Débrider les VAE et les députés

La réglementation des Vélos à Assistance Électrique est en retard sur les solutions technologiques déjà disponibles qui peuvent débrider les VAE et élargir leur domaine d’emploi. Il faut se contenter en France de 25km/h et seulement 250 Watt pas plus pour circuler sur la voie publique.

Par contre , les législateurs comme les assureurs planchent déjà sur les hypothétiques capacités des voitures autonomes sans chauffeur, afin de s’assurer qu’il n’y aura aucun trou dans la courbe des ventes le jour ou elles arriveront sur le marché. C’est à se demander si le vélo électrique, aux capacités encore limitées mais dont les ventes explosent ne fait pas peur aux lobbies bien présents dans les couloirs de l’assemblée .

Cela pourrait en rester là , mais il se trouve que de nombreux cyclistes optent pour des vélos plus puissants, souvent en transformant leur vélo à l’aide de kits vendus par correspondance et qui permettent une grosse économie à l’achat pour une autonomie confortable. Il faut savoir que le prix d’un moteur de 400 Watt et le même que celui d’un moteur de 250 Watt. Cela incite donc à la transgression. Sauf que en cas d’accident le conducteur endossera toute la responsabilité avec de très lourdes conséquences. Les vendeurs eux par les mises en garde sur les sites de ventes ont prévu leur couverture en petits caractères , c’est bien normal. Alors on fait quoi ?

-Ce que l’on pourrait faire : C’est autoriser un moteur plus puissant pour la bonne raison qu’avec 250W dès que le vent arrive de face ou que la déclivité augmente le vélo ne maintient plus sa vitesse et tombe lamentablement à 15 km/h . 400W serait un bon compromis. Ce que permettrait la technologie avec des moteurs plus puissants -puisque les boîtiers de commande sont programmés et reprogrammables – c’est de contrôler finement la montée en puissance afin de maîtriser une accélération progressive . On peut même penser à légiférer la dessus.

-Ce que l’on pourrait faire : Pour les possesseurs d’un vélo des collines qui avec 700 watt ou plus permet de grimper aux arbres mais n’est pas autorisé à circuler sur la voie publique , c’est de prévoir deux modes de fonctionnement un pour la ville , un pour la colline . Un gros commutateur rouge attestera en cas d’accident du bon respect de la réglementation sur voie publique. Au besoin un mouchard GPS embarqué ou une application sur le téléphone du conducteur apportera les informations utiles . On peut même penser à légiférer la dessus.

-Ce que l’on pourrait faire : C’est détecter la position GPS du vélo pour brider automatiquement ses performances et lui permettre du coup d’emprunter les pistes cyclables. On se rapproche là du concept de la voiture autonome. On peut même penser à légiférer la dessus.

-Ce que l’on pourrait faire : C’est mettre en place par le biais du réseau des entreprises de contrôles techniques automobiles -il y a des emplois à la clef – une certification de montage correct des kits, car à ce jour même légal un kit ne peut prétendre à une aide à l’achat faute du précieux document et encore moins à une assurance puisque non homologué par le service des mines. Les vélos d’aujourd’hui , VTT comme vélos de ville sont dotés de freins à disques efficaces par tous les temps, c’est à prendre en compte. Ces services de contrôle seraient à même de déterminer des catégories de puissance (voir ci-dessous). On peut même penser à légiférer la dessus.

-Ce que l’on pourrait faire : C’est de déterminer des catégories de puissance .

-VAE 250W ,freinage basique, autorisé sur les pistes cyclables, 25km/h.

-VAE inférieur à 400W, puissance progressive, freinage puissant, autorisé sur les pistes cyclables, 25km/h.

-VAE supérieur à 400W, deux modes de fonctionnement bridé ou pas avec commutation manuelle ou automatique (GPS) , puissance progressive, freinage puissant, autorisé sur les pistes cyclables à 25km/h en mode bridé. Assurance et port du casque recommandé.

-VAE puissant assimilé à un cyclomoteur ,vitesse supérieure à 25 km/h donc obligations de casque et assurance .Non autorisé sur les pistes cyclables.

A noté qu’une catégorie inférieure à 400W pourrait séduire de nombreux adolescents et éviter le passage par le scooter si mortel. On peut même penser à légiférer la dessus.

Ce que l’on pourrait faire : C’est créer des contrats d’assurance adaptés aux catégories de puissance et surtout prévoir le cas des kits montés par les utilisateurs. D’autant plus facile si un réseau technique de certification est activé. On peut même penser à légiférer la dessus.

Ces VAE au domaine de fonctionnement élargi avant de devenir la deuxième voiture de la famille , pourraient surtout être la première voiture des travailleurs pauvres et des plus jeunes qui n’ont pas accès au monde du travail faute d’autonomie dans leurs déplacements (ni assurance, ni permis, ni carburant surtaxé). Les aides à l’achat de l’état, en faveur des voitures électriques destinées aux travailleurs riches seraient de ce point de vue à reconsidérer.

Ces VAE débridés pourraient facilement devenir transporteurs, équipés de sacoches ou d’une remorque. Un bel outil pour aller faire ces achats en centre ville ou pousser une visite aux producteurs locaux, de quoi relancer les petits commerces tout en évitant les supermarchés déshumanisés. Notre société organisée pour et par la voiture freinera par tous les moyens l’essor de cet outil, mais Il ne faudra pas compter sur la voiture électrique caressée par Ségolène fusse-t-elle autonome, connectée et intelligente pour fluidifier la circulation dans nos villes .

Les présidents en graines feraient bien d’intégrer tout cela dans leurs carnets de campagne , car si Nicolas et Marine devaient se trouver dans le même bateau le 7 mai 2017 , nous pourrions être nombreux à pédaler ce jour là sur les belles voies vertes de France en groupe ou en famille parce que les climato-sceptiques, ça commence à bien faire…

Source: http://lamassecritique.fr/

Gilles

A propos de Gilles

Animateur du « Collectif pour l’Essor du vélo à Toulon »

55 commentaires sur “Débrider les VAE et les députés

  1. Gildas LemaitreR. Tia

    Bonjour

    Merci d’ouvrir (si cela n’est déjà fait ailleurs) le débat sur l’ambiguïté entre VAE de confort et VAE de vitesse, avec quelques solutions… Faudra-t’il un jour inclure un enregistreur de vitesse pour faire la preuve a posteriori d’un accident ou lors d’un contrôle d’un usage de VAE de confort (25 km/h max avec assistance) ? Ne rien faire serait ouvrir une large porte aux promoteurs du casque en ville et bien sûr aux assureurs…

  2. Vincent

    Gilles > Cela pourrait en rester là , mais il se trouve que de nombreux cyclistes optent pour des vélos plus puissants, souvent en transformant leur vélo à l’aide de kits vendus par correspondance et qui permettent une grosse économie à l’achat pour une autonomie confortable.

    Statistiquement, il s’agit sans doute surtout de nombreux _automobilistes_ qui passent de la voiture au vélo, et n’ont peut-être même pas imaginé pouvoir se déplacer sans moteur. Donc, VAE. Et comme 25km/h c’est pas assez, VAE boosté.

    Et ils vont se comporter sur les pistes cyclables comme ils le font sur la route. Génial.
    J’ai failli me faire renverser récemment sur une piste cyclable par un de ces kékés roulant avec un speedbike.

    > Ce que l’on pourrait faire : C’est détecter la position GPS du vélo pour brider automatiquement ses performances et lui permettre du coup d’emprunter les pistes cyclables

    Marche pas : c’est surtout pour ça que le Lavia n’est toujours pas installé sur les motorisés. Localiser quelqu’un très précisément, en temps réel, et en tenant à jour la base de données des infrastructures est loin d’être trivial.

    > A noté qu’une catégorie inférieure à 400W pourrait séduire de nombreux adolescents et éviter le passage par le scooter si mortel. On peut même penser à légiférer la dessus.

    En quoi un speedbike serait-il moins dangereux qu’un scooter? L’accidentalité, c’est mv2 et la vitesse.

    > carburant surtaxé

    Par rapport à quoi? Aux USA? En 2008, Peugeot était mal mais… GM a carrément fait faillite. Voilà ce que ça donne, l’essence quasi-pas taxée.

    En plus, rapporté au temps de travail, un  litre d’essence coûte moins cher aujourd’hui qu’avant le premier choc pétrolier.

    > Notre société organisée pour et par la voiture freinera par tous les moyens l’essor de cet outil

    Pas besoin de VAE pour ça :

    1. fin de la croissance → stagnation des revenus → augmentation du prix des dépenses contraintes (nourriture, logement, santé, etc.) → retour du vélo dans les villes
    2. la moitié des déplacements en IdF font moins de 5km

  3. Rémi

    vitesse = distance / temps

    donc temps = distance / vitesse.

    Pour gagner du temps, on peut donc aller plus vite ou aller moins loin.

  4. Medug

    Une seule catégorie suffirait. Sinon c’est ingérable.

    Vélo 0-200 w (voir 400w sous autorisation médicamenteuse)

    VAE 0- 1000 w

    Ce qui est important pour « mon propre cas personnel à moi même » ce sont les démarrages/relances, conserver une vitesse moyenne en fortes montées à 15km/h et une vitesse de croisière sur le plat de 25km/h par grand vent.Et pour cela il faut des watts, et surement plus que 400. Il faut penser également au tri-porteur chargé (enfants, livraison), aux vélomobiles et autres joyeusetés de une à x roues.

    Après j’avoue que j’aimerai bien une assistance jusqu’à 30km/h mais bon ça devient la course à l’armement après.

    Mobylette 1kw (>25km/h) à 4kw (<50km/h)

  5. Guillaume

    Pardon mais les solutions que proposez me paraissent bien compliquées (contrôle technique, pistage gps, etc, etc) .

