujet, mais sur un TEC urbain, je citerait simplement un des prix Nobel les plus pertinent sur la société civile qui soit :

    Albert Jacquard, en 1993 :
    « Il faut TOUT repenser autrement.
    Un tout petit exemple, un peu pittoresque, j’y pense quand je suis en voiture :
    Pourquoi est-ce que dans les rues de Paris je peux circuler ?
    Parce qu’il y a un certain nombre de centaines de milliers de braves gens qui sont sous terre dans le métro.
    Ils me rendent service en étant là, s’ils n’étaient pas dans le métro, ils seraient dans les rues et je ne pourrai plus bouger, ce serait complètement engorgé.
    Par conséquent, le métro rend service aux gens qu’il transporte mais il rend encore plus service aux gens qu’il ne transporte pas.
    Par conséquent, ce service, il faudrait le payer.
    Par conséquent, c’est parce que je ne prends pas le métro mais ma voiture que je dois payer le métro.
    Et à la limite on peut dire que le prix du billet de métro devrait-être négatif puisque les braves gens qui descendent sous terre rendent service aux autres en leur permettant de circuler à peu près tranquillement.
    Alors, à défaut d’être négatif, ça pourrait au moins être nul. Et j’imagine que voilà une action facile à faire qui consisterait à faire payer le métro parisien par ceux qui utilisent leur voiture.
    C’est juste, c’est économiquement parfaitement justifiable et pourquoi est-ce qu’on ne la fait pas ?
    On n’ose pas revenir en arrière sur des idées reçues. Ce n’est qu’un petit exemple pittoresque mais je crois que l’essentiel aujourd’hui, sinon on va à la catastrophe, c’est de remettre à plat toutes nos idées reçues. »

    De même, sur un Paris Lyon (par exemple), entre un personne prenant le train, et une personne sa voiture, sa camionnette, un bus ou un camion pour bénéficier GRATUITEMENT d’une nationale,
    il est honteux et totalement anormal et amoral que c est celui coûtant le plus cher à la société, et polluant le plus, qui bénéficie de MON argent, de MES impôts, pour se déplacer.

    Il y a des beaucoup d’abus…. du gaspillage inadmissible.
    Mais ce n est pas dans les TEC… mais juste sur la voie longeant cette voie ferrée.

    Par contre, Décroissant, tu as raison de relevé le lien sans intérêt de Vincent.

    Comme si c’était le volume des déchets nucléaire, le pb du nucléaire…

    En sachant que l’électricité nucléaire a un énorme problème :

    1- elle est très intermittente sur l année :
    plusieurs semaines d arrêt chaque année, comme on a des centrales construites pour 25 ans, et qui ont deja plus de 40 ans = des travaux de mises aux normes nécessaire quasi chaque années, entrainant de longues périodes d arrêt
    (ainsi, cet été 2014, plusieurs réacteurs nucl. se sont trouvés arrêtés en même temps, si bien qu’en été, quand on consommait peu d élec historiquement, on a du, pour la 1ere fois, IMPORTER de l élec en dehors des heures pleines.

    2- inadapté à la conso sur 24H :
    quand ils fonctionnent, les réacteurs nucl. ont une production quasi constante, ne permettant pas de dosage fin.

    Pb : la consommation est extrêmement variable sur 24h, on passe de pics à des creux extrêmement éloignés = on produit 5 fois trop, par du nucl, pour réussir à produire suffisamment pour les pics…
    Malgré le tarif des heures creuses, comme les heures creuses ne sont pas suffisamment basse, et les heures hautes pas suffisamment hautes, les pics et creux restent un grave pb d ERDF, qui entraine parfois des pannes de secteurs.

    3- inadaptée à la conso diffuse des foyers :
    les centrales nucl. produisent énormement d’énergie très localement, à l opposé des PV, qui produisent très peu, mais de façon très délocalisée, très diffuse.

