Stop au biodiesel!

L’expansion des cultures d’huile de palme a provoqué a provoqué l’une des pires catastrophes de notre temps en Indonésie: des millions d’hectares de forêts tropicales incendiées, des fumées toxiques faisant souffrir des millions de personnes et auxquelles certaines ne survivent pas, des enfants pour la plupart. En faisant le plein d’essence, les citoyens européens participent sans le vouloir à cette catastrophe.

La politique européenne de soutien aux biocarburants possède une part de responsabilité dans cette tragédie. Pour donner un exemple, 110.000 tonnes d’huile de palme sont consommées chaque année en France pour faire rouler les véhicules. Cela représente une zone de 400 kilomètres carrés de plantations de palmiers à huile.

Demandons aux dirigeants européens d’abandonner leur politique de soutien aux agrocarburants.

Signez la pétition!

Nuit Grave

A propos de Nuit Grave

Rédacteur du site Carfree France, spécialisé dans les questions relatives à la destruction de la santé et de l'environnement

4 commentaires sur “Stop au biodiesel!

  1. pim

    Un jour il faudra choisir parmi plusieurs solutions, dont quelques unes sont ci dessous

    – importer du petrole issu de filières douteuses (territoires EI par exemple). 
    *avantage : bon marché et permet de continuer à vivre presque comme si de rien n’était au chaud chez nous

    *inconvénient : renforce les tensions avec le moyen orient. Pour certains, c’est aussi un avantage car ca favorise la guerre, et donc la croissance!

    – importer du petrole issu de la fracturation hydraulique (schistes)

    *avantage : pas cher à court terme (cf usa)

    *inconvénient: peu durable –les réserves US s’épuisent déjà– et très très polluant à long terme. Si les USA ont de grands territoires inoccupés qu’ils acceptent de pourrir, en France, la topographie du territoire fait que c’est plus discutable…

    -cultiver du carburant plutôt que la nourriture 

    *avantage : euh…. assez peu du fait que la culture nécessite elle même beaucoup de petroles et dérivés. Cherchez l’erreur. –> On peut donc ‘artificiellement’ produire localement. Dans les faits, l’article le prouve, on choisit des forêts primaires

    *inconvenient : cf ci dessus. En plus de pourrir des forêts cela affame une bonne partie de la population.

    développer des énergies alternatives comme le moteur électrique, la voiture à air comprimé etc.

    déja largement traité sur Carfree, c’est une fausse bonne idée. En dehors du débat nucléaire ou pas (qui n’en est pas vraiment un non plus), rien que le coût écologique des batteries est déjà monstrueux. Une belle invention à faire tourner la machine croissance aux frais du contribuable, rien de plus.

    – diviser au moins par deux la consommation de carburant, et pas seulement le diesel
    *c’est la seule solution réellement propre. Cela implique de mieux utiliser le transport routier aujourd’hui, qu’il concerne les personnes ou les biens.
    *c’est aussi accepter un mode de consommation plus sobre. Cette solution est forcément décriée par les grosses entreprises, sous peine de ne pas faire de sainte croissance. Ce lavage de cerveau radio-télévisé fait que peu de gens aujourd’hui « ont envie de vivre à l’âge de pierre, à la bougie et dans une caverne ».

    Ce point de vue de décroissance dépasse largement la problématique du carburant pour les voitures, c’est plus une vision politique à long terme.

  2. Françoise

    Et un jour il faudra cesser de se déplacer en voiture et prendre les transports en commun, notamment prendre le train, qui en France n’émet pas de CO2. Il peut être utile de le rappeler.

  3. Pédibuspedibus

    Le boycott est avantageux pour le circuit court et pour canaliser un peu les excès de la mondialisation, en économisant des milliers de km de transport : alors dès maintenant, comme le fumeur avec sa nicotine, on arrête la consommation d’au moins deux produits:

    – les crevettes, dont l’élevage entraîne la destruction de la mangrove, bien utile – par exemple et entre autre – pour freiner le recul du trait de côte, face à la montée du niveau océanique;

    -l’huile de palme bien sûr :  ça oblige à décortiquer les étiquettes, et à snober les produits des industriels qui  refusent de mentionner la nature exacte de la part lipidique.

    Les petits ruisseaux font les grands fleuves : sensibiliser ou  informer ou donner mauvaise conscience… peu importe dès l’instant où on donne raison à Jean-Baptiste Say… en tarissant les débouchés des produits aux conséquences socio environnementales funestes.

    Pour le manque d’infos chez les acteurs de l’agro business il faudrait même aller au clash en faisant la une de sa campagne sur telle marque, tel produit… : « soixante millions de cons-sots-mateurs » ou « que s’offrir » doivent bien avoir assez de juristes pour tenter le coup et utiliser le principe de l’état de nécessité pour agir ainsi…

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