    Certes la limite des 25km/h est bien entendu ridicule dans la mesure ou un vélo « sec » (non assisté) pédalé par un cycliste régulier peut, lui, la dépasser sans aucun problème réglementaire .

    Alors la réviser à 35km/h ne me parait ni complètement fou ni attentatoire à la sécurité; d’autant que c’est ce qui se pratique/constate régulièrement DÉJÀ par des vélos non assistés (que ce soit sur pistes cyclables ou voies vertes), sans qu’il n’y ai d’hécatombe cycliste  !

    En contrepartie ça ne me choquerais pas que ces 35km/h sois appliqués en tant que vitesse max autorisée sur les pistes cyclables et voies vertes quels que soit le type de vélo (AE ou sec), car honnêtement il n’y a pas beaucoup de vélotaffeurs (en vélo sec) qui en seraient gênés vu le petit nombre qui doit l’atteindre . Les raymonds et les très pressés vont gueuler un peu et crier à l’attentat aux libertés, mais, s’ils veulent rouler plus vite ben il reste toutes les routes, et s’ils veulent emprunter les pistes cyclables ben il suffit de respecter la limite (il y en a bien pour les voitures après tout) .

    Cela permettrait par ailleurs de toujours exclure les scooters (car ces trucs de 65kg à vide, pour les plus léger, n’ont rien de comparable en terme de « dangerosité » à celle d’un vélo de 20kg) des « voies vélo », tout en réintégrant assez facilement les VAE « surpuissants » (au delà de 400w) dans la catégorie VAE plutôt que cyclomoteur dans une section « VAE de + de 400watts » . Ainsi pour eux, en échange de la possibilité de rouler sur les pistes cyclables (parfois ça permet de diviser les distances parcourues ou d’augmenter sa sécurité) sous réserve de respecter la limitation de vitesse à 35km/h; serait maintenue l’obligation d’assurance/plaque/port du casque qui n’apparaissent pas démesurée dans la mesure ou ils peuvent toujours rouler à 45km/h sur route (Car E=m*c2, donc les 10km/h de plus entre 35 et 45km/h représentent 1,65 fois + d’énergie à dissiper en cas de choc alors que leur écart de vitesse n’est que de 1,28) .

    Ainsi tout le monde est (à peu près) content j’ai envie de dire : les utilisateurs de VAE « supuissants » pourrons emprunter les voies vertes et pistes cyclables s’ils respectent la vitesse max et le port des équipements, les VAE « normaux » de leur côté seront un peu moins limités sans en devenir dangereux tout en n’ayant pas les obligations des « surpuissants » .

    Certains vélotaffeurs « secs » vont hurler sur la vitesse limite des 35km/h sur PC et VV mais ils ne seront vraiment pas beaucoup et c’est toujours le même problème de l’intérêt général face au particulier … Il n’y a pas de solution parfaite et celle ci me semble une des moins pire j’avoue (niveau de risque actuel qui n’est pas augmenté et plus d’utilisateurs potentiels)  .

  6. zaph

    Les limitations à 25 km/h et 250 W sont issues d’un directive européenne.

    Les engins dépassant ces limites sont des véloMOTEUR et doivent circuler ailleurs que sur les aménagements cyclables après avoir fait immatriculé leur engin, souscrit une assurance et l’utiliser en portant un casque.

    Il ne faut surtout pas faire évoluer ces limites si on ne veut pas se retrouver à gérer sur les aménagements cyclables ou voies vertes les conflits d’usage qu’on trouve sur le réseau viaire.

    Les pistes cyclables, voies vertes doivent rester des « sanctuaires » pour ceux qui veulent se déplacer à vitesse calme soit par non nécessité de vitesse soit par besoin d’apprentissage.

    Il y a bien suffisamment de routes, et autres infrastructures pour satisfaire les besoins de vitesses des pendulaires.

    Par pitiè laissez nous pédaler tranquillement dans nos rares espaces dédiés.

  7. Gildas LemaitreR. Tia

    Au risque de me répéter, il ne faut pas rêver : la réglementation européenne restera à 25 km/h avec pédalage. La multiplication des VAE permettant d’aller au-delà va conduire les assureurs à imposer des primes spécifiques et à rendre le port du casque obligatoire puis à connfondre VAE de ville (ou VAE de confort) et VAE de campagne (ou VAE rapide) et donc assurance et casque pour tous.

  8. Guillaume

    @ Zaph qui nous dit :

    Les pistes cyclables, voies vertes doivent rester des « sanctuaires » pour ceux qui veulent se déplacer à vitesse calme soit par non nécessité de vitesse soit par besoin d’apprentissage.

    Oui, mais non, les pistes cyclables ne sont justement pas des sanctuaires qui imposent une vitesse « calme », ce ne sont que des voies réservées aux vélos et interdites aux autres véhicules, et il n’existe à l’heure actuelle aucune vitesse limite réglementaire par défaut sur les pistes cyclables (autre que celle de la zone concernée j’ai envie de dire, si la PC traverse une agglo bah ce sera 50 ou 30 le maxi, hors agglo c’est théoriquement 90) .  Par ailleurs beaucoup de vélotaffeurs empruntent ces voies quotidiennement (pour plein de raisons : sécurité à ne pas être avec les voitures, itinéraire plus direct, etc, etc), et ne sont pas là pour se promener car certains parcourent des distances quotidiennes parfois importantes . Il n’est pas rare d’en voir rouler à 30km/h ce qui peut se comprendre quand on doit en faire 40 sur un aller/retour . Alors comment justifier cette limite stupide à 25km/h quand un vélo sec permet de s’en affranchir sans contraintes réglementaires ? Parce que d’après ton raisonnement un VAEiste à 30km/h sur une PC serait un dangereux criminel mais pas le cycliste en vélo « sec » à la même vitesse, j’avoue que j’ai du mal à saisir le raisonnement quand la seule différence entre les 2 est le poids du moteur et de la batterie (soit maxi 10kg) .

     

    Et c’est bien pour cela que personnellement je serais favorable à une vitesse maxi réglementaire de 35km/h par défaut pour toutes les PC et VV, ainsi les cyclistes « secs » n’en seront pas gênés car rares sont ceux qui l’atteignent, et tous les VAE y seraient acceptés quelle que soit leur puissance ou capacités tant qu’ils respectent la vitesse limite autorisée; les scooters et autre pachydermes motorisés en resteraient exclus . Sachant que cela n’empêche pas de réguler cette vitesse maxi à la baisse sur les portions qui le nécessitent vis à vis de la sécurité (ça se fait déjà) . Enfin cela n’enlève rien au principe de prudence que le code de la route impose . De cette manière on garde des pistes cyclables « sûres » car ceux qui voudront rouler plus vite que 35km/h ben ils prendrons les routes et pas les PC ni les VV .

    Le seul réel problème est que la stupide limite des 25km/h émane de l’UE, donc ça va être coton de s’en défaire :-/ .

  9. Abahli

    Pour avoir pratiqué les deux, il y a vraiment le avec moteur et le sans moteur. Des qui il y a moteur, l’esprit n’est plus le même, désolé. Et cet article ne m’aurait pas choqué dans une revue auto, c’est la même escalade. Passé une limite, il n’y a plus de frontière.

  10. Gillesgilles

     
    Quelques commentaires passent à coté de l’esprit de cet article faute soit d’une lecture attentive , soit d’expérience de terrain avec un VAE, soit de préjugés qui ferment le débat. La question des 25km/h est un sujet difficile qui divise et divisera toujours car chaque cycliste est différent. Chacun à ces contraintes et ces aspirations. Mais la limitation à 25hm/h n’est peut-être pas le paramètre essentiel.
     
    La proposition serait justement de maintenir 25km/h pour ce qui prétend être un vélo et créer enfin une législation claire pour tout ce qui irait plus vite.
     

     
    Permettre une évolution sur la puissance tout en restant dans une gamme acceptable, pour offrir un véritable véhicule pour les trajet domicile/travail du quotidien est le fond du sujet.
     

     
    Il est question d’élargir le domaine d’emploi du VAE car la demande existe en milieu rural et intercommunal soit au delà de 10 à 15 km de distance. C’est souvent sur les routes au milieu des voitures que s’effectuent ces trajets. Pouvoir conserver une vitesse de 25km/h grâce à un petit surcroît de puissance c’est alors maîtriser son temps de trajet, passer moins de temps sur la route et donc être moins exposé aux accidents et aux gaz d’échappement ,c’est réduire l’écart de vitesse avec les véhicules qui vous doublent, c’est avoir la possibilité de trouver des itinéraires parfois plus longs mais plus sûrs.
     

     

     
    La problématique des assurances est réelle , il ne s’agit pas d’écrire les vélos surpuissants sont des cyclomoteurs ,il faut un casque , interdiction de rouler sur les pistes cyclables et une assurance. Dans la vraie vie aujourd’hui ces contrats n’existent pas. Les cyclistes qui roulent avec des kits supérieurs à 250 W qui répondent à leur besoin sont hors la loi mais la faute à qui ? Pour pouvoir s’ assurer il faudra bien un réseau technique de contrôle et de certification, il existe déjà mais ne traite encore que les voitures….
     

     
    Les technologies connectés GPS et autres peuvent apporter des solutions concrètes . Utiliser un vélo de loisir puissant le WE et pouvoir en faire son moyen de transport dans la semaine en basculant sur le mode VAE 25km/h permettrait de rentabiliser son investissement. N’est il pas stupide d’ailleurs d’être obligé de transporter son vélo en voiture pour gagner son terrain de jeu hors voies publiques.
     