    C est pratique de produire bcp localement, Si et Seulement Si c est à coté d’une usine consommant énormément, comme une usine de ciment, une acierie (çà existe encore, en france??) ou une usine d aluminium (ce n est pas pour rien si Arcelor, P.A.M. et Péchiney-U-K sont devenus des champions : l’élec pas chère leur a rendu service),
    Pratique pour consommer sur place l élec produite, et donc limiter les pertes sur le réseau.

    MAIS c est COMPLÈTEMENT INADAPTÉ à la conso des ménages et PME, entrainant des pertes énormes (10 à 20% pour les particuliers…) sur le réseau, car la conso, dans les ménages, dans chaque habitation, est ultra délocalisée (donc parfaitement adaptée à de petites unités de productions locales, comme des PV, ou petites unités de méthanisation (compost familial/fosse septique avec récupérateur) chaudières à biomasse, par ex, aux granulés ou autres fibres végétales)

    4- fragiles aux variations de pluviométries (qui se multiplient d années en années…c.f. le sud-est et le sud-ouest de la france), et entrainant d important risques à cause de cela :

    conséquence de cette production locale importante :
    il faut un très importante système de refroidissement = de gaspillage d’énergie thermique produite mais inutilisée, et dispersées dans le milieu ambiant.

    Mais ce n est pas tout,
    malgré les tours de refroidissement = le gaspillage visible par la vapeur d eau,
    il faut d’important m3 d eau de rivières et fleuves, peu polluée (boues, lentilles d eau, algues,…)
    ce qui rend problématique toute crue (c.f. le sud de la france depuis 3 mois…) car l eau devient boue avec branchages;
    mais aussi toute sécheresse d’une semaine ou plus,
    car alors, la refroidissement d’une gigantesque chaudière, d’un réacteur nucl., devient IMPOSSIBLE.

    Outre que ce chauffage de l eau pose des pb de survie des espèces dans nos fleuves et rivières (alors que le mode de vie à la française, avec un pique-nique les pieds dans l eau, est plébiscité par les touristes… et rapporte plus d argent que le nucl. à l économie française…)

    Petit rappel :
    Fukushima, au bord de l océan (donc où i y a de l eau…), c est cette ABSENCE d eau de refroidissement, qui a entrainé un pb sur un des réacteur (le 4 de mémoire, car une pompe ne fonctionnait plus) avec une fusion du coeur suite à cela…

    Et tout ceci, ce n est qu’une toute petite partie des problèmes du nucléaire…

    – le risque d attentat,
    – le problème de sous-traitance en chaine, faisant qu’il n y a pas de suivi de qualité du travail fait dans les centrales,
    en sont quelques autres,
    malheureusement, ce ne sont pas les seuls…

    alors, la taille des déchets… on s en moque…

    par contre, répond nous :
    c est quelle durée de demi-vie, l U235 ?
    et le Plutonium produit au sein de nos réacteurs ?

    Pour savoir exactement COMBIEN DE TEMPS il faudra quitter un endroit, en cas d’incident majeur, de contamination, pour savoir si 30 secondes ou 1 heure suffisent, avant de pouvoir revenir cez soi ?

    (Tchernobyl, plus de 28 ans après, n est toujours pas habitable… mais qu’est-ce que 30 ans, à n avoir pas le droit d aller dans une zone de 25km2 à 60km2, soit plus grande que Paris ? la france peut se permettre d’évacuer 300 à 500 000 personnes pendant 30 à 50 ans sans AUCUNE difficulté… (cas de Fessenheim ou Cattenom, mais, même si je connais moins bien, c est aussi le cas ailleurs que dans le Nord-Est, comme par exemple, toute la vallée du Rhône, immense zone industrielle, pharmaceutique,…, la zone la plus riche de france, talonnant l’IdF…mais sans le défaut de l hypercentralisation de l IdF )

  8. Jean-Marc

    « comme les heures creuses ne sont pas suffisamment basse, et les heures hautes pas suffisamment hautes »

    il faut lire, bien sûr :

    « comme le TARIF des heures creuses n’est pas suffisamment bas, et le TARIF des heures hautes pas suffisamment hautes »… pour inciter suffisamment de gens/PME/autres entités consommatrices, à plus utiliser les heures creuses/moins utiliser les heures pleines, on garde donc un pb de sur-production en heures creuses et sous-production en heures pleines, créant des pbs à Erdf et au réseau.