     

     
    Le sujet est traité ici aussi avec une approche plus technique qui apporte aussi un éclairage sur la réglementation en suisse.Bonne lecture.
     
    http://blog.ebikemaps.com/vers-une-nouvelle-legislation-pour-les-velos-electriques/
     

     

  11. JN

    Pour moi il faut distinguer la question de la puissance de celle de la vitesse. Pour avoir déjà essayé un vélo cargo doté d’une assistance 45 km/h, je trouve totalement déraisonnable d’autoriser ce genre d’engins sur des pistes cyclables. Comme le dit Abahli, avoir un moteur change totalement la mentalité : sur le cargo en question, je me suis retrouvé à 35 km/h en seulement deux tours de pédalier, sans m’en rendre compte. A l’inverse quand je roule à 35 voire 40 km/h en vélo sec sur certains tronçons de PC qui s’y prêtent, je me rends compte de la vitesse simplement en raison de l’effort à fournir pour l’atteindre. Quand il est trop facile d’aller (trop) vite, pourquoi s’en priver ?

    La puissance est une question différente. Parce qu’équiper indifféremment un vélo de ville et un vélo cargo capable de transporter 100 kg de charge avec une assistance de la même puissance me semble aberrant. Il faudrait pouvoir adapter la puissance de la motorisation en fonction du type de véhicule et de la charge à transporter, tout en maintenant la vitesse max bridée.

  12. Guillaume

    Quelques commentaires passent à coté de l’esprit de cet article faute soit d’une lecture attentive , soit d’expérience de terrain avec un VAE, soit de préjugés qui ferment le débat. La question des 25km/h est un sujet difficile qui divise et divisera toujours car chaque cycliste est différent. Chacun à ces contraintes et ces aspirations. Mais la limitation à 25hm/h n’est peut-être pas le paramètre essentiel.

    La proposition serait justement de maintenir 25km/h pour ce qui prétend être un vélo et créer enfin une législation claire pour tout ce qui irait plus vite.

    Pas d’accord, cela demeure stupide de brider les VAE à 25km/h quand un cycliste régulier les dépasse assez facilement sur un vélo SEC (sans aucune conséquence légale pour ce dernier contrairement au premier !!!) ! Le cycliste SEC peut rouler à 40 sur PC/VV sans soucis réglementaire alors que son homologue VAE ne le peut pas . Quelle justification y a t’il à cela ? Pour moi il n’y en a aucune et je ne vois pas comment on peut soutenir le contraire très franchement …

    D’autre part cela exclue du VAE légal sur PC/VV tous ceux qui ont besoin de parcourir des distances quotidiennes importantes (parce que sur 1heure de route celui à 35km/h fera 10km de + que celui qui plafonne à 25km/h) , donc ce type d’utilisateur continuera soit à être dans l’illégalité, soit il prendra sa bagnole, ou encore son scooter . Dans tous les cas il y aura toujours autant de véhicule motorisé de poids important (par opposition à un vélo, qu’il soit AE ou non) sur l’espace public …

    Une limite à 35km/h serait bien plus logique dans la mesure ou c’est la vitesse qu’atteindra un cycliste régulier en plein effort, cela permet de mettre 90% des cyclistes régulier (qu’ils aient une AE ou pas) sur un pieds d’égalité . La limite de puissance à 250w aussi est ridicule, 400w n’aurait rien de démesuré sur un biporteur ou un triporteur chargé et/ou en côte .

     

    Il est question d’élargir le domaine d’emploi du VAE car la demande existe en milieu rural et intercommunal soit au delà de 10 à 15 km de distance. C’est souvent sur les routes au milieu des voitures que s’effectuent ces trajets. Pouvoir conserver une vitesse de 25km/h grâce à un petit surcroît de puissance c’est alors maîtriser son temps de trajet, passer moins de temps sur la route et donc être moins exposé aux accidents et aux gaz d’échappement ,c’est réduire l’écart de vitesse avec les véhicules qui vous doublent, c’est avoir la possibilité de trouver des itinéraires parfois plus longs mais plus sûrs.

    Donc la question de la vitesse est bien « critique » comme je le dis, car entre un véhicule qui percute un VAE à 25km/h et un autre à 35 et bien cette dernière est la plus « favorable » (même si ça ne change pas grand chose sur l’issue finale si le « percuteur » arrive à 90km/h…) .

     

    La problématique des assurances est réelle , il ne s’agit pas d’écrire les vélos surpuissants sont des cyclomoteurs ,il faut un casque , interdiction de rouler sur les pistes cyclables et une assurance. Dans la vraie vie aujourd’hui ces contrats n’existent pas. Les cyclistes qui roulent avec des kits supérieurs à 250 W qui répondent à leur besoin sont hors la loi mais la faute à qui ? Pour pouvoir s’ assurer il faudra bien un réseau technique de contrôle et de certification, il existe déjà mais ne traite encore que les voitures….

    Là encore il est aberrant d’exclure les VAE surpuissants des PC et VV, cela reste des vélos et leur poids à vide n’a rien de similaire à celui d’un scooter 3 fois plus lourd, donc leur dangerosité potentielle n’a rien de comparable . L’énergie d’un scooter de 65kg (et encore je suis sympa, la grande majorité sont bien plus lourds!) à 45km/h c’est (en valeur absolue : poids en kg * (vitesse en km/h * vitesse en km/h) 131625 , celle d’un VAE de 20kg c’est 30375 soit 4,33 fois MOINS!!! (et ce sera peu ou prou la même avec un vélo sec!!!) .

    Donc il serait bien plus simple et cohérent d’établir une vitesse max par défaut à 35km/h sur les PC et VV tout en continuant d’en exclure les cyclomoteurs (ceux sans pédales) qui n’ont clairement rien à y faire vu leur poids et donc leur dangerosité .

    Personnellement je ne comprends pas pourquoi le fait d’évoquer vouloir imposer une limite de vitesse sur les PC et VV en échange de l’acceptation de tous les VAE sur celles ci est à ce point un tabou en France . Car dans le même temps tout le monde trouve normal et justifié qu’il y en ai pour les voitures !! Pour rappel les voitures de 60ch ou 200ch roulent sur les mêmes routes, il leur suffit de respecter les limitations de vitesse .

    Le législateur a été bien peu éclairé de mettre les VAE puissants dans la catégorie cyclomoteur car ils n’ont rien de commun avec ces machines que ce soit en terme de poids (et donc de dangerosité potentielle) et d’effort à fournir pour les faire avancer (sur un scooter/mobylette personne ne pédale hein) . Et de fait cela exclut leurs utilisateurs des infrastructures qui leur ont pourtant été dédiées …

    Imposer un contrôle technique et un GPS au VAE est une sacrée blague je trouve, car même les motos (motocyclettes), sans parler des cyclomoteurs, qui font pour certaines plusieurs centaines de kilos et jusqu’à 100chevaux n’y sont pas soumises ! Comment justifier qu’un truc de 20kg et de faible puissance (peu dangereux donc) soit davantage contrôlé et encadré qu’un 2RM 10fois plus puissant et lourd (donc très dangereux) ???

     

    Alors plutôt que votre usine à gaz ne serait il pas plus simple d’instaurer :

    – catégorie VAE augmentée jusqu’à 400w et 35km/h . Ce qui n’est pas une vitesse folle, preuve en est la limite en ville à 30km/h pour les voitures car à cette vitesse le risque mortel est quasi inexistant pour celui qui se fait percuter.

    – catégorie VAE + de 400w et maxi 45km/h assortie d’obligation de plaque/assurance/port du casque (à cette vitesse c’est justifié et peu diront le contraire) . En effet ces VAE n’ont rien à faire dans la catégorie cyclomoteurs car ça n’en n’est clairement pas, cela reste des vélos !

    – limitation à 35km/h (pour TOUS les vélos, AE ou pas) par défaut sur les PC et VV (limites plus basses possibles bien évidemment en fonction des circonstances) en contrepartie de l’acceptation de TOUS les VAE sur celles ci .

    Pour vérifier l’application de tout cela ben nul besoin de GPS ni de CT il suffit de faire des contrôles de vitesses (quelles que soient le type de voies) pour les vélos sur le plat, ça n’a rien de compliqué et ça se fait déjà . Ainsi ceux pris au dessus de 35 (qu’ils aient installé un kit ou qu’ils aient une machine d’origine) sans casque ni assurance ni plaque seront sanctionnés, ceux qui seront en dessous sont ceux qui respectent la législation, ils ne seront donc pas inquiétés . Et pour ceux qui veulent rouler au delà de 35 bah ils prendrons les routes et pas les PC/VV, et s’ils veulent les emprunter quand même (pour plein de raisons qui peuvent se comprendre) bah ils n’auront qu’à respecter la vitesse maxi imposée, tout simplement .

     

    Tout cela est très simple à mettre en place, ce ne sont que des textes réglementaires à modifier assortis de quelques contrôles pour lesquels les forces de l’ordre sont déjà formées et opérationnelles . Ainsi le cycliste n’a pas à se farcir de CT ni de pistage GPS par une énième autorité de contrôle qui sera forcément une usine à gaz administrative (Ne pas négliger qu’en France c’est notre spécialité) .

    Car en toile de fond il ne faut pas oublier qu’actuellement on est dans la situation ou le VAE utilitaire prends peu de parts de marché (dans l’absolu et en remplacement d’une voiture/scooter) car, au delà de son prix; d’une part il va trop lentement à 25km/h et reste peu performant en côte (limite des 250w), et d’autre part ceux qui souhaitent aller au delà légalement se retrouvent à affronter un bilan économique en faveur d’un scooter (qui reviendra moins cher!!!) .

    Donc ça n’est pas en rajoutant des contraintes aux VAE que l’on en fera des concurrents sérieux aux scooters … Or votre solution à base de GPS et CT va droit dans cette direction :-/ .

  13. anarkocyclo

    arrêtez de parler de limite à 25kmh pour les vae c’est l’assistance électrique qui s’arrête à 25kmh et non la limite max du vélo, rien n’empêche le cycliste dessus de dépasser cette limite en pédalant avec ces muscles,

    donc si on permet l’assistance jusqu’à 35km’h avec l’inertie ça va faire vute du 40kmh régulièrement et là ca devient dangereux sur des pistes cyclables

  14. Guillaume

    Sauf que :

    Passé les 25km/h avec un VAE et donc vu le surpoids du vélo il faut un sacré coup de pédale pour maintenir un 30km/h sans assistance, alors que ça ne sera pas le cas avec un vélo sec bien plus léger . D’autant qu’on trouve des commuters légers et performants pour pas trop chers alors que leur homologues VAE 250w/25km/h que l’on pourrait amener au delà de cette limite à la force du mollet et « sans en suer des ronds de chapeau » sont hors de prix … Donc pour certains publics une coupure à 35km/h serait intéressante dans la mesure ou sans VAE il ne feraient pas du tout de vélo (trop fatiguant, ils n’essayeraient pas le VAE sinon), néanmoins  la limite à 25km/h fait que ces mêmes utilisateurs font quasiment uniquement de la balade avec leur vélo assisté mais prennent la bagnole/scooter dès qu’il faut faire plus de 5km (bah oui 25km/h c’est pas bien rapide quand même, c’est suffisant pour se promener mais un peu juste pour le reste)  . Le fait que certains montent des kits « surpuissants » montre bien qu’il y a une demande de ce coté là .

    Par ailleurs des cyclistes sur vélos secs qui roulent à 40 sur les pistes cyclables il y en a déjà (certes pas beaucoup mais bon il y en a) sans hécatombe .

    On en revient donc à la solution que je propose (et je ne suis pas le seul) qui consiste à limiter la vitesse sur les PC et VV pour TOUS les vélos (avec AE ou sans) en contrepartie d’une augmentation à 35km/h de la vitesse de coupure de l’assistance pour les VAE . Se serait du 35km/h maxi que l’on soit assisté ou pas, ceux qui veulent rouler plus vite ben ils prennent les routes tout simplement . Ainsi aucun cycliste n’est exclu des PC et VV alors que c’est le cas actuellement pour les VAE catégorisés cyclomoteurs et quelle que soit la vitesse à laquelle ces utilisateurs cycliste empruntent ce type de voie . C’est totalement dogmatique et peu justifié .

    Le but serait quand même d’inciter le plus de monde possible à utiliser un vélo (AE ou pas) pour se déplacer, pas juste pour se promener . Or la norme VAE actuelle impose des machines faites  pour se promener, pas pour se déplacer sérieusement car leurs perfs sont inférieures aux vélos secs . Or vu que tout le monde n’a pas le physique pour faire du vélo sec on se retrouve envahi de scooters et autre engins réellement dangereux :-/ .

  15. Gillesgilles

    La vitesse max de l’assistance reste une vraie question et voila un débat à la hauteur du sujet, maisvouloir faire évoluer la législation européenne sur le paramètre vitesse maximum de l’assistance des VAE risque d’être bien long ,voire purement utopique car l’inertie administrative est puissante elle.

     

     

    Dans tous les cas et même si le débat sur la vitesse est loin d’être tranché , la situation actuelle doit être reconsidérée par le législateur car il y a urgence. Il n’est pas possible de trouver un contrat d’assurance pour un système aujourd’hui considéré comme illégal , car  »surpuissant » avec seulement 400W.

     

    En comparaison , la question des drones par exemple qui faisaient de l’ombre sur les centrales nucléaires , sans en faire sur les lobbies a été bien vite tranchée.

     

    Ce n’est pas aux bénévoles de faire le travail de réflexion des élus, ils pourront toujours solliciter les fidèles de Carfree pour écrire avec passion les amendements d’une future loi qui éclaircirait enfin tout cela.

     

  16. phanou

    L’éloge de la vitesse sur carfree, non mais je rêve !

    Arrêter l’assistance à 35 ou 40 km/h au lieu de 25 ? Et pourquoi ne pas laisser les scooters et motos circuler sur les pistes cyclables alors ? Il suffirait d’y limiter la vitesse et d’obliger les vélos secs à avoir un compteur de vitesse, comme ça on pourra aussi y installer des radars ! Et puis tant qu’on y est, on passe la vitesse à 45 km/h en ville pour tout le monde et plus besoin de pistes cyclables ! Et puis débrider la puissance permettra de se mesurer pour savoir qui a le plus gros vélo, qu’est-ce que c’est chouette !

  17. Raph

    Je suis le seul à trouver hallucinant que l’on puisse installer des mouchards GPS sur des vélos ?

    Sinon, le débat portant sur la ségrégation des VAE selon qu’ils peuvent atteindre 35 ou 45 km/h me parait futile tant les VAE sont rares… En exclure les motos et scooters, eux légions, me semble plus urgent. Soyons fous, interdisons aussi le stationnement des voitures et camions sur celles-ci (les chauffeurs de taxi/uber vont me détester, mais je prends le risque).

    Pour ma part, devant doubler mon trajet maison-taff, j’ai décidé d’acquérir une nouvelle monture. Pour la moitié d’un VAE, j’ai opté pour une bête de course légère, 25 km/h de moyenne sans trop transpirer et la possibilité de monter 6 étages même quand l’ascenseur est en panne. Et si je veux aller à plus de 45 km/h, je ne me repose pas sur EDF.

  18. emmp

    Raph : non, on est au moins deux à avoir frémi en lisant cette suggestion de biguebrozerisation générale.

    Je partage aussi ton point de vue sur l’appareil à deux roues à acquérir. Braves gens, si vous aviez essayé un vrai bon vélo léger et solide, adapté à vos capacités physiques et à votre trajet courant, vous seriez moins tentés d’acheter un vélo atomique. Pour ma part, j’ai été impressionne par la différence entre mon ancien vélo et le nouveau, rien que parce que les braquets ne sont pas les mêmes. Trop souvent, les gens qui tentent de se rendre au boulot à vélo « pour voir », pour changer d’habitude, le font avec un bidule mal conçu ou pas ad hoc, et ils en déduisent qu’ils ne sont pas cap ou qu’il leur faut un vélo atomique. Rien qu’en progressant sur ce point, on pourrait mettre pas mal de ouatures au garage.

  19. Gillesgilles

    Pour les plus sportifs, avec un vélo léger  ça roule, bien sûr, mais si on veut élargir l’utilisation des VAE encore trop rares au plus grand nombre , à la diversité des utilisateurs potentiels , à la possibilité de transporter une charge , ne faut il pas faire évoluer le domaine d’emploi du VAE afin justement de grignoter des parts modales aux voitures, scooters, et motos ?

    Il est principalement  question d’une évolution sur la puissance. L’idée n’est pas d’aller vite , mais moins lentement et cela quelles que soient les circonstances,(pente, vent ,longue distance,chaleur), ou les aptitude(surpoids, âge).

    La question du parking de nuit est en effet  un frein réel à l’acquisition d’un VAE si on ne possède pas un garage. La balle est dans le camp des municipalités , des associations, des collectifs pour faire bouger les lignes  car au-delà  des lois nationales  c’est bien localement qu’il faut agir. http://lamassecritique.fr/wp/?p=8314 .

     

     

     

  20. Pédibuspedibus

    si on veut vraiment faire « technophile », pour capter un liseret de part modale gnognole, pourquoi ne pas « améliorer » le biclou sec en lui incorporant non pas une classique recharge à accus mais un dispositif pneumatique – bouteille d’air comprimé, à lover dans le cadre – où l’on transformerait de l’énergie cinétique en énergie potentielle, en écrêtant la vitesse dans les descentes, ou sur le plat en moulinant un peu plus fort, histoire de gérer les efforts à prévoir sur le parcours…?

    le seul hic ce serait l’effet du phénomène adiabatique, avec la condensation sur la bouteille en stade décompression, et la chauffe en décompression, chose qu’on peut dissimuler sous une enveloppe isolante…

    reste bien sûr le génial mécanicien bidouilleur pour fabriquer ça, le diffuser, le faire savoir, voire le commercialiser…

    adieu alors le sur-poids du biclou, les métaux lourds, et surtout la tentation d’engrener dans le système nucléocracrate du vélo électrique, ne serait-il qu’à seule récupération/gestion électrique…

  21. Pédibuspedibus

    erratoum atchoum :

    au lieu de « chauffe en décompression » lire « chauffe en stade compression »…

  22. Gillesgilles

    On ne sait qu’elle technologie de stockage l’emportera il y a d’autres options que les batteries, dont la pile à combustible . Les volants d’inertie ou les systèmes pneumatiques  pourraient dans certains usages comme les vélos bus donner un coup de pouce au démarrage, mais la question de l’évolution de la réglementation demeure.

    Nous rencontrons souvent sur les pistes cyclables et les voies vertes, des famille avec poussettes, de jeunes enfants à vélo,des skatters, des promeneurs avec ou sans chien.La notion d’écart   de vitesse  prend là tout son sens.  C’est peut être justement sur les PC  qu’il faudrait imposer à tous une limitation cohérente quitte à  autoriser un peut plus quand le VAE reprend la route au milieu des voitures, des motos, des camions qui doublent  à 90km/h. Pourquoi les VAE ne pourraient ils pas profiter des outils modernes pour gerer cette problématique automatiquement comme le feront  les voitures autonomes d’après demain.Gouverner c’est prévoir.

  23. emmp

    « phénomène adiabatique, avec la condensation sur la bouteille en stade compression »… Ouaaouh… J’a rin compris.

    Pedibus, c’est donc toi qui as appris la mécanique à Gaston Lagaffe ? Ça m’a l’air explosif, ton truc. Restons simples, que diable, restons simples.

  24. Zaph

    Trop belles toutes ces technologies….

    Aujourd’hui certains demandent de relever les seuils de puissance et de vitesses en jurant que les utilisateurs seront responsables ,qu’ils ne dépasseront en aucun cas ces nouvelles limites etc etc …..

    Et demain ?