  9. Jean-Marc

    D ailleurs le pb de la surproduction d énergie au heures creuses (= la plus grande partie de la journée..), offre la solution :

    autant offrir l élec produite en trop aux TEC, avec des tickets gratuits,
    et ne garder l élec et les tickets payant que pour les 2 tranches de 1H30 et la tranche de 2h de forte conso :

    on pourrait alors voyager gratuitement, sur de l élec n entrainant pas de production supplémentaire, mais en arrivant 20-30 minutes plus tôt au boulot ‘donc en prenant son petit déj au café d en face ou au boulot, par ex), ou en partant 45 minutes plus tard = en faisant ses courses/en discutant avec des collègues/en allant chez le docteur-dentiste-coiffeur-.. à coté de son boulot, avant de rentrer chez soi.

    Il n y a pas de problèmes, mais que des solutions :

    on a, actuellement, un gaspillage énorme d’énergie produite inutilement en dehors des heures pleines,

    on a des bouchons et de la pollution du fait de transports ultra-inadaptés
    (c.f. comment transporter 600 personnes : 1 train, 30 bus, ou 500 voitures… http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Transports600.svg?uselang=fr )

    il est facile de conjuguer ces 2 données bien connues des politiques, pour arriver à une solution intelligente et facile à mettre en place.

    Faire payer les TEC élec aux heures de pointes des TEC + aux heures de pointes élec ne me gène pas, SI, en contre-partie, quand les rames sont vides et l élec perdues pour rien, les places sont offertes…

    Mais cela ne résouts pas le pb, pour eux alors :
    pourquoi paieraient-ils, tant que les usagers de la route ne payent pas, eux ???

  10. paladurpaladur

    Jean-Marc>

    Pour faire payer les automobilistes:
    – alignement du gasoil sur l’essence.
    – péage urbain.
    – augmentation des péages d’autoroute (après renationalisation).
    – augmentation du tarif stationnement….

    Il y a de quoi faire!!

  11. Boris

    Bonjour,

    « Déjà en 1964, l’année ou je passais mon bac, une loco électrique BBnnnn avait franchi la vitesse de 440 kms/h sur une ligne entre Bordeaux et Hendaye. »
    1955 et pas 1964, BB 9004 pour une vitesse retenue de 331 km/h (pas de « s » à km).
    Ca fait beaucoup d’imprécisions pour entamer une démonstration.

    « L’exemple Paris Lille est typique. Plus d’Intercités ou de TER entre Paris et Lille; pour « éviter » le TGV, il faut faire Paris Amiens puis Amiens Lille avec, comme par hasard une longue correspondance à Amiens ».
    Pour un jour lambda : 5 trajets Paris – Lille via Amiens d’environ trois heures avec départs à 6:58 ; 14:04 ; 17:01 ; 18:01 et 19:04 et 28 minutes de changement à Amiens.

    Cordialement.

  12. L'intégriste ferroviaire

    Zut, je me suis fait griller par Boris. Tant mieux, nous sommes ainsi plus nombreux à corriger. L’analyse proposée par l’article commence effectivement très mal, mais l’idée de base résiste tout à fait à cette grossière erreur. Et à propos de laideurs, je suggère d’utiliser « G€ » (pour giga-euro = milliard d’euros) au lieu de l’horrible « Mds € » (même pas normalisé).

    Sur le fond, avec tous les traités européens tartignoles, je crois que l’État ne peut plus rien réorganiser en matière ferroviaire. Et puis l’UE veut la disparition des États-nations, c’est donc normal de les rendre manchots (ou culs-de-jatte, puisqu’il s’agit de transports). Alors il faut commencer par saquer l’UE avant d’avancer.
    Et on n’oubliera pas la réactivation ou la reconstruction des lignes fermées, déposées, ou démolies.

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