    Encore de nouvelles techniques, des batteries encore plus performantes, des vélos encore plus puissants et des nouvelles demandes de relever les seuils.

    Vous voulez reproduire la course à la puissance, à la vitesse qui sont la philosophie des constructeurs automobiles et de publicitaires.

    Pour une fois sachons nous contenter de ce qui existe , apprécions ces aides techniques sans toujours en demander davantage.

  25. eghza

    Super comme ça on aura des vélos à 45km/h sur des pistes cyclables avec les autre cyclistes, des enfants à vélos, joggeurs avec chien…. et puis ensuite, comme ça parait quand même dangereux alors on pense que ce sera une bonne idée d’imposer à tous des limites de vitesse…

    Quelle idée magnifique, on pourra aussi rajouter des contrôles radar, des dos d’ânes, des assurances obligatoires pour tous et casques de motos (parce qu’à 45km/h, un casque de vélo, ça ne sert plus à rien, hein !)….et pourquoi pas un permis vélo ? Comme ça, exit les sales gosses qui font des écarts sur la pistes, les vieux qui vont trop lentement. Comment ça le tricycle la bas, il a pas d’assurance  ? et cette poussette, elle n’est pas immatriculée ?

    Comme ça on pourra foncer dans les gens à 25km/h sur une voie verte encombrée le dimanche, mais se prendre une prune à 30 le lundi matin alors qu’il n’y a personne. Que des codes, des lois, des normes. Exit le bon sens et la simplicité. Exit la liberté.

    Non peut être que le plus simple, c’est que les véhicules à moteur restent sur les routes pour véhicules à moteur et que les pistes et voies vertes soient réservées aux véhicule à traction humaine.

  26. Pédibuspedibus

    oui eghza, que des vélos secs sur les chemins poudreux ou goudronnés, encore appelés « pistes cyclables », là où l’on peut encore rencontrer le troubadour pas pressé à guitare sèche…

  27. Guillaume

    Super comme ça on aura des vélos à 45km/h sur des pistes cyclables avec les autre cyclistes, des enfants à vélos, joggeurs avec chien….

    Personne ici n’a parlé d’autoriser du 45km/h sur PC et VV hein, pas la peine de t’enflammer …

    et puis ensuite, comme ça parait quand même dangereux alors on pense que ce sera une bonne idée d’imposer à tous des limites de vitesse…

    Comme ça on pourra foncer dans les gens à 25km/h sur une voie verte encombrée le dimanche, mais se prendre une prune à 30 le lundi matin alors qu’il n’y a personne. Que des codes, des lois, des normes. Exit le bon sens et la simplicité. Exit la liberté.

    Sauf actuellement on rencontre déjà des cyclistes sur vélos secs à 35km/h sur les PC et VV alors pourquoi pas une limite de vitesse ? Après tout les enfants sur piste cyclable aussi ont le droit d’être protégé des vélos secs qui vont actuellement parfois plus vite que les VAE non ?

    En quoi cela serait il une atteinte grave aux libertés ? En quoi limiter la vitesse à TOUS LES VÉLOS sur les portions très fréquentées ou dont la visibilité est réduite serait problématique ?

    Tu parles bien des joggeurs avec chien et des enfants à vélo . Ils n’ont pas le droit à la sécurité sur les PC et VV eux ? S’ils se font percuter par un vélo Sec qui roule trop vite y’a pas de soucis mais si c’est un VAE ce serait différent selon ton point de vue ?

    Non peut être que le plus simple, c’est que les véhicules à moteur restent sur les routes pour véhicules à moteur et que les pistes et voies vertes soient réservées aux véhicule à traction humaine.

    Un VAE est un véhicule à propulsion humaine, certes il est assisté mais il faut pédaler donc cela reste un vélo . Alors pourquoi lui interdire l’accès aux PC et VV ? Il n’a pas le droit à cette sécurité lui ? Il est assisté donc c’est forcément un méchant c’est ça ? Et donc faudrait nécessairement qu’il se mette en danger sur les routes au coté des voitures qui roulent beaucoup beaucoup plus vite que lui ?

    Il n’y a rien de simple dans ta solution, c’est du tout ou rien et ça ne change rien par rapport à actuellement; sauf que la vie est faite de nuances et que si on peux augmenter le nombre de cyclistes qui utilisent un vélo pour se déplacer au travers d’une évolution de la loi c’est toujours bon à prendre je pense . En effet si un cycliste (fut il assisté) en +, est un automobiliste en moins, alors la solution sera toujours meilleure qu’actuellement . Car ce ne sont pas les cyclistes (assistés ou non) qui tuent des piétons et des cyclistes, ce sont les voitures et scooter qui font cela, car leur force d’impact (à cause de leur poids!) en cas de choc n’a rien de comparable à celle d’un cycliste même assisté !

    Ces questions méritent un VRAI débat sans dogmatisme mais avec au contraire du pragmatisme pour des solutions nouvelles . Instaurer une/des limite(s) de vitesse sur PC et VV aurait au moins le mérite de ne laisser personne sur le bord de la route sans compromettre la sécurité (cela permettrait même de l’augmenter sur les tronçons « dangereux »), par ailleurs c’est une solution très simple et peu couteuse à mettre en place (un texte de loi, des panneaux, des contrôles de temps en temps) .Après si tu as peur que l’on t’oblige à passer un permis pour faire du vélo je pense que tu t’angoisse pour rien dans la mesure ou il n’y en n’a pas besoin pour conduire un scooter ou même un quadricyle à moteur (les voitures sans permis) .

  28. Gillesgilles

     

    Ces questions méritent un VRAI débat sans dogmatisme mais avec au contraire du pragmatisme pour des solutions nouvelles

     

     
    C’est bien là l’idée de cet article, mais comment faire pour que les lignes bougent ?
     
    A vélo on se sent parfois lent, petit et vulnérable sur les routes nationales ou en abordant un rond-point fréquenté. Ce sentiment n’existe pas sur une PC ou une VV. L’étroitesse de la voie, la proximité des arbres, du mobilier n’incite pas à la vitesse. Là, le concept de vitesse maximale recommandée serait peut être à développer. Un simple radar pédagogique pouvant dans les zones sensibles rappeler qu’il convient de respecter les autres usagers.
     
    Pour tous les VAE , la vitesse maximale avec assistance pourrait être de 25km/h par défaut. Les plus puissants seraient alors dotés du système de commutation automatique qui permettrait de libérer les watts quand le VAE revient sur route. Une puce GPS coûte quelques euros, un système de gestion automatique produit à grande échelle ne serait pas bien onéreux. En cas de dysfonctionnement, perte du signal ou défaut d’alimentation la vitesse serait à nouveau bridée .Ainsi en s’appuyant sur la technologie les lignes pourraient enfin bouger. Les Quads bien moins vertueux, puants et bruyants ont bien reçu le précieux sésame eux
     
    Même avec l’aide de la technologie la question de la réglementation resterait entière. Créer des classes de puissance pour tous les VAE, gérer la problématique des kits plus ou moins puissants montés par les usagers en prenant en compte la capacité du freinage (avec disques ou avec patins) et en s’appuyant sur un réseau de contrôles techniques pour valider des homologations personnalisées, proposer des contrats d’assurance adaptés au différents profils.
     
    Ces questions de transport, d’urbanisme, de pollution ,de bruit intéressent-elles les candidats à la présidence, dont l’un deux devra nommer son premier ministre qui lui tachera d’avoir une majorité à l’assemblée. On peut toujours essayer de faire suivre et de leur demander de prendre par au débat …sait on jamais. Donc ….faire suivre.
     

     

  29. eghza

    Alors peu, très peu, très très peu de personnes  roulent à 35km/h à vitesse constante sur les voies vertes et pistes cyclables. C’est pourquoi moi et mes enfants nous y sentons tout à fait en sécurité lorsque nous nous y déplaçons.

    Cette vitesse est parfois atteinte en pic ( je suis passée devant un radar pédagogique une fois sur une ligne droite sans personne en forçant ma vitesse exprès : j’étais à peine en dessous), mais elle n’est pas conservée que sur quelques mètres, quand on le fait exprès. Les cyclistes « sportifs » en peloton qui  atteignent et la maintiennent cette vitesse  facilement, nous ne les croisons pas sur ces voies vertes.

    Maintenant, ces « vélos » à moteur gardent cette vitesse constante, de plus ce sont souvent des personnes qui « se mettent » au vélo et qui ont donc moins l’habitude et les réflexes du vélotaffeur de longue date. Elles ont l’habitude du comportement automodébile  où les plus rapides sont prioritaires et les plus lents doivent faire attention. Elles ne s’attendent pas à ce que des enfants n’ayant aucune idée du code de la route fassent des écarts ou s’arrêtent d’un coup sans prévenir. Les rares fois  où j’ai vu des comportements dangereux, c’était de la part d’un vélo éléctrique, qui n’allait peut être qu’à 25km/h d’ailleurs.

    Et si je parle de 45km/h dans mon post, c’est bien parce que c’est à cette vitesse là que sont réglés les « nouveaux » vélos électriques (gitane erocks, moustache friday etc.).

  30. Guillaume

    Concernant les vae à 45km/h :

    Malgré ce que peuvent en dire leurs vendeurs/promoteurs, ce ne SONT PAS des VAE au sens de la législation, mais des cyclomoteurs .

    Donc l’usage de ces machines n’est pas autorisé sur PC et VV (ce qui est compréhensible à cette allure) mais peu défendable dans le cas ou l’utilisateur roulerait plus doucement (20 ou 25km/h par exemple) . À cette dernière allure le différentiel d’énergie d’impact entre un vélo sec et un AE n’est pas significatif car la différence de poids est assez faible .

    Néanmoins pour en avoir déjà croisé quelques un, très clairement leur utilisateurs ne respectent pas les obligations légales de plaque/assurance/port du casque qu’elle que soit la vitesse à laquelle ils roulent . Il serait intéressant de sonder les vélocistes qui en vendent pour connaitre le discours de ceux ci vis à vis de ces équipements/obligations . Je présume peut être mal et à tort mais cela m’étonnerai qu’ils insistent sur ce point tant cela va à l’encontre de l’aspect commercial (d’autant que le prix est stratosphérique) . Un rapide coup d’oeil sur les sites internet qui en vendent montre que l’information sur les contraintes légale est, soit totalement passée sous silence, soit parcellaire, la publicité complète des impératif légaux (que l’on constate quand même heureusement) n’est en tout cas apparemment pas la norme …

    Concernant les piste cyclable et voies vertes : les emprunter oblige à respecter le code de la route et ses impératifs à savoir la prudence et d’adapter sa vitesse aux circonstances même en l’absence de limitations de vitesse . Pourtant et de mon point de vue des limitations de vitesse à certains endroits (très/trop fréquentés ou à visibilité réduite) ne feraient pas de mal que ce soit pour les vélos secs ou AE . D’autant que je serais plus nuancé que vous sur les vitesses supérieures à 25km/h, même en vélo sec elles ne sont pas, selon mon point de vue, si épisodiques que cela ni spécifiques à des pointes/pics .

     

    À propos des solutions évoquées par l’auteur de l’article, si suis en accord avec le diagnostic (la législation est dogmatiquement limitante, particulièrement sur la puissance, et excluante pour certains utilisateurs) je suis en désaccord flagrant avec les méthodes de mises en œuvre qu’il préconise .

    D’une part car le GPS n’a rien de fiable (la précision des puces et très inégale en fonction de leur classe), par exemple qui n’a jamais raté une sortie d’autoroute? Et pu alors constater que le GPS qui suppose qu’on l’a pourtant prise met systématiquement plusieurs centaines de mètres à s’en rendre compte; ainsi toutes les PC et VV longeant des routes seraient concernées par ce problème (le système ne pourrait pas savoir quelle voie on emprunte réellement) . D’autre part car le coût ne tient pas au prix de la puce mais à celui de la cartographie . Cette dernière est par ailleurs inexistante à l’échelle nationale à l’heure actuelle et serait de surcroit très difficile à mettre en place car les acteurs de celle ci sont différents du fait que les différentes voies dépendent de gestionnaires différents en fonction de leur type . Au delà de ces 2 aspects il existerait une insécurité juridique face au délai de mise à jour des cartes . Une carto pas à jour (ce qui est fondamentalement le cas, on ne met à jour qu’à posteriori de la réalité!), que ce soit volontaire ou non, induirait que certains utilisateurs se retrouveraient dans l’illégalité sans même le savoir … Qui serait alors responsable ? L’éditeur de la carte ? l’utilisateur final qui n’a pas fait ses mises à jour ? celui qui n’aurait pas signalé les travaux réalisés ? beaucoup d’imbroglios en perspective dans tous les cas .

    Il ne faut pas non plus négliger ce que demande l’utilisateur final, or il ressort des diverses études que celui ci veut des choses simples mais surtout pas des gadgets technologiques connectés (la plupart du temps totalement inutiles) . Le succès du vélo tient notamment à cela, c’est une machine simple, que tout un chacun peut dépanner/réparer, et par conséquent fiable . C’est actuellement l’inverse de ce propose le VAE, la moindre panne ne sait pas être diagnostiquée par 95% des vélocistes qui en vendent, fut elle un simple faux contact électrique; le vélo est alors tout simplement immobilisé pour une durée qui peut parfois être très longue en fonction de la réactivité du fournisseur de pièces (parfois le vélo doit carrément être renvoyé au fabricant pour diagnostic!) . Le succès des kits que les utilisateurs se procurent tient aussi à cela, ceux qui les achètent choisissent après s’être bien souvent correctement renseigné/documenté et seront + à même de dépanner en cas de besoin (de plus la machine peut facilement redevenir un vélo « sec ») . Rajouter des contraintes techniques légales supplémentaires n’arrangera pas le problème .

    Enfin il ne faut pas oublier que ce n’est pas en rajoutant des contraintes technique (Contrôle technique vélo, traçage GPS) aux cyclistes que l’on favorisera la pratique du vélo (fut il electrique) . Et puis comment les justifier quand scooters et motos n’y sont pas assujettis alors que bien plus dangereux .

    Je pense donc que les solutions proposées par l’auteur de l’article sont sont soit irréalistes (ou très compliquées), soit très chères à mettre en place (le CT c’est pas gratuit, la mise à jour des cartes non plus), voire les 2 à la fois .

    Alors qu’établir des limites de vitesse sur les PC et VV pour les assortir de contrôles, même épisodiques, serait infiniment plus simple, bien moins onéreux pour l’ensemble des acteurs (utilisateurs et contrôleurs), et moins excluant pour tout le monde . Cela aurait de plus le mérite de réellement « faire la chasse » au scooters qui empruntent les PC et VV à des vitesses excessives en plus du fait qu’ils n’en n’aient nullement le doit (ce qui se comprends volontiers vu leur poids et donc leur énergie d’impact en cas de choc) .

    Mais tant que le sujet des limites de vitesse sur PC et VV restera tabou et/ou clivant on n’avancera pas (malheureusement) . Personnellement j’y suis favorable bien qu’utilisateur quotidien de ces infrastructures .

  31. Axelos

     

    Un Vélo à Assistance Électrique, est, comme son nom l’indique un vélo équipé d’un petit moteur ayant pour intérêt à assister le cycliste lorsqu’il pédale.

     

    J’y étais totalement opposé lors de l’arrivée de cette nouvelle technologie, puis, avec le temps il est vrai que je lui ai trouvé de nombreus intérêts : transport de charges, déplacement avec de nombreux dénivelé, idéal pour les personnes ayants des incapacités physiques.

     

    On parle ici de limitation technique ? J’ai vu une grand-mère monter une longue cote très raide tranquillement sans essoufflement et rapidement, là ou moi je mouline pour la monter à la vitesse du pas …

     

    Si ça c’est pas suffisant pour un VAE, que voulez-vous de plus ?

     

    Bref, moi ce qui me chiffonne, c’est la tournure VAE débridé. Je en suis pas contre des véhicules à assistance électrique plus puissant, qui j’imagine pollue mois qu’un simple cyclomoteur, mais opposé à leur nomination VAE. Pour moi ils doivent simplement porter un nom tel que CAE : Cyclomoteur à Assistance Électrique.

     

    Sinon concernant les commentaires, attentions à ce que vous désignez comme pistes cyclables, car une piste cyclable est tous simplement interdit aux piétons.

     

     

  32. Gildas LemaitreR. Tia

    Alexos résume bien le problème.  : là où chacun veut voir midi à sa porte, il faut revenir aux raisons qui ont conduit la réglementation à maintenir le VAE (250W en pédalant à moins de 25 km/h) dans la catégorie vélo (pas d’assurance spéciale ni de casque obligatoire). Cette réglementation concerne le cycliste urbain pour qui une assistance légère (puissance d’un batteur à oeuf !) est envisageable sans pour autant qu’il modifie cet usage urbain. La facilité de pédalage est une façon de développer l’usage du vélo en ville.

    Il devient nécessaire de qualifier différemment les vélos équipés de moteurs plus puissants et/ou avec une assistance au-delà de 25 km/h. La proposition d’Axelos d’une catégorie nouvelle « cyclomoteur électrique » est  intéressant pour éviter que la réglementation actuelle des VAE urbain n’évolue vers un port du casque et d’une assurance obligatoire pour tous.

  33. Gwen

    Concernant les vendeurs de cyclomoteurs électriques improprement dénommés « VAE », ils doivent normalement le vendre avec un certificat de session et une carte grise, comme tout cyclomoteur ou toute voiture… L’importateur ne doit-il pas déclarer ces véhicules à l’entrée en France ? Ces véhicules soumis à immatriculation ne sont-ils pas inventoriés quelque part ?

    Sinon pour les bandes & pistes cyclables, elles sont en effet interdites aux piétons (R. 110-2). Par contre une municipalité peut y autoriser la circulation d’un cyclomoteur (R. 431-9, R. 415-15). Sur les panneaux, ça se traduit par l’ajout d’un panonceau M4d2 (cyclomoteur en forme de mobylette) sous le panneau carré « voie conseillée pour cycles » C 113 ou « voie obligatoire pour cycles » B 22a.

  34. Pierre

    Au delà de 25 km/h avec assistance, il ne s’agit plus de vélo … mais plutôt d’une mobylette électrique … Si vous voulez aller plus vite que 25 km/heure roulez en vélo classique ça vous fera les cuisses !

    Quand à ceux qui ont réellement besoin d’une assistance électrique je ne pense pas que la recherche de vitesse soit leur préoccupation principale.

     

     

  35. Daniel

    La solution qui coûte, elle est simple. Des pistes adaptés pour tout type de déplacement. Mais là c’est autre chose, pas sûr que les mentalités l’acceptent.

    La solution gratuite,être civilisé, mais là encore on préfère mettre des contraintes. Si tout le monde gueulait sur les incivilités au quotidien, on en serait pas là.

  36. Emmanuel

    Ce texte et de nombreux commentaires sont obsolètes :

    « Au risque de me répéter, il ne faut pas rêver : la réglementation européenne restera à 25 km/h avec pédalage.  »

    Eh bien non :

    Juillet 2016  : l’UE dit clairement que l’assistance au pédalage n’est pas obligatoire dans la norme « VAE ». La norme européenne est : 25 km/h, 1kW, pédalage ou non. Sans pédaler, avec ce kW de puissance, on pourra donc bien tenir le 25 km/h dans les côtes ou du vent de face.

    Première conséquence : le nouveau code de la route belge de Septembre 2016 crée la catégorie « vélo motorisé » pour désigner ces « VAE sans pédalage ». L’assurance devient obligatoire, et il est interdit aux moins de 16 ans. Mais pour autant, pas de casque, pas de plaque, le droit d’aller sur les pistes cyclables, et même le droit de toucher l’indemnité vélo de ce pays.

    Ce n’est donc pas une blague : dès aujourd’hui, en Belgique on peut toucher l’indemnité kilométrique vélo sans donner un coup de pédale 🙂 [info vérifiée en demandant à l’administration belge]

    Ca c’est le factuel.

    Ces décisions sont récentes,  on peut penser que les industriels qui ont fait ce lobbying pour créer cette catégorie de « vélos – scooters électriques légers » vont annoncer leurs nouveaux produits bientôt.

    Maintenant mon hypothèse : tout les réseaux d’influences poussent à l’électrification des moteurs. Loin d’y être opposés, les fabricants de voitures électriques voient à lon avis d’un très bon oeil tout véhicule électrique qui va aller dans le sens de la création d’un réseau de bornes de recharges (un gros point faible actuel). Ouvrir des bornes en ville pour quelques voitures hors de prix, c’est délicat politiquement. Alors si le prétexte peut être les vélos…

  37. lyonavelo

    Comme d’autres dans les commentaires cette question de la vitesse me pose problème.

    Un vélo, sans permis, pouvant emprunter pistes cyclables et voies vertes ça doit rester à propulsion humaine, ou alors limité à une vitesse raisonnable comme les 25km/h existants.

    Et ce pour les raisons déjà évoquées par d’autres commentaires.

    Le cycliste qui va à 40km/h par la seule force de ses cuisses ne le tient pas longtemps. Et s’il le tient c’est qu’il fait souvent du vélo, qu’il le maîtrise, et qu’en fait il ne va pas emprunter souvent la piste cyclable pour ce genre de sortie mais plutôt la route.

    Les pistes cyclables utilitaires de villes doivent être conçues pour être efficaces et rapides, mais 25km/h c’est déjà pas mal, d’autant que c’est en fait 27km/h que l’on a en pratique. Je le vois d’ailleurs très bien sur les pistes cyclables, les VAE doublent la grande majorité des cyclistes (vélos-taffeurs) à cette vitesse, donc pour une bonne cohabitation ne pas aller au-delà me semble une bonne chose. D’ailleurs à Copenhague quelle est la vitesse prévue pour l’onde verte des feux cyclistes ? 20 ou 25 je crois.

    Je n’ai rien contre des VAE allant plus vite, mais avec permis, plaque, et casque.

    On peut d’ailleurs imaginer un système bonus-malus favorisant ce genre de VAE face aux autres solutions motorisées, là est peut-être un combat plus intéressant.

    Pour finir je ne comprend pas bien ce que fait cet article sur carfree, qui est plutôt à critiquer une vision techniciste de la société, faire l’éloge de la lenteur…

     

     

     

     

  38. Emmanuel

    « With that, the Commission has now confirmed that all types of electric bicycles up to 25 km/h and 1 kW fall under L1e-A [= la norme « VAE »]. This means that the bicycle may be equipped with a motor, which only assists provided you pedal, or with a motor that propels the bike by itself or with a combination or a choice of these systems.
    There was a very strong opposition to this interpretation [mais c’est bien elle qui a gagné]. »
    http://www.bike-eu.com/laws-regulations/nieuws/2016/7/european-commission-confirmed-categorization-speed-e-bikes-10126788
    Sans être expert moi-même, je note que dans les tribunes sur les divers traités, il a été dit clairement que ces précisions formelles sur les normes ont la même valeur que la norme visée (d’où la crainte que certaines décisions lourdes de conséquences se prennent avec peu d’intervenants).

    Quant au code belge, il est lui plus clair :
    https://pbs.twimg.com/media/Ct_rM-dWgAAqoTT.jpg
    Et la réponse de l’administration belge sur le fait qu’un usager d’un vélo autonome (peut-on dire « cycliste » ?! 🙂 ) peut demander l’indemnité kilométrique :
    https://twitter.com/EmmanuelSPV/status/783242849768894464

  39. Gildas LemaitreR. Tia

    Dont acte, la norme européenne  168/2016 (et non 68/2016 comme écrit dans le lien), institue une sous-catégorie L1e-A, appelée « Vélo à moteur » :

    9. vélos à pédalage équipés d’un mode de propulsion auxiliaire dans le but premier d’aider au pédalage, et
    10. l’alimentation du système auxiliaire de propulsion est interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/h, et
    11. puissance nominale ou nette continue maximale 1 ≤ 1 000 W, et
    12. un vélo à moteur à trois ou quatre roues répondant aux critères spécifiques supplémentaires de sous-classement 9 à 11 est considéré comme techniquement équivalent à un véhicule L1e-A à deux roues.

    La catégorie mère concerne les véhicules de moins de 4m de long et de moins de 1m de large.

    On peut donc électrifier un triporteur ou un pousse-pousse ou un engin à 4 roues pourvu qu’ils fassent moins de 1m de large et que l’aide se coupe au-dessus de 25km/h.
    La notion d’assistance au pédalage est élargie. Il n’y a pas obligation de pédalage pour bénéficier de l’assistance et la puissance maximale est de 1000W.
    Le domaine d’application va bien au-delà de notre classique VAE. Les fabricants de VTT électriques pourront vendre des engins qui montent aux arbres. Par comparaison, les champions du Tour de France développent 400W dans les cols. Les Segway et autres 2 roues mono-essieux, mono-roues, trottinettes, les skates, les tricycles, quadricycles et vélos couchés, les fauteuils de handicapés, tous électrifiés… semblent entrer dans le moule. VTT sportif, VTT de promenade qui peut aussi servir de vélo de ville, VTC, vélo de cyclo-tourisme, vélo de route sportif ou semi-sportif, vélo de ville électrique par construction, vélo de tous types équipé d’un kit de motorisation électrique, vélo cargo, vélo avec remorque, vélos poussé par sa remorque électrifiée, tandems, caddies,… les technologies et les usages se télescopent. Appliquer 1000W sur tous ces types d’engin laisse perplexe.
    Appliquer 1000W sur un vélo de 70kg (20kg+50kg) demande des qualités de pilotage exceptionnelles que n’ont pas les cyclistes urbains (sauf à réguler l’accélération avec un capteur de vitesse instantanée très réactif, autre que le simple capteur qui mesure la durée de chaque tour de roue). Espérons que les réglementations nationales éviterons le piège avant qu’il n’y ait de graves accidents, en se basant sur l’usage et non sur la technologie. La Belgique a raison de différencier vélo électrique et vélo motorisé. La réglementation française (pédalage, 250W, 25 km/h) n’est finalement pas si mal, même si beaucoup la jugent restrictives – surtout par rapport à leur propre usage de cycliste à bons mollets.

    Pour l’anecdote : le mot “Vélo est l’apocope du mot “vélocipède” : (1804) Mot composé du latin velox, velocis (« rapide, véloce ») avec le suffixe -pède : « aux pieds rapides » → voir vélocifère.
    C’est, au départ, un appareil de locomotion formé d’un siège sur deux ou trois roues, mû primitivement par la pression des pieds sur le sol, et plus tard au moyen de pédales. Le Littré nous permet de vélocipéder !

     
    Petite réflexion d’un autre ordre : les VAE commencent à investir les routes de montagne, instillant un malaise moral entre ceux qui grimpent – lentement – à la seule force de leurs mollets et ceux qui grimpent aussi et doublent en sifflotant, aidés qu’ils sont par un moteur de la puissance d’un batteur à oeufs. Avec la puissance d’une grosse perceuse électrique, le malaise sera quadruplé. “C’est ça la vie !”.

  40. Gillesgilles

    Les lignes européennes seraient donc en train de bouger.

    Belle analyse de la nouvelle donne. Il faudra cependant probablement faire le tri dans cet amalgame d’engins multi-formes qui se trouveront dans une seule et même sous-catégorie pour dire qui peut rouler ou? Qui doit être assuré ? Quelle assurance?

    Avec cette sous-catégorie L1e-A, la question des kits sera encore plus critique car la résistance des cadres et le freinage devront être en correspondance avec la puissance du moteur. Qui sera habilité à dire que l’ensemble roulant assemblé par un usager est cohérent ? Sur quels critères ? Le réseau des contrôles techniques auto ? Le réseau des ateliers vélo participatifs et solidaires ?

    Il y à donc  bien et peut-être de manière plus urgente qu’initialement pressenti un gros travail à fournir en France de la par des législateurs  comme des assureurs, sans parler de la formation technique de la police qui devra sur le terrain contrôler que chacun est bien « dans les clous » et à sa place.

     

     

  41. DAVIDOF

    Moi qui utilise tous jours mon VAE pour aller bosser , je trouve largement suffisante  la puissance légale et la limitation à 25 km/h . pourtant je suis sur les collines niçoise avec un gros dénivelé quotidien . Je ne trouve pas utile d’avoir plus de puissance bien au contraire .   Par contre rendons le casque obligatoire et arretons la course à la puissance . un vélo doit restè un vélo même si   certains constructeurs  veulent vendre de la vitesse et de la puissance ne soyons pas dupe !

  42. Gillesgilles

     
    Le besoin dépends bien de l’usage.
     
    Faire 4 à 5 kilomètres même en montée sans pouvoir atteindre 25km/h parce que avec 250W c’est un peu juste ne présente en effet pas un gros problème.
     
    Pour un trajet cours en montée entre un vélo qui grimperait à 25km/h et un qui ne passerait pas les 15 km/h l’écart de temps à l’arrivée sera de l’ordre de 7 à 8 minutes et ce sera tous les jours pareil.
     
    Pour un trajet de 20 km à plat ,selon que le mistral souffle ou pas il faudrait entre 50 et 80 minutes . Donc prévoir la veille de consulter la météo pour régler le réveil afin d’arriver à l’heure au boulot.
     
    Ce qui veut dire aussi par exemple rester 30 minutes de plus sur une route départementale exposé au trafic des voitures et camions qui font peut de cas de votre présence.
     

     
    Le fait que certains trouvent que 250W c’est bien suffisant alors que pour d’autres au quotidien c’est un peu juste pourrait être lié au fait que selon les constructeurs les watts de sont peut-être pas tous les mêmes. On a déjà vu dans d’autres domaines des arrangement avec la réglementation…
     

     
    Qui voudra bien organiser une course de côte avec des VAE dont quelques uns avec kits homologués , qui auraient sur le papier les même caractéristiques afin de faire un test en conditions réelles ?
     

  43. nEOeRO

    Hello,

    Je n’ai pas lu tous les commentaires mais je donne mon humble avis quand même. J’ai un VAE depuis 1 mois et je découvre cet univers. C’est juste génial, même si je ne m’en sers pour le moment que pour les trajets maison-boulot (2×4 km/jour dont 80% de piste cyclable rectiligne).
    Pour moi la vitesse est un faux problème, dans tous les sens du terme, et comme d’habitude les législateurs paresseux sont allés au plus facile. Je roule à 25 km/h et je me fais régulièrement dépasser par des mecs qui ont des gros mollets avec des vélos secs, sont-ils plus dangereux que moi parce-qu’ils vont à 30/35 km/h ?
    Mais soit, c’est comme ça et finalement 25 km/h est une vitesse suffisante.

    Mais pour moi ce serait beaucoup plus intéressant et pertinent d’avoir des moteurs bien plus puissants, mais toujours bridés à 25 km/h afin d’avoir une assistance bien plus importante en montée de façon à ne jamais avoir à forcer. Donc en fait le débat pour moi c’est puissance + couple plutôt que vitesse. Le VAE idéal pour moi serait celui qui va disons à 30/35 km/h mais qui ne faiblit pas quelque soit la déclivité, et qui puisse monter des côtes de 10% à 25/30 km/h sans effort supplémentaire.

    D’ailleurs si on pouvait trouver un kit de débridage qui augmente la puissance plutôt que la vitesse ce serait parfait ! 🙂

  44. fabien

    Juste pour donner une idée  :  ( http://kreuzotter.de/english/espeed.htm pour aider au calcul )

    _ Puissance du VAE pour aller à 30km/h  dans 10% sans effort (cycliste fournit 100W)  : 1kW

    soit la nouvelle loi européenne. A mon sens, cela fait trop de différence dans les voies cyclables avec les cyliste sec en cotes, mais pourquoi pas.

    Sur le plat je suis à 40km/h avec 200W de puissance, soit bien plus que les VAE actuels avec mon vélo couché. donc bloquer un VAE à 25 km/h me semble futile.

  45. jujutaffeur

    J’accepterais que la vitesse des vélos, quelque soit leur type, soit bridé lorsque les automobiles le seront aussi. Toutes les voitures en vente les dépassent allégrement. Il en va de même pour les VAE. Si la personne est assez responsable pour respecter les 130 en voiture elle le sera aussi pour respecter les 50 en ville sur son vélo. Ou alors on aligne les 2 ou on met une limite de vitesse sur les pistes cyclables un point c’est tout. En tant que cycliste c’est se tirer une balle dans le pieds de discuter de cela. Il faut respecter les limites de vitesse et le code de la route quel que soit son véhicule. Ou alors on bride tout!

  46. Zaph

    @Fabien

    Au delà de 25km/h c’est l’assistance qui cesse mais le cycliste a toujours la possibilité d’ aller plus vite avec uniquement sa force musculaire s’il le désire.

    La limite de l’assistance est juste là pour éviter de faire de ces VAE des cyclomoteurs.

  47. Gillesgilles

    Sauf que, quand on a le Mistral de face , on ne roule qu’a 15km/h car il manque des watts. Quand on investi 2000 Euros dans un VAE  pour laisser la voiture au garage encore faut il que celui-ci puisse la remplacer pour les trajets du quotidiens avec la possibilité de rouler à 25km/h  même avec le vent  dans le nez.

  48. PIERRE

    Le vélo quelque soit son mode sec ou VAE reste un moyen de déplacement optimal sur des distances inférieures à 25, 35 kms. La réglementation doit impérativement évoluer et le 25kms/h est très insuffisant. Pour donner un ordre d’idée avec un  vélo sec moyenne 25/26kmsh alors qu’avec un VAE réglementaire la moyenne descend à 17/18 kms/h sur un parcours varié de 25kms. Tout le monde ne fait pas du vélo que pour du tourisme mais se déplace au quotidien pour des usages très variés. Arrêtons d’opposer les gens d’une manière stérile. Comme certains le propose asseyons nous autour de la table avec les assureurs, les médecins, les utilisateurs et le législateur. La vrai solution pour les déplacements nécessite d’être pragmatique et factuel ce qui doit permettre d’utiliser tous les moyens présentant la meilleure solution qui restreigne le réchauffement climatique et le prélèvement sur la terre en matériaux de toute sorte. Déplacer un poids mord de 25kgs pour 60 ou 70kgs sera toujours mieux qu’une tonne cinq de ferraille avec la toute la pollution pour corollaire (bruit, air, eau, sols etc).

    A quand le bon sens dans toutes les décisions et actions. Ne laissons pas pourrir notre terre davantage et mourir avec elle mais nous avons aussi besoin de nous déplacer.

    Pierre

  49. Pédibuspedibus

    oui bien sûr, c’est très bien tout ça, sauf que nous devons faire face à une pandémie mondiale d’obésité, où la bagnole à une part de responsabibité qui vaut bien celle de la mal bouffe et sur bouffe, et cette histoire d’assistance au pédalage est bien mal venue…

    on va faire perdre sa qualité de mode actif à la bicyclette, et ses précieux avantages en termes sanitaires : le remède aux rampes et à la distance peuvent très bien se trouver dans la panoplie technique disponible, comme le dérailleur et la roue libre, quant au carénage partiel ou total il aurait lui le mérite d’éviter de se tremper sous le kway avec la sueur qui ne s’évacue pas, hors le gore-tex paraît-il… et d’améliorer la visibilité du cycliste et peut être la symbolique de l’objet vélo, comme la carrosserie, des carrosses aux actuelles bagnoles…

    ici le purisme serait l’allié de la santé publique, et je me demande encore si le moindre dispositif d’assistance « motrice » ne devrait pas faire tomber le biclou qui en bénéficie dans la catégorie pétarou, en le chassant du domaine cyclable pour aller rejoindre les motorisés à deux, trois ou quatre roues…, mobylettes, motos et gnognoles…

  50. emmp

    Je crois que le VAE est une petite bombe à retardement. Moins méchante que d’autres, peut-être, mais tout de même. Si son usage est présenté comme sain, écologique et pratiquement salvateur pour l’humanité, c’est parce qu’on le compare à l’usage des ouatures. Et en effet, par rapport à un moteur à essence, le vélo atomique pollue moins. Toutefois, si on le compare au vélo à mollets, il est nettement moins séduisant : sa fabrication nécessite des matériaux rares et on ne sait toujours pas ce qu’on fera des appareils usagés dont le nombre explosera d’ici quelques années. Sans oublier l’effet de dépendance (quand la batterie est vide, il faut les tirer, les 25 kg du VAE).

    On devrait promouvoir davantage le vélo normal, car il permet de se déplacer efficacement à condition d’être de bonne qualité, et équipé en fonction de l’usage qui en sera fait et des capacités physiques de l’usager (des critères essentiels qui éliminent pas mal de merdouilles distribuées en masse). Rien qu’en choisissant les bons plateaux, on devient capable de monter des côtes. Mais pour une région ou une commune, subventionner l’achat d’un VAE est nettement plus chic, n’est-ce pas ? Et puis, ça promeut plus ou moins sournoisement la voiture électrique, à mon avis.

    J’espère tout de même que cet engin permettra à quelques automobilistes de passer au vélo à mollets, après une transition par l’électrique.

     

     

  51. Gillesgilles

     
    Ici dans le sud à Toulon il est difficile d’infléchir le raisonnement de nos élus qui ne voient que par la voiture, dans une ville saturée par les embouteillages quotidiens , il nous faut sans cesse argumenter, être force de proposition, caresser dans le sens du poil, pour obtenir un peu , trop peu car leurs  raisonnements sont basés sur des erreurs ou des a priori qui datent. Hélas   je constate que chez beaucoup de passionné du vélo  »sec » les esprits ont aussi du mal à s’ouvrir. Appréhender les difficultés de ceux qui en milieu rural sont confrontés au trafic de voitures et camions, de ceux qui n’ont pas les dispositions physiques des grands sportifs car ils sont en surpoids , ou plus très jeunes avec quelques rouages qui coincent . Le VAE pour eux est une vraie solution , son impact environnemental sera toujours plus faible qu’une voiture . Son usage permet aussi une dépense physique douce .
     
    Les évolutions techniques disponibles aujourd’hui sont capables d’élargir son domaine d’emploi, on évoque déjà le vélo avec pile à combustible doté d’ une meilleure autonomie.
     
    Anticiper, préparer le terrain , les infrastructures, la législation, est une nécessité, mais ouvrir les esprit même dans son propre camp reste le plus dur.
     

  52. Pédibuspedibus

    ok Gilles et emmp, je vais illico soigné mon côté diogénique, amoureux de la simplicité…

    dès que j’ai deux minutes je lis les thèses des frères Bogdanov, je potasse ma physique quantique et les dernières théorie de la supergravité pour mettre dans les tuyères du pétarou auquel je pense ce qu’il faut pour le propulser pas trop vite.. d’avance j’en pète de joie !

    boaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

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